Benoît Dumolin trouvait le portail irrégulier. Dans son Histoire et description de la ville et des environs de Cluny, rédigée entre 1749 et 1778 et conservée sous la cote ms. 71 au musée d’art et d’archéologie de Cluny, il donne à l’entrée de l’avant-nef environ 26 pieds de haut pour 16 de large, proportion qui « en marque évidemment l’irrégularité ». Au-dessus, il compte vingt branches à la grande rose et lui prête une trentaine de pieds de diamètre. Dumolin meurt en 1798, l’année où la majeure partie de l’abbaye est vendue, le 24 avril, et où commence le démontage de Cluny III.
Une rue à travers l’avant-nef
Le démontage commence par le verre. Le 16 juillet 1798, tous les vitraux sont brisés ; privée de ses barres de fer, la grande rose s’effondre quelques jours plus tard, et l’avant-nef, ce vestibule greffé à l’ouest sur la façade de la nef et achevé entre la fin du XIIᵉ et le début du XIIIᵉ siècle, est abattue dès le mois d’août. Ensuite, le rythme ralentit. Les deux grandes tours de l’église sont démantelées en juin 1809 pour la tour nord, en octobre 1810 pour la tour sud, et en 1811 la destruction est assez avancée pour qu’un autre descripteur de l’abbaye se contente de reprendre le texte de Dumolin, selon l’étude de la façade gothique publiée en 2011 par Juliette Rollier-Hanselmann, Camille Collomb et Gaëlle Ferdek. Avant d’être démonté en 1818, le chœur est dessiné par Jean-Baptiste Lallemand, et ses huit chapiteaux tombent sur le dallage l’année suivante. La démolition s’achève en 1823, après qu’on a employé la poudre pour aller plus vite.
Le grand portail roman en a fait les frais. Daté entre 1100 et 1120, il mesurait 5,60 mètres de large pour 3,25 de haut, et Dumolin le décrit avec un tympan et un linteau taillés chacun dans un seul bloc, sans trumeau pour les soutenir. Ses morceaux ont été retrouvés dans les remblais d’une rue percée à travers l’avant-nef, et il en subsiste entre 5 et 10 %, selon l’étude publiée en 2010 par Juliette Rollier-Hanselmann et Stéphanie Castandet. Au printemps 1988, le dégagement de l’avant-nef, que la direction régionale des affaires culturelles qualifie elle-même de brutal, remue 2 000 mètres cubes de terre. On en trie 1 500, qui livrent plus de 6 000 fragments sculptés. De l’église elle-même, il reste debout 8 % de l’élévation d’origine, pour l’essentiel le bras sud du grand transept, coiffé du clocher de l’Eau-Bénite, et le bras sud du petit transept.
Un morceau de la demi-rose gothique est encore remployé contre la façade d’une maison de Cluny.
Kenneth John Conant
Le chiffre de 187 mètres, que répètent guides et encyclopédies, remonte à un professeur d’architecture de Harvard arrivé à Cluny en 1928, à 34 ans, avec le soutien de la Mediaeval Academy of America. Jusqu’en 1950, Kenneth John Conant procède par sondages pour retrouver les murs et les piliers que montrent les plans anciens, publie ses premiers résultats dans Speculum, puis sa synthèse en 1968, Cluny. Les églises et la maison du chef d’ordre. C’est lui qui numérote les églises du site, Cluny I, II et III. Le nom de Maior ecclesia, la grande église, qu’emploient aujourd’hui l’abbaye et les archéologues, est préférable, parce que les fouilles de 2006 à 2013 ont décomposé la deuxième église en plusieurs états et laissé la première sans emplacement assuré.
Les chiffres ne concordent pas d’une source à l’autre. On lit dans la plupart des présentations 187 mètres de long et 30 mètres sous voûte. Dans la brochure archéologique publiée en 2010 par la direction régionale des affaires culturelles de Bourgogne, l’église compte 150 mètres pour cinq vaisseaux. L’Encyclopædia Universalis retient près de 140 mètres sans l’avant-nef, 30 mètres sous la voûte de la nef et 33 sous les coupoles des clochers ; le livre d’Anne Baud, paru en 2003, fait monter les voûtes à 32 mètres. Selon toute probabilité, l’écart de longueur tient à l’avant-nef, comptée ou non. Ces chiffres sortent tous de restitutions, fondées sur les plans anciens et les fondations retrouvées. Le superlatif, lui, se mesure selon Anne Baud à l’étendue au sol et au développement du chevet, et c’est à ce titre que l’église de Cluny n’est dépassée qu’au XVIᵉ siècle, par le nouveau Saint-Pierre de Rome.
