Des machines sous la figure d’hommes. L’objection figure dans le texte même, et c’est Bentham qui la rédige. Dans la dernière de ses lettres sur le panoptique, consacrée aux écoles, il se demande si une pression aussi constante n’affaiblira pas l’esprit d’un enfant comme un bandage trop serré affaiblit un membre, et si l’énergie du citoyen libre ne cédera pas la place à la discipline mécanique du soldat ou à l’austérité du moine. Sa réponse, souvent citée sans la question, tient en une phrase. Qu’on les appelle soldats, moines ou machines, pourvu qu’ils soient heureux, peu lui importe.
L’atelier de Kritchev
L’invention revient d’abord à Samuel, le frère cadet, alors au service du prince Potemkine à Kritchev, la Crecheff des lettres, dans l’actuelle Biélorussie. Jeremy, venu le rejoindre, lit en 1787 dans un journal anglais l’annonce d’une maison de correction en projet, et propose par lettres à un correspondant resté en Angleterre le bâtiment circulaire que son frère destinait à des ouvriers sans qualification.
Ces lettres paraissent en 1791, à Dublin puis à Londres, sous le titre Panopticon ; or, The Inspection-House. Le principe vaudrait pour tout établissement où l’on tient des personnes sous inspection, et le titre en dresse la liste, maisons pénitentiaires, prisons, maisons d’industrie, maisons de travail, hospices de pauvres, lazarets, manufactures, hôpitaux, asiles d’aliénés, écoles.
Anglais et daté, le problème auquel répond cette prison est d’abord financier. Le projet officiel de maisons pénitentiaires nationales s’est échoué, écrit Bentham, sur l’écueil de la dépense, et le gouvernement vient de lui préférer la déportation vers la Nouvelle-Galles du Sud. Ses adversaires sont les comités de juges de paix chargés de choisir les métiers des détenus et la pyramide de gouverneurs salariés que ce projet empilait. L’idée a peut-être aussi une source française. Dans le manuscrit de la lettre sur les écoles, Bentham rapporte que Samuel avait été frappé, à l’École militaire de Paris, par des dortoirs où chaque élève restait visible d’un maître à travers une fenêtre grillée.
Voir sans être vu
Le raisonnement de la première lettre avance en trois temps. Un établissement de ce genre atteint d’autant mieux son but que les personnes inspectées sont plus constamment sous les yeux des inspecteurs. La perfection voudrait que chacune le soit à chaque instant, ce qui est impossible. À défaut, il faut que chacune, seeing reason to believe as much, and not being able to satisfy himself to the contrary, ait à chaque instant des raisons de croire qu’elle l’est, sans pouvoir s’assurer du contraire.
Dans la lettre II, l’appareil qui entretient cette croyance prend forme. Le bâtiment est circulaire. Les cellules occupent la circonférence, séparées par des cloisons disposées comme des rayons, et l’inspecteur loge au centre, dans ce que Bentham appelle la loge, un espace annulaire vide séparant les deux. Chaque cellule s’ouvre sur l’extérieur par une fenêtre assez large pour l’éclairer et, à travers elle, la partie correspondante de la loge ; côté intérieur, une grille de fer si légère qu’aucun recoin n’échappe au regard. Le détenu se découpe donc à contre-jour. Pour qu’il ne voie rien en retour, les fenêtres de la loge portent des stores montés aussi haut que ses yeux peuvent atteindre, et la loge est recoupée par deux cloisons en croix, afin qu’aucune lumière ne la traverse de part en part et ne trahisse une silhouette ; les portes de ces cloisons sont même décalées, pour qu’une porte restée ouverte ne crée pas de percée. La nuit, de petites lampes à réflecteur prolongent la sécurité du jour. Des tubes de fer-blanc relient chaque cellule à la loge, de sorte qu’une consigne se donne à voix basse sans qu’un autre détenu sache l’inspecteur occupé ailleurs. Pour fixer les idées, la lettre III prend un bâtiment de 100 pieds de diamètre, à 48 cellules par étage.
L’essence du plan, précise la lettre V, tient à la position centrale de l’inspecteur jointe aux moyens connus de seeing without being seen, voir sans être vu. Bentham ajoute un point que les résumés oublient, car plus la probabilité d’être réellement inspecté est forte, plus le sentiment de l’être est intense.
Ramené à trois propositions, l’argument se reformule ainsi. Le détenu ne peut jamais savoir s’il est regardé à un instant donné. Toute infraction court donc le risque d’être vue. Un détenu qui calcule se conduira comme s’il l’était toujours, et un seul homme suffit alors pour des centaines. On traduira ici inspection-house par « maison d’inspection », le mot de l’adaptation française de 1791, plutôt que par « maison de surveillance », qui ferait entrer dans le texte le lexique de Foucault.
