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Despotes éclairés : Frédéric II, Catherine II et Joseph II à l’examen

Vitold Muratov скан, дигитализация, составление текста / Wikimedia Commons
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« Die Religionen Müsen alle Tolleriret werden », les religions doivent toutes être tolérées. L’orthographe est celle de la note autographe, que les éditeurs ont conservée telle quelle. Frédéric II règne depuis le 31 mai 1740 quand on lui soumet, en juin, la question des écoles destinées aux enfants catholiques des soldats, à Berlin et à Potsdam. Il répond en marge du rapport. Le fiscal, l’officier du roi chargé des poursuites, n’aura qu’à veiller à ce qu’aucune confession ne porte tort à l’autre, puisque chacun doit ici faire son salut à sa façon, « nach seiner Fasson ». La chronique de la Prusse publiée par la radio publique de Berlin-Brandebourg en reproduit le fac-similé. La phrase est devenue un proverbe allemand, et le roi l’a écrite pour trancher une affaire d’école, dans un État où, comme presque partout dans l’Europe de l’époque moderne, entre la fin du XVᵉ siècle et la Révolution, la tolérance d’un culte restait une décision du prince.

Le roi qui avait réfuté Machiavel

Le même mois, Frédéric fait droit à une seconde demande catholique et accorde le droit de bourgeoisie à un marchand venu d’Italie, installé à Francfort-sur-l’Oder. Trois jours seulement après son avènement, il avait mis fin à la torture judiciaire d’un trait de plume. L’ordre est resté secret. La menace de la question pesait donc toujours sur les accusés, et la bastonnade a pris sa place dans les usages, rappelle la journaliste Maritta Adam-Tkalec dans la chronique judiciaire berlinoise qu’elle signait en 2020.

Frédéric s’est aussi présenté au public en moraliste. Son Anti-Machiavel, réfutation du Prince de Machiavel, paraît à La Haye en 1740 avec Voltaire pour éditeur, et l’affaire tourne aussitôt à la guerre de librairie. Le libraire Van Duren, à La Haye, et un certain G. Meyer, à Londres, impriment un texte intitulé Examen du Prince de Machiavel ; une édition revue par Voltaire à la demande du roi, sortie chez Pierre Paupie, est faite pour les discréditer, selon la notice de l’exemplaire conservé à la Morgan Library. Le 16 décembre 1740, profitant de la mort de l’empereur Charles VI et des difficultés de sa fille Marie-Thérèse à faire reconnaître sa succession, les troupes prussiennes entrent en Silésie. Un manifeste invoque d’anciens droits des Hohenzollern sur des duchés silésiens, à peine plus qu’un prétexte selon le Musée silésien de Görlitz, et il faudra trois guerres, jusqu’à la paix signée à Hubertusburg le 15 février 1763, pour que la Prusse garde la province. Le même musée, qui fait de la conquête le point de départ d’un absolutisme éclairé implanté en Silésie, expose un thaler d’argent de 1759 dont les gravures sur cuivre racontent ces guerres.

Ses principes de gouvernement, le roi les a exposés pour son successeur, et pour lui seul, dans le Testament politique rédigé en 1752 et revu en 1768. Le prince y est le premier serviteur de son État, il gouverne par lui-même et non par ses ministres, il garde la noblesse sur ses terres et limite les achats de biens nobles par les bourgeois, il allège avec mesure les corvées paysannes et conseille en politique étrangère d’attendre l’occasion sans s’enchaîner par des traités. Le texte n’a été imprimé en entier qu’en 1920, après la chute des Hohenzollern. Entre-temps, à Berlin, l’église catholique Sainte-Hedwige, élevée de 1747 à 1773 au milieu de la ville résidentielle, donnait de la tolérance royale une image de pierre que tout le monde pouvait voir.

