Le registre du ministère des Finances de l’année 760 porte une mention que les palmarès de la mortalité ne reprennent jamais. Cent soixante-neuf préfectures ont renvoyé leurs comptes. Vingt ans plus tôt, le même bureau en administrait trois cent vingt-huit. Les autres n’ont rien envoyé, ou n’existaient plus comme circonscriptions capables d’envoyer quoi que ce soit. Dans cet écart loge le chiffre le plus spectaculaire de l’histoire des guerres.
Huit millions de contribuables sur cinquante-trois millions d’habitants
Parler de Chine « médiévale » revient à plaquer sur cette histoire un découpage forgé pour l’Occident latin. Les Tang datent par ères de règne, et les ères qui comptent ici s’appellent Tianbao, Qianyuan, Dali et Jianzhong.
Un état de foyers des Tang n’a jamais eu pour objet de savoir combien de gens vivaient dans l’empire. Il servait à savoir combien devaient du grain, de la toile et des journées de travail. Le Tongdian, encyclopédie institutionnelle compilée vers 801 par Du You, ancien commissaire aux finances, donne pour la quatorzième année de l’ère Tianbao, 755, un total de 8 914 709 foyers et 52 919 309 personnes recensées, qu’il commente d’une formule, c’est l’apogée de l’État. Puis il ventile. Foyers non imposables, 3 565 501. Foyers imposables, 5 349 280. Personnes non imposables, 44 700 988. Personnes imposables, 8 208 321.
Autrement dit, le document que l’on cite comme la population de la Chine à son sommet porte, pour quatre-vingt-quatre pour cent de ses inscrits, des gens qui ne devaient rien. Femmes, enfants, vieillards, moines, fonctionnaires et familles de soldats de métier exemptées à vie depuis les réformes de 737 et 738 y figuraient comme charges nulles. Un recensement conçu ainsi n’a aucune raison de chercher très loin ceux qui n’apportent rien. L’inscription au registre conditionnait l’imposition, ce qui suffit à garantir que la population inscrite restait inférieure à la population vivante, et que l’écart variait avec les moyens administratifs du moment. Du You l’écrit noir sur blanc, dans le même chapitre et à propos de la même année. Les services ne se souciaient pas de gouverner au loin, les lois n’étaient pas appliquées, la dissimulation était générale, et le nombre réel de foyers devait tourner autour de treize à quatorze millions. Soit près de soixante-dix millions de personnes, un bon tiers de plus que ce que porte son propre tableau. On ne sait pas trancher entre son estimation et d’autres, plus basses, avancées depuis ; ce qu’on sait est que le chiffre officiel n’a jamais prétendu à autre chose qu’à un état de contribuables. Le Domesday Book anglais de 1086, autre enquête fiscale dont on tire des chiffres de population, pose à ses lecteurs exactement le même problème.
Du You fait la soustraction
Le chiffre de trente-six millions figure déjà dans le Tongdian, sous la plume d’un contemporain. Du You aligne l’état de 755 et celui de la troisième année de l’ère Qianyuan, 760, dont il précise la base, les comptes reçus de 169 préfectures, 1 933 134 foyers et 16 990 386 personnes. Puis il calcule. Entre la quatorzième année de Tianbao et la troisième de Qianyuan, perte de 5 982 584 foyers et de 35 928 723 personnes, dont 3 590 675 foyers imposables et 5 218 432 personnes imposables. Trente-cinq millions neuf cent vingt-huit mille sept cent vingt-trois. Arrondi, trente-six millions.
Le fonctionnaire dit lui-même ce qu’il mesure, la part de ses livres qui a disparu. Dans son chapitre, il traite des accroissements et des déclins des foyers enregistrés à travers les dynasties, et son propos constant est l’incapacité de l’administration à saisir la population. Les annales dynastiques donnent un second état, celui de 764, que le Jiu Tangshu présente comme un compte du ministère des Finances, 2 933 125 foyers et 16 920 386 personnes. Des deux, celui du Tongdian vaut mieux, parce qu’il indique combien de préfectures ont répondu, quand le Jiu Tangshu livre un total sans dire sur quel territoire il porte. Les deux se ressemblent assez pour que la vulgarisation les confonde, en attribuant régulièrement à 764 les seize millions recensés pour 760.
