Sept colonnes, et une addition à faire. Intensité, durée, certitude, proximité, fécondité, pureté, étendue : le chapitre IV de l’Introduction to the Principles of Morals and Legislation demande de porter chaque plaisir et chaque peine sur ces sept axes, d’additionner les plaisirs d’un côté, les peines de l’autre, puis de recommencer pour chaque personne concernée. Le solde décide. Bentham achève le livre en 1780, le publie en 1789, et la formule à laquelle son nom reste attaché n’y apparaît pas une fois.
Un axiome dans la préface d’un livre sans nom d’auteur
Elle vient d’ailleurs, d’un volume anonyme de 1776, A Fragment on Government, qui s’en prend aux Commentaries on the Laws of England de William Blackstone, parus entre 1765 et 1769. Le reproche porte sur une confusion : Blackstone décrit le droit anglais et le justifie du même mouvement, comme si ce qui est était ce qui doit être. Séparer les deux exige un étalon extérieur au droit existant. La préface le donne comme un « axiome fondamental », et l’énoncé sert d’arme de critique avant de promettre quoi que ce soit. La même page fournit la devise du bon citoyen : obéir ponctuellement, censurer librement. Vingt ans plus tard, Bentham refusera aux droits naturels le statut d’argument et traitera la Déclaration française de 1791 d’absurdité montée sur échasses. La formule occupe la place que d’autres réservent au droit naturel.
Reste à savoir d’où il la tire. Ses carnets en attribuent la paternité à Joseph Priestley, avec une réserve : à moins que ce ne soit Beccaria. On ne l’a jamais retrouvée dans l’Essay on the First Principles of Government de Priestley, publié en 1768. Robert Shackleton a repris le dossier en 1972 et désigne l’autre piste, la traduction anglaise de Dei delitti e delle pene de Cesare Beccaria, paru à Livourne en 1764 et rendu en anglais à Londres en 1767. Bentham la lit vers 1769, année qu’il appellera plus tard la plus intéressante de sa vie. Francis Hutcheson avait écrit quelque chose de très proche dès 1725, sans qu’aucun indice ne montre que Bentham l’ait lu.
L’italien ne dit pas ce que dit l’anglais. Beccaria écrit la massima felicità divisa nel maggior numero, mot à mot le plus grand bonheur réparti dans le plus grand nombre. Le participe divisa impose une répartition, et son ami Pietro Verri écrivait deux ans plus tôt, dans les Meditazioni sulla felicità, le plus grand bonheur possible réparti avec la plus grande égalité possible. A. J. Draper a relevé le point en 2000 : chez Beccaria le bonheur est partagé entre le plus grand nombre, il n’est pas le bonheur du plus grand nombre. Le génitif anglais laisse tomber l’exigence de partage. Bentham butera très exactement là, cinquante ans plus tard.
Sept dimensions et un solde
Le chapitre I de l’Introduction ouvre sur une déclaration restée célèbre : la nature a placé l’humanité sous le gouvernement de deux maîtres souverains, la peine et le plaisir. Suit une définition sèche. Le principe d’utilité approuve ou désapprouve toute action selon sa tendance à augmenter ou à diminuer le bonheur de la partie dont l’intérêt est en jeu. Le sens moral, la loi de la raison et l’équité naturelle sont écartés au chapitre suivant : ces expressions, soutient Bentham, disent seulement que celui qui les emploie approuve.
Le chapitre IV fournit l’outil. Un plaisir considéré en lui-même vaut selon quatre dimensions : intensité, durée, certitude, proximité. Quand on évalue non plus le plaisir mais l’acte qui le produit, deux autres entrent, la fécondité, chance qu’il soit suivi de sensations de même espèce, et la pureté, chance qu’il ne soit pas suivi de sensations contraires. Dès que plusieurs personnes sont en cause, une septième s’ajoute, l’étendue, c’est-à-dire le nombre de personnes affectées. Après la première édition, deux vers mnémotechniques sont fabriqués pour loger la liste dans la mémoire : intense, long, certain, rapide, fécond, pur.
