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La broderie de Bayeux, une bande dessinée de 68 mètres sans fin

Myrabella / Wikimedia Commons
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Au tournant de 1100, Baudri, abbé de Bourgueil, adresse à Adèle, comtesse de Blois et fille de Guillaume le Conquérant, un poème de 1 367 vers qui décrit la chambre de la comtesse. Autour du lit court une tenture où la conquête de l’Angleterre est figurée en fils d’or, d’argent et de soie, et le poète en déroule les scènes du vers 207 au vers 522. Harold y meurt d’une laetalis arundo, une flèche mortelle, formule que Martin Foys rapporte à la Didon de Virgile, errante comme une biche frappée d’un trait. Depuis plus d’un siècle, on se demande si Baudri avait sous les yeux la broderie de Bayeux ou s’il inventait. La tenture du poème brille de métal et de soie, celle de Bayeux n’a que de la laine posée sur du lin.

Neuf lés de lin

La longueur dépend de qui tient le mètre. Au début de 2020, huit restauratrices recrutées par la direction régionale des affaires culturelles de Normandie examinent la toile hors de sa vitrine, centimètre par centimètre, sur 68,38 mètres. Le dossier de presse du musée de Bayeux additionne neuf lés de lin cousus sur 68,58 mètres, et le British Museum comme le ministère de la Culture arrondissent à 70. Mieux vaut retenir le chiffre de 2020, relevé sur la toile elle-même par une équipe qui l’a parcourue d’un bout à l’autre, que le total d’un assemblage dont aucune des deux sources ne détaille le calcul. La hauteur tourne autour de 50 centimètres, et Benjamin Pohl estime le poids à quelque 350 kilos.

Sur cette toile déjà tissée, les brodeurs ont cousu des laines de dix teintes. Le point de tige trace les contours et les traits, le point de couchage, que le musée appelle « point de Bayeux », remplit les surfaces de couleur. Une tapisserie fait naître l’image dans le tissage même, sur le métier, et le nom consacré est donc impropre. Xavier Barral i Altet l’a écarté du titre de son livre de 2016, En souvenir du roi Guillaume. La broderie de Bayeux. Le musée, qui garde l’appellation d’usage, lui en connaît une autre, la « Telle du Conquest ». Son décompte tient en une ligne. Cinquante-huit scènes, vingt-cinq en France et trente-trois en Angleterre, dont dix pour la bataille de Hastings ; 626 personnages, 37 édifices dont le Mont-Saint-Michel, 41 navires, 202 chevaux et mulets. Au-dessus de la bande centrale courent 58 inscriptions latines, 2 226 caractères brodés selon la DRAC de Normandie, et les bordures du haut et du bas logent des animaux et des fables, dont plusieurs viennent d’Ésope.

« Hic »

Ces légendes ne prêtent jamais la parole aux personnages. Gale Owen-Crocker y a compté quarante hic, « ici », et cinq ubi, « où ». Les capitales mesurent en moyenne 2,5 centimètres, et le latin reste assez simple pour qu’un moine de culture élémentaire le suive sans peine, observe Pohl. HIC HAROLD REX INTERFECTUS EST, ici le roi Harold est tué. La phrase montre du doigt. En 1991, Richard Brilliant y entendait la voix d’un commentateur posté entre le spectacle et ceux qui le regardent, et Richard Gameson jugeait difficile de croire qu’il n’y ait eu personne, là où l’on exposait la broderie, pour la lire et la jouer devant les lettrés comme devant les illettrés. Rien ne ressemble moins à une bulle. Le récit, lui, court d’un seul tenant sur toute la longueur, sans cadre entre les épisodes, et un même homme peut y paraître deux fois dans une seule scène, puisqu’on a voulu voir deux Harold dans celle de sa mort, l’un debout, l’autre abattu, lecture que Foys discute.

