Douze coupons de lambel, ce coton rayé, quatre capuchons d’écarlate, six chapeaux, quatre rangs de corail, une caisse de six bassins, une caisse de sucre, deux barils d’huile, deux barils de miel. Vasco de Gama fait préparer ce présent le mardi 29 mai 1498 pour le souverain de Calicut. Ceux qui viennent l’examiner se mettent à rire, disant que le plus pauvre marchand de La Mecque donne davantage et qu’à un roi on offre de l’or. L’inventaire et les rires tiennent dans le même manuscrit, la seule relation conservée qu’ait laissée un homme du bord.
Quarante-cinq feuillets venus de Coïmbre
Le manuscrit porte la cote Ms. 804 à la Bibliothèque publique municipale de Porto. C’est un cahier de papier de 45 feuillets, 287 millimètres sur 205, copié dans la première moitié du XVIᵉ siècle, au seuil de l’époque moderne, que l’on borne par convention entre la fin du XVᵉ siècle et la Révolution. Il vient du monastère de Santa Cruz de Coïmbre, supprimé en 1834, et Diogo Köpke et António da Costa Paiva le publient à Porto en 1838.
L’original est perdu, et nul ne sait combien de copies le séparent du journal de bord.
L’auteur ne se nomme pas. Il dit « je » au moins une fois, le lundi 28 mai 1498, quand Gama part voir le souverain avec treize hommes « dont je fus l’un ». Depuis 1838, on l’identifie à Álvaro Velho, que l’imprimeur Valentim Fernandes dit en 1507 avoir vécu quelque huit ans en Afrique de l’Ouest, et le récit s’interrompt justement le 25 avril 1499 au large de l’actuelle Guinée-Bissau. Gonçalo Fernandes juge l’argument faible et cite les partisans de João de Sá, écrivain du São Rafael. On connaît huit des treize compagnons de l’audience, et l’auteur peut être l’un des cinq autres. Faute de titre d’origine, on garde ici celui de Roteiro, qui lui convient mal puisque le texte n’a rien d’un routier de pilote, parce que c’est sous ce nom qu’on le cherche dans les catalogues ; Paul Teyssier et Paul Valentin l’ont traduit en 1995. Les annexes comptent un tarif des épices à Alexandrie et, au feuillet 45, cent vingt-deux mots portugais avec leur équivalent dans la « langue de Calicut », le malayalam, première liste connue selon l’Unesco. Le copiste en a rayé cinq, tous grossiers, et laissé passer un sixième de la même veine.
La volta do mar
La flotte quitte le Tage le 8 juillet 1497 avec quatre navires, le São Gabriel de Vasco de Gama, le São Rafael de son frère Paulo, la caravelle Bérrio de Nicolau Coelho et un navire de charge. Les dates sont données ici dans le calendrier julien, seul en usage en 1497. Partis de Santiago, au Cap-Vert, le 3 août, les navires laissent la route côtière et ses vents contraires pour décrire dans l’Atlantique Sud une large boucle, la volta do mar. La côte reparaît le 4 novembre au nord de la baie de Sainte-Hélène, après quatre-vingt-treize jours de mer selon le calcul de Ravenstein, qui a traduit le texte en 1898 pour la Hakluyt Society.
Aucun rôle d’équipage n’a été conservé, et le nombre d’hommes embarqués ne se lit que chez des auteurs qui écrivent de seconde main ou des décennies plus tard. Girolamo Sernigi, marchand florentin établi à Lisbonne, avance dans ses lettres de 1499 le chiffre de 118 hommes, dont 55 seraient morts et 63 revenus. Fernão Lopes de Castanheda, dans le premier livre de son histoire imprimé à Coïmbre en 1551, en compte 148, dont 55 seulement auraient revu le Portugal. João de Barros en donne 170, soldats compris. Gaspar Correia, dont les Lendas da Índia n’ont été imprimées qu’au XIXᵉ siècle, monte à 260 en comptant quatre-vingts hommes sur chacun des trois navires, plus six condamnés et deux prêtres, et d’autres chroniqueurs s’arrêtent à 120 ou à 160. Ravenstein, qui a dressé ce relevé, penchait pour les 170 de Barros. Le roi lui-même, dans une lettre du 20 février 1504 que cite le même éditeur, écrit que moins de la moitié des partants sont revenus. On ne connaît d’ailleurs le nom que de trente-neuf hommes de la flotte, selon le décompte que reprend Gonçalo Fernandes. Le couple que l’on lit partout, 170 au départ et 55 au retour, additionne donc deux auteurs qui ne comptaient pas de la même façon, et il ne vaut que comme ordre de grandeur.