Le paragraphe V donne la marche à suivre. Prenez la personne dont l’intérêt est le plus directement touché. Portez au compte chaque plaisir et chaque peine produits en premier lieu, puis ceux qui suivent. Faites la somme des deux colonnes, prenez le solde, recommencez pour chaque personne, additionnez les soldes. Le total donne la tendance de l’acte. Bentham sait que personne ne procède ainsi et l’écrit : le procédé est un modèle, et une délibération réelle vaut dans la mesure où elle s’en approche.
Un exemple pris chez lui montre ce que l’outil produit. Versez la même somme d’argent à un homme riche et à un homme pauvre. Le second gagne plus de bonheur, parce que des accroissements égaux de richesse donnent des accroissements décroissants de satisfaction. Menée sérieusement, l’addition penche du côté de l’égalisation. Quant à l’étendue, elle ne s’arrête pas à l’espèce humaine : une note du chapitre XVII pose que la question n’est pas de savoir si les animaux raisonnent ni s’ils parlent, mais s’ils peuvent souffrir.
Quarante ans sans la formule
Reste le fait bizarre. Dans les quelque quatre cents pages de l’Introduction, la formule est absente. Shackleton a soutenu qu’on ne la retrouve dans aucun ouvrage publié de Bentham pendant plus de quarante ans après 1776, et la proposition n’a pas été réfutée depuis. Elle réapparaît à partir de 1820, jusqu’à devenir écrasante dans les derniers textes.
Deux lectures s’affrontent sur cette éclipse et rien ne les départage. David Lyons a soutenu en 1973 que la formule manque parce que la position de l’Introduction n’est pas universaliste : Bentham y raisonne pour un législateur, donc pour une communauté déterminée. J. H. Burns lui a répondu en 2005 que dans les années 1820 la formule sert aussi bien dans un cadre restreint que dans un cadre universel, ce qui ruine la corrélation. Shackleton avançait une explication politique : la formule ressort avec le radicalisme d’après 1815, et l’article « Government » que James Mill donne au supplément de 1820 de l’Encyclopædia Britannica l’aurait remise en circulation. Burns oppose une date, celle de manuscrits de 1811 où Bentham l’emploie déjà. Les deux camps s’accordent sur un point : le retour de la formule accompagne l’engagement démocratique tardif de son auteur. Entre-temps, le principe change de nom. Une note ajoutée à la deuxième édition de l’Introduction, en 1823, déclare greatest happiness préférable à utility, le mot utilité ne renvoyant pas assez clairement aux idées de plaisir et de peine.
Ce qu’il défend en 1822, ce qu’il retire en 1829
Avant de retirer l’appendice, Bentham l’a défendu, et cette défense en est le meilleur état. En août 1822, dans les pages préparatoires au Constitutional Code, il pose que la fin propre du gouvernement est le plus grand bonheur de tous les individus qui composent la communauté. Puis il restreint. Si les bonheurs ne se gênaient jamais, « de tous » suffirait. Mais le bonheur de chacun est susceptible d’entrer en concurrence avec celui de tout autre, et il faut une formule qui vaille aussi pour ces occasions-là. D’où le plus grand nombre, règle de départage et non préférence pour la majorité.
Juin 1829. Bentham a quatre-vingt-un ans et rédige un long texte pour le Westminster Review, dans la querelle ouverte par l’attaque de Macaulay contre l’essai de James Mill sur le gouvernement. Sur un feuillet daté, il écrit qu’un examen plus serré a fourni depuis quelques années une raison parfaitement incontestable d’écarter cet appendice, lequel donne en surface de la clarté et produit au fond le contraire. Suit le calcul. Coupez une communauté quelconque en deux parts inégales, appelez l’une la majorité et l’autre la minorité, laissez hors du compte les sentiments de la minorité. Rapporté au fonds total de bonheur de la communauté, le résultat de l’opération est une perte et non un profit, et l’erreur croît à mesure que les deux parts se rapprochent.