Deux cent quarante-cinq articles, ou deux cent quatre-vingt-quatorze

Les dates russes sont données ici dans l’ancien style, celui du calendrier juli​en que la Russie conserve, en retard de onze jours sur le calendrier grégorien au XVIIIᵉ siècle. Le 30 juillet (10 août) 1767, une commission chargée de remplacer le code de 1649 ouvre ses travaux à Moscou. Ses députés reçoivent l’Instruction que l’impératrice a écrite en 1764 et 1765, vingt-deux chapitres et 655 articles avec l’introduction, la conclusion et deux suppléments, d’après la Bibliothèque présidentielle Boris-Eltsine.

Combien de ces articles viennent de Montesquieu ? Nadezda Plavinskaia, dans la notice qu’elle a donnée en 2013 au Dictionnaire Montesquieu de l’École normale supérieure de Lyon, compte au moins 245 articles tirés de L’Esprit des lois sur les 526 publiés en 1767, soit 47 %, auxquels s’ajoutent onze articles du chapitre XXI sur la police, publiés en février 1768. Robert Zaretsky en donne 294 pris presque mot pour mot, et un peu plus d’une centaine tirés du traité Des délits et des peines de Cesare Beccaria. L’écart tient probablement à ce qu’on appelle un emprunt quand l’impératrice abrège, recompose et mêle ses sources, puisque Plavinskaia attribue aussi vingt et un articles aux commentaires anonymes du libraire hollandais Élie Luzac. Nous suivons son chiffre, plus bas, parce qu’elle a étudié l’élaboration du texte dès 1998, dans un article de la Revue Montesquieu. L’impératrice ne cachait d’ailleurs pas sa méthode. En juin 1765, elle écrit à d’Alembert qu’elle a pillé le président de Montesquieu sans le nommer, et trois mois plus tôt elle avait fait de L’Esprit des lois, dans une lettre à Mme Geoffrin, le bréviaire des souverains qui ont du sens. Imprimée en France en 1769, l’Instruction sert d’argument aux écrivains des parlements pendant la crise politique de ces années-là, et le chancelier Maupeou en interdit l’entrée dans le royaume.

À Moscou, les plus de cinq cents députés ont l’interdiction de s’interrompre et de se frapper. Le servage, écrit Zaretsky, est le seul sujet qui les passionne. Le 22 août 1767, un peu plus de trois semaines après l’ouverture, un oukase fait cesser la réception, par l’impératrice et par les tribunaux, des plaintes de serfs contre les sévices de leurs maîtres, jusqu’à la réforme des provinces, d’après les recherches d’Erofeï Moriakov sur l’affaire Saltykova. Les poursuites contre les maîtres meurtriers ne disparaissent pas pour autant, et Moriakov en compte plus de quarante condamnés entre les années 1760 et le début des années 1790. Les sessions générales sont closes en janvier 1769, sous prétexte de la guerre contre les Ottomans, et la commission n’est formellement dissoute qu’en décembre 1774.

Le code promis en 1767 n’a jamais vu le jour.

La charte octroyée à la noblesse le 21 avril (2 mai) 1785 dispense les nobles du service obligatoire, leur reconnaît le droit de posséder des serfs et le sous-sol de leurs terres, et leur donne des assemblées de province et de district.

Une maison de prière sans tour ni cloches

Joseph II a exposé sa doctrine à sa mère, et par écrit. Dans les lettres qu’ils échangent en français en juin et juillet 1777, éditées par Al​fred von Arneth en 1867-1868, le fils, corégent, ne voit de danger dans la diversité des religions que lorsqu’elle engendre le fanatisme et l’esprit de parti, et définit la tolérance comme le droit de servir l’État dans les affaires temporelles, quelle que soit sa foi. Marie-Thérèse lui répond que tolérance et indifférence sont justement les moyens de tout saper.

