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Magellan-Elcano : le premier tour du monde et ses dix-huit survivants

Johannes Stradanus (Jan van der Straet) / Wikimedia Commons
13 min de lecture34 sources vérifiées
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Juan Sebastián de Elcano tutoie l’empereur. « Sabera tu alta magestad como somos llegado diez e ocho onbres solamente con una de las çinco naos », écrit-il de Sanlúcar de Barrameda, à l’embouchure du Guadalquivir, dans un avis daté du 6 septembre 1522, soit à peu près « Ta haute majesté saura que nous sommes arrivés dix-huit hommes seulement avec une des cinq naos ». Le texte est bref, estropie trois fois le nom de son ancien capitaine général et réclame la libération de treize hommes de l’expédition Magellan-Elcano restés aux mains des Portugais. L’original est perdu. La copie contemporaine la plus proche, un bifolio passé en vente publique à Madrid le 2 juillet 2014, a été préemptée par l’État espagnol pour 20 000 euros puis versée le 29 octobre suivant à l’Archivo General de Indias de Séville, où elle porte la cote Patronato 48, R.20.

« Diez e ocho onbres solamente »

L’avis résume trois ans en quelques lignes, et presque chaque ligne porte un nombre. Un détroit de cent lieues au sud de la ligne équinoxiale, trois mois et vingt jours de mer sans autre terre que deux îlots déserts, huit mois d’île en île après la mort du capitaine, puis cinq mois à ne manger que du riz et boire de l’eau sans toucher terre, « por miedo del Rey de Portugal ». Vingt et un hommes, écrit Elcano, sont morts de faim. Au Cap-Vert, le facteur portugais a saisi la chaloupe avec treize hommes à bord. La phrase la plus citée arrive à la fin, quand le capitaine assure avoir « descubierto e redondeado toda la redondeza del mundo, yendo por el oçidente e veniendo por el oriente ».

Antonio Pigafetta, qui tenait son propre journal, donne le même compte autrement. Sur soixante hommes partis des Moluques, dix-huit seulement sont arrivés, la plupart malades. Le compte d’Elcano et le compte de Pigafetta ne portent pourtant pas sur la même population, et le compte final dit ce que l’on a choisi de compter. Les soixante du départ réunissaient quarante-sept Européens et treize insulaires embarqués à Tidore ; les dix-huit de l’arrivée sont des Européens, et F. Borja Aguinagalde, archiviste à l’Archivo Histórico de Euskadi, relève qu’il y avait aussi à bord trois hommes des Moluques, qui ne figurent dans aucun total.

La date elle-même fait difficulté. Aguinagalde a repris en 2019 les comptes du trésorier de la Casa de la Contratación, l’administration sévillane du commerce des Indes, et Domingo de Ochandiano y écrit avoir appris l’arrivée du navire le 7 septembre, toutes les écritures portant cette date ou une date postérieure, à commencer par l’envoi d’hommes pour aider à remonter le fleuve parce que l’équipage arrivait « enferma y poca », malade et réduit, tandis que le même jour, un dimanche, le courrier Luis de Castellanos partait pour Valladolid, où il parvint en trois jours moins six heures, et toucha en plus de son salaire cinquante ducats d’or d’albricias, la gratification due au porteur d’une bonne nouvelle, par cédule du 11 septembre. L’extrait italien de Pigafetta imprimé en 1536 précise de son côté que l’arrivée au port tomba le 7, alors que le compte tenu à bord donnait le 6. Elcano a donc très probablement daté son avis avec un jour de retard, pour une raison qui tient au trajet lui-même. Toutes les dates de cet article sont celles du calendrier juli​en, la réforme grégorienne n’intervenant qu’en 1582.

La réponse de Charles Quint, datée du 11 septembre et écrite de la main du secrétaire Francisco de los Cobos, convoque Elcano à la cour avec deux compagnons, « las mas cuerdas y de mejor razón ». Elle dort dans le petit fonds personnel du capitaine, neuf documents retrouvés en mars 2015 parmi les papiers de la tour de Laurgain, à Aia, et conservés à l’Archivo Histórico de Euskadi.

