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Anemospilia : le dossier d’un sacrifice humain minoen contesté

Zde / Wikimedia Commons
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Neuf cents degrés d’un côté, trois cents de l’autre. Tel est l’écart qu’une étude parue en 2014 propose pour expliquer pourquoi les deux moitiés d’un même squelette n’ont pas pris la même couleur. Ce squelette est celui d’un garçon d’environ dix-huit ans, retrouvé en 1979 couché sur une plateforme basse, dans un petit bâtiment du centre-nord de la Crète. Ses os du côté gauche sont blancs, ceux du côté droit sont noirs. Les fouilleurs y ont vu le sang d’un adolescent qu’on venait d’égorger, sorti du corps avant que l’incendie gagne la pièce. La même différence de couleur s’explique aussi par la distance qui séparait chaque flanc du corps des flammes, selon qu’il était tourné vers le haut ou plaqué contre la plateforme.

Anemospilia, les grottes du vent

Les gens du pays appellent la colline Anemospilia, « les grottes du vent », à cause des cavités peu profondes que les vents de l’Égée passent pour avoir creusées dans les rochers. Elle se dresse au pied du mont Iouktas, que la tradition donnait pour tombeau du Zeus crétois, à une demi-heure de marche d’Archanès et à sept kilomètres au sud du palais de Knossos. En prospectant autour d’Archanès, où le couple fouillait un palais depuis seize ans, Efi Sapouna-Sakellaraki repère sur le versant nord des tessons gravés de signes en linéaire A, puis un fragment de calcaire sculpté en « cornes de consécration », l’emblème en forme de cornes de taureau stylisées qui coiffait les façades des bâtiments de culte. Yannis Sakellarakis, professeur associé à l’université d’Athènes, ouvre le chantier au début de l’été 1979 avec des étudiants et des ouvriers du village. La fouille dure un peu plus d’un mois. Un matin, un paysan arrête son âne au bord des tranchées pour dire à l’équipe qu’elle a bien choisi l’endroit, puisque les perdrix y chantent plus doucement qu’ailleurs.

Le plan apparaît dès le premier soir. Isolé au milieu d’un enclos muré que les fouilleurs prennent pour un téménos, une aire sacrée délimitée, le bâtiment regarde vers le nord. Il aligne trois pièces étroites qui ne communiquent pas entre elles et s’ouvrent chacune sur un couloir transversal. Dans ce couloir s’alignaient des jarres d’offrandes, et certaines cruches intactes contenaient encore des pépins de fruits carbonisés. La pièce orientale conserve un autel à gradins, du type que figure un rhyton, un vase à libations, trouvé sur le site minoen de Zakros. Dans la pièce centrale, une paire de pieds en argile et des débris de bois brûlé passent pour la base d’une statue de culte en bois grandeur nature, un xoanon, que le feu a consumée ; à côté, un bloc du rocher de la colline a été laissé brut. Au total, plus de quatre cents vases sont sortis du bâtiment.

Une partie de cette vaisselle relève du style de Kamares, une céramique fine et polychrome, ainsi nommée d’après la grotte crétoise qui en livra les premiers exemplaires. Pour les fouilleurs, elle place la destruction dans la série de séismes qui aurait abattu les premiers palais de Crète vers 1700 avant notre ère. Laerke Recht, qui a repris l’ensemble de la documentation en 2014, retient une fin survenue entre le Minoen moyen II et le Minoen moyen IIIA, dans la première moitié du XVIIᵉ siècle. Le bâtiment n’a jamais été relevé, puisque aucun vase postérieur à la catastrophe n’y a été retrouvé.

Quatre morts dans les décombres

Le premier squelette sort du couloir, au seuil de la pièce centrale. Les os sont si abîmés que les anthropologues n’ont pu dire s’il s’agissait d’un homme ou d’une femme. Autour gisaient cent cinq tessons qui, une fois remontés, ont rendu un grand vase à bec de style Kamares, décoré d’un taureau en relief, un récipient en forme de seau du type que les fouilleurs associent aux libations de sang. Sur le moment, ils n’y voient qu’une victime du séisme.

