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Les Rois maudits : la malédiction de Molay face aux morts de 1314-1328

Mythes & légendes médiévalesFrance & Occident féodal1 novembre 2026◈ 55 sources vérifiées
François Fleury-Richard / Wikimedia Commons
11 min de lecture55 sources vérifiées
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Le pape Clément, le chevalier Guillaume, le roi Phil​ippe. Dans Le Roi de fer, premier volume des Rois maudits, publié en 1955, Maurice Druon fait citer ces trois hommes au tribunal de Dieu, avant un an, par Jacques de Molay attaché à son bûcher, puis il étend la sentence à leur descendance, « Tous maudits jusqu’à la treizième génération de vos races ! ». Le deuxième nom ne tient pas au calendrier. Guillaume de Nogaret, le légiste qui tenait le sceau de Philippe le Bel, est mort en avril 1313, le 11 selon Antonio Musarra, près d’un an avant que le grand maître du Temple soit brûlé à Paris en mars 1314, et Phil​ippe Josserand a relevé en 2024 cette convocation adressée à un mort.

Le romancier n’a pourtant pas inventé l’anomalie. Au XIVᵉ siècle, le chroniqueur d’Asti Guglielmo Ventura faisait déjà assigner Nogaret devant Dieu par des partisans de Molay, et le légiste mourait dans le délai fixé.

Un cœur petit comme celui d’un oiseau

Les morts se suivent vite, et leurs dates ne prêtent guère à discussion. Clément V meurt le 20 avril 1314 à Roquemaure, un peu plus d’un mois après Molay. Philippe le Bel le suit le 29 novembre, à Fontainebleau, la ville où il était né. Le récit le plus précis de sa fin tient dans une lettre écrite à Paris le 7 décembre 1314 par un certain Guillaume Baldrich, dont on ignore la fonction, à Guillaume de Canet, chevalier et lieutenant du roi de Majorque. Elle dort aux archives de la couronne d’Aragon, parmi les lettres royales de Jacques II, sous le numéro 5031, et Charles Baudon de Mony l’a publiée en 1897 dans la Bibliothèque de l’École des chartes. Le 4 novembre, écrit Baldrich, le roi a été saisi d’un mal soudain en chassant dans une forêt proche de Pont-Sainte-Maxence, et il a perdu longtemps l’usage de la parole. Certains parlaient d’une chute de cheval. Les gens que l’auteur a fait interroger sur place, dès le lendemain, assuraient qu’il n’était pas tombé et que le cœur lui avait manqué d’un coup. On le transporte par eau jusqu’à Poissy, où il reste une dizaine de jours, puis à cheval jusqu’à Essonne et en litière jusqu’à Fontainebleau. Le mal s’aggrave le 26 novembre. Le 27, il s’entretient seul avec son fils aîné, le futur Louis X, et règle ses dernières volontés ; le 28 au matin, il ne parle plus, et il meurt le lendemain vers la troisième heure selon les uns, vers midi selon les autres. Les médecins, rapporte la lettre, ne lui reconnaissaient aucune maladie, nullam in ipso cognoscebant infirmitatem. Le corps est enterré le 3 décembre à Saint-Denis, auprès de Saint Louis, devant très peu de nobles, et le 4 ses entrailles et son cœur sont déposés au couvent de Poissy, comme il l’avait voulu. Ceux qui virent ce cœur le dirent très petit, comparable à celui d’un nouveau-né ou d’un oiseau.

Elizabeth Brown, dans la notice qu’elle a donnée à l’Encyclopædia Britannica, parle d’un accident vasculaire léger, dont le roi se remettait à Poissy au début de novembre. À Florence, Giovanni Villani raconte une autre histoire, où un sanglier se jette entre les jambes du cheval royal et provoque la chute mortelle, et Musarra note que le chroniqueur florentin ne rattache pas l’accident aux Templiers. Entre les deux versions, la lettre de Baldrich mérite la préférence, parce qu’elle s’appuie sur des témoins interrogés sur les lieux le lendemain, quand Villani écrit loin de Paris et des années plus tard.

