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Vésale et la Fabrica : disséquer pour voir enfin le corps humain

Wikimedia Commons
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Le corps humain a changé depuis Galien, sous l’effet du ciel, du sol et de la nourriture. Jacques Dubois, dit Sylvius, professeur d’anatomie à Paris, voit là l’explication des écarts entre les livres du médecin de Pergame et les cadavres qu’on ouvre de son temps, et il l’imprime en 1551 au folio 13 verso d’un pamphlet sorti de chez Catherine Barbé, veuve de Jacques Gazeau. Le titre annonce la réfutation des calomnies d’« un certain insensé » contre l’anatomie d’Hippocrate et de Galien. L’insensé, vaesanus en latin, mot qui sonne comme Vesalius, est l’ancien élève de Sylvius à Paris entre 1533 et 1536, André Vésale.

L’argument fait sourire. Il avait pourtant sa logique dans une médecine où le climat et le régime façonnent les tempéraments, et il visait un livre imprimé à Bâle huit ans plus tôt, De humani corporis fabrica libri septem. Plus de sept cents exemplaires de ses deux premières éditions, celles de 1543 et de 1555, ont été recensés en 2018, de São Paulo à Pékin, un chiffre comparable, pour un livre de l’époque moderne, entre la fin du XVᵉ siècle et 1789, à celui des deux éditions du De revolutionibus de Copernic.

Un boucher au marché en montrerait davantage

Le protocole que Vésale va dénoncer est ancien et réglé. À Bologne, on commente depuis 1316 l’Anathomia de Mondino dei Liuzzi ; le professeur lit, un barbier-chirurgien ouvre le corps et un démonstrateur, l’ostensor, désigne la partie dont on parle. Vésale rompt avec ce partage dès sa nomination à Padoue en 1537, en disséquant et en commentant lui-même. En janvier 1540, les étudiants de Bologne l’invitent à démontrer pendant le cours de Matteo Corti, qui lit Mondino. Un étudiant silésien d’une trentaine d’années, Baldasar Heseler, prend des notes sur les deux enseignements, et son carnet, publié en 1959 par Ruben Eriksson, offre un témoignage oculaire d’une précision rare. Les démonstrations se déroulent dans un théâtre provisoire, aménagé dans la salle où l’on élit le recteur des médecins, avec quatre rangs de gradins pour quelque deux cents personnes, et Rafael Mandressi y relève vingt-six séances. Trois ans plus tard, la préface de la Fabrica, adressée à Charles Quint, fait de cette organisation un réquisitoire. Les professeurs pérorent du haut de leur chaire sans toucher au corps, la dissection est abandonnée à des barbiers ignorants, et dans ce tumulte, écrit Vésale à la page *3 de la préface, un boucher en apprendrait davantage à un médecin sur le marché.

Ce boucher a un ancêtre. Véronique Boudon-Millot l’a retrouvé chez Galien, qui raille les médecins de la guerre de Marc Aurèle contre les Germains : libres de disséquer des corps de barbares, ils n’en avaient pas appris plus que les bouchers. Vésale frappe les galénistes avec une image tirée de Galien, et Boudon-Millot montre que plusieurs pages polémiques de la Fabrica puisent ainsi chez le médecin de Pergame.

Detestande feritatis

On lit encore que l’Église interdisait d’ouvrir les corps et que Vésale aurait bravé l’interdit. Le texte qu’on invoque est une décrétale de Boniface VIII, Detestande feritatis, promulguée une seconde fois le 18 février 1300. Elle vise une coutume funéraire, celle qui consistait à démembrer et à faire bouillir le corps d’un homme mort loin des siens pour en rapporter les os. La dissection n’y figure pas. Rafael Mandressi note que la décrétale tomba vite en désuétude, même pour son objet propre. En 1410, à Bologne, le chirurgien Pietro d’Argellata incise le cadavre d’un pape, Alexandre V, mort subitement le 3 mai.

