Dans les années 1120, l’abbé de Cluny prend la plume contre les moines blancs. Pierre le Vénérable adresse à Bernard de Clairvaux une longue lettre, la vingt-huitième de son recueil, où il les traite de pharisiens. Le reproche porte sur l’usage qu’ils font de leur pauvreté, comparer les observances, juger les maisons voisines et tirer gloire d’une rudesse affichée. C’est encore la première question posée à Cîteaux, et elle a ceci de commode qu’on peut la vérifier sur des objets datés.
Une fondation connue par ses propres récits
En 1098, un groupe de moines quitte Molesme, dans le nord de la Bourgogne, pour un lieu boisé et humide au sud de Dijon. Robert, leur abbé, repartira dès l’année suivante ; Aubry lui succède, puis Étienne Harding en 1109. La tradition de l’ordre place la naissance du Nouveau Monastère au 21 mars, jour doublement marqué, dimanche des Rameaux et fête de saint Benoît.
L’installation n’a rien d’une retraite sauvage. Elle mobilise le légat pontifical Hugues, archevêque de Lyon, les papes Urbain II et Pascal II, les évêques de Langres, d’Autun et de Chalon-sur-Saône, les abbés de Tournus et de Saint-Bénigne. Martha Newman rappelle que les trois fondateurs occupaient déjà des charges administratives à Molesme et savaient traiter avec la hiérarchie.
Tout cela se lit dans un seul texte, l’Exordium parvum, le Petit Exorde. Il compte dix-huit chapitres dont la moitié sont des copies de lettres et de privilèges. Aucun des neuf documents qu’il enchâsse n’est confirmé ailleurs que dans la tradition manuscrite cistercienne, et sa date de rédaction fait débat depuis soixante-dix ans.
Philippe Guignard, qui l’édite en 1878, y voyait l’introduction historique de la Charte de charité, ce texte qui règle les rapports entre abbayes et que Calixte II approuve en 1119. Jean-A. Lefèvre l’a repoussé en 1955 jusqu’à 1151, y lisant l’effort d’une communauté pour masquer une fondation irrégulière. Constance Berman est allée plus loin en 2000, datant le récit de 1170 et tenant la bulle de 1119 pour un faux de la même occasion ; sa thèse a été discutée par Florent Cygler dans la Revue Mabillon. Chrysogonus Waddell et Jean-Baptiste Auberger tiennent une position intermédiaire, celle d’un texte composite dont le noyau remonte à Étienne Harding ou à son entourage, vers 1113 selon Waddell, et dont les derniers chapitres datent des années 1130 et 1140. Alexis Grélois note que les manuscrits au cœur de la dispute attendent toujours l’examen d’un paléographe.
Un détail de vocabulaire pèse dans la balance. Dans le noyau ancien, les moines opposent le monastère et le désert, deux formes de vie religieuse, sans jamais parler d’observance littérale de la Règle. Les formules de réforme, l’observance tenue « tièdement et négligemment » à Molesme, la vie « plus étroite », se lisent dans les lettres du légat et dans le privilège de Pascal II. Elles viennent de la chancellerie, pas du cloître.
Un abbé anglais, des rabbins et des lettrines peuplées
Étienne Harding venait d’Angleterre et avait été moine à Sherborne avant de passer sur le continent. Élu abbé en 1109, il entreprend d’établir un texte biblique fiable. Le résultat tient en quatre volumes de parchemin conservés à la Bibliothèque municipale de Dijon sous les cotes 12 à 15 ; le troisième mesure 425 sur 300 millimètres et compte 204 feuillets. À la fin du deuxième volume, au folio 150, un avertissement daté de 1109 expose la méthode. Harding a collationné plusieurs exemplaires pour se rapprocher au plus près de la Vulgate de Jérôme, effacé les leçons fautives, noté les variantes, et il a fait appel à des juifs instruits pour confronter les passages douteux au texte hébreu. Deux ans plus tard, le même scribe achève une copie des Moralia in Job de Grégoire le Grand, dont un volume porte un colophon daté de la veille de Noël 1111. Ces livres sont à Dijon sous les cotes 168 à 170, avec le ms. 173 pour les livres 17 à 35, que Yolanta Załuska situe dans la deuxième décennie du siècle. Leurs initiales sont formées de corps humains, et plusieurs de ces corps sont ceux de moines cisterciens au travail, vêtus d’habits élimés. Le style est anglais, et Anne Lawrence juge probable que l’abbé ait employé un artiste formé outre-Manche. Un commentaire de Jérôme sur Jérémie, copié pour lui à l’abbaye Saint-Vaast d’Arras en 1125 et 1126, porte même une miniature de présentation où l’abbé de Cîteaux figure aux côtés de son hôte, le scribe agenouillé à leurs pieds.