Seul maître à la mort de sa mère, en 1780, il signe le 13 octobre 1781 la patente de tolérance. Luthériens, réformés et orthodoxes obtiennent un culte privé, le droit d’exercer métiers et commerces, l’accès aux universités ; un édit pour les juifs de Basse-Autriche suit au début de 1782. Une allégorie gravée en 1782 par Johann Friedrich Beer célèbre le « meilleur et plus grand » empereur et date la patente du 17 octobre, erreur de graveur ou de légende que la reproduction diffusée par German History in Documents and Images signale d’un sic. Les conditions sont strictes. La patente exige au moins cinq cents personnes pour former une communauté, rappelle Erwin Horst Schuller à propos de la Haute-Autriche, et le lieu de culte ne doit avoir ni tour ni apparence qui le distingue d’une maison. À Vie​nne, les réformés bâtissent le leur sur une partie du couvent de la Reine que l’empereur vient de supprimer, Dorotheergasse ; première pierre en 1783, consécration en 1784, entrée par la cour, sans accès direct à la rue, sans tour et sans cloches. Le clocher viendra après la patente protestante de 1861, et le bulletin paroissial qui raconte cette histoire en 2006 donne deux dates différentes pour la transformation selon l’article qu’on lit. À Scharten, le premier office toléré, en juin 1782, attire quelque 4 000 personnes. Dans le Zillertal tyrolien, en revanche, des protestants sont encore expulsés jusqu’au milieu du XIXᵉ siècle.

Le 1ᵉʳ novembre 1781, dix-neuf jours après la patente de tolérance, un autre texte abolit en Bohême la dépendance personnelle des paysans et la remplace par ce que le texte tchèque appelle une sujétion modérée. Le paysan peut se marier, quitter le domaine, mettre ses enfants en apprentissage ou à l’école sans l’accord du seigneur. La robota, la corvée due au seigneur, et les redevances en nature et en argent restent dues, précisent les Archives nationales tchèques, qui conservent l’original. Ce droit de partir, on ne sait pas combien de paysans l’ont exercé dans les années qui suivent, et les études consultées n’en donnent aucun décompte. À la même époque, les fermetures de couvents touchent environ un tiers des fondations religieuses de la monarchie.

Despotisme légal

Le mot qui réunit les trois règnes n’appartient à aucun d’eux. En 1767, l’ancien intendant Paul Pierre Lemercier de la Rivière publie L’Ordre naturel et essentiel des sociétés politiques et y défend un despotisme légal, celui d’un souverain tenu par les lois de l’ordre naturel dont les physiocrates, disciples de Quesnay, pensent avoir dégagé les principes en économie. Jean-Jacques Chevallier y voyait « la plus paradoxale des alliances de termes ». Rousseau et Mably ont attaqué la formule, rappelle Bernard Herencia, éditeur des œuvres de Lemercier, qui précise que Catherine II le consulta pendant la préparation de son Instruction et que l’auteur finit par abandonner l’expression. Diderot s’est d’abord enthousiasmé pour le livre, au point d’écrire qu’avec un tel homme l’impératrice n’aurait plus besoin ni de Voltaire, ni de d’Alembert, ni de lui-même. Quelques années plus tard, dans sa Réfutation d’Helvétius, rédigée en 1773 et 1774, il pose que le gouvernement arbitraire d’un prince juste et éclairé est toujours mauvais.

L’étiquette savante est plus tardive. L’expression aufgeklärter Absolutismus, absolutisme éclairé, a été forgée par l’historiographie allemande au milieu du XIXᵉ siècle, et elle n’est passée en français et en anglais que sous la forme de despotisme éclairé, observe Robert Fleck en 1988 dans la revue Bohemia ; Chevallier rappelait que plusieurs auteurs tenaient le mot absolutisme pour plus juste, et constatait que l’usage avait imposé l’autre. François Bluche a gardé le second pour le titre de sa synthèse, en 1969. Albert Soboul a donné en 1979, dans les Annales historiques de la Révolution française, la lecture la plus tranchée, où l’absolutisme éclairé devient la voie de la Révolution, qui achève l’œuvre de rationalisation de l’État commencée par les monarchies et leurs ministres, au point que Napoléon serait le seul vrai despote éclairé, puisqu’il joint le pouvoir despotique à l’abolition des privilèges et à l’égalité des droits. Les colloques franco-hongrois de Mátrafüred, publiés en 1985, voient leurs éditeurs proposer d’en faire le nom d’une époque européenne, de 1740 à 1789. Dans le même volume, Ingrid Mittenzwei insiste pour la Prusse sur la rationalisation administrative plus que sur le philosophe couronné, et Grete Klingenstein voit en Autriche une continuité de Marie-Thérèse à Joseph II ; Fleck juge l’ensemble contradictoire.