La pièce ouest, presque vide de vases, déçoit d’abord l’équipe. Près du sol d’origine apparaissent pourtant trois autres corps. Une femme d’environ vingt-huit ans, de taille moyenne, est tombée face contre terre, loin de la plateforme. Un homme de la fin de la trentaine, puissamment bâti, environ 1,83 mètre, gît sur le dos, les mains levées devant le visage, une posture que les légistes connaissent chez les victimes d’effondrement. À l’auriculaire gauche, il porte une bague d’argent et de fer, métal rare et précieux dans l’Égée de l’âge du bronze, et au poignet un sceau gravé de belle facture. Les décombres ont brisé les jambes de l’un des deux.

Le troisième corps repose sur cette plateforme basse, près d’un pilier au pied duquel court une rigole, que les fouilleurs rapprochent des rigoles de Knossos qu’ils croient destinées à recueillir le sang des bêtes sacrifiées. Ils prennent d’abord ces os pour ceux d’un jeune taureau. Il s’agit d’un garçon d’environ dix-huit ans, d’1,65 mètre, couché en chien de fusil sur le flanc droit. Son talon droit touche presque le fémur, ce qui fait conclure à des jambes probablement liées. Ses mâchoires sont serrées, alors que dans les tombes fouillées par le couple la mâchoire inférieure pend toujours. Sur le corps, une lame de bronze d’une quarantaine de centimètres et de plus de 450 grammes, encore presque tranchante, porte sur chaque face l’image incisée d’un animal composite, avec le groin d’un sanglier, ses défenses, des oreilles en ailes de papillon et les yeux bridés d’un renard.

« Ceci était un être humain »

Agenouillé dans la terre, Yannis Sakellarakis finit de nettoyer les os de la plateforme quand il comprend que le squelette est humain. Les fouilleurs appellent alors trois spécialistes de l’université d’Athènes, deux anthropologues du musée d’anthropologie de la faculté de médecine et un professeur de criminologie rompu à la médecine légale. Ensemble, ils reconstituent la scène dans la cour de la maison de fouille d’Archanès.

Le garçon serait mort d’hémorragie, ni écrasé par le toit ni brûlé. L’argument repose sur la couleur des os. D’après l’anthropologue principal, un corps brûlé avec tout son sang laisse des os noirs, un corps vidé avant le feu des os blancs ; or le flanc gauche, tourné vers le haut, est blanc, et le flanc droit, contre la plateforme, est noir. La moitié du sang aurait donc quitté le corps avant l’incendie, assez pour tuer. Les fouilleurs supposent, d’après les sacrifices animaux, une carotide gauche tranchée. Le criminologue compare le garçon, ligoté, au taureau tacheté de rouge qu’on égorge sur le sarcophage peint d’Hagia Triada. Le suspect désigné est l’homme à la bague et au sceau, que tout son équipement range parmi les puissants, et le geste aurait visé, en pleine série de secousses, à détourner la catastrophe finale. La personne du couloir aurait porté vers la statue le vase au taureau rempli de ce sang, hypothèse que les fouilleurs disent eux-mêmes peut-être fantaisiste.

La découverte est présentée à Athènes et à New York en février 1980. Le débat public qui s’ensuit est tel qu’un article de la revue grecque Archaiologia jugera en 2012 que seule la tombe de Phil​ippe à Vergina avait autant échauffé les esprits en Grèce. Leurs compatriotes résistent, eux à qui l’on avait appris que les Crétois de l’âge du bronze aimaient la paix et la beauté. Les fouilleurs invoquent alors le mythe du Minotaure et Plutarque, qui raconte au chapitre 13 de la Vie de Thémistocle le sacrifice de trois prisonniers perses avant Salamine, en concédant que des savants doutent de ce récit.

La lame est-elle une pointe de lance ?