La légende garde pourtant un fond. Selon Régis Olry, la décrétale a pesé sur Mondino lui-même, qui renonça à faire bouillir certaines parties du crâne. Surtout, les corps disponibles restent rares, et beaucoup sont ceux de condamnés, livrés par les autorités judiciaires. À Padoue, Vésale profite des bonnes dispositions de Marcantonio Contarini, juge au tribunal criminel, et il obtient parfois des magistrats qu’une exécution soit différée pour que le cadavre lui parvienne frais. Maurits Biesbrouck et Omer Steeno, qui ont dépouillé ses écrits, estiment qu’il a disposé de plusieurs dizaines de corps, dont treize datent à coup sûr d’avant 1543.

Le frontispice de 1543 montre Vésale la main posée sur le corps ouvert d’une femme, au centre d’un théâtre bondé, avec un chien et un singe aux angles inférieurs. Les corps féminins étaient difficiles à obtenir, et la notice de la bibliothèque universitaire de Cambridge, qui expose son exemplaire coté N*.1,2(A), y lit une part de vantardise. Les deux animaux rappellent ceux qu’on disséquait couramment, et que la Fabrica dissèque aussi.

Le graveur que personne ne nomme

Le 9 septembre 1542, Vésale écrit à l’imprimeur bâlois Johannes Oporinus une lettre que celui-ci imprimera en tête du livre. Elle accompagne la copie du texte, les légendes des figures et les bois gravés de la Fabrica et de son abrégé, l’Epitome, confiés à des marchands milanais pour le passage des Alpes, les feuillets glissés entre les blocs. Vésale y règle la mise en page jusqu’au double système de notes marginales et au filet qui sépare la description de l’explication des planches. Il dit connaître le graveur, un ami de Nicolas de Stoop, humaniste flamand installé à Venise, pour l’avoir aidé à préparer les bois pour le voyage. Il ne le nomme pas, pas plus que le dessinateur, dont le nom ne figure nulle part dans le volume.

Un nom revient dans les attributions, celui de Jan Steven van Calcar. En 1538, cet artiste néerlandais avait financé les Tabulae anatomicae sex, six grandes feuilles imprimées à Venise par Bernardino Vitali, et dessiné trois squelettes d’après celui que Vésale avait monté pour ses étudiants ; un jeu complet en est conservé à la bibliothèque de l’université de Glasgow sous la cote Az.1,10. Pour la Fabrica, aucune signature. L’atelier de Titien a longtemps été avancé, et le recensement de Dániel Margócsy, Márk Somos et Stephen Joffe parle de cette attribution au passé. Jacqueline Vons juge de son côté qu’une omission volontaire des noms n’est pas à écarter, à Venise, dans le durcissement contre les hérétiques qui suit l’échec du colloque de Ratisbonne en 1541. On ne sait pas trancher. On sait en revanche que Vésale dessinait lui-même ses schémas d’enseignement, puisque les trois feuilles vasculaires des Tabulae de 1538 reprennent des tableaux de sa main.

Le livre sort des presses en juin 1543, mense Iunio, dit le colophon. Comme toutes celles de l’article, cette date précède la réforme grégorienne de 1582 et relève encore de l’ancien calendrier romain. On traduit ici fabrica par « fabrique », avec Jacqueline Vons et Stéphane Velut, parce que le mot latin désigne d’abord l’atelier et l’ouvrage de l’artisan, ce que « structure » efface. Le feuillet de titre de l’exemplaire de Cambridge mesure 43 centimètres de haut, le volume dépasse six cent soixante pages et porte plus de deux cents gravures sur bois, et Vésale a passé à Bâle les cinq premiers mois de 1543 pour en suivre l’impression.

On ignore combien d’exemplaires sont sortis de chez Oporinus, parce qu’aucun registre de son atelier n’a survécu. Z. I. Pozeg et E. S. Flamm, partant d’environ 250 à 300 exemplaires conservés, ont proposé un tirage de 500 à 600. Le recensement de 2017 compte au moins 257 exemplaires de 1543 dans des institutions et une trentaine en mains privées, soit environ 285, et juge cette estimation un peu basse. Vivian Nutton rappelle que le livre était épuisé à Leipzig avant la fin de 1543. Les bois eux-mêmes ont servi jusqu’en 1934, pour les Icones anatomicae tirées à Munich pour la New York Academy of Medicine et la bibliothèque de l’université de Munich, avant de disparaître pendant la Seconde Guerre mondiale.