L’étiquette de bande dessinée vient d’un autre monde, et plus tard. En 1969, Gérard Blanchard publie dans la collection Marabout université une histoire de la bande dessinée qui en place l’origine dans l’art des cavernes, comme l’annonce son sous-titre, « de la préhistoire à nos jours ». Thierry Groensteen a décrit le prix de cette hypothèse Lascaux, qui dilue un média moderne dans une tradition plurimillénaire d’histoires en images de toute sorte et sur tout support. Le rapprochement avec Bayeux circule assez tôt pour qu’en 1983 Michel Parisse, dans un livre illustré par Jean Thouvenin, refuse d’assimiler la broderie à une bande dessinée, contre une thèse avancée dans Le Monde, d’après le compte rendu qu’en donne la revue Vie des Arts. Dix ans plus tard, Scott McCloud fait commencer au XIᵉ siècle, avec la broderie, le survol historique de Understanding Comics, livre lui-même dessiné en bande dessinée. Le musée de Bayeux a lui-même joué du rapprochement, avec « Emakimono et Tapisserie de Bayeux », montée en 2011 avec le musée Idemitsu de Tokyo autour des rouleaux peints japonais, puis « Guillaume le Conquérant, héros en BD » en 2016.

Le camp de la bande dessinée garde un argument solide. McCloud appelle le genre art séquentiel, fait de suites de mots et d’images, et la broderie entre dans cette définition sans qu’on la force. Le sens de lecture est imposé, le texte est noué à l’image, et Pohl lui-même propose de la lire épisode par épisode, comme une série d’exemples moraux distincts mais liés. L’objection porte sur l’histoire du médium. Groensteen rappelle que l’œuvre de Rodolphe Töpffer, au XIXᵉ siècle, garde une influence fondatrice, et une définition assez large pour accueillir Bayeux accueille aussi les grottes ornées, ce qui ne dit plus grand-chose de ce qu’est une bande dessinée.

Le chapitre ne savait plus ce qu’il gardait

En septembre 1476, deux chanoines de Bayeux, Guillaume de Castillon, archidiacre des Vetz, et Nicole Michiel, fabricien, dressent pendant plusieurs journées l’inventaire du trésor de la cathédrale, sous l’épiscopat de Louis de Harcourt, patriarche de Jérusalem. Le registre est aujourd’hui aux Archives départementales du Calvados, sous la cote 6 G 199, un volume de parchemin de 117 feuillets relié aux armes du chapitre. On y lit une « tente tres longue et estroicte de telle a broderie d’ymages et escripteaulx, faisans representation du Conquest d’Angleterre », tendue autour de la nef « le jour et par l’octave des Reliques », soit, selon Pohl, du 1ᵉʳ au 7 juillet. C’est la première mention sûre de l’objet.

Avant cette date, rien, et chaque hypothèse sur les quatre siècles précédents bute sur ce silence.

George Beech a tenté par deux fois de le combler. En 2005, il fait commander la broderie par Guillaume lui-même et broder à l’abbaye de Saint-Florent de Saumur, dont l’abbé était un proche de Baudri de Bourgueil, ce qui expliquerait que le poète ait pu la voir, et un compte rendu de la H-France Review relève qu’il reconnaît lui-même manquer de preuve directe sur plusieurs points. Il signale aussi, dans l’inventaire dressé en 1430 pour Philippe le Bon, duc de Bourgogne, un « grant tapiz de haulte lice, sans or, de l’istoire du duc Guillaume de Normandie, comment il conquest l’Engleterre », absent des inventaires bourguignons suivants. Le rapprochement avec 1476 est tentant, mais la haute lice désigne un tissage sur métier vertical, et le scribe bourguignon décrivait apparemment une tapisserie au sens technique. Shirley Ann Brown et Michael Herren ont soutenu en 1994 que Baudri avait étudié la broderie à loisir et dans le détail ; leurs contradicteurs objectent l’or, l’argent et la soie du poème.

L’oubli, au XVIIIᵉ siècle, est complet. Le 22 septembre 1728, Mathurin Larcher, prieur de Saint-Vigor, aux portes de Bayeux, écrit à dom Bernard de Montfaucon qu’il se souvient de l’avoir vue tendue dans la cathédrale, sans avoir su qu’elle contenait les actions de Guillaume le Conquérant. Montfaucon la fait graver dans les deux premiers tomes des Monumens de la monarchie françoise, en 1729 et 1730, et les dessins d’Antoine Benoît, au second tome, en donnent la première reproduction complète connue, selon le Metropolitan Museum de New York. En 1752 encore, l’antiquaire anglais Andrew Ducarel trouve des prêtres de la cathédrale qui ignorent tout de l’objet, enfermé dans une solide armoire de boiserie d’une chapelle du côté sud, et personne à Bayeux qui le rattache à Guillaume le Conquérant.