Cinq jours de règne

Louis X meurt à Vincennes le 5 juin 1316, à vingt-six ans. Il est enterré à Saint-Denis plus d’un mois avant le service qu’on y célèbre les 12 et 13 juillet, et Elizabeth Brown, qui a reconstitué en 1978 ces cérémonies d’après, entre autres pièces, les comptes de Geoffroi de Fleury, y voit le seul double enterrement jamais tenu pour un roi de France. Sa veuve, Clémence de Hongrie, est enceinte. Philippe, comte de Poitiers, frère du roi, garde le royaume en attendant la naissance. L’enfant, un fils, naît le 15 novembre 1316 et meurt le 19 ou le 20, et on le compte parmi les rois sous le nom de Jean Iᵉʳ.

En deux ans, la couronne avait changé trois fois de tête.

Des morts aussi rapprochées ont nourri le soupçon. On a accusé Phil​ippe d’avoir fait périr son neveu, ou de lui avoir substitué un enfant mort, rappelle la Britannica, sans que rien ait jamais été prouvé, et en 1358 un certain Giannino, à Florence, se fit reconnaître comme le petit roi par Louis Iᵉʳ de Hongrie, neveu de Clémence, avant de mourir dans une prison de Naples en 1363. La bel​le-mère de Phil​ippe, Mahaut, comtesse d’Artois, passa de son vivant pour avoir empoisonné Louis X. Le nouveau roi, qui avait intérêt à laver sa bel​le-mère, prononça en sa faveur une sentence d’absolution, et son honneur en resta pourtant durablement atteint, montre Christelle Balouzat-Loubet dans la biographie qu’elle lui a consacrée en 2015. Druon, lui, laisse entendre qu’elle a tué le père puis le fils. María Raquel García Arancón, qui a repris en 2017 les morts suspectes autour des Capétiens rois de Navarre, de 1302 à 1317, lit les procès de ces années comme des instruments de propagande d’une monarchie qui punissait l’empoisonnement comme lèse-majesté et la sorcellerie comme crime contre la foi, et elle propose des causes naturelles pour les quatre décès royaux qu’elle examine, dont ceux de Louis X et de Jean Iᵉʳ. Colette Beaune avait écrit en 1992 que le poison n’était qu’une autre forme de la malédiction. Sur ce qui a emporté un nourrisson de cinq jours en novembre 1316, on ne sait pas trancher, et aucun des textes réunis par ces historiennes ne le permet.

Gautier de Bruges, Boniface VIII ou une voix du ciel

Les contemporains ont cherché des responsables, et les Templiers ne sont pas venus les premiers. Dans l’article de 1992 qu’elle a intitulé « Les rois maudits », trente-sept ans après le premier roman de Druon, Colette Beaune montre que les plus anciennes explications rattachaient le malheur de la dynastie à l’impôt, avant que des rumeurs ne nomment un auteur, tantôt une voix céleste anonyme, tantôt Gautier de Bruges, évêque de Poitiers, tantôt Boniface VIII, le pape que les gens du roi avaient malmené à Anagni en 1303. À Paris, le chroniqueur Jean de Saint-Victor, mort vers 1351, voit dans ces deuils un jugement de Dieu tombé en moins de treize ans sur la bel​le lignée du roi, d’après la lecture qu’en donne Sonia Merli. Le nombre treize est déjà là. Il compte des années.

Le premier récit qui unit un templier, une citation devant Dieu et la mort du pape et du roi est celui de Ferreto de’ Ferreti, un Vicentin qui écrit vers 1330. Un templier d’origine napolitaine, brûlé après le concile de Vie​nne, y apostrophe le pape et l’appelle à comparaître avec Phil​ippe intra diem et annum, dans l’an et le jour, et le chroniqueur conclut que l’un et l’autre rendirent l’esprit avant que le cercle de l’année fût achevé, Philippus et Clemens, priusquam anni circulus ageretur, vitalem spiritum effudere. Le templier n’est pas Molay, et les fils du roi ne sont pas visés. La chronique de Ventura vise Nogaret, mort trop tôt pour une prophétie et que l’on fait mourir dans le délai. Une autre chronique de la fin du XIVᵉ siècle, rapporte Josserand, le faisait mourir de rage en tirant honteusement la langue devant toute la cour.