Galien a-t-il décrit des singes ?

Vésale le soutient, et il le démontre os par os. Au livre I, page 81, il observe que le sacrum décrit par Galien dans le traité Des os correspond en détail à celui des singes et des chiens, et la préface juge fausses, pour l’homme, bien des affirmations du maître qui valaient pour des singes. Le magot, petit singe sans queue d’Afrique du Nord, servait d’animal d’étude à Galien. En face, Sylvius défend une position qu’on aurait tort de réduire à de l’entêtement. Pour un médecin formé à lire la nature dans les textes, l’autorité de Galien repose sur des siècles d’usage, et l’idée que les corps varient avec les lieux et les régimes appartient à la doctrine reçue. Son pamphlet de 1551 conseille d’ailleurs d’apprendre les os sur un squelette humain, ou à défaut sur celui d’un singe, qu’il juge très semblable.

À lire Vésale de près, la rupture s’atténue. Véronique Boudon-Millot voit dans le singe et le chien du frontispice un signe de continuité avec l’Antiquité. Vésale a travaillé sur le texte même de Galien, corrigeant les livres sur la dissection des veines, des artères et des nerfs, et ceux des Pratiques anatomiques, pour les œuvres complètes publiées à Venise par les Giunta en 1541 et 1542. Il appelle Galien le prince de la médecine. À la page 58, il cite Hippocrate sur les déplacements des vertèbres, mais la phrase qu’il croit hippocratique est une paraphrase de Galien, tirée du livre XII de l’Utilité des parties. En 1546, dans sa lettre sur la racine de Chine, il avoue avoir commenté trois fois le traité Des os devant ses étudiants avant d’oser y relever une faute.

Galien avait perdu presque tous ses livres dans l’incendie de Rome de 192 ; Vésale brûla les siens en décembre 1543, ses Galien annotés, ses notes, une paraphrase complète des dix livres de Rhazès, en quittant l’Italie pour la cour de Charles Quint, et il dit l’avoir regretté plus d’une fois, sauf pour les marges de ses Galien, où des lecteurs malhabiles n’auraient pas su séparer les bonnes notes des mauvaises, de sorte que l’autodafé, Boudon-Millot le remarque, rapproche encore l’élève indocile de son modèle.

Zante, une tombe introuvable

Après 1543, Vésale enseigne peu. Médecin de Charles Quint puis de Philippe II, il se plaint en Espagne de ne pas pouvoir disséquer. Une seconde édition de la Fabrica paraît pourtant à Bâle en 1555, et il en préparait une troisième. Un exemplaire de 1555 vendu à Hambourg en 2007, aujourd’hui en dépôt à la Thomas Fisher Rare Book Library de l’université de Toronto, porte des centaines de corrections de sa main, au texte comme aux figures. Vivian Nutton, qui a authentifié l’écriture, montre que la grande majorité touche au style latin sans modifier le sens, et le recensement de 2017 n’y relève qu’une seule découverte anatomique nouvelle.

En 1564, Vésale part pour Jérusalem. Au retour, le navire, pris dans le mauvais temps, relâche à Zante (aujourd’hui Zakynthos), alors possession vénitienne, où il meurt le 15 octobre, peut-être d’une maladie contagieuse, peut-être des conditions du voyage. Aucun document contemporain sur sa mort n’a été retrouvé dans l’île, et personne n’a localisé sa sépulture.

Le motif du voyage a fait naître une histoire.