Gygès dans la tour
Au livre II de la République (359c-360d), Glaucon raconte l’histoire du berger Gygès, qu’un anneau rend invisible et qui s’en sert pour tuer le roi et régner. Glaucon en tire la thèse que le reste du dialogue s’emploiera à réfuter, selon laquelle personne n’est juste de son plein gré.
Rien n’indique que Bentham ait pensé à ce passage, et le rapprochement sert ici d’épreuve. Le panoptique accepte la prémisse de Glaucon, puisque la conduite y suit le regard, et en retourne l’usage. Il rend invisible celui qui regarde, de sorte que chaque détenu vit à côté d’un anneau porté par un autre, sans jamais savoir si l’autre le porte en ce moment. Même l’esprit le plus fruste, écrit Bentham dans la lettre V, se livre alors à une sorte de calcul grossier ; il hasarde de petites transgressions, puis de plus graves à mesure qu’elles réussissent, et l’expérience lui apprend la différence entre une inspection lâche et une inspection stricte.
Si l’inspection se relâche, le calcul du détenu change de résultat, et la croyance tombe avec lui.
Le directeur paie pour chaque mort
La préface de 1791 promet davantage qu’une prison. Elle annonce les mœurs réformées, la santé préservée, l’industrie stimulée et les charges publiques allégées, le tout par une simple idée d’architecture, et définit l’appareil comme un moyen nouveau d’obtenir power of mind over mind, un pouvoir de l’esprit sur l’esprit, en une quantité jusque-là sans exemple. Le moteur en est un contrat. D’après la lettre IX, un entrepreneur tiendrait l’établissement et en garderait les profits sa vie durant, sauf faute prouvée, à charge d’imprimer ses comptes sous serment et de pouvoir être interrogé à tout moment. Contre les abus, la lettre XII pose des garde-fous. Le contractant ne pourra pas affamer ses détenus, qui auront du pain et de l’eau à volonté, et il recevra dix livres pour chaque décès attendu dans l’année, mais en rendra dix pour chaque décès constaté, afin que son intérêt soit de les garder en vie. À la vieille question latine, qui gardera les gardiens, la lettre VI répond d’avance. Les surveillants subalternes sont sous les yeux de l’inspecteur, et l’inspecteur sous ceux du public, puisque les portes s’ouvrent aux curieux, the great open committee of the tribunal of the world, « le grand comité ouvert du tribunal du monde ».
Bentham comptait être lui-même ce contractant. En décembre 1799, le Trésor achète 12 000 livres un terrain marécageux de Millbank, au bord de la Tamise, et l’en fait dépositaire ; dès 1803, le projet est en fait abandonné. Il réclame pour ses profits perdus 689 062 livres et 11 shillings, et en obtient 23 000 en 1813. La Tate Britain occupe aujourd’hui ce terrain. Du principe, Bentham ne démord pas, et il l’étendait déjà aux indigents dans des écrits de 1797 restés inédits, sous une maxime sans détour, the more strictly we are watched, the better we behave.
Une « somme de malveillance »
La première objection sérieuse est donc celle que Bentham se fait à lui-même, et sa réponse est strictement utilitariste. Il juge hors sujet la question du soldat et du moine, la seule pertinente étant de savoir si le bonheur augmente, et n’y met qu’une réserve, qu’il faudrait être très sûr du maître. Pour la prison, la lettre X ne connaît pas de critère d’amendement plus sûr que la quantité et la valeur du travail fourni. Une conduite obtenue par le calcul du risque est-elle un amendement, ou une conformité qui cessera à la porte ?
Michel Foucault fait du panoptique la figure centrale de Surveiller et punir (Gallimard, 1975), au chapitre « Le panoptisme ». Il conclut que « la visibilité est un piège », et que l’effet majeur du dispositif est d’« induire chez le détenu un état conscient et permanent de visibilité qui assure le fonctionnement automatique du pouvoir ».
Deux ans plus tard, dans « L’œil du pouvoir », entretien avec Jean-Pierre Barou et l’historienne Michelle Perrot placé en tête d’une édition française du texte, Foucault fait de Bentham « le complémentaire de Rousseau », qui rêvait d’une société transparente, à ceci près que la transparence s’organise ici autour d’un regard dominant. Dans cette machine, « la perfection de la surveillance, c’est une somme de malveillance ». À la parade que la lettre VI opposait d’avance, le public qui inspecte l’inspecteur, Foucault fait une réponse générale, les réformateurs ayant cru l’opinion juste par nature en ignorant ses conditions matérielles, la presse et l’édition. Il concède pourtant qu’il serait faux de faire de la visibilité la clé de toute la technologie du pouvoir depuis le XVIIIᵉ siècle, et juge Bentham « archaïsant » par la place qu’il donne au regard.