Deux cent trente-quatre, deux cent trente-neuf, deux cent quarante-cinq

Pour le départ, il n’existe pas de chiffre unique. Les capitulations signées avec la Couronne prévoyaient 234 hommes. La liste nominative dressée à Séville par la Casa de la Contratación en aligne 239, répartis entre la Trinidad (62), la San Antonio (57), la Victoria (45), la Concepción (44) et la petite Santiago (31) ; faute de volontaires, la Casa avait enrôlé d’office plusieurs de ses pilotes et accepté des étrangers. Les commissaires de l’exposition El viaje más largo, présentée à l’Archivo General de Indias en 2019, placent le total réel autour de 245, à cause des changements de dernière minute à Séville, à Sanlúcar et à Tenerife. Aguinagalde travaille sur un rôle initial de 232 noms, coté Patronato 34, 6. L’édition critique dirigée par Xavier de Castro chez Chandeigne en 2007 retient 237 hommes au départ de Séville. Les 265 ou 270 marins de nombreux ouvrages ne renvoient à aucune de ces listes ; ils appartiennent à ces chiffres arrondis qui circulent sur l’époque moderne, entre la fin du XVᵉ siècle et la Révolution, sans que personne remonte à la série d’origine. Des chiffres d’archives, 239 est le plus commode à manier, parce qu’il repose sur des noms et non sur une prévision contractuelle.

L’érosion commence bien avant l’Asie. En avril 1520, dans la baie de San Julián, en Patagonie, des capitaines castillans se soulèvent contre leur commandant portugais ; Magellan reprend les navires, deux meneurs sont mis à mort, un troisième est abandonné sur la côte avec un clerc, et une quarantaine de condamnés sont graciés faute de bras, Elcano parmi eux selon Valeriano Yarza Urquiola. La Santiago se brise peu après près du cap de Santa Cruz, sans autre perte qu’un esclave noyé, d’après la lettre de Maximilianus Transylvanus. Dans le détroit, en novembre 1520, l’équipage de la San Antonio met aux fers son capitaine Álvaro de Mezquita, neveu de Magellan, et regagne Séville huit mois plus tard. La traversée du Pacifique dure trois mois et vingt jours, durée sur laquelle l’avis d’Elcano et Transylvanus s’accordent. À Guam, Magellan fait massacrer plusieurs dizaines d’insulaires chamorros pour châtier un vol, rappelle Romain Bertrand. Aux Philippines, allié au rajah Humabon de Cebu, il attaque le 27 avril 1521 l’îlot de Mactan, dont le chef Lapulapu refuse de se soumettre, et tombe dans le lagon sous les flèches et les javelines. Le 1er mai, un banquet offert à Cebu tourne au massacre ; le nouveau capitaine, Juan Serrano, reste aux mains des insulaires, et Transylvanus rapporte que les navires s’éloignèrent pendant qu’il suppliait qu’on vienne le chercher. Trop peu nombreux pour trois navires, les survivants brûlent la Concepción devant Bohol, et le 16 septembre 1521 Elcano est élu capitaine de la Victoria, d’après le récit du pilote Ginés de Mafra.

En novembre, la Trinidad et la Victoria mouillent à Tidore. Le sultan jure sur le Coran fidélité au roi d’Espagne, et Pigafetta note que les musulmans ne sont installés dans ces îles que depuis une cinquantaine d’années, et que le clou de girofle n’y pousse que sur cinq montagnes. L’histoire de ces sultanats se date par leurs successions, leurs conversions et leurs alliances, et le découpage européen en périodes n’y a aucune prise. Les capitaines en rapportent le Libro de las paces, registre des traités d’amitié signés par les souverains des îles, l’un des rares originaux du voyage, aujourd’hui coté Indiferente 1528, N.1 à l’Archivo General de Indias. Le 21 décembre 1521, la Victoria appareille avec quarante-sept Européens et treize insulaires ; la Trinidad, qui fait eau, reste en réparation avec cinquante-trois hommes.