En janvier 1565, moins de trois mois après la mort, le diplomate protestant Hubert Languet écrit de Paris au médecin Caspar Peucer, gendre de Melanchthon, que le bruit court de la mort de Vésale. Selon la rumeur venue d’Espagne, l’anatomiste avait obtenu d’une famille noble l’autorisation d’ouvrir le corps d’un patient qu’il croyait mort, et le cœur battait encore ; la famille l’aurait accusé de meurtre, le Saint-Office aurait réclamé sa tête, et Philippe II l’aurait sauvé contre la promesse d’un pèlerinage à Jérusalem et au Sinaï. La lettre n’est connue que par une copie manuscrite de deux pages, insérée dans un livre de Languet imprimé en 1568 et conservée à la National Library of Medicine de Bethesda, où Michael North, responsable des livres rares, n’en connaît aucune autre copie contemporaine. En 1579, Ambroise Paré rapporte dans la seconde édition de ses Œuvres une mésaventure semblable, arrivée en Espagne à un « fameux anatomiste » qu’il ne nomme pas, sur une femme noble qu’on croyait morte. La rumeur n’est pas absurde pour autant : Languet écrit vite, depuis une capitale bien informée, et l’histoire dit la méfiance qu’inspirait un homme qui ouvrait les morts. Charles O’Malley, biographe de Vésale, jugeait pourtant la preuve trop mince et voyait dans le pèlerinage un moyen de quitter la cour pour reprendre à Padoue la chaire de Gabriele Falloppio, mort en 1562 ; une autre source parle d’un vœu prononcé après une grave maladie au début de 1564.

À défaut de tombe, Bâle garde un corps passé entre ses mains. Le 12 mai 1543, pendant l’impression de la Fabrica, la ville fait décapiter Jakob Karrer, un meurtrier d’origine alsacienne, et Vésale dissèque le corps, en assemble les os selon le procédé qu’illustrent certaines lettrines de son livre, où des putti font bouillir des os dans une marmite, puis donne le squelette à l’université. Restauré en 1985, il est exposé à l’Anatomisches Museum der Universität Basel, qui le présente comme la plus ancienne préparation de squelette conservée au monde, et il lui manque la mandibule, les deux mains avec leurs os du carpe, quelques côtes, les deux rotules, le pied gauche et les phalanges du pied droit.

Pour aller plus loin

Ce sujet croise l’histoire du De revolutionibus de Copernic, imprimé à Nuremberg la même année 1543 et conservé dans des proportions comparables. Il rejoint aussi celle des théâtres anatomiques permanents, construits en Italie à partir de la seconde moitié du XVIᵉ siècle, ainsi que l’œuvre d’Ambroise Paré et la place de l’image dans les livres de chirurgie. On peut prolonger par les carnets de Léonard de Vinci, le Canon d’Avicenne qui soigna l’Europe latine, et les dossiers de Galilée pour la tension entre observation et autorité.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. André Vésale, De humani corporis fabrica libri septem, Bâle, Johannes Oporinus, juin 1543 (colophon « mense Iunio »), in-folio, plus de 660 pages, plus de deux cents gravures sur bois ; passages cités : préface à Charles Quint, p. \*3 et \*3v, livre I, p. 58 et p. 81 ; lettre à Oporinus datée du 9 septembre 1542, imprimée en tête du volume ; frontispice, feuillet de 43 cm de haut Cambridge University Library, N\*.1,2(A)
  2. André Vésale, De humani corporis fabrica libri septem, Bâle, Johannes Oporinus, 1555, exemplaire personnel annoté de la main de l’auteur en vue d’une troisième édition, vendu à Hambourg en 2007 en dépôt à la Thomas Fisher Rare Book Library, université de Toronto
  3. André Vésale, Epistola rationem modumque propinandi radicis Chynae decocti, Bâle, Johannes Oporinus, 1546, p. 195-196 (numérotées 196-197), sur l’autodafé de ses livres et sa lecture du traité Des os de Galien
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Sources primaires (suite)