Canterbury

Le British Museum date la broderie d’environ 1072-1077 et la dit probablement commandée par un patron normand, brodée par des Anglais d’après des dessins de manuscrits de Canterbury. Plus affirmatif, le musée de Bayeux la fait commander par l’évêque Odon, demi-frère de Guillaume, pour la dédicace de sa cathédrale, le 14 juillet 1077. Les deux versions se croisent sur le nom d’Odon, évêque de Bayeux de 1049 à 1097 et comte de Kent de 1067 à 1088. Sur l’atelier anglais, le consensus est presque général, et Pohl le résume en 2025 dans Historical Research. Conçue selon lui à l’abbaye Saint-Aug​ustin de Canterbury, dont les manuscrits enluminés offrent de nombreux parallèles, la toile daterait de l’abbatiat de Scolland, de 1070 à 1087, un ancien moine copiste du Mont-Saint-Michel. Le commanditaire se dérobe davantage. Elizabeth Pastan et Stephen White ont montré que les personnages brodés appartiennent à la vaste familia de Saint-Aug​ustin, laïcs compris ; Matthew Hagger a proposé en 2024 trois chevaliers d’Odon ; Pohl fait de Scolland l’auctor, celui qui autorise le travail et lui donne ses moyens, à côté d’Odon ou à sa place.

La destination divise plus encore. Christopher Norton, en 2019 et 2020, a calculé que la broderie s’ajustait si exactement à la nef romane de Bayeux qu’elle avait dû être conçue pour elle, une croix brodée au centre de la toile tombant, selon lui, au-dessus du portail occidental. Pohl conteste la précision de mesures prises sur deux objets mutilés, une toile dont la fin manque et une nef en partie reconstruite. Il ajoute un argument de manutention que tout poseur de rideaux comprendra : plus de 68 mètres et environ 350 kilos ne se suspendent pas sans fléchir entre des piles espacées, et une nef à arcades n’offre presque aucun mur continu. Il propose le réfectoire de Saint-Aug​ustin, une salle d’environ 24 mètres sur 15, assez de murs pour plus de 70 mètres de toile, où la règle de saint Benoît imposait le silence pendant que le lecteur de semaine lisait à voix haute, et où les légendes en latin simple auraient servi aux moines comme aux hôtes de marque admis à leur table. Dessiné dans les années 1080, le réfectoire n’est achevé que dans les années 1120, sous l’abbé Hugue​s Iᵉʳ, alors que Scolland est mort en 1087, et la broderie aurait pu dormir dans un coffre en attendant un mur qui ne venait pas, jusqu’à ce que la communauté oublie à quoi elle devait servir. Pohl reconnaît qu’aucune preuve directe ne la place jamais à Canterbury, et qu’on ne saura peut-être jamais où elle se trouvait avant 1476. Son article s’ouvre sur une curiosité. En 2021, le directeur du Dover College, dans le Kent, assurait dans une brochure que la broderie avait dû être accrochée dans le réfectoire normand de son établissement, mesures à l’appui, sans citer la moindre source.

La lance de Benoît, la flèche de Stothard

La toile a survécu de justesse à ses lecteurs. Sous la Révolution, ce bien d’Église manque d’être découpé pour bâcher des chariots de l’armée, avant que Lambert Léonard Le Forestier, capitaine de la garde nationale, ne le mette à l’abri dans son bureau. Bonaparte le fait exposer au Louvre en 1804. Au XIXᵉ siècle, un fragment passe, par don ou par vol, entre les mains du dessinateur anglais Charles Stothard, et le musée de Kensington ne le rend à Bayeux qu’en 1871. De 1842 à 1939, l’exposition publique fait pâlir l’endroit, et Michael Lewis et Richard Gameson ont noté en 2024 que les couleurs du revers, vu pour la première fois lors de l’étude de 1982-1983, restent proches de celles du fac-similé que Stothard peint de 1816 à 1819.