Les objections ont visé chaque maillon de la chaîne. Olaf Höckmann, dans son étude de 1982 sur les lances et javelots de la Crète minoenne tardive et de la Grèce mycénienne, range la lame parmi les pointes de lance, d’un type qu’il tient pour une arme d’apparat ou de culte. Dennis Hughes reprend l’argument en 1991 dans Human Sacrifice in Ancient Greece, livre qui examine les témoignages archéologiques et littéraires du sacrifice humain grec, et il récuse la plateforme comme autel ; l’année suivante, répondant à un recenseur, il le redit d’une incise sèche, en précisant que la structure d’Anemospilia n’est pas un autel. Plus largement, Hughes oppose aux récits grecs de sacrifices humains le silence conjugué de l’archéologie, des inscriptions et de l’iconographie. Nanno Marinatos, en 1986 puis en 1993, juge la salle trop exiguë pour un rite de ce genre. Jan Driessen, sans contester le sacrifice, a soutenu en 2001 que le rez-de-chaussée servait d’abord d’entrepôt, et un escalier signalé au bout du couloir menait à un toit-terrasse ou à un étage dont on ignore tout. L’argument du sang a vacillé à son tour. D’après l’avis d’un bioarchéologue que rapporte Laerke Recht en 2014, la différence de couleur correspond à une exposition inégale à la chaleur : le flanc droit, un peu plus éloigné du foyer, aurait atteint autour de 300 degrés et se serait carbonisé, tandis que le flanc gauche, plus exposé, aurait dépassé 900 degrés et se serait calciné jusqu’au blanc. Point n’est besoin d’une hémorragie pour obtenir ce contraste.

Le mot « poignard », que les fouilleurs ont imposé, décide déjà de l’usage, alors que « lame » a l’avantage de ne rien trancher avant l’examen. Car le camp du sacrifice garde des appuis sérieux. Laerke Recht, qui a recensé les cas possibles de sacrifice humain dans l’Égée et au Proche-Orient à l’âge du bronze, juge le caractère rituel du bâtiment évident au vu de son plan et de son contenu. Elle rappelle qu’une lance peut parfaitement servir à tuer une victime, quelle que soit la typologie de l’objet, et que le sacrifice à l’intérieur d’un bâtiment n’a rien d’impossible. Le garçon est le seul mort séparé des autres, surélevé, les jambes repliées. Les deux adultes de la salle ouest portaient en outre des objets qui les désignent au moins comme des gens d’importance.

On ignore qui a tenu la lame, et même si quelqu’un l’a tenue.

Rien, observe Recht, n’autorise à désigner l’homme comme sacrificateur, et les fouilleurs l’ont supposé sans le démontrer. On ne connaît pas davantage la divinité du lieu, faute de texte lisible, ni la fréquence du rite, à supposer qu’il y en ait eu un. Si le séisme n’avait pas frappé, ajoute-t-elle, le corps aurait sans doute été enseveli comme n’importe quel mort, ou soustrait à toute recherche, et personne n’aurait reconnu le rite qu’il avait servi.

La North House de Knossos

Un parallèle crétois vient de Knossos, à sept kilomètres de là, plus tardif de deux siècles et demi. Dans les sous-sols d’une maison du Minoen récent IB, vers 1450 avant notre ère, les fouilles de Peter Warren ont livré plus de trois cents fragments d’os, soit au moins 199 os appartenant à quatre enfants au minimum, dont deux crânes d’enfants de huit et douze ans. Sur 79 d’entre eux, l’étude publiée en 1986 par S. M. Wall, J. H. Musgrave et Warren a relevé de fines entailles, faites à la lame d’obsidienne ou de métal et compatibles avec le prélèvement des chairs. Aucun n’est brûlé, et des os de mouton entaillés de la même façon les accompagnaient. Hughes y voyait la préparation d’une sépulture secondaire, où l’on décharne les os avant de les inhumer définitivement, mais Recht note que rien dans le contexte ne l’appuie. Warren est revenu sur la question en 2015.