Les exemples qu’il choisit ne sont pas neutres en 1829, l’année où le Parlement lève les incapacités frappant les catholiques : la minorité catholique de Grande-Bretagne, la minorité protestante d’Irlande. Sur le critère du plus grand nombre, chacune pourrait être réduite en servitude par sa majorité sans que l’addition proteste. Bentham en tire qu’il faut dire simplement principe du plus grand bonheur. Thomas Perronet Thompson, qui dirigeait la revue, n’a presque rien retenu de ces pages.
Une punaise, un porc, et une phrase que Bentham n’a pas écrite
La phrase la plus citée de Bentham sur le plaisir n’est pas de lui. En 1838, dans l’essai qu’il consacre à son maître, John Stuart Mill lui prête une maxime : à quantité de plaisir égale, le jeu de la punaise vaut la poésie. Le texte réel se trouve dans The Rationale of Reward, paru en 1825. Préjugés mis à part, y lit-on, le push-pin, une distraction d’enfants qui se joue avec des épingles, a la même valeur que les arts et les sciences de la musique et de la poésie, et s’il fournit plus de plaisir il en vaut davantage. Or ces pages viennent de manuscrits bilingues rédigés vers 1782, publiés d’abord en français en 1811 dans la Théorie des peines et des récompenses montée par Étienne Dumont, puis traduits en anglais en 1825. Le mot d’ordre le plus fameux de l’utilitarisme sur le plaisir est un résumé de Mill portant sur une version anglaise d’une édition française de manuscrits inédits.
L’objection de fond vient en 1861, dans trois livraisons de Fraser’s Magazine réunies en volume deux ans plus tard sous le titre Utilitarianism. Mill part de l’accusation adverse, une doctrine digne des pourceaux, et il ne la retourne pas : il ajoute la qualité à la quantité. Certains plaisirs sont supérieurs par nature, et le juge compétent est celui qui a connu les deux. D’où la phrase du chapitre II, mieux vaut un être humain insatisfait qu’un porc satisfait, Socrate insatisfait qu’un imbécile satisfait. Le prix de cette réponse se voit aussitôt : si les plaisirs ne se rangent pas sur une même échelle, l’addition du chapitre IV ne ferme plus. Frederick Rosen a soutenu que l’écart entre les deux hommes est plus étroit qu’on ne le répète, l’intensité et la pureté étant elles aussi des propriétés que Bentham prétendait comparer sur un index unique.
Ce que la correction de 1829 laisse entier
Le texte de 1829 répare une arithmétique. Il ne touche pas à l’agrégation. Un total qui inclut tout le monde reste un total, et rien dans le procédé n’interdit de compenser la souffrance d’un individu par les gains de plusieurs autres. C’est l’objection que John Rawls formule au paragraphe 5 de A Theory of Justice, en 1971 : l’utilitarisme étend à la société la règle de choix valable pour un seul homme et, pour que l’extension fonctionne, fond toutes les personnes en une seule, si bien qu’il ne prend pas au sérieux la distinction entre les personnes. Rawls lui oppose une procédure, le choix des principes derrière un voile d’ignorance.
Le camp adverse a de quoi répondre. Gerald Postema a soutenu en 1998 que la doctrine de Bentham est sensible à la répartition et n’autorise pas le sacrifice des intérêts fondamentaux d’un individu à un gain agrégé. La phrase la plus nette en ce sens circule sous le nom de Bentham : l’intérêt de tout le monde est sacré, ou l’intérêt de personne. Elle demande une réserve. Elle nous parvient par la traduction anglaise que Richard Hildreth a donnée en 1840 des Traités de législation civile et pénale, c’est-à-dire du français d’Étienne Dumont, monté en 1802 à partir de manuscrits. Motif suffisant pour ne pas la citer comme on cite une page de l’Introduction, insuffisant pour l’écarter.
Les feuillets de juin 1829 portent aujourd’hui les cotes JB/014/326 et JB/014/384 dans les Bentham Papers de University College London. Amnon Goldworth les a imprimés pour la première fois en 1983, cent cinquante-quatre ans après leur rédaction. Dans l’intervalle, la formule servait d’enseigne : le périodique The Yankee, que John Neal éditait, puis The Diamond de Gilbert Vale portaient en tête de page le plus grand bonheur du plus grand nombre. Quatre de ces mots, leur auteur avait écrit qu’il fallait les retrancher.
