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La phrase prêtée à Voltaire sur la liberté d’expression date de 1906

Debunk3 octobre 2026◈ 29 sources vérifiées
Nicolas de Largillière / Wikimedia Commons
9 min de lecture29 sources vérifiées
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L’autrice de la phrase a été la première à la retirer à Voltaire. Burdette Kinne, professeur de français à l’université Columbia, l’avait trouvée dans l’un de ses livres et lui avait écrit ; elle lui répond que la formule est d’elle et s’excuse de l’avoir induit en erreur sans le vouloir. Kinne publie la lettre en novembre 1943 dans les Modern Language Notes, sous le titre « Voltaire Never Said It ! », en signalant que deux mots y sont soulignés de la main de l’expéditrice, « my own ».

Smith, Elder & Co., 15 Waterloo Place

Evelyn Beatrice Hall signe ses livres d’un nom d’homme, S. G. Tallentyre. En 1906, l’éditeur londonien Smith, Elder & Co., installé au 15 Waterloo Place, publie d’elle The Friends of Voltaire, dix portraits de son entourage, de d’Alembert à Condorcet. Le septième chapitre, consacré à Helvétius et sous-titré « the Contradiction », raconte l’orage qui s’abat en 1758 et 1759 sur le livre De l’esprit. Aux pages 198 et 199, Hall décrit la réaction de Voltaire à l’annonce de l’autodafé, une exclamation sur une omelette, une phrase indignée contre l’injustice faite à l’auteur, puis cette ligne : « “I disapprove of what you say, but I will defend to the death your right to say it,” was his attitude now. »

Retraduite et amputée de sa fin, la ligne circule en français sous le nom de Voltaire, le plus souvent sous la forme « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire », phrase qu’il n’a écrite dans aucun de ses ouvrages ni dans aucune de ses lettres. Les quatre mots que la reprise supprime suffisaient pourtant à la situer. Telle était alors son attitude, dit Hall, qui décrit un état d’esprit à un moment précis de la vie de Voltaire et habille cet état d’esprit de guillemets. Attitude se rendrait d’ailleurs mieux ici par « disposition », parce que Hall parle d’une humeur que personne n’a entendue à voix haute.

Le cas relève du vrai déformé. L’épisode a eu lieu, la biographe l’a résumé de bonne foi, et ce sont ses lecteurs qui ont pris le résumé pour une transcription. Hall ne donne de référence ni pour la phrase ni pour l’omelette, et son volume s’ouvre sur une liste générale de « quelques sources » sans appel de note précis. Il s’ouvre aussi sur une épigraphe exacte, datée au jour près, tirée d’une lettre de Voltaire au duc d’Uzès du 1ᵉʳ décembre 1751, selon laquelle il faut que les âmes pensantes « se frottent l’une contre l’autre pour faire jaillir de la lumière ».

Le commentaire devient une lettre

Treize ans plus tard, Hall reprend sa formule. En 1919, chez G. P. Putnam’s Sons à New York, elle publie Voltaire in His Letters, un choix de lettres qu’elle traduit et présente. À la page 65, dans le commentaire de la vingt-deuxième lettre, adressée à Helvétius, elle rappelle que Voltaire s’est battu pour que De l’esprit ait le droit d’exister, bec et ongles, tout en détestant le livre, et elle rattache cette conduite à un principe « essentiellement voltairien », qu’elle énonce de nouveau entre guillemets avec un adverbe en plus. Un an après, un auteur francophile, Robert Dell, franchit le pas dans My Second Country (France), publié en 1920 chez John Lane, où la phrase devient « la fameuse phrase de sa lettre à Helvétius ». La paraphrase, placée par Hall à côté d’une lettre authentique, a gagné un destinataire et un genre, celui de la correspondance. Garry Apgar et Edward Langille ont suivi la carrière américaine de la formule dans leur recueil de 2021, The Quotable Voltaire. Elle est gravée dans la pierre du hall de la Tribune Tower, le siège du Chicago Tribune, à son inauguration en 1925 ; le Reader’s Digest la transmet à ses lecteurs en juin 1934 ; en 1938, dans le film Jezebel, avec Bette Davis, un convive l’attribue à Voltaire au cours d’un dîner.

Le passage au français ne se laisse pas dater avec précision, et les versions qui circulent divergent dans le détail, signe de retraductions successives à partir de l’anglais. Une variante plus tardive s’adresse même à un « abbé ». Norbert Guterman la recueille sans référence en 1963 dans son Book of French Quotations, juste après une citation authentique qu’il rattache à une lettre de Voltaire à M. Le Riche du 6 février 1770, et des ouvrages de référence ont ensuite fait de cette lettre la source probable de la formule. La lettre existe. Le Riche, ancien directeur des domaines à Besançon alors en poste à Amiens, y lit que le nombre des sages sera toujours petit, que Dieu passe pour être « toujours pour les gros bataillons », et qu’il faut que les honnêtes gens « se tiennent serrés et couverts », sans un mot sur le droit de dire ce que l’on désapprouve.