Malemo Cana
À Malindi, dans l’actuel Kenya, la flotte mouille le 15 avril 1498, dimanche de Pâques, et le souverain lui procure un pilote ; partie le 24 avril, elle mouille le 20 mai devant Calicut. Castanheda appelle ce pilote Canaqua, Barros Malemo Cana, et les récits portugais en font un homme du Gujarat. Malemo transcrit l’arabe mu’allim, le maître, titre de tous les pilotes de l’océan Indien ; Cana viendrait, selon l’océanographe Anwar Abdel Aleem, d’un mot sanskrit désignant celui qui connaît les étoiles.
Le nom d’Ahmad ibn Majid vient d’ailleurs. Vers 1577, Qutb al-Din al-Nahrawali raconte dans al-Barq al-Yamani, chronique de la conquête ottomane du Yémen, qu’un pilote habile, Ahmad ibn Majid, indiqua la route de l’Inde aux Portugais après que leur amiral l’eut enivré. En 1922, Gabriel Ferrand rapproche ce passage des instructions nautiques d’Ibn Majid, dont il publiait les manuscrits de la Bibliothèque nationale, Arabe 2292 et Arabe 2559, et identifie le pilote de Malindi au grand navigateur. Consultée le 1ᵉʳ octobre 2026, la notice des Musées nationaux du Kenya sur le pilier de Malindi lui donne encore ce nom.
Aleem a dressé la liste des objections : Nahrawali écrit soixante-dix-neuf ans après les faits ; Ibn Majid, alors sexagénaire au moins, évoque les Portugais dans un poème sur la route de Sofala, publié à Leningrad en 1957, sans dire qu’il les a guidés ; les sources portugaises donnent un pilote gujarati. Le camp adverse garde pourtant un point solide. Sans pilote de l’océan Indien, la flotte ne traverse pas, et le savoir qui la conduit, mousson et latitudes prises sur les étoiles, est celui qu’Ibn Majid et ses pairs avaient mis par écrit. Le nom est faux. La dépendance est exacte.
« Des chrétiens et des épices »
Le premier homme envoyé à terre est un degredado, un condamné embarqué pour les missions risquées. On le mène chez deux « Maures » de Tunis qui parlent castillan et génois et l’accueillent, dans la traduction anglaise de Ravenstein, par « Que le diable t’emporte ! Qu’est-ce qui t’amène ici ? ». Il répond qu’ils sont venus chercher des chrétiens et des épices, et ses hôtes demandent pourquoi le roi de Castille, le roi de France ou la seigneurie de Venise n’envoient personne. À Calicut, la Méditerranée avait précédé les Portugais.
Le 28 mai, sur le chemin du palais, l’escorte conduit Gama dans ce que le Roteiro appelle une église, grande comme un monastère et couverte de tuiles. Devant l’entrée se dresse un pilier de bronze haut comme un mât, surmonté d’un oiseau qui ressemble à un coq ; au centre, une chapelle abrite une petite image dont on leur dit qu’elle représente Notre-Dame. Sur les murs sont peints des saints couronnés, avec des dents qui dépassent d’un pouce de la bouche et quatre ou cinq bras. On asperge Gama d’une eau que le narrateur tient pour bénite et on lui tend une terre, qu’il confie à un compagnon en faisant comprendre qu’il s’en couvrira plus tard. Le narrateur note tout sans que sa conviction vacille, et sa logique se comprend. Il cherchait des chrétiens, on lui montrait une Vierge, et le reste devenait l’usage local d’une chrétienté lointaine dont Lisbonne espérait depuis longtemps l’alliance, Gama ayant reçu l’ordre, dit-il au souverain, de ne pas rentrer sans avoir trouvé ce « roi des chrétiens ». La méprise remonte jusqu’au trône. Le 28 août 1499, Manuel Iᵉʳ écrit au cardinal protecteur du Portugal auprès du pape que le souverain de Calicut et la plus grande part de son peuple sont chrétiens.