Pour aller plus loin
Le dossier touche à trois autres entrées de l’encyclopédie. Les plaisirs supérieurs de Mill se lisent mieux à côté du chapitre IV qu’ils corrigent sans quitter son cadre. Le refus benthamien des droits naturels, formulé contre la Déclaration de 1791, montre ce que la formule vient remplacer. Et le voile d’ignorance de Rawls s’éclaire comme une tentative de fournir à la justice distributive la garantie qu’une addition ne donne pas.
On prête à Jeremy Bentham une devise : le plus grand bonheur du plus grand nombre. Il l’a bien écrite, dans la préface d’un livre paru sans nom d’auteur, à Londres, en 1776. Il cherchait alors un moyen de juger les lois qui ne revienne pas à les justifier par le droit existant. La suite est moins connue. Il a cessé d’employer la formule pendant des décennies, puis il est revenu dessus, et il a fini par écrire qu’elle contenait une erreur.
Une addition, colonne par colonne
L’outil qu’il propose est une opération de comptable. Il faut estimer chaque plaisir et chaque peine selon sa force, sa durée, la probabilité qu’il arrive et la distance qui nous en sépare. Deux mesures s’ajoutent quand on juge un acte : la chance qu’il entraîne d’autres sensations du même genre, et la chance qu’il n’entraîne pas les sensations contraires. Une dernière compte le nombre de gens touchés.
On additionne alors les plaisirs d’un côté, les peines de l’autre, et on regarde le solde. On refait le compte pour chaque personne concernée, puis on additionne les résultats. Ce que Bentham appelle utilité est ce solde, et rien d’autre. Il reconnaît lui-même que nul ne procède ainsi dans la vie courante. Le calcul est un modèle, et une décision vaut dans la mesure où elle s’en rapproche.
Un exemple qu’il donne fait comprendre ce que la méthode produit. Donnez la même somme à quelqu’un de fortuné, puis à quelqu’un qui manque de tout. Le second y gagne davantage de satisfaction, parce que chaque nouvelle part de richesse apporte moins que la précédente. Poussé jusqu’au bout, le calcul recommande donc de rapprocher les fortunes. Il ne dit rien de tel dans les manuels qui résument l’utilitarisme en une phrase.
Ce que la traduction a laissé tomber
La formule elle-même n’est pas née à Londres. Elle vient d’un livre italien de Cesare Beccaria, paru quelques années plus tôt, que Bentham a lu dans une version anglaise. Il croyait tenir la phrase d’un autre auteur, mais on ne l’a jamais retrouvée chez celui-là.
L’italien disait autre chose que l’anglais. Chez Beccaria, le bonheur devait être partagé entre le plus grand nombre. Le mot qui indique le partage a disparu dans le passage d’une langue à l’autre. Il ne restait plus qu’un bonheur appartenant au plus grand nombre, sans consigne sur la manière de le répartir. Des spécialistes ont relevé ce déplacement, et il annonce toute la suite.
Le calcul qui se retourne
Bentham a d’abord défendu la fin de sa formule. Les bonheurs des uns et des autres se contrarient, disait-il, et quand ils se contrarient il faut une règle pour trancher. Le nombre servait à cela. Puis, très vieux, il a refait l’opération et vu qu’elle ne tenait pas.
Coupez une population en deux parts inégales, écrit-il. Appelez l’une la majorité, l’autre la minorité. Ne comptez que les plaisirs et les peines de la majorité, et laissez l’autre part de côté. Le total de bonheur de la population entière ne monte pas, il baisse, puisque vous venez d’effacer des sensations réelles. L’erreur devient énorme quand les deux parts sont presque de même taille.
