Le vendredi veille de la Saint-André, en l’an 1284, sur les huit heures du soir, les grandes voûtes du chœur de la cathédrale de Beauvais s’effondrent. Le seul récit de l’accident le dit ainsi, et ce vendredi-là n’existe pas. La Saint-André tombe le 30 novembre, sa veille est donc le 29, et le 29 novembre 1284, dans le calendrier julien alors en usage, est un mercredi ; le calcul se refait sur n’importe quelle table de concordance. Le vendredi le plus proche, le 1ᵉʳ décembre, n’est plus la veille de rien. Les publications modernes en ont chacune gardé un morceau. L’Inventaire général des Hauts-de-France retient le 28 novembre, un article paru en 2025 dans la revue Heritage le 29, et le site de l’association Beauvais Cathédrale « un vendredi de novembre ».
Un récit sans original
Ce récit ne subsiste qu’en copies. Michael Cothren, qui le cite en tête de son article de 1996 dans la Revue de l’Art, explique qu’on le doit à plusieurs compilateurs du début de l’époque moderne, qui l’ont sans doute tiré de registres du chapitre aujourd’hui perdus. Le texte, dans leur orthographe, rapporte que « les grandes voutes du chœur tombèrent et quelques pilliers en dehors furent rompus », que les grandes verrières furent brisées et que presque rien n’échappa au dommage, sauf les châsses de saint Just, de saint Germer et de saint Evrost, restées « saines et sauves ». Dans une cathédrale du XIIIᵉ siècle, les châsses renferment ce que la communauté possède de plus précieux, et leur sortie intacte des gravats appartient au récit au même titre que les piliers rompus.
Le même texte en sait trop pour dater de 1284. Il ajoute que le service divin cessa « par le temps et espace de quarante ans », et il connaît déjà le remède, cette « interposition de plusieurs pilliers entre les arcades pour la fortification ». Sa rédaction, ou du moins sa dernière main, est donc postérieure aux travaux du XIVᵉ siècle. Ses quarante ans cadrent mal avec les archives. Philippe Plagnieux a montré que la pièce décisive pour dater la restauration est une délibération du chapitre de 1339, qui engage des travaux définitifs afin de rétablir un culte « entravé, sinon interrompu, depuis 1284 », cinquante-cinq ans après la chute. De son côté, Cothren date des années 1290 les premières verrières refaites dans les chapelles, qui servaient donc encore. Quarante ans est peut-être un chiffre rond, peut-être la mesure d’autre chose, et on ne sait pas trancher.
On préférera ici le 29 novembre, seule date que le texte désigne par sa fête.
Trois travées pour quarante-six mètres
En 1225, un incendie endommage la vieille cathédrale préromane, celle qu’on nomme la Basse-Œuvre. L’évêque Milon de Nanteuil, en charge du diocèse de 1217 à 1234, décide avec son chapitre de bâtir une église comparable, en splendeur comme en dimensions, aux grandes réalisations des diocèses voisins, et de garder l’ancienne pour le culte pendant les travaux. L’Inventaire général distingue trois campagnes. On commence par la partie orientale du transept, puis, après une interruption liée au conflit entre l’évêque et le roi, on élève la couronne de chapelles et le collatéral intérieur, enfin les parties hautes du vaisseau central, où le premier office est célébré en 1272. Le plan rappelle celui du chœur d’Amiens ; chaque chapelle rayonnante s’encastre entre deux culées, et la chapelle d’axe, à la différence d’Amiens, ne reçoit pas de développement particulier. Une autre particularité pèsera plus lourd. À l’origine, la partie droite du chœur ne compte que trois travées, donc des arcades très larges, couvertes de voûtes d’ogives à quatre quartiers comme à Chartres ou à Amiens. Le vaisseau central mesure environ 15,30 mètres de large, et sa voûte, prise au milieu du chœur, culmine à 46,77 mètres sous la clef.