Beales et Scott gardent l’étiquette

Les défenseurs de la catégorie ont pourtant des arguments, et ils ne tiennent pas à l’admiration des souverains. En 1990, le recueil dirigé par H. M. Scott s’ouvre sur une introduction intitulée « The Problem of Enlightened Absolutism » et l’étend bien au-delà des trois noms habituels, au Portugal de Pombal, à l’Espagne de Charles III, aux réformateurs danois et italiens, aux petits États allemands ; Tim Blanning y consacre un chapitre à Frédéric, Isabel de Madariaga un autre à Catherine.

À cette échelle, le phénomène commun devient la réforme conduite d’en haut, dans le vocabulaire des Lumières, par des monarchies aussi différentes que le Danemark et l’Espagne. Derek Beales, au terme du second volume de sa biographie de Joseph II, paru en 2009, répond dans sa conclusion à trois questions. Joseph fut despote parce qu’il rejetait les limites coutumières de l’absolutisme, éclairé selon les critères de la fin du XVIIIᵉ siècle, révolutionnaire par l’ampleur d’une législation dont une partie a survécu à ses successeurs. Le vocabulaire circule aussi d’un règne à l’autre, au moins sous la plume des historiens. Le premier serviteur de l’État du testament prussien de 1752 se retrouve en 2007 dans le titre de la biographie de Joseph II par Jean Bérenger, Joseph II, serviteur de l’État.

Les trois cours ont surtout agi ensemble au moins une fois. Le 5 août 1772, la Russie, la Prusse et la monarchie des Habsbourg, où Joseph règne alors avec sa mère, signent le premier partage de la république polono-lituanienne. La Prusse prend la Prusse royale, sans Gdańsk ni Toruń, et le nord de la Grande-Pologne. L’Autriche prend la Galicie et annexe formellement la région de Spiš, qu’elle occupait depuis 1769, et la Russie la plus grande part, au nord-est. La Diète polonaise ratifie le 30 septembre 1773.

Le 28 janvier 1790

À la fin de 1789, la Hongrie et les Pays-Bas autrichiens sont au bord de la révolte ouverte, et Beales tient la révolte belge pour la plus dangereuse des deux. En Hongrie, Joseph avait refusé de prêter le serment du couronnement, pour ne pas être lié par la constitution du royaume, et voulu substituer l’allemand au latin comme langue de l’administration. Le 28 janvier 1790, d’après l’étude consacrée à la Hongrie par la Bibliothèque du Congrès, il annule pour ce royaume la plupart de ses réformes. Il meurt à Vie​nne le 20 février 1790. L’acte de révocation laisse subsister la patente de tolérance, les réformes paysannes et la suppression des ordres religieux, c’est-à-dire, à peu de chose près, les mesures de 1781 qui avaient valu à leur auteur sa réputation de despote éclairé.