Conant s’est trompé sur plusieurs points, et les fouilles reprises en 1988 l’ont montré. Il attribuait à sa première église, son Cluny I, des maçonneries trouvées en fondation dans la cour de la Congrégation et sous le grand transept, et les campagnes des années 1990, dirigées notamment par Anne Baud, ont prouvé que c’était impossible. Son travail garde pourtant des défenseurs sérieux. Dans le volume dirigé en 2019 par Anne Baud et Christian Sapin, le regretté Walter Berry rappelle que Conant s’était formé sur des chantiers mésoaméricains et que, s’il fouillait par niveaux horizontaux arbitraires selon la méthode alors dominante, il relevait avec soin ses coupes stratigraphiques. Son fonds, plus de 10 000 documents, a été numérisé et ses carnets sont recoupés avec les fouilles récentes. Ses mesures tiennent souvent. En 2009-2010, la courbure d’un bloc de l’oculus central de la grande rose, numérisé pour la restitution en trois dimensions, a donné à cette rose un diamètre de 8 958 mètres, quand Conant proposait 8,97.
Il avait aussi le goût de la démonstration. À l’été 1933, il fait dresser dans la cour du Fogg Museum une réplique de l’hémicycle du chœur haute de 45 pieds, garnie des moulages des chapiteaux, et pose devant elle l’année suivante dans une robe universitaire qui évoque l’habit bénédictin. Les moulages partent en 1936 pour Mount Holyoke College et ne reviennent à Harvard qu’en 2008.
Saint Pierre tend les cordes
Le récit qui fonde l’église vient du ciel. Gunzo, ancien abbé de Baume-les-Messieurs, dans le Jura, est malade à Cluny quand les apôtres Pierre et Paul lui apparaissent une nuit, accompagnés du premier martyr, Étienne. Pierre lui donne les mesures d’une église plus grande et lui promet sept années de vie s’il porte l’ordre à l’abbé Hugues. Trois versions de la vie d’Hugues de Semur rapportent la scène, parmi lesquelles celle du moine Gilon, vers 1120, et celle d’Hildebert de Lavardin, en 1121, une génération après les faits. Au folio 43 du manuscrit Latin 17716 de la Bibliothèque nationale de France, recueil de 102 feuillets copié à Cluny après 1189 par un seul scribe et peint par un seul artiste, on voit les trois saints apparaître à Gunzo, puis Gunzo parler à Hugues. La peinture se trouve dans la partie du volume qui transmet, remaniés et interpolés, les Miracles de Pierre le Vénérable, à un siècle de l’événement. En 2021, Günther Binding et Susanne Linscheid-Burdich ont relu les grosses cordes que manient les personnages à la lumière des manuels d’arpenteurs antiques, et y reconnaissent des lignes directrices tendues en croix, à angle droit, pour préparer le tracé du plan au sol, et non des cordeaux de mesure.
Les mêmes auteurs font résider Gunzo à Cluny à partir de 1089 et le font mourir avant 1093. Si l’on suit cette chronologie, qui n’est pas celle de Lorris Chevalier, lequel place la maladie de l’abbé vers 1080, le songe survient après l’ouverture du chantier en 1088, et le récit, que Chevalier lit comme un instrument de légitimation de l’entreprise, aurait alors servi à couvrir après coup, par l’autorité de l’apôtre patron de l’abbaye, une décision déjà prise par Hugues et déjà inscrite dans le sol. On ne sait pas trancher, faute de document indépendant des récits hagiographiques.
L’erreur moderne est mieux datée. Conant a compris l’expression architectum nostrum, employée dans les Miracula et dans la vie par Gilon, comme si Gunzo avait été l’architecte de l’église ; selon Lorris Chevalier, le texte désigne l’abbé Hugues. Anne Baud a remis la tradition en cause en 2003 par une relecture des sources, et elle restitue plutôt un ou plusieurs maîtres d’œuvre formés sur les chantiers, nommés par l’abbé et peut-être déjà employés à Payerne ou à La Charité-sur-Loire. Une autre tradition, que reprend en 2010 la brochure de la direction régionale, fait d’Hézelon de Liège l’architecte qui a changé le songe en église, et les programmes de restauration et de restitution numérique lancés pour le onzième centenaire portent les noms des deux moines.