À Gênes, vers 1330-1340, un enlumineur du traité des vices et des vertus de la famille Cocharelli a peint sur une même page, le feuillet 6v d’un fragment aujourd’hui à la British Library sous la cote Add MS 27695, l’exécution des maîtres du Temple en France et la mort de Philippe IV. Musarra y lit une logique de rétribution, la faute punie par la mort du roi, sans encore de malédiction au sens moderne. Plus tard, le Génois Battista Fregoso place le supplice à Bordeaux, et l’humaniste Paul Émile, historiographe des rois de France, pose deux problèmes de lecture. Dans l’édition de 1539 de son De rebus gestis Francorum, que cite Merli, Molay fait un adieu calme et ne maudit personne ; William Blanc, qui cite l’édition de 1548, y trouve au contraire l’imprécation contre Philippe le Bel. Les deux lectures ne peuvent être vraies du même texte, et seule la comparaison des deux éditions dira si l’humaniste a corrigé son récit ou si l’un des deux lecteurs s’est trompé de passage.

La loi des mâles n’avait pas encore de nom

Depuis 987, la couronne était passée de père en fils. En 1316, la mort de Jean Iᵉʳ laisse face à face sa demi-sœur Jeanne, fille de Louis X et de Marguerite de Bourgogne, et son oncle Phil​ippe. Celui-ci se fait sacrer à Reims le 9 janvier 1317, et le 2 février une assemblée de barons, de prélats, de bourgeois de Paris et de docteurs de l’université le reconnaît pour roi en déclarant qu’une femme ne succède pas au trône de France. Les maîtres de l’université consultés, selon Éliane Viennot, n’avaient trouvé qu’un argument qu’elle juge bien faible, la plus grande proximité d’un fils du roi défunt par rapport à une petite-fille. En 1322, Charles IV succède à Philippe V en écartant à son tour les filles de son frère. En 1328, il meurt à Vincennes, le 1ᵉʳ février, en laissant une veuve enceinte. Une assemblée de nobles préfère Philippe de Valois à Philippe d’Évreux et à Édouard III d’Angleterre, petit-fils de Philippe le Bel par sa mère, et Philippe VI devient roi au lendemain de la naissance d’une fille.

Personne, à ces dates, ne parle de loi salique. Le texte franc ne ressort qu’en 1358, quand le moine Richard Lescot en retrouve une version carolingienne à Saint-Denis, sans que nul semble y voir un appui pour le droit du roi. Entre 1409 et 1416, le secrétaire royal Jean de Montreuil cite le titre 62 en remplaçant terra par regnum, Mulier vero nullam in regno habeat portionem, et présente la règle comme une coutume fixée avant qu’il y eût un roi chrétien en France. Le quatrième volume de Druon, La Loi des mâles, porte donc un titre que les acteurs de 1317 n’auraient pas compris, et l’on y entend surtout la règle telle que les juristes du XVᵉ siècle l’ont reconstruite après coup.

Comme Alexandre Dumas avant lui

Druon a écrit les Rois maudits entre 1955 et 1977, en sept volumes que la télévision a adaptés deux fois. Comme Alexandre Dumas avant lui, il a employé des prête-plume, notait l’Irish Times à sa mort, en 2009. Le récit qui sort de cet atelier fixe la formule de la malédiction, la place dans la bouche de Molay, y ajoute Nogaret et l’étend aux descendants, de sorte que chaque mort royale jusqu’en 1328 devient l’accomplissement d’une même parole. Pierre-Vincent Claverie juge en 2014 que Druon met en scène cette malédiction avec un lyrisme qui dépasse la réalité historique. Le comptage des générations, du reste, ne tombe juste nulle part. Un site fait de Louis XVI la treizième, d’autres y trouvent des générations manquantes, relève Merli, et aucun Bourbon ne descend de Philippe le Bel en ligne masculine.