Pour aller plus loin

Les partages de la Pologne, poursuivis en 1793 et 1795, prolongent l’histoire commune des trois cours. La révolte de Pougatchev, entre 1773 et 1775, montre ce que le servage confirmé par l’impératrice pouvait produire dans les campagnes russes, et l’inoculation de Catherine II par Thomas Dimsdale, en 1768, se lit dans l’article consacré à la variole avant Jenner.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Frédéric II, Randverfügung (décision en marge) sur un rapport immédiat du département ecclésiastique au sujet des écoles catholiques et du prosélytisme, Berlin, juin 1740, orthographe autographe éd. Max Lehmann, Preussen und die katholische Kirche seit 1640, nach den Acten des Geheimen Staatsarchives, 2ᵉ partie (1740-1747), Leipzig, S. Hirzel, 1881, p. 4  ; fac-similé reproduit par la Preußen-Chronik du Rundfunk Berlin-Brandenburg
  2. Frédéric II, ordre secret mettant fin à la torture judiciaire, juin 1740, trois jours après l’avènement non publié, cité d’après M. Adam-Tkalec, Berliner Zeitung (2020)
  3. [Frédéric II], Anti Machiavel, ou Essai de critique sur Le Prince de Machiavel, publié par Mr. de Voltaire, La Haye, P. Paupie, 1740, xvi-191 p., 20 cm The Morgan Library & Museum, New York, PML 17119
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Sources primaires (suite)

  1. Frédéric II, déclaration de ses droits sur la Silésie, 1740 Yale Law School, Documents Collection Center, War Manifestos Database, Perma WZ44-WLQ3
  2. Frédéric II, Testament politique, 1752, revu en 1768 éd. G. B. Volz, Politische Correspondenz. Ergänzungsband : Die politischen Testamente Friedrichs des Grossen, Berlin, Reimar Hobbing, 1920, p. 37-67 (original français) ; trad. allemande Herbert Kühn, Reclam, 1985, p. 177-225
  3. Thaler d’argent à vis orné de gravures sur cuivre représentant les guerres de Silésie, 1759 Schlesisches Museum zu Görlitz, exposition permanente
  4. Catherine II, Nakaz (Instruction) à la commission chargée de rédiger un nouveau code, 22 chapitres, 655 articles, introduction, conclusion et deux suppléments, Moscou, 1767 ; chapitre XXI, « De la police », publié en février 1768 d’après la Bibliothèque présidentielle Boris-Eltsine et N. Plavinskaia (2013)
  5. Catherine II, lettre à d’Alembert, juin 1765, et lettre à Mme Geoffrin, mars 1765, sur les emprunts à Montesquieu citées d’après N. Plavinskaia (2013)
  6. Oukase du 22 août 1767 (a. s.) mettant fin à la réception des plaintes de serfs contre leurs maîtres cité d’après E. Iou. Moriakov (2022)
  7. Charte octroyée à la noblesse, 21 avril (2 mai) 1785 d’après la Bibliothèque présidentielle Boris-Eltsine
  8. Joseph II et Marie-Thérèse, lettres sur la tolérance, 19 juin, fin juin, 5 juillet, 20 juillet et fin juillet 1777 éd. Alfred von Arneth, Maria Theresia und Joseph II. Ihre Correspondenz, t. II, Vienne, 1867-1868, p. 140 et suiv. ; trad. anglaise C. A. Macartney, The Habsburg and Hohenzollern Dynasties in the Seventeenth and Eighteenth Centuries, New York, Harper & Row, 1970, p. 149-153
  9. Joseph II, patente de tolérance, 13 octobre 1781 d’après German History in Documents and Images et E. H. Schuller
  10. Johann Friedrich Beer, Allégorie sur la patente de tolérance de Joseph II, gravure sur cuivre, 1782, légende datant la patente du « 17. [sic] October 1781 » reproduction bpk-Bildagentur n° 30027634
  11. Joseph II, patente abolissant le servage personnel (nevolnictví) en Bohême, 1ᵉʳ novembre 1781 Národní archiv, Prague, PT, inv. č. 2023
  12. Maison de prière des réformés de Vienne, Dorotheergasse, première pierre 1783, consécration 1784, aujourd’hui Reformierte Stadtkirche Vienne, Ier arrondissement
  13. Joseph II, acte du 28 janvier 1790 révoquant ses réformes en Hongrie, à l’exception de la patente de tolérance, des réformes paysannes et de la suppression des ordres religieux texte non consulté, cité d’après la Bibliothèque du Congrès
  14. Traité du premier partage de la république polono-lituanienne entre la Russie, la Prusse et la monarchie des Habsbourg, 5 août 1772, ratifié par la Diète le 30 septembre 1773 d’après German History in Documents and Images
  15. Paul Pierre Lemercier de la Rivière, L’Ordre naturel et essentiel des sociétés politiques, 1767 éd. Bernard Herencia, Œuvres de Paul Pierre Lemercier de la Rivière, vol. 5, Genève, Slatkine, 2017
  16. Denis Diderot, lettre recommandant Lemercier de la Rivière à Catherine II, 1767 citée d’après J.-J. Chevallier, Encyclopædia Universalis
  17. Denis Diderot, Réfutation suivie de l’ouvrage d’Helvétius intitulé L’Homme, rédigée en 1773-1774 éd. Paul Vernière, Œuvres politiques, Paris, Garnier, 1963, rééd. Classiques Garnier, p. 461-478 pour l’extrait mis en ligne, DOI 10,15122/isbn.978-2-8124-2619-3.p.0527https://doi.org/10.15122/isbn.978-2-8124-2619-3.p.0527