Le chiffre qui circule, 48 mètres ou 48,50, appartient au bras sud du transept, voûté en 1550 sur les plans de Martin Chambiges ; les mesures publiées par Philippe Bonnet-Laborderie en 1978 et reprises par l’Inventaire ne laissent pas de doute là-dessus. Même ramenée à 46,77 mètres, la voûte du XIIIᵉ siècle demeure la plus haute de l’architecture gothique française, selon la notice de la Cité de l’architecture. Ses maîtres d’œuvre n’ont pas laissé de nom, et Robert Branner, qui consacre en 1962 un article à celui du chœur, l’intitule simplement « Le maître de la cathédrale de Beauvais ».
La pile intermédiaire, accusée depuis 1854
Viollet-le-Duc ouvre l’enquête en 1854, dans le premier tome de son Dictionnaire raisonné de l’architecture française, à l’article « Arc-boutant ». Il y décrit la culée du chœur, le massif qui reçoit la poussée des arcs-boutants, où une pile intermédiaire chargée d’un pinacle porte à faux sur une autre pile, et il juge l’ensemble « très savamment combiné » ; si le chœur a menacé ruine, écrit-il, il faut s’en prendre à des imperfections d’exécution. Il situe d’ailleurs l’alerte au XIVᵉ siècle, et affirme à l’article « Cathédrale » qu’en 1272 on relevait déjà des voûtes écroulées. Deux erreurs de date chez l’homme qui a fixé la lecture technique du monument.
Robert Branner, en 1962, accuse l’alliance de portées trop larges et de piles d’une minceur extrême pour leur hauteur. Jacques Heyman raisonne autrement en 1967-1968, par le calcul plastique : un chœur resté debout douze ans était globalement stable, la pierre ne s’écrase pas, et la chute a dû partir d’un détail local, presque trivial. En 1976, Maury Wolfe et Robert Mark soumettent à des charges imitant le vent une maquette photoélastique, un modèle transparent qui, sous lumière polarisée, rend visibles les tensions internes. Les concentrations de contraintes apparaissent là où la pile intermédiaire surplombe la culée pleine, à l’endroit même que Viollet-le-Duc admirait.
Stephen Murray, dans The Art Bulletin en 1980 puis dans sa monographie de 1989, déplace la question vers le chantier. Pour lui, le chœur est le produit de plusieurs partis artistiques successifs et contradictoires, dont le raccord a pu donner une structure viciée dès l’origine. En 2009, Mario Como propose un mécanisme lent, le flambement par fluage, une flexion latérale qui gagne d’année en année : des piles très élancées, chargées de biais, se déforment à mesure que le mortier cède, jusqu’à la fissure.
Aucune de ces explications n’a rallié les autres. Le seul avis ancien dont on dispose est celui des réparateurs du XIVᵉ siècle, et il est inscrit dans la pierre. Ils ont doublé les piles des travées droites, redécoupé les voûtes et conservé l’hémicycle tel quel, à la même hauteur. Leur diagnostic portait sur l’écartement des supports.
Enguerrand le Riche double les appuis
La délibération de 1339 n’est elle-même connue que par deux copies de la fin de l’Ancien Régime, conservées dans la collection Bucquet-Aux Cousteaux de la bibliothèque municipale de Beauvais (ms. XXVII, p. 34, et ms. XXX, p. 293). L’Inventaire place l’architecte Enguerrand le Riche à la tête des réparations à partir de 1338. Dans le chœur, le résultat se lit encore. Les piles ajoutées passent au travers des grandes arcades d’origine, dont le tracé reste apparent ; elles sont plus minces, et le feuillage de leurs chapiteaux plus grêle. Chaque voûte reçoit deux voûtains, deux quartiers de voûte supplémentaires, et devient sexpartite, divisée en six autour de sa clef, si bien que les trois travées droites en font désormais six.