Sur la rade de Santiago

La Victoria quitte Timor le 11 février 1522, après la désertion de deux hommes, et passe au sud de Sumatra pour éviter les routes portugaises. Neuf semaines de tempêtes au large du cap de Bonne-Espérance lui coûtent un mât. Le 9 juillet, un mercredi selon le journal de bord, elle mouille devant l’île de Santiago, au Cap-Vert, et envoie sa chaloupe acheter du riz avec une histoire inventée pour égarer les Portugais. Les hommes ont ordre de demander quel jour on est. À terre, on leur répond jeudi. Pigafetta, qui affirme avoir noté chaque jour sans interruption, en reste stupéfait, et ne comprend que plus tard qu’en suivant le soleil vers l’ouest le navire a gagné vingt-quatre heures. À la cour, Pierre Martyr d’Anghiera, chroniqueur des Indes, alla poser la question à l’ambassadeur vénitien Gasparo Contarini, qu’il tenait pour un érudit de premier ordre.

Au second voyage de la chaloupe, le secret transpire. Les treize hommes qui la montent sont retenus, et la Victoria repart en hâte. L’avis d’Elcano demande à l’empereur d’intervenir auprès du roi de Portugal pour ces treize-là, « que tanto tienpo tienen seruido », et Yarza Urquiola indique qu’ils furent libérés au bout de quelques mois. Le chiffre de dix-huit désigne donc les hommes descendus à Sanlúcar, sans épuiser la liste de ceux qui bouclèrent le tour. Si l’on ajoute les treize du Cap-Vert et les rescapés de la Trinidad revenus en Europe des années plus tard, quatre ou cinq selon les décomptes, on obtient trente-cinq ou trente-six hommes ayant fait le tour du globe. En comptant aussi les déserteurs de la San Antonio, l’édition de Xavier de Castro arrive à quelque quatre-vingt-dix survivants pour l’ensemble de l’expédition. Charles Quint lui-même, écrivant en français à sa tante Marguerite d’Autriche le 31 octobre 1522, parle d’un navire dont les hommes ont fait le tour, « ou presque », de la rondeur de la terre.

Le Vicentin n’écrit jamais le nom d’Elcano

Dans les quatre manuscrits connus de sa relation, Pigafetta ne nomme pas une seule fois l’homme qui a ramené le navire. Patricien de Vicence venu en Espagne dans la suite du nonce Francesco Chiericati, il s’était attaché à Magellan dès la cour, et Romain Bertrand lit sa chronique, rédigée en 1522 et 1523, comme une entreprise pour laver l’honneur du capitaine mort. Le texte ne survit qu’en copies. Une seule est italienne, à la Biblioteca Ambrosiana de Milan sous la cote L 103 Sup., publiée en 1800 par Carlo Amoretti. Les trois autres sont françaises, deux à la Bibliothèque nationale de France (Français 5650 et Français 24224), la troisième à la Beinecke Library de l’université Yale, MS 351, un manuscrit sur parchemin dont le texte court jusqu’au feuillet 98 en cinquante-sept chapitres, le plus complet et le plus soigné des quatre témoins. On y a vu l’exemplaire offert au grand maître de Rhodes, Philippe de Villiers de L’Isle-Adam, dédicataire de l’ouvrage, sans preuve ferme selon la notice de la bibliothèque. Le premier imprimé, un extrait français sans date sorti des presses parisiennes de Simon de Colines entre 1526 et 1536 selon Aguinagalde, n’en donne qu’un texte abrégé.

Le premier récit publié ne nomme pas davantage le capitaine. Maximilianus Transylvanus, secrétaire de Charles Quint, date de Valladolid le 24 octobre 1522 une longue lettre latine au cardinal-archevêque de Salzbourg, Matthäus Lang, imprimée à Cologne par Eucharius Cervicornus dès janvier 1523 sous le titre De Moluccis insulis. Il y assure tenir tout du chef de la flottille et de chacun des marins revenus avec lui, sans écrire une seule fois le nom de ce chef, ni celui des navires. Il avait épousé une nièce de Cristóbal de Haro, le principal financier de l’expédition, et Yarza Urquiola attribue ce silence à la part prise par Elcano à la mutinerie de San Julián. Avec sa lettre, Transylvanus expédie au cardinal un morceau de pain de sagou, cette pâte tirée du tronc d’un palmier que l’on faisait frire à la poêle, et Elcano lui avait offert l’un des cinq perroquets rapportés des îles.