  1. Andreas Vesalius et Jan Steven van Calcar, Tabulae anatomicae sex, Venise, Bernardino Vitali, aux frais de Jan Steven van Calcar, 1538, six feuilles dont trois squelettes dessinés par Calcar Glasgow University Library, Az.1,10
  2. Squelette de Jakob Karrer, décapité à Bâle le 12 mai 1543, disséqué et monté par Vésale, restauré en 1985 ; manquent la mandibule, les mains, quelques côtes, les rotules, le pied gauche et les phalanges du pied droit Anatomisches Museum der Universität Basel, Pestalozzistrasse 20, Bâle
  3. Baldasar Heseler, notes sur l’anatomie publique de Vésale et sur les leçons de Matteo Corti, Bologne, janvier 1540 édition et traduction Ruben Eriksson, Andreas Vesalius’ First Public Anatomy at Bologna, 1540. An Eyewitness Report, Uppsala, Almqvist & Wiksells, 1959, 343 p., Lychnos-bibliotek 18
  4. Mondino dei Liuzzi, Anathomia, rédigée à Bologne en 1316, manuel commenté par Matteo Corti dans les leçons notées par Heseler en 1540
  5. Jacques Dubois, dit Sylvius, Vaesani cuiusdam calumniarum in Hippocratis Galenique rem anatomicam depulsio, Paris, Catherine Barbé, veuve de Jacques Gazeau, 1551, fol. 13v, passage sur le changement du corps humain depuis Galien
  6. Boniface VIII, décrétale Detestande feritatis, seconde promulgation du 18 février 1300, recueillie dans les Extravagantes communes
  7. Hubert Languet, lettre à Caspar Peucer, Paris, janvier 1565, copie manuscrite de deux pages insérée dans un exemplaire de Languet, Historica descriptio… captae urbis Gothae, 1568 National Library of Medicine, Bethesda
  8. Ambroise Paré, Les Œuvres, seconde édition, Paris, Gabriel Buon, 1579, récit d’un « fameux anatomiste » contraint de quitter l’Espagne
  9. Andreae Vesalii Bruxellensis Icones anatomicae, Munich, Bremer Presse, 1934, pour la New York Academy of Medicine et la bibliothèque de l’université de Munich, tirage réalisé à partir des bois originaux

Bibliographie

  1. Jacqueline Vons et Stéphane Velut, La Fabrique de Vésale et autres textes. Éditions, transcriptions et traductions, Paris, en ligne depuis 2014, dont « Introduction aux textes liminaires de la Fabrique », mai 2014 BIU Santé
  2. Véronique Boudon-Millot, « Vésale lecteur de Galien et d’Hippocrate », dans Jacqueline Vons (dir.), La Fabrique de Vésale. La mémoire d’un livre, Paris, 2015, p. 11-26 BIU Santé
  3. Rafael Mandressi, Le Regard de l’anatomiste. Dissections et invention du corps en Occident, Paris, 2003, 338 p., chap. I, « Le pape, le chirurgien, la chair et le sang » Éditions du Seuil
  4. Rafael Mandressi, « Le corps des savants. Sciences, histoire, performance », Communications 92, 2013, p. 51-65 Communications
  5. Dániel Margócsy, Márk Somos et Stephen N. Joffe, « Vesalius’ Fabrica : A Report on the Worldwide Census of the 1543 and 1555 Editions », Social History of Medicine 30 (1), 2017, p. 201-223, DOI 10,1093/shm/hkw108 Oxford University Presshttps://doi.org/10.1093/shm/hkw108
  6. Dániel Margócsy, Mark Somos et Stephen N. Joffe, The Fabrica of Andreas Vesalius : A Worldwide Descriptive Census, Ownership, and Annotations of the 1543 and 1555 Editions, Leyde, 2018 Brill
  7. Z. I. Pozeg et E. S. Flamm, « Vesalius and the 1543 Epitome of his De humani corporis fabrica librorum : a Uniquely Illuminated Copy », Papers of the Bibliographical Society of America 103, 2009, p. 199-220 Bibliographical Society of America
  8. Vivian Nutton, « Vesalius Revised. His Annotations to the 1555 Fabrica », Medical History 56 (4), 2012, p. 415-443, DOI 10,1017/mdh.2012,26 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/mdh.2012.26
  9. Abdul Haq Compier, « Rhazes in the Renaissance of Andreas Vesalius », Medical History 56 (1), 2012, p. 3-25, DOI 10,1017/S0025727300000259 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/S0025727300000259
  10. Charles Donald O’Malley, Andreas Vesalius of Brussels, 1514-1564, Berkeley, 1964 University of California Press
  11. Maurits Biesbrouck et Omer Steeno, « Andreas Vesalius’ corpses », Acta Medico-Historica Adriatica, 2014 Acta Medico-Historica Adriatica
  12. Régis Olry, « Andreas Vesalius on the Preparation of Osteological Specimens », Journal of the International Society for Plastination 13 (2), 1998, p. 8-12, DOI 10,56507/IJXD2513 International Society for Plastinationhttps://doi.org/10.56507/IJXD2513