Janet Semple a contesté cette lecture sur le terrain de l’histoire, dans « Foucault and Bentham : A Defence of Panopticism » (Utilitas, 1992), puis dans Bentham’s Prison (1993), fondé sur des manuscrits jusque-là inexploités. Elle reproche à Foucault de mal connaître l’histoire pénale anglaise du XVIIIᵉ siècle et de noircir les motifs des réformateurs, sans nier le contrôle, et Michael Quinn résume sa défense par l’idée qu’une prison est un mécanisme de contrôle ou n’est rien. Kristen R. Collins a montré en 2022 que Bentham savait aussi retourner l’asymétrie, avec le Sotimion, maison pour femmes enceintes non mariées où les résidentes voient leurs visiteurs sans être vues d’eux. Les deux camps citent les mêmes lettres, et leur désaccord porte sur l’échelle à laquelle les lire, celle d’une prison anglaise reconstituée manuscrit par manuscrit ou celle d’une technologie de pouvoir suivie jusqu’à l’école et à l’usine.
Stateville, Arnhem, l’île des Pins
Des prisons dites panoptiques ont été bâties, et le Bentham Project de University College London en tient la liste, de Stateville dans l’Illinois à l’île des Pins à Cuba, en passant par les prisons à coupole d’Arnhem et de Breda. À Saint-Pétersbourg, Samuel lui-même a commencé en 1806 un panoptique qui abritait une école d’arts, détruit par le feu en 1818. Aucun de ces bâtiments, précise la liste, ne se conforme exactement aux dessins ni aux principes de gestion. L’argument de la lettre V suppose un détenu qui calcule, un inspecteur assez souvent présent pour nourrir le calcul et des comptes publiés, et personne n’a jamais réuni les trois conditions.
En France, c’est le texte lui-même qui fait difficulté. La version imprimée en 1791 par l’Imprimerie nationale est une adaptation d’Étienne Dumont, que l’édition Belfond de 1977 reproduit en fac-similé avec une traduction partielle de Maud Sissung. Michelle Perrot y relève une phrase selon laquelle être sans cesse sous les yeux d’un inspecteur ferait perdre la puissance de faire le mal et presque la pensée de le vouloir. Les lettres I à XVIII du texte anglais n’en offrent pas d’équivalent exact ; elles parlent de croyance et de calcul. On ignore si cette volonté éteinte vient de Dumont, de Sissung, des dernières lettres ou des Postscripts, et seule une collation avec les manuscrits de University College London dira quand le panoptique a commencé d’agir sur le désir autant que sur le calcul.
Pour aller plus loin
Ce sujet rejoint le plus grand bonheur du plus grand nombre, dont le panoptique transpose la logique dans l’architecture. Il croise aussi le mythe de Gygès au livre II de la République, et le rêve rousseauiste d’une société transparente, que Foucault associe et oppose à Bentham dans l’entretien de 1977.
On imagine souvent le panoptique comme une prison célèbre, avec une tour au milieu d’un cercle de cellules. Cette prison n’a jamais été construite. Le philosophe anglais Jeremy Bentham en a tracé le plan. Il l’a fait en 1787, dans des lettres envoyées de Russie, où vivait son frère. Son but était qu’un seul gardien suffise pour des centaines de prisonniers.
Une tour aux stores baissés
L’idée vient d’abord de Samuel, le frère de Jeremy. En Russie, il voulait encadrer des ouvriers peu formés depuis un point central. Jeremy reprend ce bâtiment rond et l’applique à la prison. Les cellules y forment un anneau, et chacune reçoit le jour par une grande fenêtre ouverte sur l’extérieur. Le prisonnier se détache ainsi sur la lumière. Les lettres paraissent en 1791, avec un titre qui promet le même principe aux hôpitaux, aux manufactures et aux écoles.
Au centre se trouve la loge du gardien. Ses fenêtres portent des stores, et des cloisons empêchent la lumière de la traverser. Depuis sa cellule, le prisonnier ne peut donc jamais savoir si quelqu’un l’observe. La nuit, des lampes éclairent les cellules. De petits tubes de métal permettent même de chuchoter un ordre à un seul détenu.