Ces manuscrits ne sont pas des exceptions. Dix-sept livres du premier Cîteaux sont richement décorés, et un groupe antérieur à 1134 montre des parentés de style avec la cour de Bourgogne et avec Cluny.
« Littere unius coloris fiant, et non depicte »
Le premier texte normatif cistercien qui parle des livres ne parle pas de leur décor intérieur. Daté d’entre 1109 et 1119, intitulé De firmaculis librorum, il interdit les fermoirs et les plats d’or, d’argent ou de vermeil pour les livres gardés dans les églises, ainsi que les étoffes dont on les couvrait. Des initiales, rien.
Il faut attendre un statut intitulé De litteris vel vitreis, daté par les éditeurs d’environ 1145 à 1151, pour lire la phrase qui a fait la réputation de l’ordre. « Littere unius coloris fiant, et non depicte », que les lettres soient d’une seule couleur et non peintes. Le même article règle les verrières, blanches, sans croix ni figures. La brièveté de la formule suppose une idée déjà partagée, et son silence sur les miniatures se comprend mieux si celles-ci étaient devenues hors de question.
D’où vient ce durcissement ? La réponse traditionnelle met Bernard en cause, et Conrad Rudolph l’a formulée nettement en 1990 : l’ascétisme artistique extrême n’intéressait pas la première génération, et les statuts qui comptent pour l’histoire de l’art relèvent d’un renversement mené par la seconde. L’argument a du poids. Cîteaux enlumine encore dans les années 1130, Bernard écrit vers 1125 son Apologie à Guillaume, abbé de Saint-Thierry, dont les chapitres 28 et 29 s’en prennent aux peintures, aux sculptures, à l’or et à l’argent dans les monastères, et le statut sur les lettres tombe peu après sa mort. Un autre statut, De sculpturis et picturis et cruce lignea, est daté d’entre 1122 et 1135 environ, donc contemporain de l’Apologie.
Aucun des deux ne cite l’autre.
Anne Lawrence a repris le raisonnement et lui oppose plusieurs faits. L’Apologie ne dit pas un mot des manuscrits. Elle a été écrite à la demande de Guillaume de Saint-Thierry, dans un moment où les cisterciens passaient pour des calomniateurs, et sa fonction était de défendre des usages déjà en vigueur, ce qui rend peu vraisemblable une attaque déguisée contre l’abbaye mère. Les lettres et les sermons de Bernard ignorent presque entièrement les bâtiments et leur ornement ; une lettre au peuple de Rome lui reproche même d’avoir dépouillé d’or et d’argent les vases de l’autel et les images saintes. Guillaume, lui, écrit sur la proportion des corps et sur les pièges de la mémoire visuelle, et c’est lui qui note dans la Vita prima que Bernard, après un an à Cîteaux, n’avait retenu aucun détail de la salle des novices.
On ne sait pas trancher lequel, du statut ou de l’Apologie, a influencé l’autre. Le calendrier, lui, est assuré. La simplicité des vases et des vêtements liturgiques est arrêtée avant 1119, celle des sculptures et des peintures dans les années 1120, celle des initiales seulement au milieu du siècle.
Cinquante mètres de forge dans un vallon drainé
Fontenay a été fondée en 1118 ou en 1119, les deux dates circulent ; on suivra ici 1119, celle de la notice du bien classé, faute d’argument décisif dans l’autre sens. L’église a été bâtie entre 1139 et 1147 sous l’abbé Guillaume, avec l’argent d’Ébrard, évêque de Norwich, et consacrée par Eugène III, ancien moine de Clairvaux devenu pape. Plan basilical en croix latine, nef aux murs aveugles, transept sans tour.
À l’écart des bâtiments religieux, au bord du ruisseau canalisé, se dresse un édifice de plus de cinquante mètres de long, épaulé par une file de contreforts. C’est la forge, élevée à la fin du XIIᵉ siècle. Elle abritait deux fourneaux et des moulins actionnant des marteaux hydrauliques, dont un a été reconstitué. Les puits des anciennes mines de fer se retrouvent dans les bois du vallon, un marécage que les moines ont drainé, et la vente de la production procurait à l’abbaye des ressources importantes.
