Un mort, dans le compte que tient Jeremy Bentham, coûte beaucoup et ne rapporte presque rien. Il fait vivre le croque-mort, l’homme de loi et le prêtre, il engloutit dans la fosse les économies des familles pauvres, et les cimetières de paroisse lâchent sur les vivants ce que le texte appelle le monstre Typhus. L’auteur de ce bilan est assis aujourd’hui dans le hall du Student Centre de University College London, sur Gordon Square, derrière une vitre, dans ses propres vêtements.
Un cadavre ne souffre plus
Le point de départ se trouve à la première page d’un livre de 1789, l’Introduction aux principes de morale et de législation (An Introduction to the Principles of Morals and Legislation). Au chapitre I, paragraphe 1, Bentham pose que la nature a placé les hommes sous l’empire de deux maîtres souverains, la douleur et le plaisir, et qu’il revient à eux seuls d’indiquer ce qu’il faut faire. Le principe d’utilité en découle : une action se juge à sa tendance à augmenter ou à diminuer le bonheur de ceux dont l’intérêt est en jeu. Appliqué à un cadavre, le principe tranche vite. Un mort ne ressent plus rien. Il n’a donc plus d’intérêt à défendre, et ce qu’on fait de son corps se juge à ce que cela produit chez les vivants, en peine, en dépense, en maladie ou en savoir. Or, depuis le Murder Act de 1752, les anatomistes ne recevaient légalement que les corps des assassins pendus, la dissection s’ajoutant à la sentence comme un supplément de châtiment, et les écoles de médecine achetaient le reste aux pilleurs de tombes. Le médecin Thomas Southwood Smith, proche de Bentham, soutient en 1824 dans « The Use of the Dead to the Living », réimprimé en 1827, que l’inhumation gaspille des corps utiles, et Bentham tente en 1826 d’intéresser Robert Peel, ministre de l’Intérieur, à un projet de loi pour fournir des corps aux chirurgiens.
L’argument a une limite, que Bentham trace lui-même. Personne ne sera contraint, précise le fragment tardif où il développe l’idée, et les restes ne serviront au bonheur commun qu’avec le consentement des intéressés. La version forte de la thèse tient donc en deux temps, puisque le mort n’a plus d’intérêts alors que le vivant qui dispose d’avance de son corps en a encore, et que sa volonté seule ouvre l’usage de ses restes.
Soixante-trois ans de testaments
Le 24 août 1769, à vingt et un ans, Bentham lègue déjà son corps à la dissection, au profit du médecin écossais George Fordyce, afin que le genre humain tire quelque petit bénéfice de sa mort (that mankind may reap some small benefit in and by my decease, trad. de la rédaction). Un codicille du 29 mars 1824 décrit pour la première fois l’assemblage des restes, qu’on portera aux réunions d’un club de disciples pour les placer au bout de la table, comme un président de séance. En avril 1830, Southwood Smith rédige à sa demande une note que Bentham relit seul, approuve et signe. Elle assigne deux buts aux leçons d’anatomie faites sur son corps, transmettre un savoir, et montrer que l’horreur de la dissection naît de l’ignorance et se maintient par des idées fausses. Le dernier testament, du 30 mai 1832, renvoie à cette note ; son texte est édité depuis 2024 dans le treizième volume de la correspondance. Tim Causer, du Bentham Project de UCL, en a conclu en 2021 que l’auto-icône a mûri pendant plus de six décennies, ce qui interdit d’y voir la lubie des derniers jours.
Bentham meurt le 6 juin 1832. Trois jours plus tard, Southwood Smith prononce une leçon publique devant le corps qu’il est chargé de disséquer, à la Webb Street School of Anatomy de Southwark, et en publie le texte dans l’année. Le 1ᵉʳ août, l’Anatomy Act reçoit la sanction royale : sa section XVI abolit la dissection des condamnés pour meurtre, et sa section VII ouvre aux anatomistes les corps non réclamés, ceux des indigents morts à l’hospice ou à la maison de travail. Ruth Richardson a soutenu en 1987, dans Death, Dissection and the Destitute, que la loi a fait passer la dissection du crime à la pauvreté. Bentham avait fait du consentement la condition de tout usage des morts, et la loi sanctionnée huit semaines après sa mort se contentait de l’absence de réclamation.