Le prisonnier fait ses comptes
Bentham part d’un constat simple. Personne ne peut regarder chaque prisonnier à chaque instant. Il suffit alors que chacun ait toujours une raison de croire qu’on le regarde, sans pouvoir le vérifier. Toute faute risque d’être vue, et le prisonnier prudent se tient tranquille.
Ce calcul a une faille, que Bentham connaît. Le prisonnier va tester le système avec de petites fautes, puis en oser de plus grandes si rien ne se passe. Pour que la peur tienne, le gardien doit donc regarder pour de bon, et souvent. Sans ces visites réelles, la croyance s’effondre.
Une vieille histoire grecque, racontée par Platon, aide à saisir le mécanisme. Un berger trouve un anneau qui le rend invisible, et il s’en sert pour tuer le roi. Le panoptique retourne cette histoire. Chez Platon, ce récit sert à soutenir que personne n’est juste de son plein gré. Ici, c’est le gardien qui porte l’anneau, et le prisonnier ne sait jamais s’il le porte en ce moment.
Une prison tenue par un homme d’affaires
Bentham ne voulait pas d’une prison gérée par des fonctionnaires. Un entrepreneur la tiendrait et garderait les bénéfices. En échange, il publierait ses comptes et répondrait à toute question. Il n’aurait pas le droit d’affamer les détenus. Il rendrait même de l’argent pour chaque prisonnier mort dans l’année, afin d’avoir intérêt à les garder en vie.
Les portes resteraient ouvertes aux visiteurs. Le public surveillerait ainsi le gardien qui surveille les prisonniers. Bentham comptait diriger lui-même cette prison. En 1799, l’État achète un terrain humide au bord de la Tamise, et le lui confie. Quelques années plus tard, le projet est abandonné. Bentham finit par toucher un dédommagement de 23 000 livres.
Deux façons de lire le même plan
En 1975, le philosophe français Michel Foucault fait du panoptique la figure centrale d’un livre sur la naissance de la prison. Selon lui, le prisonnier qui se croit toujours vu finit par porter lui-même la surveillance. Le pouvoir marche alors tout seul. Foucault résume ce mécanisme d’une formule brève, « la visibilité est un piège ».
L’historienne Janet Semple lui répond au début des années 1990. Elle juge que Foucault connaît mal l’histoire des prisons anglaises et noircit les intentions des réformateurs. Elle ne nie pas que le panoptique serve à contrôler. Sa défense revient à dire qu’une prison contrôle, ou qu’elle n’est rien.
Les deux adversaires lisent pourtant les mêmes lettres. Leur désaccord porte sur la portée du plan. Pour l’une, il s’agit d’un projet de prison anglaise. Pour l’autre, il s’agit d’une façon de gouverner qui s’étend jusqu’à l’école et à l’usine. Aucune prison bâtie n’a jamais suivi à la fois les dessins et les règles de gestion de Bentham.
Sur le terrain humide acheté pour la prison, au bord de la Tamise, se dresse aujourd’hui la Tate Britain.
La version complète donne l’objection que Bentham s’adresse à lui-même dans sa lettre sur les écoles, et la phrase de l’édition française dont on cherche encore l’original anglais.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Jeremy Bentham, *Panopticon ; or, The Inspection-House : Containing the Idea of a New Principle of Construction…*, Dublin, Thomas Byrne, puis Londres, T. Payne, 1791 ; préface (« power of mind over mind ») ; lettre I (principe d’inspection, note sur l’arrêt du chantier de Kritchev) ; lettre II (plan de la maison d’inspection) ; lettre III (100 pieds, 48 cellules) ; lettre V (« seeing without being seen », calcul du détenu) ; lettre VI (« quis custodiet ipsos custodes », « tribunal of the world ») ; lettres IX et XII (contrat, comptes publiés, prime par décès) ; lettre X (critère de l’amendement) ; lettre XV (échec du plan officiel, déportation) ; passages anglais traduits par la rédaction – texte de référence repris dans *The Panopticon Writings*, éd. Miran Božovič, Londres, 1995, p. 29-95 Verso
- Jeremy Bentham, lettre XXI (« Schools »), manuscrits, Bentham Papers, boîte 550, f. 201 (dortoirs de l’École militaire de Paris) et f. 228 (objection des « machines », réponse par le bonheur, réserve sur le maître) UCL Special Collections, University College London
- Jeremy Bentham, *Panoptique. Mémoire sur un nouveau principe pour construire des maisons d’inspection, et nommément des maisons de force*, adaptation d’Étienne Dumont, Paris, 1791 Imprimerie nationale