Par zamorin, les Européens ont rendu le titre du souverain, Samudri, « celui qui a la mer pour frontière » selon la note que reprend Gonçalo Fernandes. Sur cette côte, où l’on compte les années selon l’ère de Kollam, le découpage européen en époques n’a pas cours, et faire de 1498 une date de rupture pour Calicut plaquerait sur le royaume une chronologie qui n’est pas la sienne.
Le 29 août 1498, Gama repart avec une lettre du souverain dont le Roteiro donne la teneur. Son pays, y lit-on, est riche en cannelle, en girofle, en gingembre, en poivre et en pierres précieuses, et l’on demande en échange de l’or, de l’argent, du corail et du drap écarlate. L’hostilité des marchands musulmans de la ville, Dominic Scheim l’a rapportée en 2023 soit à l’expulsion des musulmans du Portugal un an plus tôt, soit à la crainte d’une concurrence.
L’océan Indien n’attendait personne
La « découverte » s’est longtemps racontée depuis le pont des navires portugais. Sanjay Subrahmanyam l’a reprise depuis l’autre rive en 1997, dans The Career and Legend of Vasco da Gama, traduit en français en 2012. Il y décrit un petit noble de l’Alentejo que lui-même, ses descendants et ses panégyristes, Camões en tête avec Os Lusíadas en 1572, ont changé en grand Argonaute. Geneviève Bouchon publiait la même année sa biographie chez Fayard, et Dejanirah Couto a montré depuis comment le débarquement de mai 1498, devenu objet de commémoration, s’est chargé d’équivoques propices aux usages chauvins.
La correction a ses limites. Rien n’efface la boucle atlantique de 1497, qui ne doit rien aux pilotes de l’océan Indien. Rien n’efface non plus le fait marchand, des épices de Malabar arrivant à Lisbonne par mer, sans transiter par Alexandrie, dont le manuscrit recopie justement le tarif. Dès 1500, une deuxième flotte reprend la même route sous Pedro Álvares Cabral, avec deux pilotes gujaratis à bord selon Aleem.
Le prix humain se paie au retour. Contrariée par les calmes et les vents, la flotte met près de trois mois à retraverser la mer d’Arabie ; le scorbut emporte trente hommes et n’en laisse que sept ou huit valides par navire. À la mi-janvier 1499, faute de bras, on brûle le São Rafael. Le profit de soixante fois la mise que répètent les notices de vulgarisation ne renvoie, chez elles, à aucun compte. Le Bérrio de Nicolau Coelho entre dans le Tage le 10 juillet 1499, Gama est encore aux Açores à la fin d’août, et le Roteiro, arrêté devant la Guinée, laisse ces deux arrivées hors de son récit.
Planté à l’aller, ou au retour ?
Classé monument national en 1935, le padrão de Malindi, pilier que les Portugais dressaient pour marquer leur passage, domine la mer sous la garde des Musées nationaux du Kenya. Selon leur notice, les marins de Gama l’ont élevé au retour, en janvier 1499, près du palais du sultan, d’où il aurait été déplacé plus tard. Gaspar Correia le fait au contraire dresser en avril 1498, passage des Lendas non relu ici. La notice, qui ne cite pas ses sources, ne permet probablement pas de trancher.
La colonne de corail d’origine ne se voit plus. Pour la protéger de l’érosion, on l’a enveloppée d’un cône de béton, et seule en dépasse la croix, une pierre que les Musées nationaux disent avoir fait examiner et qui s’est révélée être un calcaire du Portugal, peut-être embarqué comme lest, sur laquelle on devine encore, à peine, les armes du royaume de Manuel.
Pour aller plus loin
Ce récit croise Bartolomeu Dias et le cap de 1488, dont le journal est perdu, Henri le Navigateur, prince qui ne navigua jamais, et Christophe Colomb : le pari de 1492, erreur de calcul, et Colomb mort croyant avoir atteint l’Asie cadrent l’autre route. Le traité de Tordesillas, ligne jamais mesurée, fixe le partage que la route du Cap a mis à l’épreuve. Pedro Álvares Cabral, parti en 1500 sur la même route, touche au passage la côte du Brésil ; Goa et l’Estado da Índia suivent dans la décennie suivante.