Ses exemples visaient des situations que ses lecteurs avaient sous les yeux : les catholiques de Grande-Bretagne, les protestants d’Irlande. Sur ce critère, chacun de ces groupes pouvait être réduit en esclavage par la majorité qui l’entourait, et l’addition n’y trouvait rien à redire. Il en a conclu qu’il fallait dire simplement principe du plus grand bonheur, sans la fin de la phrase.
Ce que la correction ne règle pas
Retirer la fin de la formule oblige à compter tout le monde. Cela n’empêche pas de mettre la souffrance d’un seul en balance avec le gain de plusieurs, puisqu’on additionne toujours. C’est le reproche adressé à l’utilitarisme, il y a un demi-siècle, par un philosophe qui voulait fonder la justice autrement : traiter une société comme une seule personne qui accepterait un mauvais moment pour un bénéfice ultérieur, alors que celui qui perd et celui qui gagne sont deux vies différentes.
Les spécialistes de Bentham ne sont pas d’accord sur la portée de ce reproche. Certains montrent, textes en main, qu’il refusait le sacrifice des intérêts fondamentaux d’un individu au profit d’un total. La discussion n’est pas close.
Les feuillets où il démonte sa propre formule sont datés de juin 1829. Ils sont restés dans une boîte de papiers, à Londres, jusqu’à leur première impression un siècle et demi plus tard.
La version complète donne le texte exact de cette page de 1829, la défense que Bentham en faisait sept ans plus tôt, et la phrase sur le plaisir que tout le monde lui attribue alors qu’elle a été écrite par John Stuart Mill.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Jeremy Bentham, *A Fragment on Government*, Londres, 1776, préface, « axiome fondamental » et devise du bon citoyen *A Comment on the Commentaries and A Fragment on Government*, éd. J. H. Burns et H. L. A. Hart, *The Collected Works of Jeremy Bentham*, 1977, p. 393 et p. 399
- Jeremy Bentham, *An Introduction to the Principles of Morals and Legislation*, imprimé en 1780, publié en 1789, chapitre I (les deux maîtres souverains, définition du principe d’utilité) éd. J. H. Burns et H. L. A. Hart, *Collected Works*, 1970, p. 11-12
- *An Introduction to the Principles of Morals and Legislation*, chapitre IV, § II-V (les quatre, six puis sept dimensions ; procédure d’estimation ; statut de modèle du procédé) éd. Burns et Hart, p. 38-40
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Sources primaires (suite)
- *An Introduction to the Principles of Morals and Legislation*, chapitre IV, note ajoutée après la première édition : vers mnémotechniques « Intense, long, certain, speedy, fruitful, pure »
- *An Introduction to the Principles of Morals and Legislation*, chapitre XVII, § 1, note : « the question is not, Can they reason ? nor, Can they talk ? but, Can they suffer ? » éd. Burns et Hart, p. 283 note
- *An Introduction to the Principles of Morals and Legislation*, note ajoutée à la deuxième édition de 1823, sur la préférence donnée à *greatest happiness* contre *utility* éd. Burns et Hart, p. 11 note
- Jeremy Bentham, « Constitutional Code Rationale », août 1822, dans *First Principles Preparatory to Constitutional Code*, éd. Philip Schofield, *Collected Works*, 1989, p. 232-234 : justification de l’appendice par la concurrence des bonheurs
- Jeremy Bentham, « Article on Utilitarianism », juin 1829, dans *Deontology together with A Table of the Springs of Action and the Article on Utilitarianism*, éd. Amnon Goldworth, *Collected Works*, 1983, p. 309-311 : retrait de l’appendice, calcul majorité-minorité, exemples irlandais et britannique
- Bentham Papers, University College London, feuillets JB/014/326/001 et JB/014/384/001, datés de juin 1829 transcriptions du projet Transcribe Bentham