Bibliographie

  1. H. M. Scott (dir.), Enlightened Absolutism. Reform and Reformers in Later Eighteenth-Century Europe, Londres, Macmillan, 1990, ix-400 p., coll. « Problems in Focus », dont H. M. Scott, « Introduction : The Problem of Enlightened Absolutism », p. 1-35 ; Kenneth Maxwell, « Pombal : the Paradox of Enlightenment and Despotism », p. 75-118 ; T. C. W. Blanning, « Frederick the Great and Enlightened Absolutism », p. 265-288 ; Isabel de Madariaga, « Catherine the Great », p. 289-311, DOI 10,1007/978-1-349-20592-9 Macmillanhttps://doi.org/10.1007/978-1-349-20592-9
  2. Derek Beales, Joseph II, vol. II, Against the World, 1780-1790, Cambridge, 2009, xix-733 p. Cambridge University Press
  3. Jean Bérenger, Joseph II : serviteur de l’État, Paris, 2007, 623 p., ISBN 978-2-213-63458-6 Fayard
  4. François Bluche, Le Despotisme éclairé, Paris, nouv. éd. revue et augmentée, 1969, 388 p. ; rééd. coll. « Pluriel », 1982 Fayard
  5. Albert Soboul, « Réforme ou révolution ? Sur la fonction historique de l’absolutisme éclairé », Annales historiques de la Révolution française, n° 238, 1979  ; repris dans Comprendre la Révolution. Problèmes politiques de la Révolution française (1789-1797), Paris, F. Maspero, 1981 Société des études robespierristes
  6. Béla Köpeczi, Albert Soboul, Éva H. Balázs et Domokos Kosáry (dir.), Absolutisme éclairé. Colloques de Mátrafüred. Études sur les Lumières, Budapest et Paris, 1985, 361 p., contributions d’Ingrid Mittenzwei et de Grete Klingenstein Akadémiai Kiadó et Éditions du CNRS
  7. Robert Fleck, compte rendu de B. Köpeczi et al. (dir.), Absolutisme éclairé, Bohemia 29, 1988, p. 188-189 Collegium Carolinum
  8. Nadezda Plavinskaia, « Catherine II ébauche le Nakaz », Revue Montesquieu 2, 1998, citée d’après sa notice de 2013 Revue Montesquieu
  9. Nadezda Plavinskaia, « Catherine II (1729-1796) », dans Catherine Volpilhac-Auger (dir.), Dictionnaire Montesquieu, septembre 2013 ENS de Lyon
  10. Erofeï Iou. Moriakov, « К истории преследования российских помещиков за жестокое обращение с крепостными : инициирование дела Салтычихи (1757-1763) », Vestnik Tomskogo gosudarstvennogo universiteta, n° 481, 2022, p. 165-182, DOI 10,17223/15617793/481/19 Université d’État de Tomskhttps://doi.org/10.17223/15617793/481/19
  11. Erwin Horst Schuller, « Karl Hermann Wehrenfennig (1822-1881) und seine Bedeutung als Architekt protestantischer Kirchen in Oberösterreich », Jahrbuch des Oberösterreichischen Musealvereins 153, p. 429-504 Oberösterreichischer Musealverein