En 1497, quatre navires portugais quittent Lisbonne pour atteindre l’Inde par la mer, en faisant le tour de l’Afrique. Leur chef s’appelle Vasco de Gama. Il s’agit d’aller chercher les épices, comme le poivre ou la cannelle, que l’Europe recevait jusque-là par l’Égypte et Venise. Le voyage dure plus de deux ans et, si l’on en croit le roi du Portugal lui-même, moins de la moitié des hommes en reviennent.
Un cahier copié à la main
Presque tout ce que l’on sait du voyage vient d’un seul texte écrit par un homme de l’équipage. L’original a disparu. Il en existe une copie faite au siècle suivant, conservée aujourd’hui dans une bibliothèque de Porto, au Portugal.
L’auteur ne donne pas son nom. On pense souvent à un marin appelé Álvaro Velho, mais les preuves manquent. Le récit s’arrête brusquement sur le chemin du retour, près des côtes de l’Afrique de l’Ouest, peut-être parce que son auteur est resté là.
À la fin du cahier figure une petite liste de mots portugais traduits dans la langue parlée à Calicut, en Inde. C’est la plus ancienne liste de ce genre que l’on connaisse.
Un grand détour par l’Atlantique
Le long de la côte africaine, les vents et les courants gênent les navires. Les Portugais choisissent donc de s’éloigner très loin en mer et de décrire une immense boucle dans l’Atlantique Sud. Ils passent ainsi environ trois mois sans voir la terre.
Personne ne sait combien d’hommes se trouvaient à bord. Aucune liste d’équipage n’a été gardée, et les auteurs anciens donnent des chiffres très différents, d’un peu plus de cent à plus de deux cent cinquante. Le chiffre que l’on répète souvent mélange en réalité deux auteurs qui ne comptaient pas de la même manière.
Un pilote mal identifié
Sur la côte de l’actuel Kenya, dans la ville de Malindi, le souverain local fournit aux Portugais un pilote qui connaît la route de l’Inde. Les récits portugais disent qu’il venait du Gujarat, en Inde.
Bien plus tard, une chronique arabe, puis un savant français du XXᵉ siècle, ont affirmé que ce pilote était un célèbre navigateur arabe, Ibn Majid. Les arguments contre cette idée sont solides, mais elle circule toujours, jusque sur la présentation officielle du monument de Malindi.
Ce monument est un pilier que les Portugais ont dressé pour marquer leur passage. On ne sait pas bien s’ils l’ont planté à l’aller ou au retour. La colonne d’origine, en corail, a été enfermée dans un cône de béton pour la protéger de l’érosion. Seule en dépasse la croix, taillée dans une pierre venue du Portugal, où l’on devine encore les armes du royaume.
Une chose est sûre. Sans le savoir des marins de l’océan Indien, sur les vents et sur les étoiles, les Portugais n’auraient pas traversé.
Calicut ne les attendait pas
Arrivés devant Calicut en mai 1498, les Portugais pensent trouver des chrétiens. Ils prennent un temple hindou pour une église et les divinités peintes sur ses murs pour des saints. Au retour de la flotte, le roi du Portugal écrit même à Rome que le souverain de Calicut est chrétien.
Vasco de Gama prépare pour le souverain un présent de tissus, de chapeaux, de sucre et de miel. Les gens du palais éclatent de rire, car à un roi on offre de l’or. Le souverain fait savoir que son pays est riche en épices et qu’il veut en échange de l’or, de l’argent et du corail. Les marchands musulmans de la ville voient les nouveaux venus d’un mauvais œil.
Un retour difficile, une légende tenace
Le retour est très dur. La traversée jusqu’à l’Afrique prend près de trois mois, et une maladie, le scorbut, tue trente hommes. Un des navires est brûlé, faute de marins pour le manœuvrer. Les survivants rentrent à Lisbonne pendant l’été 1499.
Ensuite, la famille de Vasco de Gama et des poètes ont fait de lui un héros national. Des historiens ont depuis montré comment cette légende s’est construite.
Le voyage garde pourtant son importance. Des épices achetées en Inde arrivent désormais à Lisbonne par la mer, sans passer par l’Égypte, et une deuxième flotte repart dès 1500 sur la même route.