Le romancier a pris dans les sources des scandales qui n’avaient pas besoin de lui. Au printemps 1314, avant la mort du roi, ses trois bel​les-filles ont été arrêtées comme adultères et deux jeunes chevaliers, présentés comme leurs amants, exécutés à Pontoise ; Elizabeth Brown a proposé en 2020, dans la revue Mediaevistik, de revoir la datation de l’affaire. Patrick Boucheron a consacré en mars 2025 une leçon du Collège de France à la manière dont ce scandale est devenu l’« affaire de la tour de Nesle », d’Alexandre Dumas à Druon. Jean Favier a publié en 1978 une biographie de Philippe le Bel que Merli lit en partie comme une réponse au portrait de Druon, reprise chez Fayard en 2005, avec Enguerran de Marigny, dans un volume de 874 pages intitulé Un roi de marbre. George R. R. Martin, qui a préfacé l’édition anglaise du Roi de fer, y a vu, selon la formule reprise en couverture, le Game of Thrones original.

Molay a-t-il parlé ?

Le seul témoin contemporain qui donne la parole au grand maître sur le bûcher est Geoffroi de Paris, notaire de la chancellerie royale, dont la Chronique métrique, longue de 7 918 vers sur les années 1300 à 1316, occupe les feuillets 63 à 88 du manuscrit Français 146 de la Bibliothèque nationale de France, un grand volume de parchemin de 460 millimètres sur 330 copié à Paris vers 1317, qui contient aussi le Roman de Fauvel. Molay y demande qu’on tourne son visage vers la Vierge et annonce que le malheur viendra bientôt sur ceux qui les condamnent à tort, « Diex en vengera nostre mort ». Il ne nomme ni le pape ni le roi et ne fixe aucun délai. Musarra tient ces vers pour la plus ancienne trace de la malédiction, encore implicite, et Merli souligne qu’aucun autre contemporain ne fait parler Molay sur le bûcher. En 2005, dans sa préface à l’enquête d’Éric Le Nabour sur les Rois maudits, Colette Beaune soutenait qu’à s’en tenir aux sources les plus anciennes le grand maître était resté muet. Le camp de Geoffroi garde un argument de poids, celui d’un homme de la chancellerie qui écrivait à Paris dans les trois ans suivant le supplice et qui n’avait aucun intérêt à fabriquer une prophétie contre son propre roi. Le camp de Beaune peut répondre que la phrase de Geoffroi, sans destinataire ni échéance, ressemble à la formule pieuse d’un condamné plus qu’à une sentence, et que ce sont les siècles suivants qui en ont fait une prophétie.

À la basilique de Saint-Denis, le gisant de Jean Iᵉʳ, un enfant de marbre blanc long de 84 centimètres, partage depuis 1818 une même dalle de marbre noir avec celui de sa demi-sœur Jeanne, la fille de Louis X écartée du trône en 1317, devenue reine de Navarre en 1328.

Pour aller plus loin

Le procès des Templiers, de l’arrestation de 1307 au bûcher de 1314, fait l’objet d’un article de l’encyclo​pédie, qui suit aussi les premières couches de la légende. L’attentat d’Anagni contre Boniface VIII, en 1303, éclaire l’une des malédictions que les contemporains ont prêtées à la dynastie, et la succession de 1328, avec la revendication d’Édouard III, ouvre la guerre de Cent Ans.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Guillaume Baldrich, lettre à Guillaume de Canet, chevalier et lieutenant du roi de Majorque, Paris, 7 décembre 1314 : mal saisissant le roi le 4 novembre dans une forêt près de Pont-Sainte-Maxence, absence de chute selon les témoins interrogés le lendemain, séjour à Poissy, mort à Fontainebleau le 29 novembre, « medici, ut dicitur, nullam in ipso cognoscebant infirmitatem », sépulture à Saint-Denis le 3 décembre, entrailles et cœur à Poissy le 4 Barcelone, archives de la couronne d’Aragon, Cartas reales de Jaime II, n° 5031, cote d’après Baudon de Mony 1897  ; éd. Baudon de Mony 1897
  2. Comptes de Geoffroi de Fleury, 1316 : chapelle, soie rouge aux armes royales et draps turcs pour les funérailles de Louis X, d’après Brown 1978
  3. Geoffroi de Paris, Chronique métrique, Paris, vers 1317, 7 918 vers sur les années 1300-1316, récit du bûcher de Molay aux vers 5719-5738 (demande de tourner son visage vers la Vierge ; « Diex en vengera nostre mort »), ff. 63-88 d’un volume de parchemin de 460 × 330 mm contenant aussi le Roman de Fauvel (ff. 1-45) Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits, Français 146 ; éd. Natalis de Wailly et Léopold Delisle, Recueil des historiens des Gaules et de la France, t. XXII, Paris, 1860, p. 145, d’après Claverie 2014 ; éd. Armel Diverrès, 1956, p. 199, d’après Merli 2020
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Sources primaires (suite)