Pierre Martyr, dans la cinquième de ses Décades, imprimée à Alcalá de Henares en 1530, écrit que ces dix-huit survivants sont « litterarum penitus expertes », entièrement étrangers aux lettres. Elcano a dû répondre à la justice. Le 18 octobre 1522, à Valladolid, l’alcalde de cour Sancho Díaz de Leguizamón interroge séparément Elcano, le pilote Francisco Albo et le barbier Hernando de Bustamante, les deux compagnons choisis pour paraître devant l’empereur. À la treizième question, Elcano déclare que, tant que Magellan était en vie, il n’a rien écrit, « porque no osaba », parce qu’il n’osait pas, et qu’après son élection comme capitaine il a remis une partie de ses notes au secrétaire Juan de Sámano.

Ces notes n’ont jamais été retrouvées.

Le derrotero d’Albo, lui, a survécu. Ce Grec de l’île de Chio y relève jour après jour les latitudes et les caps depuis la côte brésilienne, et le document, coté Patronato 34, R.5 à Séville, permet de suivre l’itinéraire de la Victoria jusqu’au cap Saint-Vincent. Aguinagalde souligne le chassé-croisé qui fait que Pigafetta ignore Elcano pendant que les documents castillans ignorent Pigafetta, hors des rôles d’équipage et des comptes de soldes.

« Qui a fait le tour de quoi ? »

Le cinquième centenaire a rouvert une querelle de propriété. Le 23 janvier 2019, après une première candidature portugaise à l’UNESCO consacrée à la route de Magellan, Lisbonne et Madrid annoncent une candidature commune ; le rapport de la Real Academia de la Historia daté du 1er mars, rédigé à la demande du quotidien ABC, conclut néanmoins à une paternité espagnole « pleine et exclusive ». L’historien portugais José Manuel Garcia juge ce retour de la discussion purement politique. Le camp espagnol a pourtant des arguments sérieux, et ils sont dans les archives de Séville. Les capitulations sont castillanes, la Casa de la Contratación a acheté, réparé et avitaillé la flotte, Transylvanus écrit que l’empereur arma lui-même les cinq navires alors que Haro proposait de les financer, et c’est un Guipuzcoan qui a ramené le dernier. Le camp portugais tient l’autre bout du fil. Le projet est celui d’un homme qui avait commandé des années des navires portugais dans tout l’Orient, et le recrutement même dut s’ouvrir aux étrangers.

Romain Bertrand a déplacé la question en 2020. Magellan, rappelle-t-il, n’avait sans doute pas l’intention, et certainement pas le mandat, de faire le tour du monde, puisque le traité de Tordesillas lui interdisait la moitié portugaise du globe ; le retour par le cap de Bonne-Espérance traversait cette moitié, et l’avis d’Elcano le reconnaît à sa manière en avouant cinq mois sans escale par peur du roi de Portugal. L’exploit maritime, pour Bertrand, est la traversée d’un océan dont on ignorait s’il était navigable. Le monde où l’expédition aborde n’est pas vide non plus. Le malais y sert de langue du négoce de Sumatra aux Philippines, et c’est par lui que Magellan parle aux insulaires, grâce à son esclave Enrique, que Pigafetta dit originaire de Sumatra et dont Transylvanus fait l’instigateur du guet-apens de Cebu. On perd sa trace à Cebu, à quelque 3 000 kilomètres de Malacca. Qu’il ait pu regagner sa terre et boucler avant tous les autres un tour entamé des années plus tôt vers l’Europe reste une hypothèse que rien ne confirme ni n’exclut, faute de la moindre ligne écrite sur lui après mai 1521.

Le superlatif, lui, est contemporain des faits. Transylvanus écrit dès octobre 1522 qu’une telle navigation n’avait jamais été accomplie ni même tentée. En janvier 1523, l’empereur accorde à Elcano une rente viagère de 500 ducats d’or et des armoiries avec la devise Primus circumdedisti me, « tu m’as fait le tour le premier » ; Yarza Urquiola se demande si la formule ne serait pas de Transylvanus, sans document pour l’appuyer. La Fundación Elkano affirme que la rente ne fut jamais versée, Yarza qu’elle fut seulement difficile à toucher, et sur ce point les deux lectures restent ouvertes. Quant aux épices qui justifiaient l’entreprise, Charles Quint renonce à ses droits sur les Moluques en 1529, par le traité de Saragosse, contre 350 000 ducats versés par Jean III de Portugal.