Le manuscrit de Porto, le débat sur le nombre de marins, l’histoire du faux pilote et le pilier de Malindi sont détaillés dans l’article classique.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Roteiro da primeira viagem de Vasco da Gama à Índia, 1497-1499, copie anonyme d’un original perdu, papier, 45 feuillets, 287 × 205 mm, première moitié du XVIᵉ siècle, provenance monastère de Santa Cruz de Coimbra, ancienne cote Ms. 145, récit interrompu au fol. 40r (25 avril 1499), liste de 122 mots de la « langue de Calicut » aux fol. 45r-45v ; inscrit au registre Mémoire du monde de l’Unesco en 2013 Biblioteca Pública Municipal do Porto, Ms. 804
- Diogo Köpke et António da Costa Paiva (éd.), Roteiro da viagem que em descobrimento da India pelo Cabo da Boa Esperança fez Dom Vasco da Gama em 1497, Porto, Typographia Commercial Portuense, 1838 édition princeps du Ms. 804
- E. G. Ravenstein (trad. et éd.), A Journal of the First Voyage of Vasco da Gama, 1497-1499, Londres, Hakluyt Society, 1898, première série n° 99 ; traduction utilisée pour les passages cités, exemplaire numérisé Project Gutenberg, eBook n° 46440 Hakluyt Society
Voir les 31 sources restantesMasquer les autres sources
Sources primaires (suite)
- Manuel Iᵉʳ, lettre au cardinal protecteur, Lisbonne, 28 août 1499, sur les « chrétiens » de Calicut trad. Ravenstein, 1898, appendice A
- Manuel Iᵉʳ, lettre du 20 février 1504, mention que moins de la moitié des hommes de 1497 sont revenus citée par Ravenstein, 1898, appendice E (original non consulté)
- Girolamo Sernigi, lettres écrites de Lisbonne en 1499, effectif de 118 hommes dont 63 revenus trad. Ravenstein, 1898, appendice B
- Valentim Fernandes, Descriptio Africae, manuscrit, 1507, mention d’Álvaro Velho de Barreiro Bayerische Staatsbibliothek, Munich, Cod. Hisp. 27 (cité d’après G. Fernandes, 2016)
- Fernão Lopes de Castanheda, História do descobrimento e conquista da Índia pelos portugueses, livre I, Coimbra, João Barreira et João Álvares, 1551 effectif de 148 hommes, nom du pilote « Canaqua », liste des compagnons de l’audience du 28 mai 1498
- João de Barros, Ásia, Década I, livre IV, chapitre VI, Lisbonne, première édition 1552 ou 1553, imprimeur et année exacts non contrôlés ici effectif de 170 hommes, nom du pilote « Malemo Cana »
- Gaspar Correia, Lendas da Índia, tome I, Lisbonne, Academia Real das Sciencias, 1858 effectif de 260 hommes, érection du padrão de Malindi dès avril 1498
- Qutb al-Din al-Nahrawali, al-Barq al-Yamani fi’l-fath al-’Uthmani, vers 1577, récit du pilote Ahmad ibn Majid manuscrits utilisés par G. Ferrand (Bibliothèque nationale, fonds arabe) et par A. A. Aleem (Le Caire), cotes non contrôlées ici
- Ahmad ibn Majid et Sulayman al-Mahri, instructions nautiques, manuscrits Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits, Arabe 2292 et Arabe 2559 (reproduction phototypique par G. Ferrand, Paris, Geuthner, 1921-1925)
- Ahmad ibn Majid, urjuza dite « de Sofala », poème nautique mentionnant les Portugais, manuscrit publié en fac-similé à Leningrad en 1957 d’après A. A. Aleem, cote non contrôlée ici
- Luís de Camões, Os Lusíadas, Lisbonne, António Gonçalves, 1572 mentionné d’après Subrahmanyam, édition non consultée
- Pilier de Vasco de Gama (padrão), colonne de corail sous cône de béton, croix de calcaire portugais aux armes du royaume, monument national depuis 1935 Musées nationaux du Kenya, Malindi
Bibliographie
- Geneviève Bouchon, Vasco de Gama, Paris, 1997, 409 p. Fayard
- Sanjay Subrahmanyam, Vasco de Gama. Légende et tribulations du vice-roi des Indes, traduit de l’anglais par Myriam Dennehy, Paris, 2012, 487 p. (éd. originale : The Career and Legend of Vasco da Gama, Cambridge University Press, 1997) Alma éditeur