Southwood Smith garde l’auto-icône jusqu’en 1850 et la remet alors à University College, que Bentham a inspiré sans le fonder. En 1857, dans une lettre citée par William Munk et reprise par David McAllister, il se plaint que le collège la relègue dans une arrière-salle, comme si les autorités avaient honte de la posséder.
Chacun sa propre statue
Le fragment porte un titre qui répond à celui de Southwood Smith, Auto-Icon ; or, Farther Uses of the Dead to the Living, « Auto-icône, ou nouveaux usages des morts pour les vivants ». Imprimé à Londres, probablement vers 1842, en vingt et une pages marquées « not published », il est tenu par Tsin Yen Koh pour le dernier essai probable de son auteur, et on le lit dans l’édition procurée en 2002 par James E. Crimmins. Des corps ont traversé les siècles sous les cendres d’une ville antique ou dans les tourbières sans que personne l’ait voulu, et Bentham propose de faire exprès ce que le hasard a fait seul. Il distingue deux usages du cadavre, l’un transitoire, anatomique, l’autre permanent, qu’il dit conservateur ou statuaire. Pour la dissection, écrit-il, un corps en vaut presque un autre, alors que la tête appartient en propre à chacun et vaut mieux qu’une statue quand elle est bien préservée. Les manuels du temps promettaient à chacun d’être son propre avocat. Chacun, désormais, pourra être sa propre statue. Puis une question, Is not identity preferable to similitude ?, l’identité ne vaut-elle pas mieux que la ressemblance ? Le mot auto-icon, forgé sur le grec autos, « soi-même », et eikôn, « image », se rend en français par le calque « auto-icône », préférable à « autoportrait », qui supposerait une main qui peint.
Les églises accueilleraient les auto-icônes des riches comme des pauvres, les monuments de pierre perdraient leur raison d’être, les cimetières disparaîtraient avec leurs miasmes, et à Brighton les murs de galets pris dans le mortier évoquent déjà à Bentham une paroi de têtes conservées. Refait en trois phrases, l’argument tient ainsi. Un mort ne sent plus rien, de sorte que le sort de son corps se juge entièrement à ses effets sur les vivants. Disséqué, n’importe quel corps instruit les médecins, et conservé, un visage donne ce que la statue promet sans le tenir, la personne même au lieu de sa copie. Cimetières, frais funéraires et monuments deviennent alors des pertes que chacun peut épargner aux autres en consentant d’avance à l’usage de ses restes.
Thésée à Gordon Square
Dans la vitrine, depuis le 20 février 2020, l’inventaire se fait vite : chaise, canne, chapeau, chaussures, habit noir. Le squelette articulé est rembourré d’étoupe et de laine de bois. La tête est en cire. Southwood Smith avait tenté de dessécher la vraie à la manière des têtes préservées des Maoris, que le fragment citait en modèle, et le visage en était sorti presque sans expression, si bien qu’il commanda une tête de cire à un « distinguished French artist » que C. F. A. Marmoy a identifié en 1958, grâce à une lettre et avec une certitude qu’il disait raisonnable, comme Jacques Talrich, médecin passé au modelage anatomique. Les cheveux gris posés sur la cire ne sont pas sûrement ceux de Bentham, et les organes qu’il voulait voir en bocaux étiquetés à son nom ont été perdus. Le Bentham Project dément la légende qui le fait siéger au conseil du collège, « présent mais ne votant pas », même si la caisse a bien été roulée par surprise, en 2013, jusqu’à la dernière séance d’un ancien provost.
La vraie tête a eu sa propre histoire. Longtemps posée au fond de la caisse, entre les jambes du squelette, la tête passe en 1948 dans une boîte de bois, puis en 1956 sur un socle au-dessus d’une porte des cloîtres. En 1975, des étudiants de King’s College l’auraient enlevée contre rançon, un récit que le Bentham Project rapporte au conditionnel et dont la seule trace datée est un mémorandum du 3 novembre 1975 qui envoie la tête en salle forte. Depuis 2005, la tête repose dans un coffre de l’Institute of Archaeology, et on ne la montre plus, au titre de restes humains, qu’exceptionnellement.