La Trinidad laboure la mer

Réparée par les charpentiers du sultan, la Trinidad quitte Tidore le 6 avril 1522 pour gagner Panama par le nord du Pacifique, sous le commandement de Gonzalo Gómez de Espinosa. Elle remonte jusque vers 42 ou 43 degrés de latitude nord sans trouver les vents d’ouest qui l’auraient portée vers l’Amérique, et Espinosa écrira à l’empereur que ses hommes ont labouré la mer pendant cinq mois. Revenus aux Moluques, ils trouvent les Portugais installés dans un fort à Ternate, qui s’emparent du navire et de ses vingt et un survivants. Cinq seulement regagnent l’Europe selon les commissaires sévillans, quatre selon le musée des Mariners de Newport News. Les derniers rescapés de l’expédition, Espinosa et les pilotes Ginés de Mafra et León Pancaldo, déposent ensemble le 2 août 1527 devant les officiers du roi, près de cinq ans après l’arrivée de la Victoria, quand la lettre de Transylvanus avait déjà été imprimée à Cologne, à Paris et à Rome.

Pour aller plus loin

Le partage du globe qui rendait ce retour illégal remonte au traité de Tordesillas, signé en 1494. Les épices qui motivaient l’expédition se retrouvent un siècle plus tard au cœur du massacre de Banda, en 1621, quand la Compagnie néerlandaise des Indes orientales s’empare des îles de la muscade. Et l’échec de la Trinidad ne trouve sa réponse qu’en 1565, quand une expédition partie des Philippines découvre la route de retour vers la Nouvelle-Espagne qui fera vivre le galion de Manille.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Juan Sebastián de Elcano, avis à Charles Quint daté de Sanlúcar de Barrameda, 6 septembre 1522, copie contemporaine sur bifolio, original perdu ; adjugée lors de la vente Abalarte du 2 juillet 2014 (lot 517), préemptée par l’État (ordre ECD/1496/2014, 20 000 €), incorporée à l’AGI le 29 octobre 2014 Archivo General de Indias, Séville, Patronato, 48, R.20 ; texte édité par F. B. Aguinagalde (2019) d’après les copies coetanées de Venise et de Florence
  2. Charles Quint, lettre à Juan Sebastián de Elcano, 11 septembre 1522, autographe du secrétaire Francisco de los Cobos, convoquant le capitaine à la cour Archivo Histórico de Euskadi, fonds de famille, archives de la tour de Laurgain, leg. 15, nº 9 (archives personnelles d’Elcano)
  3. Comptes de la Casa de la Contratación relatifs à l’arrivée de la Victoria, relation de dépenses du trésorier Domingo de Ochandiano (« supimos de su llegada » le 7 septembre 1522) et libramientos aux courriers Luis de Castellanos et Pero Ruiz Archivo General de Indias, Séville, Contratación, 5090, libro 4, fol. 73 et suiv. ; Contratación, 4675, fol. 156 r-v
Voir les 31 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Capitulación con Fernando de Magallanes y Ruy Falero encomendándoles la Armada, dite capitulations de Valladolid, 1518, effectif prévu de 234 hommes Archivo General de Indias, Séville, cote [À VÉRIFIER] ; effectif rapporté par l’exposition El viaje más largo (AGI, 2019)
  2. Rôle de la flotte, 1519, connu en plusieurs versions : Relaçion de la gente que ba en las naos que su alteça manda ynviar para el descubrimiento de la espeçeria, rôle initial de 232 noms – Archivo General de Indias, Séville, Patronato, 34, 6, cité par F. B. Aguinagalde (2019) ; liste de 239 noms répartis par navire dressée par la Casa de la Contratación, présentée dans l’exposition El viaje más largo cote [À VÉRIFIER]