Les restaurations ont touché jusqu’au récit. Dans la scène de la mort de Harold, le soldat debout que l’on croit frappé à l’œil tient une lance au-dessus de sa tête dans les reproductions du XVIIIᵉ siècle, et l’aquarelle de Stothard, en 1818, est la première à en faire une flèche, selon Foys ; des réparations françaises du XIXᵉ siècle ont ensuite brodé cette flèche en abaissant son angle. Le même examen relève au moins sept flèches modernes, toutes plus longues que les flèches médiévales, et dix-sept trous d’aiguille vides alignés depuis la tête de l’homme qui tombe, au centre de la scène. Aucun des récits des années qui suivent Hastings ne parle de flèche, et Baudri, quatre décennies plus tard, est le premier dont le texte nous parvienne sans retouche à la nommer, avec sa laetalis arundo virgilienne. Wace, chanoine de Bayeux au XIIᵉ siècle, la fait frapper au-dessus de l’œil droit, puis Harold l’arrache, et tant de chevaliers l’assaillent ensuite que Wace renonce à dire qui l’a tué.

La toile s’arrête sur des Anglais qui fuient. On ignore la longueur de ce qui manque, et Pohl rappelle que la longueur d’origine échappe aux mesures ; on ignore autant ce que montrait la dernière scène. À Londres, où elle est arrivée le 10 juillet 2026 sous haute surveillance, la broderie est posée à plat, à 80 centimètres du sol, dans la lumière basse de la salle 30, et le British Museum demande à chaque visiteur qui le peut d’écouter l’audioguide en la longeant, si bien que les légendes en hic retrouvent, neuf siècles et demi après avoir été brodées, une voix qui les lit devant l’image.

Pour aller plus loin

La bataille de Hastings et le serment que Harold prête sur des reliques, à Bayeux selon la broderie, forment le cœur du récit que la toile met en scène. Guillaume le Conquérant et Odon de Bayeux, évêque et comte, éclairent la commande. Les tentures de l’Apocalypse d’Angers montrent ce qu’est une tapisserie au sens propre ; Rollon donne l’amont ducal de la Normandie.

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Sources de cet article

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Sources primaires

  1. Broderie dite Tapisserie de Bayeux, laines de dix couleurs sur toile de lin, neuf lés cousus, 68,38 m selon le constat d’état de 2020 (68,58 m selon le musée), environ 50 cm de haut, 58 scènes, 58 inscriptions latines totalisant 2 226 caractères, dont « HIC HAROLD REX INTERFECTUS EST », fin perdue, vers 1072-1077 selon le British Museum ; propriété de l’État déposée à la ville de Bayeux Bayeux, musée de la Tapisserie de Bayeux, Centre Guillaume-le-Conquérant ; en prêt au British Museum, Londres, salle 30, du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027
  2. Inventaire du trésor de la cathédrale Notre-Dame de Bayeux, septembre 1476, dressé par les chanoines Guillaume de Castillon, archidiacre des Vetz, et Nicole Michiel, fabricien, sous l’évêque Louis de Harcourt, article « Une tente tres longue et estroicte de telle a broderie d’ymages et escripteaulx, faisans representation du Conquest d’Angleterre, laquelle est tendue environ la nef de l’eglise le jour et par l’octave des Reliques », volume de parchemin, 117 feuillets, 300 × 220 mm, reliure aux armes du chapitre Caen, Archives départementales du Calvados, fonds du chapitre cathédral de Bayeux, 6 G 199  ; texte cité d’après Pohl 2025 et la transcription reproduite dans l’ouvrage numérisé sur Internet Archive sous l’identifiant bayeuxtapestryh00fowk
  3. Inventaire des biens de Philippe le Bon, duc de Bourgogne, 1430, article « Item ung grant tapiz de haulte lice, sans or, de l’istoire du duc Guillaume de Normandie, comment il conquest l’Engleterre » Paris, Bibliothèque nationale de France, Cinq cents de Colbert 127, fol. 127v, d’après Pohl 2025, fig. 7
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Sources primaires (suite)