Sources en ligne

  1. « DESPOTISME ÉCLAIRÉ », par Jean-Jacques Chevallier, section « Despotisme légal et despotisme éclairé » Encyclopædia Universalishttps://www.universalis.fr/encyclopedie/despotisme-eclaire/4-despotisme-legal-et-despotisme-eclaire/
  2. « Economic and political reforms : in the footsteps of Paul Pierre Lemercier de la Rivière (1719-1801) », par Bernard Herencia, 20 mars 2023 Université Gustave Eiffel, Reflexsciencehttps://reflexscience.univ-gustave-eiffel.fr/en/read/articles/economic-and-political-reforms-in-the-footsteps-of-paul-pierre-lemercier-de-la-riviere-1719-1801
  3. « Edition scientifique des oeuvres de Paul Pierre Lemercier de la Rivière - Volume 5 », notice de Bernard Herencia IDEAS/RePEc, HALhttps://ideas.repec.org/p/hal/journl/hal-01598585.html
  4. « Diderot Denis, Œuvres politiques, Réfutation d’Helvétius (1774) » Classiques Garnier Numériquehttps://classiques-garnier.com/export/pdf/diderot-denis-oeuvres-politiques-refutation-d-helvetius-1774.html
  5. Compte rendu de Robert Fleck, Bohemia 29, 1988 Bohemia, Collegium Carolinumhttps://www.bohemia-online.de/index.php/bohemia/article/download/5643/8686
  6. « Sur la fonction historique de l’absolutisme éclairé » Perséehttps://www.persee.fr/doc/ahrf_0003-4436_1979_num_238_1_4104
  7. Compte rendu par M.ª Encarna Nicolás Marín de A. Soboul, Comprendre la Révolution Áreas, Universidad de Murciahttps://revistas.um.es/areas/article/download/82781/79831/339401
  8. « Le Despotisme éclairé », notice bibliographique Bibliothèque universitaire de Nanteshttps://theses.univ-nantes.fr/vufind/Record/PPN051410125
  9. « Joseph II : serviteur de l’État », notice bibliographique Bibliothèques de la Ville de Parishttps://bibliotheques.paris.fr/cinema/doc/SYRACUSE/409654
  10. « Enlightened Absolutism : Reform and Reformers in Later Eighteenth-Century Europe » Springer Nature Linkhttps://link.springer.com/book/10.1007/978-1-349-20592-9
  11. « Joseph II : Vol. II, Against the World, 1780-1790 », compte rendu n° 899 Reviews in History, Institute of Historical Researchhttps://reviews.history.ac.uk/node/4688
  12. « Die Religionen müssen alle tolleriert werden », fac-similé de la note de Frédéric II rbb Preußen-Chronik, Rundfunk Berlin-Brandenburghttps://www.preussenchronik.de/bild_jsp/key=bild_252.html
  13. « Friedrich II. und die Katholiken » Der Tagesspiegel, Potsdamer Neueste Nachrichten, 9 juillet 2012https://www.tagesspiegel.de/potsdam/potsdam-kultur/friedrich-ii-und-die-katholiken-7401076.html
  14. « Berliner Rechtsgeschichte », par Maritta Adam-Tkalec, 27 juillet 2020 Berliner Zeitunghttps://www.berliner-zeitung.de/article/93431
  15. « Anti Machiavel, ou, Essai de critique sur Le prince de Machiavel », PML 17119 The Morgan Library & Museumhttps://www.themorgan.org/printed-books/176130
  16. « Frederick II’s declaration of his rights to Silesia » Yale Law School, War Manifestos Databasehttps://documents.law.yale.edu/node/157061
  17. « Silesia turns into a Prussian Province » Schlesisches Museum zu Görlitzhttps://www.schlesisches-museum.de/en/exhibitions/permanent-exhibition/silesia-turns-into-a-prussian-province