Les verrières ont suivi la pierre. Selon Cothren, le chapitre juge en 1342 la maçonnerie prête à recevoir son vitrage, et un seul atelier garnit dans les années 1340 les fenêtres hautes des travées refaites. Leur dessin sommaire, presque fruste pour le milieu du XIVᵉ siècle, les a longtemps fait passer pour de médiocres reprises, et Cothren y voit un choix : les verriers auraient simplifié leur manière pour s’accorder aux vitraux du XIIIᵉ siècle restés dans l’hémicycle. L’évêque Jean de Marigny, en fonction de 1313 à 1347, s’y fait représenter deux fois.
Puis le chantier s’arrête, et la notice de la Cité de l’architecture impute l’interruption du milieu du XIVᵉ siècle à la guerre de Cent Ans.
Ascension 1573
Il faut attendre 1499 pour que le chapitre décide de reprendre les travaux, transept et nef compris. Martin Chambiges, maître maçon de Paris, en reçoit la charge, et l’évêque Louis de Villiers pose la première pierre en 1500 (François Iᵉʳ, compté parmi les bienfaiteurs de la cathédrale, a laissé sa salamandre sur les portails du transept). Le bras sud est voûté en 1550, date encore lisible sur la voûte. À partir de là, le dossier déborde le Moyen Âge conventionnel, mais la tour du XVIᵉ siècle prolonge directement le pari de 1225. Le transept achevé, le chapitre ne pousse pas vers l’ouest. Il fait élever à la croisée une tour-lanterne dont le plan, dressé par Jean Vast, est adopté en 1561 ; six ans plus tard, la tour est finie, coiffée d’une pyramide de charpente couverte de plomb et d’une croix de fer. L’Inventaire lui donne 153 mètres, la Cité de l’architecture 150 et un chantier daté de 1563 à 1569, et aucune des deux notices ne dit sur quelle mesure ancienne repose son chiffre. Dès 1572, on dépose la croix, jugée trop pesante. Le 30 avril 1573, jour de l’Ascension, la tour s’effondre, alors que les fidèles venaient de sortir en procession, et l’on ne compte aucune victime.
On répare vite. Les voûtes abîmées du chœur et du transept sont refaites, et trois dates inscrites autour de la croisée en gardent la trace, 1575 à l’est, 1577 au sud et 1578 au nord ; la croisée elle-même ne reçoit qu’un couvrement de bois, plus léger que la pierre, et un clocher modeste remplace la tour. En 1600, le maître maçon Martin Candelot attaque la nef, dont une première travée est voûtée en 1604, tandis qu’un palis de bois provisoire ferme l’église à l’ouest. Cette clôture est devenue définitive. Parce que la nef gothique s’est arrêtée là, les trois dernières travées de la nef préromane, la Basse-Œuvre, sont toujours debout à l’ouest de la cathédrale.
« Tenta de dépasser l’œuvre de son confrère d’Amiens »
Le récit d’une cathédrale punie pour son orgueil a une histoire. Au tome IV du Dictionnaire raisonné, à l’article « Construction », Viollet-le-Duc écrit que l’architecte du chœur « tenta de dépasser l’œuvre de son confrère d’Amiens », et qu’il voulut donner à la pile intermédiaire une « résistance active ». Chez lui, la rivalité reste une affaire de technicien, et elle s’accompagne d’admiration. La leçon morale vient d’ailleurs. Cothren résumait en 1996 la lecture romantique, pour laquelle le désastre était la juste récompense d’une ambition démesurée, et elle n’a pas disparu. En 2025, un article de la revue Heritage compare encore Beauvais à Icare, qui vola trop près du soleil.