« Ma propre expression »

La démonstration repose d’abord sur un aveu. Dans sa réponse à Kinne, datée du 9 mai 1939, Hall ne laisse rien à chercher : la phrase de 1919 est la sienne, les guillemets sont une faute, et elle regrette d’avoir laissé croire qu’elle citait Voltaire « ou qui que ce soit d’autre qu’elle-même ».

Un aveu tardif pourrait toutefois couvrir un souvenir défaillant.

La seconde moitié de la preuve est négative, et sa force, comme celle de toute preuve de ce genre, dépend entièrement de l’étendue de ce qu’on a fouillé, ici la totalité des textes connus de Voltaire, lettres comprises. À Oxford, la Voltaire Foundation a mené à son terme, après plus de cinquante ans de travail, l’édition critique des Œuvres complètes, quelque deux cents volumes, et Nicholas Cronk, qui en a dirigé la publication, écrit avec Georges Pilard que la phrase ne figure nulle part dans les écrits ni dans la correspondance de Voltaire. Apgar et Langille, qui ont tiré de cette édition les quelque 1 300 citations bilingues de leur recueil, rangent la formule parmi les attributions erronées, en ajoutant qu’elle reste fidèle aux principes libéraux du philosophe. Cette concession compte, parce qu’elle explique la vraisemblance d’une formule qui résume un épisode réel.

La cour du Palais, février 1759

Le livre en cause paraît le 27 juillet 1758, avec approbation et privilège du roi, accordés par un censeur, Jean-Pierre Tercier, qui assurera n’avoir lu le manuscrit que par petits cahiers. Claude-Adrien Helvétius, ancien fermier général, y ramène toute la vie de l’esprit à la sensibilité physique et la morale à la recherche du plaisir. Un arrêt du Conseil révoque le privilège dès le 10 août, l’auteur signe plusieurs rétractations, l’archevêque de Paris publie un mandement contre l’ouvrage, et le 23 janvier 1759 le parlement de Paris ordonne de lacérer et de brûler sept livres, De l’esprit en tête, avec un poème de Voltaire imprimé en 1756, La Religion naturelle, tandis que les sept volumes parus de l’Encyclopédie sont suspendus. D’après le journal de l’avocat Barbier, la sentence est exécutée le 10 février dans la cour du Palais.

Voltaire lit le livre à l’automne 1758 et le juge sans ménagement. Il parle du « fatras d’Helvétius » dans une lettre au président de Brosses que Gerhardt Stenger date du 23 septembre, et il couvre les marges de son exemplaire de jugements secs, « chimère », « déclamation puérile », « quel polisson ! » ou « l’impertinent ! », transcrits par Larissa Albina, ancienne conservatrice de sa bibliothèque. Son verdict, relevé par le même Stenger, tient en une ligne, selon laquelle ce qu’il y a de bon dans le livre est vieux et le nouveau, mauvais.

Rien de cela ne l’empêche de prendre la défense de l’auteur. Il fait campagne pour lui dès la condamnation et cherche, deux ans plus tard, à le faire entrer à l’Académie française. En juillet 1760, il écrit à Helvétius avoir relu son livre plusieurs fois, notes à l’appui, et lui propose une seconde édition qui confondrait les ennemis du bon sens. En janvier 1773, il résume l’affaire pour Condorcet en deux temps, l’ouvrage d’un bon enfant qui court à tort et à travers, et une persécution qui fut « une des injustices les plus absurdes que j’ai jamais vues ». L’article « Homme » du Dictionnaire philosophique, tel que l’ont recueilli les éditions posthumes, donne la version la plus nette de cette double position, dans un passage écrit selon toute vraisemblance après la mort d’Helvétius, en 1771, puisqu’il en parle à l’imparfait : « J’aimais l’auteur du livre de l’Esprit. […] J’ai pris son parti hautement, quand des hommes absurdes l’ont condamné pour ces vérités mêmes. »

La phrase de 1906 condense donc un épisode documenté, avec une exactitude réelle sur le fond. Hall connaissait l’affaire, puisqu’elle relève en 1919 que le poème de Voltaire a brûlé avec le livre qu’il méprisait, et elle a ramassé en une ligne anglaise la position que Voltaire formule lui-même, plus lentement, dans l’article « Homme ». Ce que la ligne perd en route, ce sont le titre du livre et la date de la sentence, c’est-à-dire tout ce qui faisait de cette attitude la réponse à une condamnation précise.