Vingt mètres, puis trente
Pendant des décennies, on a cru le chantier facile à restituer, conduit d’est en ouest à partir du chevet, comme le voulait Conant. En 1993, la fouille du bras sud du grand transept a changé la lecture. Sous les maçonneries, les archéologues ont retrouvé de grands murs de chaînage formant une large semelle en grille, posée pour stabiliser un terrain d’alluvions en légère pente. Anne Baud en a tiré une autre chronologie, qui fait commencer les travaux dans ce bras sud avant de les faire progresser par tranches vers l’est et vers l’ouest ; Christine Smith, commissaire de l’exposition que Harvard a consacrée à Conant en 2025, juge la question encore controversée, en renvoyant au bilan publié par Anne Baud en 2021. Le même bras porte la trace d’un changement de projet. Les observations faites sur sa troisième travée montrent qu’on est passé en cours de construction d’une hauteur prévue de 20 mètres sous voûte à 30 mètres, une élévation que la direction régionale tient pour inégalée en Occident à cette période. Anne Baud y voit la raison du choix du berceau brisé, une voûte continue dont l’arc est légèrement pointu.
Les étapes datées se comptent sur les doigts. Le 25 octobre 1095, quelques semaines avant de prêcher la croisade à Clermont, Urbain II consacre à Cluny cinq autels du chevet, le maître-autel, l’autel matutinal et ceux des trois chapelles rayonnantes les plus orientales. À la mort d’Hugues, en 1109, l’église compte peut-être vingt-cinq autels, multipliés pour les messes privées. Innocent II la dédicace en 1130, date qui marque pour Anne Baud la fin des travaux de la nef. L’avant-nef vient ensuite, et sa façade gothique est probablement achevée sous l’abbé Roland de Hainaut, entre 1220 et 1228.
Sculptés avant ou après la pose ?
Huit chapiteaux de calcaire local couronnaient les colonnes de l’hémicycle du chœur, à environ neuf mètres au-dessus du dallage du déambulatoire. Six des fûts étaient des colonnes antiques de marbre cipolin et de Carrare remployées, les deux autres étaient en calcaire peint pour imiter le marbre. Les corbeilles portent les saisons, les vents, les vertus et les fleuves du paradis ; deux d’entre elles figurent par des musiciens, logés pour une part dans des mandorles inscrites, les huit tons du chant liturgique, c’est-à-dire ses huit modes. Les originaux sont exposés dans le farinier de l’abbaye, un grenier du troisième quart du XIIIᵉ siècle.
Leur date divise les spécialistes depuis près d’un siècle. Conant les plaçait avant 1095, dans le chœur où Urbain II consacrait les autels, et il en voyait la preuve dans un détail de taille. Sur l’un des chapiteaux, la sculpture se prolonge sous le bloc d’imposte qui repose dessus, ce qui serait impossible si l’on avait sculpté la pierre une fois posée. D’autres chercheurs ont supposé une pose d’abord, une taille ensuite, ce qui permettait de les dater plus tard. Sébastien Biay consacre un chapitre de sa thèse, soutenue à Poitiers en 2011, à ce débat technique sur le moment où intervient le sculpteur. Par l’analyse stylistique et la comparaison avec le portail de Perrecy-les-Forges, Masuyo Darling-Tokita propose en 1998 une date vers 1105-1110. Christine Smith, qui suit pour la numérotation et l’orientation de chaque corbeille le catalogue publié en 2011 par Neil Stratford, Brigitte Maurice-Chabard et David Walsh, s’en tient à une fourchette entre 1095 et l’achèvement de 1130-1132, en jugeant très probable une date antérieure à 1120, voire à 1115. Ces positions ne se départagent pas par le style seul, parce que les chapiteaux comptent parmi les premiers chapiteaux romans à figures et que les modèles antérieurs manquent pour les comparer.