  3. Interrogatoire de Juan Sebastián de Elcano, Francisco Albo et Hernando de Bustamante par l’alcalde de cour Sancho Díaz de Leguizamón, Valladolid, 18 octobre 1522 Archivo General de Indias, Séville, Patronato, 34, R.19 ; éd. Colección general de documentos relativos a las islas Filipinas, Barcelone, 1918-1923, t. III, p. 353-367
  4. Ginés de Mafra, Relación du voyage, rédigée par le pilote de la Trinidad, mention de l’élection d’Elcano comme capitaine Biblioteca Nacional de España, Madrid, cote [À VÉRIFIER] ; passage cité par V. Yarza Urquiola (2023), n. 18, d’après l’éd. La primera vuelta al mundo, Madrid, Miraguano et Polifemo, 2012, chap. XV, p. 174
  5. Francisco Albo, derrotero du voyage, relevé quotidien de positions depuis la côte du Brésil jusqu’au cap Saint-Vincent Archivo General de Indias, Séville, Patronato, 34, R.5
  6. Libro de las pazes y amistades que se an hecho con los Reyes y Señores de las yslas y tierras donde hemos llegado, signé par Gonzalo Gómez de Espinosa et Juan Sebastián de Elcano, authentifié par le contador Martín Méndez, Tidore, 1521 Archivo General de Indias, Séville, Indiferente, 1528, N.1
  7. Antonio Pigafetta, Relazione del primo viaggio intorno al mondo, seul manuscrit italien connu, vers 1523-1525 Veneranda Biblioteca Ambrosiana, Milan, L 103 Sup. ; texte et traduction anglaise de J. A. Robertson dans E. H. Blair et J. A. Robertson (éd.), The Philippine Islands, 1493-1898, vol. XXXIII-XXXIV, Cleveland, Arthur H. Clark, 1906
  8. Antonio Pigafetta, Navigation et descouurement de la Inde superieure et isles de Malucque ou naissent les cloux de Girofle, version française, vers 1525, parchemin, texte aux ff. 3r-98v en 57 chapitres, dédié à Philippe de Villiers de L’Isle-Adam Beinecke Rare Book and Manuscript Library, Yale University, New Haven, Beinecke MS 351
  9. Antonio Pigafetta, Navigation et descouvrement de la Indie superieure, versions françaises manuscrites, XVIᵉ siècle Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits, Français 5650 et Français 24224
  10. Antonio Pigafetta, extrait imprimé en italien de la relation, joint à la traduction italienne de Transylvanus, 1536, donnant l’arrivée au 7 septembre « per lo conto tenuto per loro era alli 6 » passage cité par F. B. Aguinagalde (2019)
  11. Maximilianus Transylvanus, De Moluccis insulis itemque aliis pluribus mirandis, quae novissima Castellanorum navigatio serenissimi imperatoris Caroli V auspicio suscepta nuper invenit, lettre au cardinal Matthäus Lang datée de Valladolid le 24 octobre 1522, Cologne, Eucharius Cervicornus, janvier 1523 ; rééd. Paris, Pierre Viart, juillet 1523, et Rome, F. Minizio Calvo, novembre 1523 éd. critique et trad. espagnole de V. Yarza Urquiola (2023)
  12. Pierre Martyr d’Anghiera, De orbe novo decades, Alcalá de Henares, Miguel de Eguía, 1530, décade V, chap. VII, f. 80v (« Sunt hi octodecim superstites litterarum penitus expertes ») passage cité par F. B. Aguinagalde (2019)
  13. Charles Quint, lettre en français à Marguerite d’Autriche, 31 octobre 1522, sur le retour d’une nef ayant fait le tour « ou presque » de la terre texte cité par F. B. Aguinagalde (2016) et traduit par V. Yarza Urquiola (2023), n. 14 ; fonds de conservation [À VÉRIFIER]
  14. Lettre de Gonzalo Gómez de Espinosa à Charles Quint sur le sort de la Trinidad, et déclaration conjointe d’Espinosa, Ginés de Mafra et León Pancaldo, rescapés de la Trinidad, 2 août 1527 Archivo General de Indias, Séville, cotes [À VÉRIFIER] ; documents présentés dans l’exposition El viaje más largo (AGI, 2019-2020)