Le record du monde des atrocités
Le trajet du chiffre est documenté. La série des recensements chinois entre dans la démographie historique occidentale avec l’article de John D. Durand paru en 1960 dans Population Studies, qui rappelle l’objection de Charles Patrick Fitzgerald, selon laquelle la chute des chiffres tient à la dispersion des agents chargés de les tenir. En 1971, dans les Annales de démographie historique, Michel Cartier et Pierre-Étienne Will reprennent l’analyse des recensements impériaux comme produits d’institutions avant d’être des mesures de population, cadre qui reste le point de départ en français.
L’avertissement n’a pas suivi le chiffre. Matthew White le fait figurer dans son décompte des cent pires atrocités de l’histoire, publié en 2011. La même année, Steven Pinker le reprend dans The Better Angels of Our Nature et lui applique une seconde opération. Trente-six millions représentant environ un sixième de la population mondiale du VIIIᵉ siècle, la révolte d’An Lushan équivaudrait, rapportée au milieu du XXᵉ siècle, à 429 millions de morts, ce qui la place au premier rang de son classement, devant la Seconde Guerre mondiale. Cette mise à l’échelle est une opération distincte du comptage, et elle a été discutée pour elle-même.
Une chose explique la solidité de ce chiffre dans la littérature grand public, et elle n’est pas flatteuse pour les sources. Il ne vient d’aucune chronique alarmiste, il vient d’un registre d’État, et c’est ce qui le rend difficile à déloger. Un document administratif inspire confiance, y compris quand il mesure autre chose que ce qu’on lui demande.
Luoyang mise à sac par les alliés
L’objection comptable ne dit rien de ce que la guerre a fait aux provinces les plus peuplées.
Les deux capitales changent de mains plus d’une fois. Luoyang subit en 762 un sac particulièrement brutal, l’œuvre des Ouïghours venus en alliés de la cour Tang. En 760, Yangzhou, place commerciale du bas Yangzi et siège du monopole du sel, est pillée par une armée nominalement loyaliste, et plusieurs milliers de marchands étrangers y sont massacrés, les shanghu des sources chinoises, perses, arabes et sogdiens. Étienne de la Vaissière a montré ce que la séquence coûte au réseau caravanier sogdien, dont An Lushan était issu par son père, et comment les soies chinoises cessent alors d’affluer en Asie centrale. Fin 763, les Tibétains tiennent Chang’an quelques semaines. Le Hebei, le Henan, le Hedong et le Guannei sont parcourus par les armées des deux camps pendant huit ans, puis de nouveau au début des années 780.
Un précédent dit assez ce que produit une famine de siège sur cette plaine. En 621, pendant les guerres de fondation de la dynastie, Luoyang assiégée voyait ses greniers vides et ses habitants se dévorer entre eux ; on filtrait de la terre dans l’eau pour en tirer une boue mêlée à des débris de riz. Le même territoire s’était relevé en une génération. Il faut aussi compter les pertes antérieures au premier terme de la soustraction. La campagne menée en 754 contre le royaume de Nanzhao avait coûté la vie à des dizaines de milliers de conscrits, en majorité par maladie, un an avant le recensement qui sert de point de départ. Les haras d’État de Longyou et du Hexi, pour leur part, comptaient 325 700 chevaux en 754, et à partir de 756 la cour dut acheter ses montures aux Ouïghours.
Sur le total des morts, Richard von Glahn, dans sa synthèse d’histoire économique de la Chine parue en 2016, écrit que la plaine centrale gisait en ruines et que des centaines de milliers de personnes avaient péri. Entre cette formule et le total de trente-six millions, l’écart est d’un facteur cent, et aucun des deux nombres ne repose sur un décompte de cadavres.
Quand les préfectures cessent de répondre
Dix commandements de frontière existaient avant la guerre, on en compte plus de quarante après, désormais installés dans l’intérieur de l’empire. Une partie du Hebei revient à d’anciens généraux rebelles ralliés à condition de garder leurs commandements. Ces gouverneurs lèvent l’impôt sur leurs populations et l’emploient à entretenir leurs troupes. Chang’an n’a plus les comptes de ces territoires parce que ces territoires ne les lui envoient plus. À l’ouest, la rupture est territoriale, le corridor du Hexi passant aux Tibétains et Dunhuang, préfecture de Shazhou, sortant de l’empire pour des générations. Ces populations n’avaient pas disparu, elles étaient sorties du registre, ce qui n’est pas la même chose et ne se distingue pas dans une série de chiffres.