L’économie cistercienne du XIIᵉ siècle a été refaite par les chartes et par l’archéologie du parcellaire. Constance Berman a montré que les terres passées aux mains des moines étaient presque toutes déjà occupées et cultivées, avec leurs chemins, leurs moulins, leurs fermes et des noms de lieux en place, et qu’il fut rare qu’une abbaye cistercienne défriche à neuf. Constituer une grange, c’est-à-dire une exploitation d’un seul tenant confiée à des frères convers, ces religieux non-clercs chargés du travail de la terre, supposait des centaines de contrats. Constance Bouchard relève que peu d’abbayes cisterciennes anciennes possèdent une charte de fondation, et l’explique par le rang modeste des chevaliers qui les ont soutenues. Dans les textes de l’ordre, le mot de désert désigne une forme de vie religieuse avant de désigner un lieu.
Clairvaux avant l’ordre
Bernard entre à Cîteaux en 1113 et fonde Clairvaux deux ans plus tard, dans un vallon de l’Aube. Le premier monastère, occupé de 1115 à 1135, n’a laissé que quelques murs. Le second est bâti un peu plus loin ; son église, commencée en 1135 et consacrée en 1174, mesurait 106 mètres de long et 54 au transept. Les fouilles menées entre 1980 et 2013 ont surtout porté sur le bâtiment des convers, 74 mètres sur 21, dont elles ont précisé les sols, mortier au réfectoire, terre battue au cellier.
Le plan de l’église, lui, n’est pas connu, et deux notices se contredisent sur son chevet. L’inventaire régional le suppose plat ; Alain Rauwel, suivant une observation du père Dimier, rattache la consécration de 1174 à un sanctuaire neuf, à déambulatoire et chapelles rayonnantes, mieux adapté au culte d’un corps saint. L’abbatiale ayant été démolie au début du XIXᵉ siècle, le désaccord ne se règle pas sur pièce.
Cette date de 1174 n’est pas celle qu’on attendrait. Bernard meurt le 20 août 1153 et sa canonisation traîne plus de vingt ans. Rauwel en donne la raison la plus directe. Bernard avait agi en abbé de Clairvaux et pour la gloire de Clairvaux, bien plus que pour un ordre dont l’identité et l’autorité restaient chancelantes de son vivant, et le chapitre général n’a pas su présenter un front commun à Rome. Les décomptes d’abbayes filles varient d’ailleurs d’une liste à l’autre, de cent soixante-neuf à plus de trois cent cinquante, et aucun ne repose sur un recensement. La proclamation vient le 18 janvier 1174, sans cérémonie, par quatre lettres pontificales adressées à l’Église des Gaules, au roi, aux abbés de l’ordre et à la communauté de Clairvaux.
Il faudra attendre 1202 et une décision d’Innocent III pour que Bernard reçoive un office liturgique propre. La même année, la première codification des statuts de l’ordre reprend la règle sur les lettres et la corrige. Les initiales seront désormais sans image, sans or et sans argent ; l’obligation de la couleur unique, elle, disparaît, sans doute parce que les scriptoria ne l’avaient jamais vraiment suivie.
Pour aller plus loin
La question croise l’histoire de Cluny et de son troisième chantier, la plus grande église d’Occident latin, dont l’ombre explique une part de la polémique entre moines noirs et moines blancs. Elle rejoint Suger et Saint-Denis, ainsi que la querelle de Bernard avec Abélard, où se joue une autre définition de ce qu’un moine doit savoir.
On se représente les moines de Cîteaux comme des hommes de murs nus et de vitres blanches, et saint Bernard comme celui qui aurait imposé ce dépouillement. L’abbaye naît en Bourgogne en 1098, quand des moines quittent leur monastère pour vivre plus pauvrement. Bernard les rejoint quinze ans plus tard. Ce qu’on peut vérifier, ce sont les objets qu’ils ont laissés et les règlements qu’ils ont écrits.
Des livres pleins de figures
Le premier abbé anglais de Cîteaux s’appelait Étienne Harding. Il a voulu un texte de la Bible aussi exact que possible et a fait comparer les passages douteux avec l’original hébreu, en s’adressant à des juifs instruits de la région. Le manuscrit qu’il a fait faire tient en quatre gros volumes de peau. Ils sont aujourd’hui à la bibliothèque de Dijon.
Ces volumes sont décorés. Le même atelier a copié, deux ans après, un commentaire du livre de Job dont la dernière page porte une date, la veille de Noël 1111. Ses grandes lettres de début de chapitre sont dessinées avec des corps humains. On y voit des moines qui travaillent, en habits usés. Une dizaine d’autres livres de cette époque sont également ornés.
L’interdiction vient plus tard
Les abbés cisterciens se réunissaient chaque année et prenaient des décisions écrites. La plus ancienne de ces décisions qui parle des livres ne s’occupe que de leur extérieur. Elle défend les fermoirs et les plaques d’or ou d’argent sur les volumes rangés dans l’église. Des images à l’intérieur, elle ne dit rien.