L’ambition, pourtant, n’a rien d’une invention du XIXᵉ siècle. Le projet de 1225 se mesure ouvertement aux diocèses voisins, la voûte du chœur n’a pas d’égale en France, et Murray lit dans le plan à cinq vaisseaux les prétentions de Milon de Nanteuil, dont l’attachement exclusif à l’Église lui valut l’hostilité de Louis IX et d’une partie de la bourgeoisie. En 1561, surtout, des chanoines qui savaient ce qu’avait coûté 1284 préfèrent une tour de plus de 150 mètres à la nef. Or la nef comptait aussi pour la stabilité, puisqu’en 1842 l’architecte Ramée proposera encore d’ajouter une ou deux travées à l’ouest afin de contrebuter l’église, projet abandonné en 1854. Pour la tour de Jean Vast, le mot de surenchère n’est pas trop fort. Le mot « trop » demande pourtant une mesure, et le monument la fournit. L’hémicycle du XIIIᵉ siècle, voûté à la même hauteur que les travées tombées, porte encore ses parties hautes d’origine, triforium compris. Ce qui a cédé en 1284, ce sont les travées droites aux arcades les plus larges, et c’est leur rythme que les réparateurs ont changé, jamais leur hauteur.
Il existe une réplique de la partie qui a tenu. À Paris, dans la galerie des moulages de la Cité de l’architecture et du patrimoine, une maquette en plâtre de 3,86 mètres de haut reproduit la travée d’axe du chœur et son contrebutement à l’échelle de 7,5 centimètres pour un mètre ; exécutée en 1898 pour l’Exposition universelle de 1900, d’après des relevés d’Anatole de Baudot et d’H. Chaine qui n’ont pas été conservés, elle se démonte en quarante éléments et porte le numéro d’inventaire D.MAP/CRMH 28, et sa notice précise que ses piliers de plâtre renferment une armature métallique.
Pour aller plus loin
Sur l’argent des grands chantiers, Comment finance-t-on une cathédrale ?. L’invention du gothique à Saint-Denis sous Suger ; un autre chantier de deux siècles, Notre-Dame de Paris. Pour le verre des XIIᵉ–XIIIᵉ siècles, le bleu de Chartres. La comparaison avec Amiens, que Viollet-le-Duc faisait déjà, reste le cadre technique du dossier.
On raconte volontiers la cathédrale de Beauvais comme une leçon d’orgueil. Ses bâtisseurs auraient voulu monter plus haut que tout le monde, et leur église se serait écroulée pour les punir. L’affaire commence dans le nord de la France, en 1225, après un incendie. Elle mérite d’être reprise pierre par pierre, parce que le bâtiment lui-même raconte une autre histoire.
Un record voulu par un évêque
L’évêque de Beauvais s’appelle alors Milon de Nanteuil. Avec les chanoines de sa cathédrale, il veut une église aussi belle et aussi grande que celles des villes voisines. Pendant le chantier, on continue de prier dans l’ancienne église, restée debout à côté. Les travaux commencent par la partie est, celle où se tient le clergé. On l’appelle le chœur, et c’est elle qui porte le record.
Sa voûte monte à un peu moins de quarante-sept mètres. Aucune voûte gothique française ne va plus haut. Le chiffre de quarante-huit mètres et demi, souvent répété, mesure une autre partie de l’église. Celle-là a été construite bien plus tard.
La nuit de la chute
Un soir de novembre 1284, une grande partie des voûtes du chœur s’écroule. Des piliers extérieurs cassent, et presque tous les vitraux volent en éclats. Seul le fond arrondi du chœur reste debout. Les coffres de reliques de trois saints du diocèse sortent pourtant intacts des gravats.
Cette nuit n’est connue que par un seul récit. L’original a disparu, et on ne le lit plus que dans des copies faites longtemps après. Le texte parle d’un vendredi, la veille de la fête de saint André. Or ce jour-là, dans le calendrier de l’époque, tombait un mercredi. Personne ne sait lequel des détails est faux.
Les maçons ont gardé la hauteur
Les vraies réparations ne sont décidées que longtemps après la chute, par un texte connu lui aussi par des copies tardives. Les maçons glissent alors de nouveaux piliers entre les anciens. L’espace entre deux piliers, qu’on appelle une travée, se trouve ainsi coupé en deux. Les voûtes sont redécoupées en morceaux plus petits. Leur hauteur, elle, ne change pas.
Ce choix en dit long. Le fond arrondi du chœur est aussi haut que la partie tombée, et il n’a jamais cédé. Aux yeux des réparateurs, le défaut tenait donc à l’écart entre les piliers. Selon une hypothèse, les verriers de l’époque ont même imité exprès le style des vitraux anciens restés en place.