À La Canée, à l’autre bout de l’île, la fouille de l’ancienne Kydonia a livré en 2014 un crâne de femme déposé dans l’angle d’une cour avec des crânes d’animaux, frappé au front comme eux. Maria Andreadaki-Vlazaki, qui dirigeait le chantier, a publié l’année suivante une étude sur les sacrifices du Minoen récent IIIB à Kydonia, alors que les rapports restaient préliminaires.

Ces cas tardifs ou isolés pèsent dans un débat plus large. Pierre Bonnechere, dans sa thèse publiée en 1994, part d’un paradoxe : la Grèce ancienne ne semble pas avoir pratiqué d’immolations humaines, et elle a pourtant légué une quantité de mythes qui en racontent. Le volume qu’il a codirigé en 2013 avec Renaud Gagné écarte explicitement la question de la réalité historique, qui continue selon eux de diviser historiens et anthropologues.

En 1992, Dennis Hughes jugeait très improbable qu’on découvre un jour un squelette humain entier, en place, sur un autel de sacrifice, à moins de croire que c’était déjà fait à Anemospilia, ce qu’il ne croyait pas. Vingt-deux ans plus tard, Laerke Recht lui oppose une expérience de pensée à refaire devant le plan de la salle ouest. Si le corps couché sur la plateforme avait été celui d’un jeune bovin ou d’une chèvre, écrit-elle, l’interprétation sacrificielle n’aurait guère fait de doute.

Pour aller plus loin

Le bâtiment d’Anemospilia appartient au même paysage que le palais d’Archanès et la nécropole de Phourni, fouillés par le même couple. Le sarcophage d’Hagia Triada, dont la scène de sacrifice a servi de modèle à la reconstitution, et le mythe du Minotaure, invoqué dès la première publication, prolongent la question du côté des images et des récits.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Squelette d’un jeune homme d’environ 18 ans sur plateforme basse, salle ouest du bâtiment d’Anemospilia, fouille de 1979, avec les squelettes d’une femme et d’un homme de la même salle conservation : Musée archéologique d’Héraklion [À VÉRIFIER, n° d’inventaire non retrouvé]
  2. Lame de bronze à décor incisé d’animal composite, env. 40 cm, plus de 450 g, trouvée sur le squelette de la plateforme, Anemospilia, salle ouest publiée par Sakellarakis et Sapouna-Sakellaraki, 1981 et 1997 ; lieu de conservation [À VÉRIFIER]
  3. Vase à bec de style Kamares à décor de taureau en relief, remonté à partir de 105 tessons, couloir d’Anemospilia, au seuil de la pièce centrale publié par Sakellarakis et Sapouna-Sakellaraki, 1981 ; Recht, 2014, p. 409
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Sources primaires (suite)

  1. Paire de pieds en argile grandeur nature et débris de bois carbonisé, base présumée d’un xoanon, pièce centrale d’Anemospilia Recht, 2014, p. 409
  2. Sarcophage peint d’Hagia Triada, scène de sacrifice d’un taureau ligoté, calcaire stuqué Musée archéologique d’Héraklion
  3. Plutarque, Vie de Thémistocle, 13 (sacrifice de trois prisonniers perses avant Salamine)
  4. Ossements d’enfants à traces de découpe, North House de Knossos, Minoen récent IB publiés dans Wall, Musgrave et Warren, *Annual of the British School at Athens* 81, 1986