Plutarque rapporte, au chapitre 23 de la Vie de Thésée, que les Athéniens conservèrent le navire à trente rames du héros jusqu’à Démétrios de Phalère en changeant les planches pourries, et que les philosophes en firent l’exemple du problème de la croissance, les uns le disant resté le même, les autres non. La vitrine pose le problème à l’envers, et avec les critères de Bentham. Il avait écrit que la tête seule distingue un individu, qu’un corps de dissection en vaut un autre, et que l’identité l’emporte sur la ressemblance. Les os sont les siens, les vêtements aussi, et la seule partie à laquelle il prêtait le pouvoir de le rendre présent est une ressemblance modelée par un tiers. L’exercice se fait devant la vitre, en cherchant à quoi s’applique le nom que le testament voulait graver sur la caisse, aux os, à la tête du coffre ou à la silhouette que les visiteurs reconnaissent.
La canne a un surnom, Dapple, et les notices de UCL le donnent encore.
Le chagrin échappe-t-il au calcul ?
En août 1838, dans la London and Westminster Review, John Stuart Mill, élevé dans la doctrine, reproche à Bentham une connaissance étroite de la nature humaine. Bentham ne reconnaîtrait jamais l’homme comme un être capable de poursuivre la perfection spirituelle pour elle-même (capable of pursuing spiritual perfection as an end, trad. de la rédaction), et son monde se réduirait à des individus qui poursuivent chacun leur intérêt, contenus par la loi, la religion et l’opinion. L’essai se lit en français dans la traduction de Patrick Thierry. En 2018, David McAllister a transposé l’objection aux morts. Selon lui, les projets utilitaristes les plus radicaux pour réformer la place des morts ont buté sur l’émotion, que Bentham ne parvenait pas à quantifier, et les récits de sa propre mort et de sa dissection en fournissent l’exemple.
Les textes de Bentham contiennent pourtant une réponse. Dans ses termes, le calcul compte le sentiment, et il le juge. La note de 1830 attribue l’horreur de la dissection à l’ignorance, et le fragment promet que l’auto-icône diminuera les horreurs de la mort en gardant les associations agréables et en dispersant les autres, meilleure application selon lui de l’adage de mortuis nil nisi bonum, « des morts, ne dire que du bien », puisqu’on ne tirerait des morts que ce qui sert les vivants. Le dégoût devient une grandeur que l’instruction et l’habitude font baisser. L’objection porte alors sur un point exact, qu’aucun des deux camps n’a tranché, celui de savoir si le chagrin d’une famille devant un corps ouvert appartient à ces associations corrigibles ou aux données que le calcul doit prendre telles qu’elles sont.
Sur les motifs, les lectures se superposent. Pour Tim Causer, l’auto-icône traduit physiquement une philosophie et une générosité. Ruth Richardson et Brian Hurwitz ont parlé en 1987 d’un legs exemplaire à la dissection, fait pour servir de modèle. Tsin Yen Koh lit au contraire le fragment comme une plaisanterie de mauvais goût, qui se moque du désir religieux d’immortalité et des prétentions de Bentham à survivre. Le Bentham Project, qui cite aussi la farce et la vanité, penche pour une mise à l’épreuve des sensibilités religieuses devant la mort. Aucun des textes cités ne départage ces lectures, car testament, note et fragment règlent le sort du corps sans dire sur quel ton ils ont été écrits. Formulée dans les termes de Bentham, la question deviendrait une enquête sur le dégoût de ceux qui passent chaque jour devant la vitrine, et sur la part de ce dégoût que l’habitude a fait reculer depuis que la caisse est exposée au public.
Pour aller plus loin
Ce sujet croise le panoptique de Bentham, autre application du principe d’utilité à ce que croit le détenu, et Milinda et Nāgasena, où un char démonté pose déjà la question de la personne. Il rejoint aussi Héraclite et le fleuve où l’on ne se baigne pas deux fois, et, pour une autre mort de philosophe mise en scène, la ciguë et les dernières heures de Socrate.