  1. Ferreto de’ Ferreti, Historia rerum in Italia gestarum ab anno MCCL usque ad annum MCCCXVIII, l. II, vers 1330 : un templier d’origine napolitaine brûlé après le concile de Vienne cite Clément V « intra diem et annum » avec Philippe ; « Philippus et Clemens, priusquam anni circulus ageretur, vitalem spiritum effudere » éd. Carlo Cipolla, Le opere di Ferreto de’ Ferreti vicentino, t. I, Rome, 1908, p. 186-187, d’après Musarra 2022 et Merli 2020
  2. Guglielmo Ventura, chronique d’Asti, XIVᵉ siècle : des partisans de Molay citent Guillaume de Nogaret devant Dieu, qui meurt dans le délai fixé, d’après Musarra 2022, p. 19
  3. Chronique de la fin du XIVᵉ siècle faisant mourir Nogaret de rage, la langue tirée devant la cour, d’après Josserand 2024, p. 79
  4. Giovanni Villani, Nuova Cronica : mort de Philippe le Bel après qu’un sanglier s’est jeté entre les jambes de son cheval, d’après Musarra 2022, p. 16
  5. Jean de Saint-Victor, Memoriale historiarum : jugement de Dieu tombé en moins de treize ans sur la lignée du roi, d’après Merli 2020, qui renvoie à l’édition de 1855, p. 688
  6. Traité des vices et des vertus de la famille Cocharelli, fragment, Gênes, vers 1330-1340, 15 feuillets de parchemin, f. 6v : exécution des maîtres du Temple en France et mort de Philippe IV Londres, British Library, Add MS 27695
  7. Battista Fregoso, De dictis factisque memorabilibus, éd. de 1541, p. 146-147 : supplice du templier placé à Bordeaux, citation du pape et du roi dans l’an et le jour, d’après Merli 2020
  8. Paul Émile (Paolo Emilio), De rebus gestis Francorum : éd. de 1539, l. VIII, f. CLXXVIv, adieu de Molay sans malédiction, d’après Merli 2020 ; éd. de 1548, imprécation contre Philippe le Bel, d’après Blanc 2020
  9. Jean de Montreuil, citation du titre 62 de la loi salique sous la forme « Mulier vero nullam in regno habeat portionem », entre 1409 et 1416, d’après Viennot
  10. Gisant de Jean Iᵉʳ, marbre blanc, long. 84 cm, partageant depuis 1818 une dalle de marbre noir avec celui de Jeanne II de Navarre Saint-Denis, basilique, d’après Oosterwijk 2022
  11. Maurice Druon, Le Roi de fer, Paris, 1955, premier volume des Rois maudits (7 vol., 1955-1977) : citation de Clément V, de Nogaret et de Philippe le Bel au tribunal de Dieu, « Tous maudits jusqu’à la treizième génération de vos races ! », cité d’après Merli 2020 (éd. 2018, p. 106) et Josserand 2024, p. 78