Les spécialistes, eux, se disputent toujours sur la cause. Ils accusent tour à tour des piliers trop minces, des arcs trop espacés, le vent ou un mortier qui cède lentement. Des ingénieurs ont testé des maquettes, d’autres ont refait les calculs. Aucune de ces explications n’a convaincu tout le monde.
Une tour préférée à la nef
Bien plus tard, les chanoines reprennent le chantier. Au lieu de bâtir la partie ouest de l’église, qu’on appelle la nef, ils font monter une tour immense au centre. Elle dépasse les cent cinquante mètres. Le jour de l’Ascension 1573, elle s’effondre juste après la sortie des fidèles en procession. Personne n’est tué.
Une croix de fer coiffait la tour. On l’avait déjà retirée l’année précédente, parce qu’elle paraissait trop lourde.
Cette fois, l’ambition est bien réelle. Ceux qui choisissent la tour savent ce qui est arrivé au chœur. La nef, elle, n’ira jamais plus loin que sa première travée. Une clôture provisoire ferme l’église à l’ouest, et elle est devenue définitive.
L’idée d’une rivalité apparaît au XIXᵉ siècle chez Viollet-le-Duc. Selon lui, l’architecte du chœur voulait dépasser son confrère d’Amiens. Il admirait pourtant l’habileté de ce maître. D’autres en ont tiré une morale, celle de l’orgueil puni. Une revue savante la reprenait encore récemment, en comparant la cathédrale à Icare.
Dans le chœur, on voit toujours les piliers ajoutés après la chute traverser les arcs d’origine, dont le tracé reste visible dans la pierre.
L’article complet donne le texte du récit de 1284 avec son vendredi impossible, puis la maquette en plâtre de 1898 qui reproduit la seule partie du chœur restée debout.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Récit de l’effondrement du chœur, « l’an 1284 iour de Vendredy veille de sainct André Apostre […] sur les huict heures du soir », connu par les copies de compilateurs du début de l’époque moderne, probablement tirées de registres capitulaires perdus ; texte cité par Michael Cothren, *Revue de l’Art* 111, 1996, p. 11 original non conservé
- Délibération du chapitre cathédral de Beauvais engageant la restauration du chœur, 1339, deux copies de la fin de l’Ancien Régime Bibliothèque municipale de Beauvais, collection Bucquet-Aux Cousteaux, ms. XXVII, p. 34, et ms. XXX, p. 293
- Chœur de la cathédrale Saint-Pierre de Beauvais, XIIIᵉ-XIVᵉ siècle : hémicycle aux parties hautes d’origine, travées droites reprises avec piles intercalaires et voûtes sexpartites, voûte à 46,77 m environ sous la clef monument classé en 1840, notice Mérimée PA00114502, dossier d’Inventaire IA60000315
Voir les 20 sources restantesMasquer les autres sources
Sources primaires (suite)
- Dates inscrites sur les voûtes du transept, 1550 au bras sud, 1575 à l’est, 1577 au sud et 1578 au nord cathédrale Saint-Pierre de Beauvais, dossier d’Inventaire IA60000315
- Verrières hautes des travées droites du chœur, années 1340, avec deux représentations de l’évêque Jean de Marigny cathédrale Saint-Pierre de Beauvais, in situ
- Maquette de la travée d’axe du chœur et du contrebutement du chevet, plâtre sur armature métallique, 40 éléments, h. 386 cm, l. 189 cm, prof. 106,4 cm, échelle 7,5 cm/m, 1898 Cité de l’architecture et du patrimoine, Paris, galerie des moulages, D.MAP/CRMH 28 (autre numéro MAQ.00010)
Bibliographie