Pourquoi un philosophe mort en 1832 est-il assis dans le hall d’une université de Londres ? Jeremy Bentham a bâti une morale qui juge chaque action au plaisir et à la douleur qu’elle cause. Son squelette, habillé de ses propres habits, attend derrière une vitre à University College London. Beaucoup y voient le dernier caprice d’un vieil original.
Un projet de toute une vie
L’idée remonte pourtant à sa jeunesse. À vingt et un ans, Bentham écrit un premier testament. Il y donne son corps aux médecins, pour qu’ils l’ouvrent et apprennent comment il est fait. Il espère ainsi rendre un petit service aux hommes, faute d’avoir pu les aider de son vivant.
Ce testament ne sera pas le dernier. Avec les années, Bentham précise ce qu’il faudra faire de ses restes. Son squelette sera assis sur sa chaise de travail et vêtu d’un habit noir. Ses disciples pourront l’installer au bout de leur table les jours de réunion, comme un président de séance.
Un chercheur de son université a relu tous ces textes. Selon Tim Causer, un projet porté aussi longtemps n’a rien d’une fantaisie de vieillard. Bentham y a pensé pendant plus de soixante ans.
Bentham meurt au début de l’été. Trois jours plus tard, son ami Thomas Southwood Smith, qui est médecin, fait une leçon publique devant le corps qu’il doit disséquer. Il garde ensuite le squelette chez lui près de vingt ans, puis le confie à l’université.
Le calcul d’un mort
Pour comprendre ce choix, il faut partir de sa morale. Aux yeux de Bentham, une action vaut par le plaisir ou la douleur qu’elle produit. Un mort ne sent plus rien. Son corps ne compte donc que par ce qu’il apporte ou coûte à ceux qui restent.
Les morts, justement, coûtent cher. Les enterrements ruinent les familles pauvres, et les cimetières trop pleins répandent des maladies. Les médecins, eux, manquent de corps pour s’instruire. À l’époque, la loi ne leur accorde que ceux des assassins pendus.
Bentham imagine donc un double usage. D’abord, les médecins découpent le corps pour apprendre. Ensuite, le squelette et le visage, bien conservés, remplacent la statue de pierre. Il invente un mot pour cet objet, l’auto-icône, c’est-à-dire une image de soi faite avec soi-même. Chacun pourrait ainsi devenir sa propre statue, à condition de l’avoir voulu.
Ce consentement compte beaucoup pour lui. Une loi adoptée juste après sa mort ira dans l’autre sens. Elle livrera aux médecins les corps des pauvres morts à l’hospice, sans leur demander leur avis. Une historienne y a vu une punition de la pauvreté.
Une tête de cire
Le plan bute sur un détail. Pour Bentham, la tête est ce qui rend chacun unique. Or la sienne a mal supporté la conservation. Son ami l’a fait sécher selon un procédé venu de Nouvelle-Zélande, et le visage a perdu presque toute expression.
Le médecin a donc commandé une tête de cire à un modeleur français. C’est elle que les visiteurs voient aujourd’hui. Pendant des années, la vraie tête a été rangée dans la même caisse, entre les jambes du squelette. Des étudiants l’auraient même volée un jour, mais le récit tient surtout de la légende.
Bentham disait qu’une personne vaut mieux que sa copie. Le visage exposé est pourtant une copie. Les philosophes grecs se demandaient déjà si un bateau dont on change toutes les planches reste le même bateau. La vitrine pose une question voisine, et chaque visiteur peut chercher où se trouve vraiment Bentham.
Plaisanterie ou programme
Les spécialistes ne s’accordent pas sur ses intentions. Pour certains, l’auto-icône met sa philosophie en pratique. Une chercheuse, Tsin Yen Koh, y lit au contraire une farce de mauvais goût. La farce viserait le rêve religieux d’immortalité, et les prétentions de Bentham lui-même. Les textes ne permettent pas de trancher.
Une autre critique vient d’un disciple. Six ans après la mort du maître, John Stuart Mill lui reproche de mal connaître le cœur humain. Bentham, lui, pensait que le dégoût devant un corps ouvert vient de l’ignorance et peut reculer. Ses critiques demandent si le chagrin d’une famille se corrige aussi facilement.