- Jeremy Bentham, *The Rationale of Reward*, Londres, Robert Heward, 1825, livre III, chapitre 1 : passage sur le push-pin, la musique et la poésie ; manuscrits bilingues rédigés vers 1782, première publication en français dans la *Théorie des peines et des récompenses*, éd. Étienne Dumont, 1811
- Jeremy Bentham, « Extracts from Bentham’s Commonplace Book », *The Works of Jeremy Bentham*, éd. John Bowring, vol. X, p. 142 (paternité attribuée à Priestley, sous réserve de Beccaria) et p. 54 (l’année 1769)
- Jeremy Bentham, *Theory of Legislation*, traduction anglaise de Richard Hildreth d’après le français d’Étienne Dumont, 1840, 2ᵉ éd. 1864, vol. I, p. 144 : « l’intérêt de tout le monde est sacré, ou l’intérêt de personne »
- Jeremy Bentham, *Nonsense upon Stilts*, 1795, contre la Déclaration des droits de 1791 *Rights, Representation, and Reform*, éd. P. Schofield, C. Pease-Watkin et C. Blamires, *Collected Works*, 2002, p. 330
- Cesare Beccaria, *Dei delitti e delle pene*, Livourne, 1764, introduction : « la massima felicità divisa nel maggior numero » ; traduction anglaise anonyme, *An Essay on Crimes and Punishments*, Londres, J. Almon, 1767
- Pietro Verri, *Meditazioni sulla felicità*, Livourne, 1763 : « la maggiore felicità possibile divisa colla maggiore uguaglianza possibile »
- Francis Hutcheson, *An Inquiry into the Original of Our Ideas of Beauty and Virtue*, 1725, second traité, section III ; la formule figure p. 181 de l’édition londonienne de 1738
- Joseph Priestley, *An Essay on the First Principles of Government*, 1768 : ouvrage désigné par Bentham comme sa source, où la formule n’a pas été retrouvée
- William Blackstone, *Commentaries on the Laws of England*, 4 vol., Oxford, 1765-1769 : cible du *Fragment on Government*
- John Stuart Mill, « Bentham », *London and Westminster Review*, 1838 : attribution à Bentham de la maxime sur le push-pin et la poésie
- John Stuart Mill, *Utilitarianism*, trois livraisons dans *Fraser’s Magazine*, 1861, en volume en 1863, chapitre II : doctrine digne des pourceaux, plaisirs supérieurs, « better to be a human being dissatisfied than a pig satisfied » *Collected Works*, éd. J. M. Robson, vol. X, p. 212
- John Rawls, *A Theory of Justice*, Harvard University Press, 1971, § 5, p. 27 ; p. 24 dans l’édition révisée de 1999
Bibliographie
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Sources en ligne
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- « IPML Chapter 4 Note 1 » The Political Theory Website, University of Texas at Austinhttps://www.laits.utexas.edu/poltheory/bentham/ipml/ipml.c04.n01.html
- « IPML Chapter 17 Section 1 Note 2 » The Political Theory Website, University of Texas at Austinhttps://www.laits.utexas.edu/poltheory/bentham/ipml/ipml.c17.s01.n02.html
- « Bentham’s Equality-Sensitive Utilitarianism » *Utilitas*, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/utilitas/article/abs/benthams-equalitysensitive-utilitarianism/A2C3C9A8B5B8A0A527BFA5332BFC4D84
- « Book review : Bentham and the Arts, edited by Anthony Julius, Malcolm Quinn and Philip Schofield » *Journal of Bentham Studies*, UCL Presshttps://journals.uclpress.co.uk/jbs/article/id/885/print/
- « Bentham and the Arts » Project MUSE, chapitre en accès ouverthttps://muse.jhu.edu/pub/354/oa_edited_volume/chapter/2778043
- « An essay on crimes and punishments : translated from the Italian » Internet Archive, exemplaire de la Boston Public Libraryhttps://archive.org/details/essayoncrimespun00becc_0
- « Introduction aux principes de morale et de législation » Librairie philosophique J. Vrinhttps://www.vrin.fr/livre/9782711623242/introduction-aux-principes-de-morale-et-de-legislation
- « Mill, John Stuart : Ethics » Internet Encyclopedia of Philosophyhttps://iep.utm.edu/mill-eth/
- « On Crimes and Punishments » Voltaire Foundation, université d’Oxfordhttps://voltairefoundation.wordpress.com/tag/on-crimes-and-punishments/

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