  1. Baudri de Bourgueil, Adelae comitissae, carmen 134, 1 367 vers, vers 1099-1102, description de la tenture de la conquête aux vers 207-522, mort de Harold par une « laetalis arundo » ; éd. et trad. Jean-Yves Tilliette, Baudri de Bourgueil. Poèmes, t. II, Paris, Les Belles Lettres, 2002 ; manuscrit unique Cité du Vatican, Biblioteca Apostolica Vaticana, Reg. lat. 1351, d’après Tilliette 1981
  2. Virgile, Énéide, IV, comparaison de Didon avec une biche percée d’un trait mortel, rapprochée de la formule de Baudri par Foys
  3. Mathurin Larcher, prieur de Saint-Vigor, lettre à dom Bernard de Montfaucon, 22 septembre 1728, éd. G. Huard, « Quelques lettres de bénédictins normands à dom Bernard de Montfaucon pour la documentation des Monumens de la Monarchie françoise », Bulletin de la Société des antiquaires de Normandie 28, 1913, p. 343-375, à la p. 360, n° 1, d’après Pohl 2025
  4. Bernard de Montfaucon, Les Monumens de la monarchie françoise, Paris, Julien-Michel Gandouin et Pierre-François Giffart, t. I, 1729, et t. II, 1730, planches de la broderie d’après les dessins d’Antoine Benoît exemplaire numérisé du Getty Research Institute sur Internet Archive ; planches du t. II, New York, Metropolitan Museum of Art
  5. Andrew Ducarel, Anglo-Norman Antiquities Considered, in a Tour Through Part of Normandy, Londres, 1767, p. 79, visite de 1752, d’après Pohl 2025
  6. Charles Stothard, fac-similé colorié de la broderie, 1816-1819, et aquarelle de la scène de la mort de Harold, 1818, d’après Foys et Lewis et Gameson 2024
  7. Wace, Roman de Rou, troisième partie, Harold blessé par une flèche au-dessus de l’œil droit, d’après Foys
  8. Règle de saint Benoît, chapitres sur le repas et le lecteur de semaine, silence au réfectoire, éd. et trad. Bruce L. Venarde, Cambridge (Mass.), 2011, p. 134-135, d’après Pohl 2025

Bibliographie

  1. Benjamin Pohl, « Chewing over the Norman Conquest : the Bayeux Tapestry as monastic mealtime reading », Historical Research, 2025, article en accès anticipé – DOI 10,1093/hisres/htaf029 Oxford University Press pour l’Institute of Historical Researchhttps://doi.org/10.1093/hisres/htaf029
  2. Christopher Norton, « Viewing the Bayeux Tapestry, now and then », Journal of the British Archaeological Association 172, 2019, p. 52-89, et « The helmet and the crown : the Bayeux Tapestry, Bishop Odo and William the Conqueror », Anglo-Norman Studies 43, 2020, p. 123-150, d’après Pohl 2025 Journal of the British Archaeological Association ; Boydell Press
  3. Elizabeth Carson Pastan et Stephen D. White, avec Kate Gilbert, The Bayeux Tapestry and Its Contexts : A Reassessment, Woodbridge, 2014 Boydell Press
  4. Matthew Hagger, « The making and meaning of the Bayeux Tapestry revisited », Journal of Medieval History 50, 2024, p. 214-235, d’après Pohl 2025 Journal of Medieval History