Le meilleur test est fiscal. Sous l’ère Dali, entre 766 et 779, les états ne portent plus qu’environ 1 300 000 foyers, ce qui donnerait, si l’on lisait la série comme une courbe démographique, un effondrement supplémentaire après la fin des combats. En 780, le chancelier Yang Yan fait adopter la réforme dite des deux impôts. L’assiette devient la terre cultivée et la richesse du ménage à la place du nombre de têtes, et la taxation uniforme cède devant une taxation proportionnelle aux avoirs. Des commissaires partent aussitôt dans les circuits pour recompter. Ils trouvent environ 1 800 000 foyers domiciliés et 1 300 000 foyers dits « hôtes », les migrants installés hors de leur lieu d’inscription. Plus de trois millions au total, soit plus du double de l’année précédente, obtenus en quelques mois sans qu’aucun événement démographique soit survenu dans l’intervalle. Seul l’instrument de mesure avait changé.
Compter les morts sans ossuaires
Ce qui manque ici manque radicalement. Il n’existe pour la Chine du VIIIᵉ siècle aucune série indépendante des registres fiscaux, ni ensembles funéraires fouillés en nombre suffisant pour établir un profil de mortalité régional, rien qui ressemble aux assemblages osseux sur lesquels s’appuie la discussion des taux de mortalité de la peste noire. Les deux termes de la soustraction sont défectueux, et ils le sont en sens contraire. Celui de 755 sous-estime un empire qui fonctionne, de l’aveu même du fonctionnaire qui l’a transcrit. Celui de 760 recense une fraction d’un empire disloqué. Leur différence ne borne donc rien, et le nombre qu’elle produit n’est le maximum ni le minimum de quoi que ce soit.
Les estimations disponibles couvrent deux ordres de grandeur, des centaines de milliers aux dizaines de millions, et aucune ne repose sur une mesure de mortalité. Un second facteur brouille la lecture, le déplacement du centre de gravité de la population vers le sud, qui fait qu’une part des foyers perdus au nord se retrouve dans la vallée du Yangzi. L’empire atteindra cent millions d’habitants vers 1100. Les sources livrent des sacs de villes datés, des sièges nommés, des famines localisées et des ordres de grandeur militaires ; elles ne livrent aucun total, et personne ne propose aujourd’hui de méthode qui permettrait d’en produire un.
Il subsiste pourtant des documents où des gens sont réellement comptés. Dans la grotte aux manuscrits de Dunhuang, murée vers l’an mille et rouverte en 1900, on a retrouvé un rouleau dont le recto porte une déclaration de foyer datée de 769, six ans après la fin de la guerre, avec des noms, des âges, des parcelles, pour quelques familles d’une préfecture que Chang’an allait bientôt cesser de contrôler. Le verso a été réemployé pour un traité bouddhique. La pièce porte aujourd’hui la cote Or.8210/S.514 à la British Library, et il en existe quelques dizaines de ce genre pour un empire qui se comptait par dizaines de millions.
Pour aller plus loin
Ce dossier croise l’histoire du Domesday Book, enquête fiscale de 1086 dont on tire elle aussi des estimations de population. Il rejoint la controverse sur les taux de mortalité de la peste noire, où l’archéologie funéraire apporte au contraire des séries mesurables. Il touche enfin aux marchands sogdiens de la route de la soie, dont le réseau ne survit pas à la décennie 755-763.
On présente parfois la révolte d’An Lushan comme la guerre la plus meurtrière de toute l’histoire avant le XXᵉ siècle. Un général de la frontière nord se soulève contre son empereur au milieu du VIIIᵉ siècle. La guerre civile ravage ensuite les plaines les plus peuplées du pays. Les registres de l’État y perdent trente-six millions de personnes. Le chiffre est réel, il vient d’un document officiel, et il ne dit pas ce qu’on lui fait dire.
Un compte de contribuables
L’administration chinoise ne cherchait pas à savoir combien de gens vivaient dans l’empire. Elle voulait savoir qui lui devait des céréales, du tissu et des jours de corvée. Ses agents inscrivaient donc les familles sur des listes tenues par le ministère des Finances. Le total obtenu juste avant la guerre atteint cinquante-trois millions de personnes.