La vraie tête, elle, dort dans un coffre de l’université, et on ne la montre presque plus à personne.
La version complète cite la note où Bentham attribue l’horreur de la dissection à l’ignorance, et l’étrange image des murs de galets de Brighton, où il croyait voir une paroi de têtes.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Jeremy Bentham, *An Introduction to the Principles of Morals and Legislation*, Londres, 1789, chapitre I, § 1 (les deux maîtres souverains, la douleur et le plaisir, et le principe d’utilité)
- Jeremy Bentham, premier testament, 24 août 1769, clause léguant son corps à la dissection au profit de George Fordyce
- Jeremy Bentham, codicille du 29 mars 1824 au testament du 15 juillet 1792, première description de l’assemblage des restes et de leur présence aux réunions des disciples
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Sources primaires (suite)
- Thomas Southwood Smith, note annexée au testament, avril 1830, relue et approuvée par Bentham, en-tête « Auto Icon » (buts assignés aux leçons d’anatomie, préparation de la tête)
- Jeremy Bentham, dernier testament, Queen’s Square Place, Westminster, 30 mai 1832 The National Archives, Kew ; texte édité dans *The Correspondence of Jeremy Bentham*, vol. 13
- Jeremy Bentham, projet de loi dit « Body Providing Bill », présenté à Robert Peel en 1826
- Jeremy Bentham, *Auto-Icon ; or, Farther Uses of the Dead to the Living. A Fragment. From the Mss. of Jeremy Bentham*, [Londres, 1842 ?], 21 p., imprimé non publié (deux usages du cadavre, identité et ressemblance, temples de l’honneur et du déshonneur, consentement, *de mortuis nil nisi bonum*) exemplaire de la National Library of Australia, RB Ec 592
- Thomas Southwood Smith, « The Use of the Dead to the Living », 1824 ; rééd. en brochure, Londres, Albany, 1827
- Thomas Southwood Smith, *A Lecture Delivered over the Remains of Jeremy Bentham, Esq., in the Webb-Street School of Anatomy & Medicine, on the 9th of June, 1832*, Londres, Effingham Wilson, 1832
- Anatomy Act 1832 (2 & 3 Will. 4, c. 75), sanction royale du 1ᵉʳ août 1832, section VII (corps non réclamés) et section XVI (abolition de la dissection des condamnés pour meurtre)
- Lettre de Thomas Southwood Smith, 1857, publiée par William Munk, *The Roll of the Royal College of Physicians of London*, vol. 2, Londres, 1878, p. 237 (citée d’après David McAllister)
- John Stuart Mill, « Bentham », *London and Westminster Review*, août 1838 ; *Collected Works of John Stuart Mill*, vol. X, Toronto, University of Toronto Press, p. 75-116, passage sur la perfection spirituelle p. 95
- Plutarque, *Vie de Thésée*, 23, 1, trad. anglaise de Bernadotte Perrin, *Plutarch’s Lives*, vol. I, Loeb Classical Library, 1914 (paraphrase française de la rédaction)
- Auto-icône de Jeremy Bentham, squelette articulé rembourré d’étoupe et de laine de bois, vêtements, chapeau, chaussures, chaise et canne, 1832-1833 University College London, Student Centre, Gordon Square, depuis le 20 février 2020, n° d’inventaire LDUJB-01
- Tête en cire de l’auto-icône, attribuée à Jacques Talrich (1790-1851), 1832-1833, cheveux d’origine incertaine UCL Museums & Collections
- Mémorandum du 3 novembre 1975 ordonnant le dépôt de la tête momifiée en salle forte archives de UCL, signalé par le Bentham Project
Bibliographie
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- James E. Crimmins (éd.), *Bentham’s Auto-Icon and Related Writings*, Bristol, 2002 Thoemmes Press
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- Ruth Richardson et Brian Hurwitz, « Jeremy Bentham’s self image : an exemplary bequest for dissection », *British Medical Journal* 295 (6591), 18 juillet 1987, p. 195-198, DOI 10,1136/bmj.295,6591 195 BMJhttps://doi.org/10.1136/bmj.295.6591