  5. Gale R. Owen-Crocker, « The embroidered word : text in the Bayeux Tapestry », dans R. Netherton et G. R. Owen-Crocker (dir.), Medieval Clothing and Textiles 2, Woodbridge, 2006, p. 35-59, d’après Pohl 2025 Boydell Press
  6. Richard Brilliant, « The Bayeux Tapestry : a stripped narrative for their eyes and ears », Word & Image 7, 1991, p. 93-125 ; repr. dans R. Gameson (dir.), The Study of the Bayeux Tapestry, Woodbridge, 1997, p. 111-137, d’après Pohl 2025 Word & Image
  7. Richard Gameson, « The origin, art, and message of the Bayeux Tapestry », dans R. Gameson (dir.), The Study of the Bayeux Tapestry, Woodbridge, 1997, p. 157-211, d’après Pohl 2025 Boydell Press
  8. Michael J. Lewis et Richard Gameson, « Palette, pigments and pictorial narrative in 11th-century England : the use of colour in the Bayeux Tapestry and the Old English Hexateuch », Journal of the British Archaeological Association 177, 2024, p. 22-48, d’après Pohl 2025 Journal of the British Archaeological Association
  9. Shirley Ann Brown et Michael W. Herren, « The Adelae Comitissae of Baudri of Bourgueil and the Bayeux Tapestry », Anglo-Norman Studies 16, 1994, p. 55-73 ; repr. dans R. Gameson (dir.), The Study of the Bayeux Tapestry, Woodbridge, 1997, p. 139-155 Boydell Press
  10. George Beech, Was the Bayeux Tapestry Made in France ? The Case for Saint-Florent of Saumur, New York, 2005, XII-142 p., The New Middle Ages – DOI 10,1007/978-1-137-07391-4 Palgrave Macmillanhttps://doi.org/10.1007/978-1-137-07391-4
  11. George Beech, « Could Duke Philip the Good of Burgundy have owned the Bayeux Tapestry in 1430 ? », Revue belge de philologie et d’histoire 83, 2005 Revue belge de philologie et d’histoire
  12. Jean-Yves Tilliette, « La chambre de la comtesse Adèle. Savoir scientifique et technique littéraire dans le C. CXCVI de Baudri de Bourgueil », Romania 102, n° 406, 1981, p. 145-171 Romania
  13. Xavier Barral i Altet, En souvenir du roi Guillaume. La broderie de Bayeux. Stratégies narratives et vision médiévale du monde, Paris, 2016, coll. Patrimoines Éditions du Cerf
  14. Michel Parisse, La Tapisserie de Bayeux. Un documentaire du XIᵉ siècle, dessins de Jean Thouvenin, Paris, 1983 Denoël
  15. Pierre Bouet, Brian Levy et François Neveux (dir.), The Bayeux Tapestry : Embroidering the Facts of History, actes du colloque de Cerisy de 1999, Caen, 2004 Presses universitaires de Caen
  16. Gérard Blanchard, La Bande dessinée. Histoire des histoires en images de la préhistoire à nos jours, Verviers, 1969, Marabout université 179 Gérard et Cie
  17. Thierry Groensteen, « Gérard Blanchard’s Lascaux Hypothesis », trad. Ann Miller, Yale French Studies 131-132, 2017, p. 11-20 ; version française parue en 2013 Yale University Press
  18. Scott McCloud, Understanding Comics : The Invisible Art, 1993, 215 p. Tundra Publishing