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Sources primaires (suite)
- Jeremy Bentham, *Le Panoptique*, précédé de « L’œil du pouvoir », Paris, 1977, coll. « L’échappée », 221 p. ; fac-similé de l’adaptation Dumont de 1791 et traduction de la première partie par Maud Sissung, postface de Michelle Perrot Belfond
- Michel Foucault, « L’œil du pouvoir », entretien avec Jean-Pierre Barou et Michelle Perrot, dans Jeremy Bentham, *Le Panoptique*, Paris, 1977, p. 9-31 ; repris dans *Dits et écrits*, t. III, texte n° 195 Belfond ; Gallimard
- Michel Foucault, *Surveiller et punir. Naissance de la prison*, Paris, 1975, troisième partie, chapitre III, « Le panoptisme » Gallimard
- Jeremy Bentham, *Writings on the Poor Laws*, vol. I, éd. Michael Quinn, Oxford, 2001, p. 277 (« the more strictly we are watched, the better we behave », écrits de 1797) Oxford University Press, *The Collected Works of Jeremy Bentham*
- Jeremy Bentham, demande d’indemnisation pour le panoptique, 2 mai 1813, Bentham Papers, boîte 122, f. 440 (achat de Millbank par le Trésor, 12 000 livres, fin décembre 1799) UCL Special Collections, University College London
- Platon, *La République*, II, 359c-360d, pagination Stephanus (l’anneau de Gygès), trad. Georges Leroux, Paris, rééd. 2016 Flammarion, coll. GF
Bibliographie
- Janet Semple, *Bentham’s Prison : A Study of the Panopticon Penitentiary*, Oxford, 1993 Clarendon Press
- Janet Semple, « Foucault and Bentham : A Defence of Panopticism », *Utilitas* 4 (1), 1992, p. 105-120, DOI 10,1017/S0953820800004234 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/S0953820800004234
- Michael Quinn, « The Fallacy of Non-Interference : The Poor Panopticon and Equality of Opportunity », *Journal of Bentham Studies* 1, 1997 UCL Bentham Project
- Kristen R. Collins, « “Secrecy or Silence with Her Finger on Her Mouth” : Jeremy Bentham’s Other Model of Visibility and Power », *Political Theory*, 2022, DOI 10,1177/00905917211046659 SAGE Publicationshttps://doi.org/10.1177/00905917211046659
Sources en ligne
- « Jeremy Bentham » Stanford Encyclopedia of Philosophyhttps://plato.stanford.edu/entries/bentham/
- « The Panopticon » Faculty of Laws, Bentham Project, University College Londonhttps://www.ucl.ac.uk/laws/research/research-projects/bentham-project/about-jeremy-bentham/panopticon
- « Digitisation » Transcribe Bentham, blog de University College Londonhttps://blogs.ucl.ac.uk/transcribe-bentham/category/digitisation/page/3/
- « UCL Bentham Project Journal of Bentham Studies, vol. 7 (2004) » UCL Discovery, University College Londonhttps://discovery.ucl.ac.uk/id/eprint/1323723/1/007%20Fuller%202004.pdf
- « JB/550/228/002 » Transcribe Bentham, University College Londonhttps://transcribe-bentham.ucl.ac.uk/td/JB/550/228/002
- « JB/550/201/001 » Transcribe Bentham, University College Londonhttps://transcribe-bentham.ucl.ac.uk/td/JB/550/201/001
- « JB/122/440/001 » Transcribe Bentham, University College Londonhttps://transcribe-bentham.ucl.ac.uk/td/JB/122/440/001
- « Panopticon ; or, The inspection-house » Internet Archive, exemplaire de l’université de Lausannehttps://archive.org/details/panopticonorins01bentgoog
- « Présentation des documents » Revue française d’histoire des idées politiques, Cairnhttps://shs.cairn.info/revue-francaise-d-histoire-des-idees-politiques1-2004-1-page-151?lang=fr
- « Le panoptique : précédé de L’oeil du pouvoir » Bibliothèque de l’université de Gandhttps://lib.ugent.be/catalog/rug01:002035779
- « Foucault and Bentham : A Defence of Panopticism » Utilitas, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/utilitas/article/foucault-and-bentham-a-defence-of-panopticism/4F202AEE99BD41ACDF725D0B76B83EB0
- « The Fallacy of Non-Interference : The Poor Panopticon and Equality of Opportunity » Journal of Bentham Studies, UCL Discoveryhttps://discovery-pp.ucl.ac.uk/id/eprint/1323711/1/001_1997_M.Quinn%201997.pdf
- « “Secrecy or Silence with Her Finger on Her Mouth” : Jeremy Bentham’s Other Model of Visibility and Power » Political Theory, SAGE Journalshttps://journals.sagepub.com/doi/10.1177/00905917211046659

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