Voltaire aurait-il défendu toutes les paroles ?

Prise comme une maxime valable en toutes circonstances, la formule dépasse ce que Voltaire a soutenu. Le 13 juillet 1772, il écrit au duc de Richelieu au sujet de fausses lettres publiées sous le nom de Mme de Pompadour par des folliculaires « pour gagner un peu d’argent », et il en conclut qu’après avoir eu besoin qu’on encourage la littérature, « nous avons besoin qu’on la réprime ». Gerhardt Stenger rappelle que Voltaire s’est lui-même vu attribuer de son vivant des lettres fabriquées de toutes pièces, et que la phrase vise ces faux. Elle suffit à écarter l’image d’un défenseur inconditionnel de toute parole imprimée, sans faire de lui un partisan de la censure qui avait frappé Helvétius.

Plusieurs points restent sans réponse. Personne n’a daté la première apparition de la formule en français, ni identifié l’auteur de la variante adressée à un abbé. On ignore aussi si les guillemets de 1906 sont de la main de Hall ou de son imprimeur ; elle en a pris la responsabilité en 1939, sans dire qui les avait posés. Et l’on ne dispose d’aucune enquête d’opinion permettant de mesurer combien de lecteurs français tiennent aujourd’hui la phrase pour authentique, sa diffusion ne se lisant que dans ses traces, une inscription à Chicago, un magazine, un film et des recueils de citations.

Le livre d’Helvétius, tel que Voltaire l’a lu, se trouve aujourd’hui à Saint-Pétersbourg, dans la bibliothèque que sa nièce, Mme Denis, vendit à Catherine II pour 30 000 roubles après sa mort, en 1778. La Bibliothèque nationale de Russie y conserve sous la cote 7-239 l’un des deux exemplaires de De l’esprit que Voltaire possédait, parmi quelque 7 000 volumes dont près de 1 700 portent des annotations de sa main, et c’est dans cette bibliothèque qu’ont été relevés les jugements de lecteur d’un homme qui allait défendre l’auteur qu’il malmenait dans les marges.

Pour aller plus loin

L’affaire De l’esprit croise celle de l’Encyclopédie, suspendue par le même arrêt de janvier 1759, et l’histoire de la censure de la Librairie sous Malesherbes. Les autres mots historiques prêtés à Voltaire après sa mort forment un sujet voisin, tout comme la bibliothèque du philosophe achetée par Catherine II et les notes de lecture qu’elle conserve.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. S. G. Tallentyre [Evelyn Beatrice Hall], *The Friends of Voltaire*, Londres, Smith, Elder & Co., 15 Waterloo Place, 1906, chap. VII, « Helvétius : the Contradiction », p. 198-199 ; épigraphe tirée d’une lettre de Voltaire au duc d’Uzès du 1ᵉʳ décembre 1751 exemplaire de l’édition new-yorkaise de la même année (G. P. Putnam’s Sons), Cornell University Library, PQ 2105.A2H17
  2. S. G. Tallentyre [Evelyn Beatrice Hall] (trad. et éd.), *Voltaire in His Letters : Being a Selection from His Correspondence*, New York, G. P. Putnam’s Sons, 1919, commentaire de la lettre XXII, à Helvétius, p. 65
  3. Evelyn Beatrice Hall, lettre à Burdette Kinne du 9 mai 1939, publiée dans *Modern Language Notes* 58 (7), novembre 1943, p. 534-535
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Sources primaires (suite)

  1. Robert Dell, *My Second Country (France)*, Londres et New York, John Lane, 1920, p. 289-290
  2. Norbert Guterman (éd.), *A Book of French Quotations, with English Translations*, Garden City (N. Y.), Doubleday, 1963 ; rééd. *The Anchor Book of French Quotations*, New York, Anchor Books, 1990, p. 188
  3. Claude-Adrien Helvétius, *De l’esprit*, Paris, Durand, 1758, « avec approbation et privilège du roi » exemplaire de Voltaire, Bibliothèque nationale de Russie, Saint-Pétersbourg, 7-239 (BV 1609)
  4. *Arrests de la cour de Parlement, portant condamnation de plusieurs livres & autres ouvrages imprimés. Extrait des registres de Parlement. Du 23 janvier 1759*, Paris, P. G. Simon, 1759
  5. Edmond Jean-François Barbier, *Chronique de la Régence et du règne de Louis XV (1718-1763), ou Journal de Barbier*, entrées des 7 et 9 février 1759, sur l’arrêt du 6 février exécuté le 10 dans la cour du Palais
  6. Voltaire, lettre à Charles de Brosses, septembre 1758 (datée du 23 septembre par G. Stenger), sur le « fatras d’Helvétius »
  7. Voltaire, lettre à Helvétius du 16 juillet 1760
  8. Voltaire, lettre à M. Le Riche, à Amiens, 6 février 1770 *Œuvres complètes de Voltaire*, éd. Louis Moland, Paris, Garnier, t. 46, p. 551, lettre 7773
  9. Voltaire, lettre au duc de Richelieu du 13 juillet 1772, Besterman D17826
  10. Voltaire, lettre à Condorcet du 4 janvier 1773
  11. Voltaire, article « Homme », *Dictionnaire philosophique* (refonte posthume incluant les *Questions sur l’Encyclopédie*) *Œuvres complètes de Voltaire*, éd. Louis Moland, Paris, Garnier, 1877-1885, t. 19