Dans ce total, huit millions de personnes seulement devaient quelque chose à l’État. Toutes les autres étaient inscrites comme exemptes, femmes, enfants, vieillards, moines, fonctionnaires. Un document pareil mesure une base d’imposition et rien d’autre. Le haut fonctionnaire qui a recopié ces listes un demi-siècle plus tard le disait déjà, on dissimulait des familles un peu partout et l’empire abritait en réalité beaucoup plus de monde.
Ce même fonctionnaire a posé la soustraction entre son état d’avant-guerre et celui d’après. Il mesurait ce que son propre bureau avait perdu de vue, et il l’écrivait clairement. Le psychologue Steven Pinker a repris ce résultat bien plus tard, l’a rapporté à la population mondiale de l’époque et en a fait le premier massacre de tous les temps.
Les alliés pillent la ville qu’ils libèrent
La guerre a bien été terrible, et cela mérite d’être dit aussi nettement. Les deux capitales changent de camp plusieurs fois. La capitale de l’Est est mise à sac par les cavaliers étrangers que la cour avait appelés à son secours. Le grand port fluvial du sud est pillé par une armée qui se disait fidèle, et des milliers de marchands venus de Perse et d’Asie centrale y sont massacrés.
Les Tibétains occupent la capitale de l’Ouest quelques semaines. Les armées des deux camps parcourent pendant tout le conflit les provinces les plus riches, et les réseaux marchands qui reliaient la Chine à l’Asie centrale ne s’en relèvent jamais. Les historiens de l’économie qui ont repris le dossier avancent un bilan humain très inférieur à celui des palmarès. L’écart entre les deux lectures reste énorme, et personne ne sait aujourd’hui le combler.
Les gouverneurs gardent l’argent
La guerre change la carte du pouvoir. Des dizaines de commandements militaires apparaissent à l’intérieur du pays, et plusieurs reviennent à d’anciens chefs rebelles ralliés. Ces gouverneurs lèvent l’impôt sur leurs propres populations et le gardent pour payer leurs soldats. Ils cessent tout simplement d’envoyer leurs comptes à la capitale.
Le recensement d’après-guerre porte d’ailleurs sa propre limite, écrite noir sur blanc. Cent soixante-neuf préfectures ont renvoyé leurs comptes. L’empire en administrait trois cent vingt-huit avant le soulèvement. Les habitants des préfectures manquantes n’avaient pas tous péri, ils étaient sortis des listes.
La meilleure preuve arrive un peu plus tard. En 780, l’État renonce à taxer les têtes et se met à taxer la terre cultivée et la richesse de chaque maison. Des commissaires repartent aussitôt compter les familles dans les provinces. Ils en retrouvent plus de trois millions en quelques mois, soit le double de ce que portaient les listes de l’année précédente. La population n’avait pas bougé en quelques mois, seule la façon de compter avait changé.
Personne n’a compté les corps
Rien ne permet de vérifier ces listes par ailleurs. La Chine de ce siècle n’a laissé ni registres d’église ni cimetières fouillés en assez grand nombre pour mesurer une mortalité. Les deux comptes qui encadrent la guerre sont faussés, et ils le sont en sens contraire. Celui d’avant sous-estime un pays qui fonctionne, celui d’après ne couvre qu’un morceau de pays disloqué.
L’État savait pourtant compter avec précision ce qui l’intéressait, et ses haras nourrissaient plus de trois cent mille chevaux dans les pâturages de l’Ouest avant la révolte. Après, la cour dut acheter ses montures aux cavaliers étrangers qui avaient mis à sac sa capitale de l’Est.