Le règlement qui exige des lettres d’une seule couleur, sans peinture, arrive beaucoup plus tard, au milieu du siècle. Le même article demande des vitres blanches, sans croix ni figures. Un demi-siècle sépare donc la fondation de cette interdiction. Entre les deux, Bernard a écrit un texte célèbre contre le luxe des monastères, où il ne parle jamais des manuscrits.
Les spécialistes se divisent sur ce point. Les uns voient dans ce durcissement l’œuvre de Bernard et de sa génération, qui aurait renversé les habitudes des fondateurs. Ils ont un bon argument, puisque Cîteaux continuait d’enluminer trente ans après sa fondation et que la règle sur les lettres tombe juste après la mort de l’abbé. D’autres répondent que Bernard s’intéressait très peu aux images, que ses lettres et ses sermons n’en parlent presque jamais, et qu’un ami à lui, bien plus sensible aux formes, lui avait soufflé le sujet de son texte. Ce même ami raconte que Bernard, au bout d’un an au monastère, était incapable de décrire la salle où il avait dormi.
Le fer et la terre
L’austérité ne voulait pas dire la misère. À Fontenay, en Bourgogne, les moines ont drainé un fond de vallée marécageux, creusé des puits pour extraire le minerai et bâti au bord du ruisseau un atelier de plus de cinquante mètres de long. Deux fourneaux y fonctionnaient, et des roues à eau soulevaient de gros marteaux. La vente du fer rapportait beaucoup à l’abbaye.
Les terres suivaient la même logique. On a longtemps cru que ces moines s’installaient dans le vide et défrichaient. Les actes de donation montrent autre chose. Les terrains qu’ils reçoivent sont presque toujours déjà habités et cultivés, avec des chemins, des moulins, des fermes et des noms de lieux anciens. Pour former un domaine d’un seul tenant, il fallait des centaines de contrats et beaucoup d’argent. Le travail était confié à des frères convers, des religieux qui ne chantaient pas l’office et vivaient sur les fermes.
Ce qui reste sans réponse
Le récit officiel des origines est un texte unique, connu seulement par des copies faites dans l’ordre lui-même. Aucune des lettres qu’il recopie n’est confirmée ailleurs. Les historiens ne s’accordent pas sur sa date, et l’écart entre leurs propositions dépasse cinquante ans. On a rappelé récemment que les manuscrits en cause n’ont toujours pas été examinés par un spécialiste de l’écriture.
L’ordre lui-même a mis longtemps à devenir un ordre. Bernard a travaillé pour son abbaye plus que pour un ensemble d’abbayes, et il a fallu attendre vingt ans après sa mort, en 1174, pour que Rome le déclare saint.
En 1202, les moines ont réécrit leur règlement sur les lettres. Ils ont maintenu l’interdiction des images, de l’or et de l’argent, et laissé tomber celle de la seconde couleur, que personne ne respectait vraiment.
La version complète donne la phrase latine exacte du règlement, la cote des quatre volumes de la bible de Dijon et le détail du désaccord entre historiens sur la date du récit fondateur.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Exordium parvum, prologue et chapitres 2, 5 et 15, récit des origines de Cîteaux avec ses neuf actes enchâssés édition de référence de Chrysogonus Waddell, Narrative and Legislative Texts from Early Cîteaux, Achel, 1999
- Charte de charité, texte réglant les rapports entre abbayes, approuvée par Calixte II en 1119 même édition
- Statut « De firmaculis librorum », vers 1109-1119, interdiction des fermoirs et des plats d’or, d’argent ou de vermeil recueil des statuts du chapitre général cistercien
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Sources primaires (suite)
- Statut « De litteris vel vitreis », vers 1145-1151 : « Littere unius coloris fiant, et non depicte » même recueil
- Statut « De sculpturis et picturis et cruce lignea », vers 1122-1135 même recueil
- Première codification des statuts cisterciens, 1202, nouvelle rédaction de la règle sur les lettres même recueil
- Bible dite de saint Étienne Harding, quatre volumes de parchemin, avertissement daté de 1109 au folio 150 du deuxième volume, troisième volume de 425 × 300 mm et 204 feuillets Bibliothèque municipale de Dijon, ms. 12-15