Leur ordre n’est pas connu. Conant écrivait dès 1930, dans Speculum, qu’aucune preuve directe ne renseigne sur leur emplacement, et il leur a donné une séquence dans la réplique de Harvard, une autre dans sa synthèse de 1968. On ignore aussi quelle face de chaque corbeille regardait l’autel et laquelle le déambulatoire, si bien qu’on ne sait pas s’ils formaient un programme iconographique ; Conant lui-même en doutait.
Personne ne peut donc dire si les huit corbeilles du farinier étaient déjà hissées au sommet de leurs colonnes le 25 octobre 1095, quand le pape consacrait l’autel majeur au-dessous d’elles.
Pour aller plus loin
Ce sujet prolonge l’article consacré au pouvoir de l’abbaye de Cluny, de sa charte de fondation à son réseau de prieurés. Il rejoint aussi Paray-le-Monial et La Charité-sur-Loire, églises clunisiennes encore debout sur lesquelles s’appuient les restitutions numériques de la grande église, ainsi que la querelle sur le luxe des églises qui a opposé Cluny à Cîteaux.
Quelle taille faisait la plus grande église du Moyen Âge occidental ? Elle s’élevait à Cluny, en Bourgogne, au cœur d’une puissante abbaye de moines. Les travaux commencent en 1088, sous l’abbé Hugues. L’église disparaît presque entièrement après la Révolution. Les spécialistes ne savent pas donner sa longueur au mètre près, et cette petite question en cache beaucoup d’autres.
Une géante sur le papier
On lit partout le même chiffre. L’église aurait mesuré 187 mètres de long. Pour se faire une idée, c’est un peu moins que deux terrains de football mis bout à bout. Aucune église chrétienne ne l’a dépassée en surface avant le nouveau Saint-Pierre de Rome.
Ce chiffre a pourtant été calculé au siècle dernier. Il vient d’un archéologue américain, Kenneth Conant, qui a fouillé le terrain pendant des années. D’autres documents sérieux donnent une église plus courte de plusieurs dizaines de mètres. L’écart vient sans doute du grand vestibule d’entrée, compté ou non.
Une carrière de pierres
Tout bascule en 1798, quand l’abbaye est vendue après la Révolution. Le démontage commence par le verre. Les vitraux sont brisés, puis la grande rose de la façade s’écroule, privée de ses barres de fer. La démolition s’étire ensuite sur des années, et l’on finit par employer la poudre pour aller plus vite.
Cette poudre a fait éclater le grand portail d’entrée. On a retrouvé ses morceaux sous une rue ouverte à travers les ruines. Il n’en subsiste qu’une infime partie. Des milliers d’autres fragments sculptés sont sortis de terre lors d’un déblaiement, bien plus tard.
Une grande église de ce temps a la forme d’une croix. Le bras qui coupe la nef en travers s’appelle le transept. De l’église de Cluny, il reste surtout l’un des bras de ce transept, avec son clocher. C’est une toute petite part de l’édifice.
Un rêve et des fondations
Un récit du Moyen Âge explique autrement la naissance de l’église. Un vieil abbé malade, Gunzo, aurait vu saint Pierre en rêve. L’apôtre lui aurait dicté les mesures d’une église plus grande, à transmettre à l’abbé Hugues. Ce récit a été mis par écrit une génération plus tard.
Selon une étude récente, Gunzo ne vit à Cluny qu’après le début des travaux. Le rêve aurait alors servi à justifier après coup une décision déjà prise. D’autres placent sa maladie avant le chantier. Aucun document ne permet de trancher.
Ce rêve a aussi nourri une erreur moderne. Au siècle dernier, on a fait de Gunzo l’architecte de l’église, à cause d’un mot latin mal compris. Pour un spécialiste, ce mot désignait l’abbé Hugues. L’archéologue Anne Baud imagine plutôt des maîtres d’œuvre de métier, choisis par l’abbé.
Le sol a livré d’autres surprises. On croyait que les moines avaient bâti en partant du fond de l’église. Sous le bras de croix qui subsiste, une équipe a trouvé une large grille de murs enterrés, posée pour tenir un terrain en pente. Pour Anne Baud, le chantier a commencé à cet endroit, mais la question est toujours discutée.
Ces murs gardent aussi la trace d’un changement de projet. Les voûtes devaient d’abord s’arrêter à vingt mètres de hauteur. Les constructeurs les ont finalement montées à trente.