Bibliographie

  1. Charles Baudon de Mony, « La mort et les funérailles de Philippe le Bel d’après un compte rendu à la cour de Majorque », Bibliothèque de l’École des chartes, 1897, DOI 10,3406/bec.1897,447887 Bibliothèque de l’École des charteshttps://doi.org/10.3406/bec.1897.447887
  2. Elizabeth A. R. Brown, « The Ceremonial of Royal Succession in Capetian France : The Double Funeral of Louis X », Traditio 34, 1978, p. 227-271, DOI 10,1017/S0362152900016135 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/S0362152900016135
  3. Elizabeth A. R. Brown, « Philip the Fair of France and His Family’s Disgrace : The Adultery Scandal of 1314 Revealed, Recounted, Reimagined, and Redated », Mediaevistik 32, 2020, p. 71-103, DOI 10,3726/med.2019,01,03 Peter Langhttps://doi.org/10.3726/med.2019.01.03
  4. Colette Beaune, « Les rois maudits », Razo. Cahiers du Centre d’études médiévales de Nice 12, numéro spécial Mythe et histoire, 1992, p. 7-24, cité d’après Merli 2020 Centre d’études médiévales de Nice
  5. Éric Le Nabour, Les Rois maudits, l’enquête historique, préface de Colette Beaune, Paris, 2005, 296 p., ISBN 2-262-02396-4 ; préface p. 11-25, d’après Merli 2020 Perrin
  6. Christelle Balouzat-Loubet, Mahaut d’Artois. Une femme de pouvoir, Paris, 2015, coll. Biographies Perrin
  7. María Raquel García Arancón, « Muertes sospechosas y procesos políticos en torno a los reyes capetos de Navarra (1302-1317) », Iura Vasconiae 14, 2017, p. 173-250 Iura Vasconiae
  8. Sonia Merli, « I re maledetti. La fine della dinastia capetingia secondo la leggenda della maledizione dei templari », Il capitale culturale 22, 2020, p. 107-145, DOI 10,13138/2039-2362/2391 Università di Maceratahttps://doi.org/10.13138/2039-2362/2391
  9. Antonio Musarra, « Ancora su “le rois maudits”. Il rogo di Jacques de Molay e la morte di Filippo il Bello in una miniatura del “codice Cocharelli” (sec. XIV) », FINXIT. Dialoghi tra arte e scrittura dal Medioevo all’età moderna I, 2022, p. 7-29 FINXIT
  10. Philippe Josserand, « Servir le roi autour de 1300 : Guillaume de Nogaret ou la mystique de l’autorité monarchique en actes », Medievalista 36, 2024, p. 75-91, DOI 10,4000/medievalista.8322 Universidade Nova de Lisboahttps://doi.org/10.4000/medievalista.8322
  11. Pierre-Vincent Claverie, « Conclusion. Les templiers : de l’histoire à la légende », Le Moyen Âge, BMA 29, 2014, p. 269-285, DOI 10,3917/rma.bma.029.clav.0269 De Boeck Supérieurhttps://doi.org/10.3917/rma.bma.029.clav.0269
  12. Jean Favier, Philippe le Bel, Paris, 1978, cité d’après Merli 2020 Fayard
  13. Jean Favier, Un roi de marbre, Paris, 2005, 874 p., coll. Les Indispensables de l’histoire Fayard