Bibliographie

  1. Yannis Sakellarakis et Efi Sapouna-Sakellaraki, « Drama of Death in a Minoan Temple », *National Geographic* 159 (2), février 1981, p. 205-222 National Geographic Society
  2. Yannis Sakellarakis et Efi Sapouna-Sakellaraki, *Archanes*, Athènes, 1991, 158 p. (Anemospilia, p. 137-156) Ekdotike Athenon
  3. Yannis Sakellarakis et Efi Sapouna-Sakellaraki, *Archanes : Minoan Crete in a New Light*, 2 vol., Athènes, 1997, 824 p. (Anemospilia, vol. I, p. 268-311) Ammos Publications, Fondation Eleni Nakou
  4. Dennis D. Hughes, *Human Sacrifice in Ancient Greece*, Londres, 1991, 316 p. (Anemospilia, p. 15-16 ; Knossos, p. 21) [Routledge](https://www.routledge.com/Human-Sacrifice-in-Ancient-Greece/Hughes/p/book/9780415755276
  5. Olaf Höckmann, « Lanze und Speer im spätminoischen und mykenischen Griechenland », *Jahrbuch des Römisch-Germanischen Zentralmuseums Mainz* 27, 1982, p. 13-158 Römisch-Germanisches Zentralmuseum
  6. Nanno Marinatos, *Minoan Sacrificial Ritual : Cult Practice and Symbolism*, Stockholm, 1986 Paul Åströms Förlag
  7. Nanno Marinatos, *Minoan Religion : Ritual, Image, and Symbol*, Columbia, 1993 University of South Carolina Press
  8. Jan Driessen, « Crisis Cults on Minoan Crete ? », dans Robert Laffineur et Robin Hägg (dir.), *Potnia. Deities and Religion in the Aegean Bronze Age*, Aegaeum 22, Liège et Austin, 2001, p. 361-369 Université de Liège, University of Texas at Austin
  9. Laerke Recht, « Symbolic Order : Liminality and Simulation in Human Sacrifice in the Bronze-Age Aegean and Near East », *Journal of Religion and Violence* 2 (3), 2014, p. 403-432, DOI [10,5840/jrv20153101]( Philosophy Documentation Centerhttps://doi.org/10.5840/jrv20153101
  10. S. M. Wall, J. H. Musgrave et P. M. Warren, « Human Bones from a Late Minoan IB House at Knossos », *Annual of the British School at Athens* 81, 1986, p. 333-388, DOI [10,1017/S0068245400020207]( British School at Athenshttps://doi.org/10.1017/S0068245400020207
  11. Peter Warren, « Human Sacrifice in Minoan (Bronze Age) Crete », *Pasiphae* 9, 2015, p. 171-180 Fabrizio Serra Editore
  12. Maria Andreadaki-Vlazaki, « Sacrifices in LM IIIB : Early Kydonia Palatial Centre », *Pasiphae* 9, 2015, p. 27-42 Fabrizio Serra Editore
  13. Pierre Bonnechere, *Le sacrifice humain en Grèce ancienne*, Kernos, supplément 3, Athènes et Liège, 1994, VII-423 p. Centre international d’étude de la religion grecque antique ; [rééd. numérique, Presses universitaires de Liège](https://books.openedition.org/pulg/1031
  14. Pierre Bonnechere et Renaud Gagné (dir.), *Sacrifices humains. Perspectives croisées et représentations*, Liège, 2013, 266 p., DOI [10,4000/books.pulg.8088]( Presses universitaires de Liègehttps://doi.org/10.4000/books.pulg.8088

Sources en ligne

  1. [« Drama of Death in a Minoan Temple. National Geographic, February 1981 »]( (texte de l’article de 1981) Kythera Family Nethttps://www.kythera-family.net/download/Drama%20of%20Death%20in%20a%20Minoan%20Temple.%20National%20Geographic,%20February%201981.pdf
  2. [« Response : Hughes on Hamilton on Hughes », BMCR 1992,03,23]( Bryn Mawr Classical Reviewhttps://bmcr.brynmawr.edu/1992/1992.03.23/
  3. [« Lesson 15,13 : Human Sacrifice »]( Aegean Prehistoric Archaeology, Dartmouth Collegehttps://sites.dartmouth.edu/aegean-prehistory/lessons/lesson-15-narrative/lesson-15-bibliography/human-sacrifice/
  4. [« The Temple at Anemospilia »]( Αρχαιολογία Onlinehttps://www.archaiologia.gr/blog/issue/the-temple-at-anemospilia/
  5. [« Crisis Cults on Minoan Crete. »]( DIAL, dépôt institutionnel de l’UCLouvainhttp://hdl.handle.net/2078.1/86388
  6. [« Le sacrifice humain en Grèce ancienne »]( Directory of Open Access Bookshttps://directory.doabooks.org/handle/20.500.12854/58766
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