- Eugène Viollet-le-Duc, *Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIᵉ au XVIᵉ siècle*, Paris, 1854-1868, t. I, art. « Arc-boutant » ; t. II, art. « Cathédrale » ; t. IV, art. « Construction » Bance, puis Morel
- Robert Branner, « Le maître de la cathédrale de Beauvais », *Art de France* II, 1962, p. 77-92 Art de France
- Philippe Bonnet-Laborderie, *La cathédrale Saint-Pierre de Beauvais*, La Mie-au-Roy, 1978, coll. « Histoire et architecture » GEMOB
- Philippe Plagnieux, « La date et les architectes de la restauration de la cathédrale de Beauvais après l’effondrement de 1284 », *Bulletin de la Société nationale des antiquaires de France*, 1995 (paru en 1997), p. 403-409 Société nationale des antiquaires de France
- Michael W. Cothren, « Restaurateurs et créateurs de vitraux à la cathédrale de Beauvais dans les années 1340 », traduit de l’anglais par Jeanne Bouniort, *Revue de l’Art* 111, 1996, p. 11-24 Revue de l’Art
- Jacques Heyman, « Beauvais Cathedral », *Transactions of the Newcomen Society* 40, 1967-1968, p. 15-32, DOI 10,1179/tns.1967 002 Newcomen Societyhttps://doi.org/10.1179/tns.1967
- Maury I. Wolfe et Robert Mark, « The Collapse of the Vaults of Beauvais Cathedral in 1284 », *Speculum* 51 (3), 1976, p. 462-476, DOI 10,2307/2851708 Speculumhttps://doi.org/10.2307/2851708
- Stephen Murray, « The Choir of the Church of St.-Pierre, Cathedral of Beauvais : A Study of Gothic Architectural Planning and Constructional Chronology in Its Historical Context », *The Art Bulletin* 62 (4), 1980, p. 533-551, DOI 10,1080/00043079,1980,10787813 The Art Bulletinhttps://doi.org/10.1080/00043079.1980.10787813
- Stephen Murray, *Beauvais Cathedral : Architecture of Transcendence*, Princeton, 1989, xvii + 178 p. Princeton University Press
- Mario Como, « The Collapse of the Beauvais Cathedral in 1284. The Conjecture of the Creep Buckling Piers », dans *Proceedings of the Third International Congress on Construction History*, Cottbus, 20-24 mai 2009, p. 393-400 Brandenburg University of Technology Cottbus
- Rubén Rodríguez Elizalde, « Beauvais Cathedral : The Ambition, Collapse and Legacy of Gothic Engineering », *Heritage* 8 (6), 2025, article 203, DOI 10,3390/heritage8060203 MDPIhttps://doi.org/10.3390/heritage8060203
Sources en ligne
- « Cathédrale Saint-Pierre de Beauvais », dossier d’œuvre architecture IA60000315 Inventaire général du patrimoine culturel, Région Hauts-de-Francehttps://inventaire.hautsdefrance.fr/dossier/IA60000315
- « Cathédrale Saint-Pierre », notice Mérimée PA00114502 POP, Plateforme ouverte du patrimoine, ministère de la Culturehttps://pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00114502
- « Travée d’axe du choeur et du contrebutement du chevet de la cathédrale Saint-Pierre de Beauvais » Cité de l’architecture et du patrimoinehttps://www.citedelarchitecture.fr/fr/oeuvre/travee-daxe-du-choeur-et-du-contrebutement-du-chevet-de-la-cathedrale-saint-pierre-de
- « Restaurateurs et créateurs de vitraux à la cathédrale de Beauvais dans les années 1340 » Perséehttps://www.persee.fr/doc/rvart_0035-1326_1996_num_111_1_348248
- « La date et les architectes de la restauration de la cathédrale de Beauvais après l’effondrement de 1284. » Perséehttps://www.persee.fr/doc/bsnaf_0081-1181_1997_num_1995_1_10031
- « Historique de la cathédrale de Beauvais » Association Beauvais Cathédralehttps://cathedrale-beauvais.fr/historique-de-la-cathedrale-de-beauvais/





.jpg?width=500)



.jpg?width=500)