Huit pierres sans adresse
Au fond de l’église, autour de l’autel, huit colonnes portaient des blocs sculptés. Ces blocs posés au sommet des colonnes s’appellent des chapiteaux. On y voit les saisons, les vents et des musiciens qui représentent les tons du chant des moines. Ils sont aujourd’hui exposés dans l’ancien grenier de l’abbaye.
Leur date oppose les spécialistes. L’archéologue américain les croyait sculptés avant 1095, l’année où le pape consacre les autels. Pour lui, un détail le prouvait, car la sculpture passe sous la pierre posée au-dessus. On ne peut pas tailler ainsi un bloc déjà en place. D’autres pensent qu’on les a sculptés après la pose, donc plus tard.
Leur ordre d’origine est perdu. Aucun document ne dit clairement où se trouvait chacun. On ignore même quelle face regardait l’autel. Impossible, dans ces conditions, de savoir s’ils racontaient ensemble une seule histoire.
Un morceau de la façade gothique sert toujours de pierre contre le mur d’une maison de Cluny.
La version complète donne les mesures du portail notées peu avant la vente de l’abbaye, et la page du manuscrit où l’on voit le pape consacrer l’autel.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Miscellanea secundum usum ordinis Cluniacensis, recueil copié à Cluny après 1189 par un seul copiste, parchemin, 102 feuillets, 360 × 255 mm ; apparition des saints Pierre, Paul et Étienne à Gunzo et dialogue de Gunzo avec Hugues au f. 43, dans la section des Miracles de Pierre le Vénérable remaniés (f. 25-70v) ; consécration de l’autel de l’abbatiale par Urbain II en 1095, en présence d’Hugues, au f. 91 Paris, Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits, Latin 17716
- Vies de l’abbé Hugues de Semur, trois versions (Miracula anonymes, Vita du moine Gilon vers 1120, Vita d’Hildebert de Lavardin, 1121), récit de la vision de Gunzo et expression architectum nostrum citées d’après Binding et Linscheid-Burdich (2021) et Chevalier (2025), édition non consultée
- Benoît Dumolin (1713-1798), Histoire et description de la ville et des environs de Cluny, 1749-1778, description du portail de l’avant-nef (environ 26 pieds sur 16), du tympan et du linteau monolithes et de la rose à vingt branches archives communales de Cluny, musée d’art et d’archéologie de Cluny, ms. 71
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Sources primaires (suite)
- Jean-Baptiste Lallemand, dessin du chœur de Cluny III avant démolition Médiathèque de l’architecture et du patrimoine, référence MH112925
- Huit chapiteaux de l’hémicycle du chœur, calcaire local, saisons, vents, vertus, fleuves du paradis et tons du chant liturgique, tombés en 1819 farinier de l’abbaye de Cluny, Centre des monuments nationaux (numérotés 1 à 8 par Conant en 1930 et dans le catalogue de Stratford en 2011 ; numéro d’inventaire non relevé)
- Bras sud du grand transept avec le clocher de l’Eau-Bénite et bras sud du petit transept, soit 8 % de l’élévation d’origine ; troisième travée du bras sud du grand transept, trace du passage de 20 à 30 m sous voûte abbaye de Cluny, Centre des monuments nationaux
Bibliographie
- Kenneth John Conant, Cluny. Les églises et la maison du chef d’ordre, Mâcon, 1968, publication n° 77 Mediaeval Academy of America
- Kenneth John Conant, « The Iconography and Sequence of the Ambulatory Capitals at Cluny », Speculum 5, 1930, p. 278-287, DOI 10,2307/2848745 Speculumhttps://doi.org/10.2307/2848745
- Anne Baud, Cluny, un grand chantier médiéval au cœur de l’Europe, Paris, 2003, 198 p., coll. « Espaces médiévaux » Picard
- Anne Baud, « Archaeology and the Abbey of Cluny », dans Scott G. Bruce et Steven Vanderputten (dir.), A Companion to the Abbey of Cluny in the Middle Ages, Leiden, 2021, p. 146-172 Brill