- Paul Teyssier et Paul Valentin (trad. et annot.), Jean Aubin (prés.), Voyages de Vasco de Gama. Relations des expéditions de 1497-1499 et 1502-1503, Paris, 1995, 397 p., coll. « Magellane » Chandeigne
- Dejanirah Couto, « 1498. Vasco da Gama rencontre le souverain de Calicut », dans Romain Bertrand (dir.), L’Exploration du monde. Une autre histoire des Grandes Découvertes, Paris, 2019, p. 151 et suiv., coll. « L’Univers historique » Éditions du Seuil
- Gabriel Ferrand, « Le pilote arabe de Vasco de Gama et les instructions nautiques des Arabes au XVᵉ siècle », Annales de géographie 31 (172), 1922, p. 289-307 Annales de géographie
- Gonçalo Fernandes, « The first list of Malayalam words at the end of 15th century by a Portuguese seaman », Boletim do Museu Paraense Emílio Goeldi. Ciências Humanas 11 (3), 2016, p. 793-809, DOI 10,1590/1981,81222016000300014 Museu Paraense Emílio Goeldihttps://doi.org/10.1590/1981.81222016000300014
- Dominic Scheim, « 1498 : The Roteiro on the Confrontation of Vasco da Gama with Muslim Merchants in Calicut », Transmediterranean History 5 (1), 2023, DOI 10,18148/tmh/2023,5.1,47 Universität Konstanzhttps://doi.org/10.18148/tmh/2023.5.1.47
Sources en ligne
- « Journal of the first voyage of Vasco da Gama to India, 1497-1499 » UNESCO, Mémoire du mondehttps://www.unesco.org/en/memory-world/journal-first-voyage-vasco-da-gama-india-1497-1499
- « Registre de la Mémoire du monde internationale. Roteiro da primeira viagem de Vasco da Gama à Índia, 1497-1499 », dossier de candidature, version française UNESCOhttps://media.unesco.org/sites/default/files/webform/mow001/portugal_first_voyage_vasco_da_gama_to_india_fr.pdf
- « The Project Gutenberg eBook of A Journal of First Voyage of Vasco da Gama, translated by E. G. Ravenstein » Project Gutenberghttps://www.gutenberg.org/files/46440/46440-h/46440-h.htm
- « Muster-roll of Vasco da Gama’s fleet (E) », appendice de l’édition Ravenstein Cambridge Core, Cambridge University Presshttps://www.cambridge.org/core/books/abs/journal-of-the-first-voyage-of-vasco-da-gama-14971499/musterroll-of-vasco-da-gamas-fleet/B2596717F749402D2A649E784CCCE908
- « The first list of Malayalam words at the end of 15th century by a Portuguese seaman » Redalychttps://www.redalyc.org/pdf/3940/394054354014.pdf
- « Le pilote arabe de Vasco de Gama et les instructions nautiques des arabes au XVe siècle » Perséehttps://www.persee.fr/doc/geo_0003-4010_1922_num_31_172_10123
- « Arabe 2559 », notice du manuscrit Bibliothèque nationale de France, Archives et manuscritshttps://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc304739
- Anwar A. Aleem, « History of Arab navigation in the Indian Ocean » dépôt institutionnel du Central Marine Fisheries Research Institutehttps://eprints.cmfri.org.in/2469/1/Article_29.pdf
- « Vasco Da Gama Pillar » National Museums of Kenyahttps://museums.or.ke/vasco-dagama-pillar/
- « 1498. Vasco da Gama rencontre le souverain de Calicut » Cairn.infohttps://shs.cairn.info/l-exploration-du-monde-une-autre-histoire-des-grandes-decouvertes--9782021406252-page-151?lang=fr&tab=bibliographie
- « Notice bibliographique Voyages de Vasco de Gama : relations des expéditions de 1497-1499 et 1502-1503 : récits et témoignages » catalogue général de la Bibliothèque nationale de Francehttps://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb358352224
- « 1498 : The Roteiro on the Confrontation of Vasco da Gama with Muslim Merchants in Calicut » Transmediterranean History, Universität Konstanzhttps://ojs.ub.uni-konstanz.de/transmed/index.php/tmh/article/view/47


%2C_Cape_Peninsula_National_Park%2C_Cape_of_Good_Hope_--_2024_--_3305.jpg?width=500)

.jpg?width=500)

.jpg?width=500)

_-_Lucrezia_Borgia%2C_Duchess_of_Ferrara_-_Google_Art_Project.jpg?width=500)




.jpg?width=500)