Sources en ligne

  1. « The Bayeux Tapestry » British Museumhttps://www.britishmuseum.org/exhibitions/bayeux-tapestry
  2. « 2024 PressKit Bayeux Tapestry », dossier de presse Bayeux Museum, Ville de Bayeuxhttps://bayeuxmuseum.com/wp-content/uploads/2024/08/2024_PressKit-Bayeux-Tapestry.pdf
  3. « 2023 DP Tapisserie de Bayeux F », dossier de presse Bayeux Museum, Ville de Bayeuxhttps://www.bayeuxmuseum.com/wp-content/uploads/2023/05/2023_DP-Tapisserie-de-Bayeux-F.pdf
  4. « DP Tapisserie Bayeux », dossier de presse du 3 février 2021 sur le constat d’état de l’œuvre DRAC Normandie, ministère de la Culturehttps://www.culture.gouv.fr/Media/Regions/Drac-Normandie/Actualites/DP-Tapisserie-Bayeux
  5. « Conservation and restoration » Bayeux Museumhttps://www.bayeuxmuseum.com/en/the-bayeux-tapestry/over-the-centuries/a-new-museum-by-2027/conservation-and-restoration/
  6. « La Tapisserie de Bayeux » DRAC Normandie, ministère de la Culturehttps://www.culture.gouv.fr/Regions/DRAC-Normandie/Dossiers/Ressources/La-Tapisserie-de-Bayeux
  7. « La tapisserie de Bayeux au British Museum, un prêt pour l’Histoire » ministère de la Culturehttps://www.culture.gouv.fr/actualites/la-tapisserie-de-bayeux-au-british-museum-un-pret-pour-l-histoire
  8. « La tapisserie de Bayeux est arrivée au British Museum, à Londres, pour un prêt historique » France 24https://www.france24.com/fr/europe/20260710-tapisserie-bayeux-arrivee-londres-pour-pret-historique-british-museum
  9. « Inventaire du trésor de Bayeux » Catalogue collectif de France, Bibliothèque nationale de Francehttps://ccfr.bnf.fr/portailccfr/ark:/16871/004D16150893
  10. Notice du volume 6 G 199, fonds du chapitre cathédral de Bayeux Catalogue collectif de France, Bibliothèque nationale de Francehttps://ccfr.bnf.fr/portailccfr/ark:/16871/004D16150885
  11. Transcription de l’inventaire de 1476, ouvrage bayeuxtapestryh00fowk Internet Archivehttps://dn760009.eu.archive.org/0/items/bayeuxtapestryh00fowk/bayeuxtapestryh00fowk_hocr.html
  12. « Les monumens de la monarchie françoise » Internet Archive, Getty Research Institutehttps://archive.org/details/gri_33125008545275/page/n7/mode/2up
  13. « Illustrations of the Bayeaux Tapestry from “Les Monuments de la Monarchie française, vol. II” » The Metropolitan Museum of Arthttps://www.metmuseum.org/art/collection/search/712198
  14. « Eighth plate with scenes from the Bayeaux Tapestry, illustration for “Les Monuments de la Monarchie française, vol. II” » The Metropolitan Museum of Arthttps://www.metmuseum.org/art/collection/search/712203
  15. « King Harold : Shot through the Eye and Who’s to Blame ? », Martin Foys History Todayhttps://www.historytoday.com/shot-through-eye-and-who%E2%80%99s-blame
  16. « A letter from Baudri, abbot of Bourgueil and archbishop of Dol (c.1107 ( !2)) » Epistolae, Columbia Universityhttps://epistolae.ctl.columbia.edu/letter/94.html
  17. Michael Herren, traduction de « Adelae Comitissae » [vers 207-522], notice de publication York Universityhttps://profiles.laps.yorku.ca/publications/150265/
  18. « Jean-Yves Tilliette, éd. trad. – Baudri de Bourgueil. Poèmes, II », compte rendu par Alan Keith Bate, Cahiers de civilisation médiévale 48, 2005 Perséehttps://www.persee.fr/doc/ccmed_0007-9731_2005_num_48_192_2925_t1_0412_0000_3
  19. « La chambre de la comtesse Adèle », Jean-Yves Tilliette Perséehttps://www.persee.fr/doc/roma_0035-8029_1981_num_102_406_2060
  20. « The Saint-Florent Hypothesis and Baudri of Bourgueil’s Poem to Countess Adèle », George Beech Springer Nature Linkhttps://link.springer.com/chapter/10.1007/978-1-137-07391-4_7
  21. Compte rendu de George Beech, Was the Bayeux Tapestry Made in France ? H-France Review, vol. 6https://h-france.net/vol6reviews/brown11.html
  22. « Could Duke Phillip the Good of Burgundy have owned the Bayeux tapestry in 1430 ? » Medievalists.nethttps://www.medievalists.net/2014/07/duke-phillip-good-burgundy-owned-bayeux-tapestry-1430/
  23. « Bayeux Tapestry could have been originally designed as mealtime reading for medieval monks » University of Bristolhttps://www.bristol.ac.uk/news/2025/december/bayeux-tapestry.html
  24. « Understanding Comics : The Invisible Art », compte rendu Publishers Weeklyhttps://publishersweekly.com/9781568620190
  25. « La Bande dessinée : histoire des histoires en images de la préhistoire à nos jours », notice Bibliothèque de l’université Aristote de Thessaloniquehttps://search.lib.auth.gr/Record/1008893?lng=en
  26. « The Lascaux hypothesis », notice et résumé PLUDOChttps://pludoc.mesrs.gov.gn/bib/149249
  27. Compte rendu de Michel Parisse, La Tapisserie de Bayeux. Un documentaire du XIᵉ siècle, Vie des Arts 28, n° 113, 1983-1984 Érudithttps://erudit.org/fr/revues/va/1983-v28-n113-va1170288/54321ac.pdf
  28. Compte rendu de The Bayeux Tapestry : Embroidering the Facts of History Project MUSEhttps://muse.jhu.edu/article/540294/summary
  29. Compte rendu de Xavier Barral i Altet, En souvenir du roi Guillaume, par Véronique Rouchon Mouilleron, Revue de l’Art 200, 2018 HALhttps://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01909089v1/file/2018-%20N-%20200%20-2%20Barral%20i%20Altet.pdf
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