- Grégoire le Grand, Moralia in Job, copie de Cîteaux, colophon daté de la veille de Noël 1111, initiales à corps humains Bibliothèque municipale de Dijon, ms. 168-170 et ms. 173 pour les livres 17-35
- Jérôme, Commentaire sur Jérémie, copié pour Étienne Harding à Saint-Vaast d’Arras en 1125-1126, miniature de présentation Bibliothèque municipale de Dijon, ms. 130
- Bernard de Clairvaux, Apologia ad Guillelmum abbatem, chapitres 16, 28 et 29 Sancti Bernardi Opera, t. III, éd. Jean Leclercq et Henri-Marie Rochais, Rome, 1963, p. 81-108
- Bernard de Clairvaux, lettre au peuple de Rome sur le dépouillement des vases d’autel et des images Sancti Bernardi Opera, t. VIII, éd. Jean Leclercq et Henri-Marie Rochais, Rome, 1977, p. 130-134
- Guillaume de Saint-Thierry, Vita prima sancti Bernardi, livre I, chapitre 4 Patrologie latine, t. 185, col. 238
- Pierre le Vénérable, lettre 28 à Bernard de Clairvaux The Letters of Peter the Venerable, éd. Giles Constable, Cambridge (Mass.), 1967, t. I, p. 52-101
- Forge de l’abbaye de Fontenay, fin du XIIᵉ siècle, plus de cinquante mètres de long, deux fourneaux et moulins à marteaux hydrauliques abbaye de Fontenay, Marmagne (Côte-d’Or)
- Bâtiment des convers de l’abbaye de Clairvaux, 74 × 21 m, trois vaisseaux sur croisées d’ogives, sols relevés en fouille Ville-sous-la-Ferté (Aube)
Bibliographie
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- Florent Cygler, « Un ordre cistercien au XIIᵉ siècle ? Mythe historique ou mystification historiographique ? À propos d’un livre récent », Revue Mabillon 74, 2002, p. 307-328 Revue Mabillon
- Conrad Rudolph, The « Things of Greater Importance ». Bernard of Clairvaux’s « Apologia » and the Medieval Attitude Toward Art, Philadelphie, 1990 University of Pennsylvania Press
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- Georges Duby, Recueil des pancartes de l’abbaye de La Ferté-sur-Grosne (1113-1178), Gap, 1953 Éditions Ophrys
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- Philippe Guignard (éd.), Les monuments primitifs de la règle cistercienne, Dijon, 1878 Imprimerie Darantière
Sources en ligne
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- « Dijon. Bibliothèque municipale, Ms. 14 » Biblissimahttps://portail.biblissima.fr/fr/ark:/43093/mdata593dde2ee858704bad7b8732dc6023554dd011d0
- « Dijon. Bibliothèque municipale, Ms. 168 » Biblissimahttps://portail.biblissima.fr/fr/ark:/43093/mdatac1a30566c01f2555cf89756f22bc24d53ae25dbf
- « Manuscrit - Dijon, BM, 173 (0137) » Initiale, base des manuscrits enluminés de l’IRHT-CNRShttps://initiale.irht.cnrs.fr/codex/1851
- « La forge » Abbaye de Fontenayhttps://www.abbayedefontenay.com/decouvrir-fontenay/l-abbaye-et-ses-jardins/la-forge
- « Le vallon de Fontenay » Abbaye de Fontenayhttps://www.abbayedefontenay.com/decouvrir-fontenay/le-vallon-de-fontenay
- « Abbaye cistercienne de Fontenay » UNESCO, Centre du patrimoine mondialhttps://whc.unesco.org/fr/list/165/
- « Abbaye cistercienne de Fontenay » Association des biens français du patrimoine mondialhttps://www.assofrance-patrimoinemondial.org/biens-inscrits/abbaye-cistercienne-de-fontenay/
- « Ancienne abbaye de Clairvaux » Inventaire général du patrimoine culturel, région Grand Esthttps://inventaire.grandest.fr/gertrude-diffusion/dossier/IA10001320
- « Canonisation de Bernard de Clairvaux », par Alain Rauwel France Mémoire, Institut de Francehttps://www.france-memoire.fr/canonisation-de-bernard-de-clairvaux/
- « Reformed Monasticism and the Narrative of Cistercian Beginnings » Church History, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/church-history/article/reformed-monasticism-and-the-narrative-of-cistercian-beginnings/AB203A8AED12A7FE5817F064C2F5B032
- « Cistercian Decoration : Twelfth-Century Legislation on Illumination and its Interpretation in England » Graduate Centre for Medieval Studies, University of Readinghttps://www.reading.ac.uk/gcms/-/media/project/functions/research/graduate-centre-for-medieval-studies/documents/rms199502-a-lawrence-cistercian-decoration.pdf
- « Agriculture and economies (Chapter 8) » The Cambridge Companion to the Cistercian Order, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/books/cambridge-companion-to-the-cistercian-order/agriculture-and-economies/F68482067D0D08B68E432548A699AC1C









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