  18. « Politisches Testament Friedrichs II. („des Großen“) (1752) » German History in Documents and Images, German Historical Institutehttps://germanhistorydocs.org/de/das-heilige-roemische-reich-1648-1815/ghdi:document-3548
  19. « Catherine the Great’s “Instructions” to the Legislative Commission issued » Bibliothèque présidentielle Boris-Eltsinehttps://www.prlib.ru/en/node/619449
  20. « Catherine II (1729-1796) », par Nadezda Plavinskaia Dictionnaire Montesquieu, ENS de Lyonhttps://dictionnaire-montesquieu.ens-lyon.fr/fr/article/1377669577/en/
  21. « “I Write on Human Skin” : Catherine the Great and the Rule of Law », par Robert Zaretsky, 30 juillet 2017 Los Angeles Review of Bookshttps://lareviewofbooks.org/article/write-human-skin-catherine-great-rule-law
  22. Article d’E. Iou. Moriakov sur l’affaire Saltykova, Vestnik TGU n° 481 Université d’État de Tomskhttps://journals.tsu.ru/uploads/import/2266/files/481-165.pdf
  23. « Catherine II signed two legislative acts ’Charter for cities’ and ’Charter for nobles’ » Bibliothèque présidentielle Boris-Eltsinehttps://www.prlib.ru/en/history/619213
  24. « Exchange of Letters between Empress Maria Theresa and her Son Joseph II, Austrian Co-Regent, on the Subject of Religious Toleration (1777) » German History in Documents and Imageshttps://germanhistorydocs.org/en/the-holy-roman-empire-1648-1815/exchange-of-letters-between-empress-maria-theresa-and-her-son-joseph-ii-austrian-co-regent-on-the-subject-of-religious-toleration-1777.pdf
  25. « Allegorie auf das im Jahre 1781 verabschiedete Toleranz-Patent von Joseph II. (1782) » German History in Documents and Imageshttps://germanhistorydocs.org/de/das-heilige-roemische-reich-1648-1815/allegorie-auf-das-im-jahre-1781-verabschiedete-toleranz-patent-von-joseph-ii-1782
  26. « The idea of tolerance », par Anita Winkler Die Welt der Habsburgerhttps://habsburger.net/en/chapter/idea-tolerance
  27. Article d’E. H. Schuller sur Karl Hermann Wehrenfennig ZOBODAT, Oberösterreichisches Landesmuseumhttps://www.zobodat.at/pdf/JOM_153_0429-0504.pdf
  28. « Das Blatt der reformierten Stadtkirche », 4/2006, dont Adrian Weber, « Eine kurze Geschichte der Reformierten Stadtkirche », p. 3 Evangelische Pfarrgemeinde H.B. Wien Ihttps://www.reformiertestadtkirche.wien/wp/wp-content/uploads/simple-file-list/2006-04-00-Das_Blatt-Reformierte_Stadtkirche_Wien.pdf
  29. « Labyrint 1781, patent Josefa II. o zrušení nevolnictví » Národní archiv, Praguehttps://www.nacr.cz/wp-content/uploads/2021/04/labyrint-1781-Patent-JosefaII-zruseni-nevolnictvi.pdf
  30. « Joseph II : Reformist emperor or enlightened despot ? », par Martin Mutschlechner Die Welt der Habsburgerhttps://habsburger.net/en/chapter/joseph-ii-reformist-emperor-or-enlightened-despot
  31. « Hungary : Enlightened Absolutism » Library of Congress, Country Studieshttps://countrystudies.us/hungary/19.htm
  32. « The Partitions of Poland, 1772-1795 », carte German History in Documents and Imageshttps://germanhistorydocs.org/en/the-holy-roman-empire-1648-1815/the-partitions-of-poland-1772-1795
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