La version complète donne le calcul chiffré que ce haut fonctionnaire a posé lui-même, et la référence du seul document où des familles chinoises sont comptées nom par nom.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Du You, *Tongdian*, juan 7, « Shihuo 7, accroissements et déclins des foyers à travers les âges », compilé vers 801 états de la 14ᵉ année Tianbao (755) et de la 3ᵉ année Qianyuan (760), ventilation des foyers et des personnes imposables et non imposables, calcul de la perte, chiffres de l’ère Dali et du début de l’ère Jianzhong
- *Xin Tangshu*, juan 37, Traité de géographie I, compilé en 1060 registre du ministère des Finances de la 28ᵉ année Kaiyuan (740), soit 328 préfectures et commanderies, 1 573 districts, 8 412 871 foyers et 48 143 609 personnes
- *Jiu Tangshu*, juan 11, Annales de Daizong, achevé en 945 compte du ministère des Finances pour 764, soit 2 933 125 foyers et 16 920 386 personnes
Voir les 21 sources restantesMasquer les autres sources
Sources primaires (suite)
- *Jiu Tangshu*, juan 200, première partie, biographie d’An Lushan carrière du gouverneur, ascendance sogdienne par le père, cumul des commandements de Pinglu, Fanyang et Hedong
- Sima Guang, *Zizhi tongjian*, juan 223, Annales des Tang 39, années Guangde 1 et 2 et Yongtai 1 (763-765), achevé en 1084 occupation de Chang’an par les Tibétains à la fin de 763 et état de l’empire après la reddition des chefs rebelles
- Déclaration de foyer datée de 769, recto d’un rouleau provenant de la grotte aux manuscrits de Dunhuang, verso réemployé pour le *Zhongjing yaocuan* British Library, Or.8210/S.514
Bibliographie
- Denis Twitchett, *Financial Administration under the T’ang Dynasty*, Cambridge, 1970 (1ʳᵉ édition 1963) Cambridge University Press
- Denis Twitchett (dir.), *The Cambridge History of China*, vol. 3, *Sui and T’ang China, 589-906*, Part I, Cambridge, 1979, xx + 850 p. Cambridge University Press
- Edwin G. Pulleyblank, *The Background of the Rebellion of An Lu-shan*, Londres, 1955 Oxford University Press
- David A. Graff, « The Reach of the Military : Tang », *Journal of Chinese History* 1 (2), 2017, p. 243-268, DOI 10,1017/jch.2016,35 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/jch.2016.35
- Richard von Glahn, *The Economic History of China. From Antiquity to the Nineteenth Century*, Cambridge, 2016, chapitre 6, « Economic transformation in the Tang-Song transition (755 to 1127) », p. 208-254, DOI 10,1017/CBO9781139343848 007 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/CBO9781139343848
- Michel Cartier et Pierre-Étienne Will, « Démographie et institutions en Chine : contribution à l’analyse des recensements de l’époque impériale (2 ap. J.-C.-1750) », *Annales de démographie historique*, 1971, p. 161-245 Société de démographie historique
- John D. Durand, « The Population Statistics of China, A.D. 2-1953 », *Population Studies* 13 (3), 1960, p. 209-256 Population Studies
- Étienne de la Vaissière, *Histoire des marchands sogdiens*, Paris, 2002, 413 p., Bibliothèque de l’Institut des hautes études chinoises 32 Collège de France et De Boccard
- Rong Xinjiang, *Eighteen Lectures on Dunhuang*, traduit du chinois par Imre Galambos, Leyde, 2013, xxiv + 547 p. Brill
- Imre Galambos, *Dunhuang Manuscript Culture. End of the First Millennium*, Berlin, 2020 De Gruyter
- Steven Pinker, *The Better Angels of Our Nature. Why Violence Has Declined*, New York, 2011 Viking
- Matthew White, *The Great Big Book of Horrible Things. The Definitive Chronicle of History’s 100 Worst Atrocities*, New York, 2011 W. W. Norton
Sources en ligne
- « THE REACH OF THE MILITARY : TANG » Journal of Chinese History, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/journal-of-chinese-history/article/reach-of-the-military-tang/ECFE9C64AE6E73EC4319B165A606F88C
- « Economic transformation in the Tang-Song transition (755 to 1127) (Chapter 6) - The Economic History of China » Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/books/abs/economic-history-of-china/economic-transformation-in-the-tangsong-transition-755-to-1127/55D49F02EE80100AC5A4D9FA3CC04FA1
- « Démographie et institutions en Chine : contribution à l’analyse des recensements de l’époque impériale (2 ap. J.-C.-1750) » Perséehttps://www.persee.fr/doc/adh_0066-2062_1972_num_1971_1_2081
- « Etienne de La Vaissière, Histoire des marchands sogdiens » Persée, Revue des études byzantineshttps://www.persee.fr/doc/rebyz_0766-5598_2003_num_61_1_2281_t1_0271_0000_3
- « 通典 : 食貨七 : 歷代盛衰戶口 » Chinese Text Projecthttps://ctext.org/text.pl?if=gb&node=552438
- « Manuscripts - International Dunhuang Programme » British Libraryhttps://idp.bl.uk/manuscripts/

.jpg?width=1200)



.jpg?width=500)