Bibliographie

  1. Xavier de Castro (éd.), avec Jocelyne Hamon et Luís Filipe Thomaz, Le voyage de Magellan (1519-1522). La relation d’Antonio Pigafetta & autres témoignages, Paris, 2007, 2 vol., 1086 p., coll. « Magellane », ISBN 978-2-915540-32-1 Chandeigne
  2. Romain Bertrand, Qui a fait le tour de quoi ? L’affaire Magellan, Lagrasse, 2020, 132 p., ISBN 978-2-37856-055-3 Verdier
  3. F. Borja Aguinagalde, « Habent sua fata libelli. Elcano y la construcción del relato de la primera circunnavegación, una historia apasionante de errores e imprecisiones », Anais de História de Além-Mar XX, 2019, p. 173-214, DOI 10,57759/aham2019,34809 CHAM, Universidade NOVA de Lisboahttps://doi.org/10.57759/aham2019.34809
  4. Valeriano Yarza Urquiola, « La carta-relato de Maximiliano Transilvano sobre la expedición de Magallanes-Elcano. Primera vuelta al mundo (1519-1522) », Veleia 40, 2023, p. 155-201, DOI 10,1387/veleia.24089 Universidad del País Vascohttps://doi.org/10.1387/veleia.24089

Sources en ligne

  1. « Dans le sillage de Magellan. Entretien avec Romain Bertrand », par Ivan Jablonka, 4 décembre 2020 La Vie des idées, Collège de Francehttps://laviedesidees.fr/Dans-le-sillage-de-Magellan
  2. « The Longest Journey : Setting Sail », exposition El viaje más largo, commissaires Antonio Fernández Torres, Guillermo Morán Dauchez et Braulio Vázquez Campos Acción Cultural Española et Archivo General de Indias, Google Arts & Culturehttps://artsandculture.google.com/story/mwWxSslkdNZbDg
  3. « The Longest Voyage : The Return », même exposition Acción Cultural Española et Archivo General de Indias, Google Arts & Culturehttps://artsandculture.google.com/story/zAVhmCkls3oeTA
  4. « In the Wake of Juan Sebastián Elcano » Fundación Elkano, Google Arts & Culturehttps://artsandculture.google.com/story/rAXBEW04fUUNIQ
  5. « BOE-A-2014-8595. Orden ECD/1496/2014, de 10 de julio, por la que se ejercita el derecho de tanteo, sobre el lote n.º 517, subastado por la Sala Abalarte, en Madrid » Boletín Oficial del Estado, 8 août 2014https://boe.gob.es/boe/dias/2014/08/08/pdfs/BOE-A-2014-8595.pdf
  6. « Habent sua fata libelli. Elcano y la construcción del relato de la primera circunnavegación », texte intégral Anais de História de Além-Mar, RCAAPhttps://revistas.rcaap.pt/aham/article/download/34809/25150/161633
  7. « La carta-relato de Maximiliano Transilvano sobre la expedición de Magallanes-Elcano », texte intégral Veleia, Universidad del País Vascohttps://ojs.ehu.eus/index.php/Veleia/article/download/24089/22044/98699
  8. « Beinecke MS 351. Pigafetta, Journal of Magellan’s Voyage (in Fr.) » Beinecke Rare Book and Manuscript Library, Yale Universityhttps://pre1600ms.beinecke.library.yale.edu/docs/pre1600.ms351.htm
  9. « The Philippine Islands, 1493-1898, Volume 34 of 55, 1519-1522 », relation de Pigafetta, texte italien et traduction Robertson Project Gutenberghttps://gutenberg.org/cache/epub/47927/pg47927-images.html
  10. « Sur un bateau, avec Magellan », sur l’édition de Xavier de Castro Le Tempshttps://www.letemps.ch/culture/un-bateau-magellan
  11. « Viagem de Fernão de Magalhães foi um descobrimento espanhol com ciência portuguesa », 11 mars 2019 Observadorhttps://observador.pt/2019/03/11/viagem-de-fernao-de-magalhaes-foi-um-descobrimento-espanhol-com-ciencia-portuguesa/
  12. « Espanha reclama todos os louros da viagem de Magalhães. Portugal responde assim », 12 mars 2019 Rádio Renascençahttps://rr.pt/noticia/vida/2019/03/12/espanha-reclama-todos-os-louros-da-viagem-de-magalhaes-portugal-responde-assim/143958/
  13. « “Victoria” ship » The Mariners’ Museum and Park, Newport Newshttps://exploration.marinersmuseum.org/?p=223
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