- Anne Baud et Christian Sapin (dir.), avec Walter Berry, Anne Flammin et Fabrice Henrion, Cluny. Les origines du monastère et de ses églises, Paris, 2019, 224 p., coll. « Archéologie et histoire de l’art » 35 Éditions du CTHS
- Neil Stratford, Brigitte Maurice-Chabard et David Walsh, Corpus de la sculpture de Cluny. Les parties orientales de la Grande Église Cluny III, 2 vol., Paris, 2011, 873 p. Picard
- Juliette Rollier-Hanselmann, Camille Collomb et Gaëlle Ferdek, « L’abbaye de Cluny III : étude de la façade gothique », Bulletin du Centre d’études médiévales d’Auxerre 15, 2011, p. 203-221, DOI 10,4000/cem.11974 Centre d’études médiévales d’Auxerrehttps://doi.org/10.4000/cem.11974
- Juliette Rollier-Hanselmann et Stéphanie Castandet, « Couleurs et dorures du portail roman de Cluny III. Restitution en 3D d’une œuvre disparue », Bulletin du Centre d’études médiévales d’Auxerre, 2010 Centre d’études médiévales d’Auxerre
- Günther Binding et Susanne Linscheid-Burdich, « Die Vision des Gunzo vom Neubau der Klosterkirche von Cluny und das Feldmesserbuch des Hyginus », Mittellateinisches Jahrbuch 56 (2), 2021, p. 281-297, DOI 10,36191/mjb/2021-56-2-3 Anton Hiersemannhttps://doi.org/10.36191/mjb/2021-56-2-3
- Masuyo Darling-Tokita, « On the Portal Sculpture of Perrecy-les-Forges and the Dating of the Ambulatory Capitals of Cluny III » (article en japonais), Bijutsushi 48 (1), 1998, p. 116-135 Société japonaise d’histoire de l’art
- Sébastien Biay, Les chapiteaux du rond-point de la troisième église abbatiale de Cluny (fin XIᵉ-début XIIᵉ siècle). Étude iconographique, 2 vol., thèse de doctorat sous la direction de Claude Andrault-Schmitt, 2011 Université de Poitiers
Sources en ligne
- « Cluny, archéologie d’une abbaye (Saône-et-Loire) », Archéologie en Bourgogne n° 19, Dijon, 2010 DRAC Bourgogne, ministère de la Culturehttps://www.culture.gouv.fr/fr/content/download/333591/pdf_file/Brochure%20arch%C3%A9ologie%20DRAC%20BFC_Cluny%20n%C2%B019.pdf
- « Miscellanea secundum usum ordinis Cluniacensis », notice et numérisation du manuscrit Latin 17716 Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84274413
- « The Plaster Casts of Cluny’s Apse Hemicycle Capitals », Christine Smith Harvard Graduate School of Design, Frances Loeb Library, Special Collectionshttps://sites.gsd.harvard.edu/specialcollections/envisioning-cluny/the-plaster-casts-of-clunys-apse-hemicycle-capitals/
- « Envisioning Cluny : Kenneth Conant and Representations of Medieval Architecture, 1872–2025 » Harvard University, Committee on Medieval Studieshttps://medieval.fas.harvard.edu/event/envisioning-cluny-kenneth-conant-and-representations-medieval-architecture-1872-2025-0
- « A Vision from Heaven : The Dream That Inspired Cluny’s Great Church », Lorris Chevalier, 19 avril 2025 Medievalists.nethttps://www.medievalists.net/2025/04/cluny-great-church/
- « Speculum parle du livre Cluny », compte rendu de Sheila Bonde et Clark Maines, 8 juillet 2021 Comité des travaux historiques et scientifiqueshttps://cths.fr/ac/news.php?id=945
- « Notes bibliographiques », Revue historique 2004/3, n° 631, p. 677-695, notice de Sophie Cassagnes-Brouquet sur Anne Baud, DOI 10,3917/rhis.043,0677 Cairn.infohttps://shs.cairn.info/article/RHIS_043_0677/pdf?lang=fr
- « CLUNY, APOGÉE DE L’ART ROMAN (exposition) » Encyclopædia Universalishttps://www.universalis.fr/encyclopedie/cluny-apogee-de-l-art-roman-exposition/
- « ABBAYES DE CLUNY (repères chronologiques) » Encyclopædia Universalishttps://www.universalis.fr/encyclopedie/abbayes-de-cluny-reperes-chronologiques/
- « HUGUES DE CLUNY saint (1024-1109) » Encyclopædia Universalishttps://www.universalis.fr/encyclopedie/hugues-de-cluny/