Bibliographie

  1. Burdette Kinne, « Voltaire Never Said It ! », *Modern Language Notes* 58 (7), novembre 1943, p. 534-535, JSTOR 2911066 Johns Hopkins University Press
  2. Garry Apgar et Edward Langille (éd.), *The Quotable Voltaire : A Compilation of Wit, Wisdom, Quips and Quotations by and about Voltaire*, Lewisburg, 2021 Bucknell University Press
  3. Claude-Adrien Helvétius, *Œuvres complètes*, sous la direction de Gerhardt Stenger, t. I, *De l’esprit*, texte édité par Jonas Steffen, Paris, 2016, « L’Âge des Lumières » 79 Honoré Champion
  4. *Corpus des notes marginales de Voltaire*, t. 4, *G-K*, Berlin, Akademie-Verlag, et Oxford, Voltaire Foundation, 1988, p. 279-326 (notes sur *De l’esprit*), repris dans *Œuvres complètes de Voltaire*, t. 139 Voltaire Foundation

Sources en ligne

  1. « The friends of Voltaire ; : Hall, Evelyn Beatrice, 1868-1919 : Free Download, Borrow, and Streaming : Internet Archive » Internet Archive, numérisation de la Cornell University Libraryhttps://archive.org/details/cu31924027451032
  2. « The quotable Voltaire », par Garry Apgar et Edward Langille, 17 juin 2021 Voltaire Foundation, université d’Oxfordhttps://voltairefoundation.wordpress.com/2021/06/17/the-quotable-voltaire/
  3. « Voltaire’s legacy », billet de Nicholas Cronk et Georges Pilard Voltaire Foundation, université d’Oxfordhttps://voltairefoundation.wordpress.com/tag/voltaires-legacy/
  4. « Albert et Zemmour contre Voltaire. L’extrême droite contre Voltaire : mensonges et falsifications », par Gerhardt Stenger, 21 janvier 2021 Voltaire Foundation, université d’Oxfordhttps://voltairefoundation.wordpress.com/2021/01/21/albert-et-zemmour-contre-voltaire-lextreme-droite-contre-voltaire-mensonges-et-falsifications/
  5. « Voltaire - Helvétius », par Gerhardt Stenger Gallica, Bibliothèque nationale de France, dossier Voltairehttps://gallica.bnf.fr/dossiers/html/dossiers/Voltaire/D3/Stenger_VF.htm
  6. « Remarque Helvétius », transcription et commentaire de Larissa L. Albina Gallica, Bibliothèque nationale de France, dossier Voltairehttps://gallica.bnf.fr/dossiers/html/dossiers/Voltaire/D3/RemarqueHelvetius.htm
  7. « Contenu scientifique » Gallica, Bibliothèque nationale de France, dossier Voltairehttps://gallica.bnf.fr/dossiers/html/dossiers/Voltaire/D1/contenu_vf.htm
  8. « Corpus des notes marginales de Voltaire 1-9, et Notes et écrits marginaux conservés hors de la Bibliothèque nationale de Russie » Voltaire Foundation, université d’Oxfordhttp://www.voltaire.ox.ac.uk/publication/corpus-des-notes-marginales-de-voltaire-1-9-et-notes-et-%c3%a9crits-marginaux-conserv%c3%a9s-hors-de-la/
  9. « HONORÉ CHAMPION PARIS Claude-Adrien Helvétius Œuvres complètes » (avant-propos et introduction de *De l’esprit*, 2016) université de Nantes, laboratoire LAMOhttps://lamo.univ-nantes.fr/IMG/pdf/De_l_esprit_Introduction-Stenger.pdf
  10. « Arrests de la cour de Parlement, portant condamnation de plusieurs livres & autres ouvrages imprimés » Google Books, notice bibliographiquehttps://books.google.com/books/about/Arrests_de_la_cour_de_Parlement_portant.html?id=0QFCAAAAcAAJ
  11. « - Research & Archival Materials » (extraits du *Journal de Barbier*, 7 et 9 février 1759) ARTFL Encyclopédie, université de Chicagohttps://encyclopedie.uchicago.edu/node/115
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