- Ruth Richardson, *Death, Dissection and the Destitute*, 1ʳᵉ éd. 1987 ; nouvelle éd. avec postface, Chicago et Londres, 2000, 453 p. University of Chicago Press
- David McAllister, « “The Feelings of the Living and the Rights of the Dead” : Ethics and Emotions ; Bodies and Burial ; Godwin and Bentham », dans *Imagining the Dead in British Literature and Culture, 1790-1848*, Cham, 2018, p. 73-112, DOI 10,1007/978-3-319-97731-7_3 Palgrave Macmillanhttps://doi.org/10.1007/978-3-319-97731-7_3
- Tsin Yen Koh, « Bad Jokes and Good Taste : an Essay on Bentham’s “Auto-Icon” », *Revue d’études benthamiennes* 20, 2021 Centre Bentham
- John Stuart Mill, *L’Utilitarisme. Essai sur Bentham*, présentation, traduction et notes de Catherine Audard et Patrick Thierry (*Essai sur Bentham* traduit par Patrick Thierry), Paris, 1998, « Quadrige » Presses universitaires de France
Sources en ligne
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- « Bentham’s wills reveal lifelong plans for auto-icon » UCL News, 15 février 2021https://www.ucl.ac.uk/news/2021/feb/benthams-wills-reveal-lifelong-plans-auto-icon
- « The Auto-icon » UCL Museums and Collectionshttps://www.ucl.ac.uk/museums-collections/auto-icon-jeremy-bentham/auto-icon
- « 10 Things You Didn’t Know About Jeremy Bentham » UCL News, 25 février 2020https://www.ucl.ac.uk/news/2020/feb/10-things-you-didnt-know-about-jeremy-bentham
- « Jeremy Bentham’s Auto-Icon », fiche LDUJB-01 UCL Collections Onlinehttps://collections.ucl.ac.uk/Details/jeremybentham/60010155
- « Waxwork head of Jeremy Bentham’s Auto-Icon » UCL Collections Onlinehttps://collections.ucl.ac.uk/Details/jeremybentham/60010158
- « Auto-icon, or, Farther uses of the dead to the living : a fragment from the mss of Jeremy Bentham » National Library of Australiahttps://nla.gov.au/nla.obj-2810913207
- « The final years and death of Jeremy Bentham uncovered » UCL Press, 11 avril 2024https://uclpress.co.uk/?p=56941
- « THE ’AUTO-ICON’ OF JEREMY BENTHAM AT UNIVERSITY COLLEGE, LONDON » Medical History, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/medical-history/article/autoicon-of-jeremy-bentham-at-university-college-london/528E607A35F7356EDCCA2679537E8D7A
- « ’The Feelings of the Living and the Rights of the Dead’ : Ethics and Emotions ; Bodies and Burial ; Godwin and Bentham » Springer Nature Linkhttps://link.springer.com/chapter/10.1007/978-3-319-97731-7_3
- « Bad Jokes and Good Taste : an Essay on Bentham’s ’Auto-Icon’ » Revue d’études benthamiennes, OpenEdition Journalshttps://journals.openedition.org/etudes-benthamiennes/9139?lang=fr
- « BENTHAM Section 3, John Stuart Mill, Bentham » University of Texas at Austinhttps://www.laits.utexas.edu/poltheory/jsmill/diss-disc/bentham/bentham.s03.html
- « L’utilitarisme. Essai sur Bentham » Presses universitaires de Francehttps://www.puf.com/lutilitarisme-essai-sur-bentham
- « Introduction aux principes de morale et de législation » Portail universitaire du droithttps://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/parutions/19491-introduction-aux-principes-de-morale-et-de-legislation
- « Life of Theseus, 23 » Lexundriahttps://lexundria.com/plut_thes/23/prr
- « Anatomy Act, 1832 », section 16 Irish Statute Book, Office of the Attorney Generalhttps://www.irishstatutebook.ie/1832/en/act/pub/0075/sec0016.html
- « Dissecting the 1832 Anatomy Act » Highland Archive Centre, High Life Highlandhttps://www.highlifehighland.com/blog/posts/dissecting-the-1832-anatomy-act

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