Sources en ligne

  1. « La mort et les funérailles de Philippe le Bel d’après un compte rendu à la cour de Majorque », notice Isidore, Huma-Numhttps://isidore.science/document/10.3406/bec.1897.447887
  2. « The Ceremonial of Royal Succession in Capetian France : The Double Funeral of Louis X » Cambridge Core, Traditiohttps://www.cambridge.org/core/journals/traditio/article/ceremonial-of-royal-succession-in-capetian-france-the-double-funeral-of-louis-x/A81D61219FA8DF0F5C08A13A60FB390F
  3. « Philip the Fair of France and His Family’s Disgrace » Peter Langhttps://www.peterlang.com/document/1272049
  4. « Muertes sospechosas y procesos políticos en torno a los reyes capetos de Navarra (1302-1317) » Iura Vasconiae, Universidad del País Vascohttps://ojs.ehu.eus/index.php/iura_vasconiae/article/view/26493
  5. « I re maledetti », Sonia Merli Il capitale culturale, Università di Maceratahttps://rivisteopen.unimc.it/index.php/cap-cult/article/download/2391/1770/14517
  6. « Ancora su “le rois maudits” », Antonio Musarra Sapienza Università di Roma, IRIShttps://iris.uniroma1.it/retrieve/2a65380a-0e34-4a66-adbd-7dfe4621b428/Musarra_Jacques%20de%20Molay_2022.pdf
  7. « Servir le roi autour de 1300 », Philippe Josserand Medievalistahttps://revistas.fcsh.unl.pt/medievalista/article/download/666/570/2501
  8. « Conclusion. Les templiers : de l’histoire à la légende », Pierre-Vincent Claverie Cairnhttps://shs.cairn.info/article/RMA_BMA_029_CLAV_0269/pdf?lang=fr
  9. « Add MS 27695 - British Library Archives and Manuscripts Catalogue » British Libraryhttps://searcharchives.bl.uk/catalog/040-002031109
  10. Notice « Français 146 » Bibliothèque nationale de France, Archives et manuscritshttps://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc45158c
  11. « L’invention d’une “malédiction des Templiers” », William Blanc, 3 février 2020 RetroNews, Bibliothèque nationale de Francehttps://www.retronews.fr/societe/long-format/2020/02/03/l-invention-d-une-malediction-des-templiers
  12. « Guillaume de Nogaret » Encyclopædia Britannicahttps://www.britannica.com/biography/Guillaume-de-Nogaret
  13. « Pope Clement V », Thomas Shahan, 1908 New Advent, Catholic Encyclopediahttps://newadvent.org/cathen/04020a.htm
  14. « Philip IV, Last years », Elizabeth A. R. Brown Encyclopædia Britannicahttps://www.britannica.com/biography/Philip-IV-king-of-France/Last-years
  15. « Louis X » Encyclopædia Britannicahttps://www.britannica.com/biography/Louis-X
  16. « John I » Encyclopædia Britannicahttps://britannica.com/biography/John-I-king-of-France
  17. « Philip V » Encyclopædia Britannicahttps://www.britannica.com/print/article/456209
  18. « Charles IV » Encyclopædia Britannicahttps://www.britannica.com/print/article/106943
  19. « Sacre de Philippe V le Long, à Reims, le 9 janvier 1317 » Encyclopédie Laroussehttps://www.larousse.fr/encyclopedie/images/Philippe_V_le_Long/1005027
  20. « A monument to a baby king », Sophie Oosterwijk, novembre 2022 Church Monuments Societyhttps://churchmonumentssociety.org/monument-of-the-month/a-monument-to-a-baby-king
  21. « Mahaut d’Artois - Une femme de pouvoir », compte rendu d’Esther Frisch, 22 août 2025 La Cliothèque, Clionauteshttps://clio-cr.clionautes.org/mahaut-dartois-une-femme-de-pouvoir.html
  22. « Mahaut d’Artois : Une femme au pouvoir, de Christelle Balouzat-Loubet », compte rendu d’Adam Craponne, 14 mai 2015 Grégoire de Tourshttps://www.gregoiredetours.fr/moyen-age/bas-moyen-age/christelle-balouzat-loubet-mahaut-d-artois-une-femme-au-pouvoir/
  23. « La France, les femmes et le pouvoir : la loi salique », Éliane Viennot site de l’autricehttps://www.elianeviennot.fr/FFP-loi-salique.html
  24. « Le politique dans le boudoir », cours de Patrick Boucheron, série « Le sexe du pouvoir », 11 mars 2025 Collège de Francehttps://www.college-de-france.fr/fr/agenda/cours/le-sexe-du-pouvoir/le-politique-dans-le-boudoir
  25. « Maurice Druon : Novelist, war hero and member of Académie française », 25 avril 2009 The Irish Timeshttps://irishtimes.com/news/maurice-druon-novelist-war-hero-and-member-of-academie-francaise-1.753728
  26. « Le Game of Thrones français existe, et il a déjà été adapté deux fois en série ! », Clément Cusseau, 16 juin 2024 AlloCinéhttps://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=1000084609.html
  27. Notice « Les rois maudits : l’enquête historique » Bibliothèque nationale de France, catalogue généralhttps://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb40045751b
  28. Notice « Un roi de marbre » Université de Nantes, cataloguehttps://theses.univ-nantes.fr/vufind/Record/PPN092410685
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