Sources en ligne

  1. « La Fabrique de Vésale et autres textes. Introduction aux textes liminaires de la Fabrique » BIU Santé, Université Paris Citéhttps://numerabilis.u-paris.fr/editions-critiques/vesale/pdf/pref.pdf
  2. « Vésale lecteur de Galien et d’Hippocrate » BIU Santé, Medica, actes des journées Vésalehttps://numerabilis.u-paris.fr/medica/ressources/pdf/histmed-vesale-actes2014-01boudon.pdf
  3. « The 1543 frontispiece of the Fabrica » Cambridge University Library, exposition en lignehttps://exhibitions.lib.cam.ac.uk/vesalius/artifacts/1543-frontispiece/
  4. « The Death of Andreas Vesalius », par Michael J. North Circulating Now, National Library of Medicinehttps://circulatingnow.nlm.nih.gov/2014/10/15/the-death-of-andreas-vesalius/
  5. « Vesalius’ Fabrica : A Report on the Worldwide Census of the 1543 and 1555 Editions » Apollo, dépôt institutionnel de l’université de Cambridgehttps://www.repository.cam.ac.uk/bitstreams/03d9c5f6-01ba-443c-a151-c3e192d230fb/download
  6. « Vesalius Revised. His Annotations to the 1555 Fabrica » PubMed Central, National Library of Medicinehttps://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC3483767
  7. « Rhazes in the Renaissance of Andreas Vesalius » Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/medical-history/article/rhazes-in-the-renaissance-of-andreas-vesalius/89F11362B9E4995F24C0B0A846BA4DB3
  8. « Andreas Vesalius on the Preparation of Osteological Specimens » The Journal of Plastinationhttps://journal.plastination.org/articles/andreas-vesalius-on-the-preparation-of-osteological-specimens/
  9. « Illustrations of the Tabulae sex, 1538 » Ars Anatomica, University of Edinburgh et Royal College of Physicians of Edinburghhttps://www.arsanatomica.lib.ed.ac.uk/tabulae.html
  10. « Anatomisches Museum der Universität Basel » Basel Tourismushttps://www.basel.com/en/attractions/anatomisches-museum-der-universitaet-basel-0ee02bb6e3
  11. « Chapitre I. Le pape, le chirurgien, la chair et le sang » Cairnhttps://shs.cairn.info/le-regard-de-l-anatomiste-dissections-et-invention-du-corps-en-occident--9782020540995-page-19
  12. « Le corps des savants. Sciences, histoire, performance » Perséehttps://www.persee.fr/doc/comm_0588-8018_2013_num_92_1_2692
  13. « Andreas Vesalius’ first public anatomy at Bologna, 1540 : an eyewitness report » Wellcome Collectionhttps://wellcomecollection.org/works/qkxjmazj
  14. « Andreas Vesalius’ First Public Anatomy at Bologna (1540) », compte rendu, Revue d’histoire des sciences, 1960 Perséehttps://www.persee.fr/doc/rhs_0048-7996_1960_num_13_4_3897
  15. « Van Horne et le De ossibus de Galien » OPUS, Université Paris Citéhttps://opus.u-paris.fr/catalog/view/quatre-atlas-de-myologie-de-van-horne-et-sagemolen/html/223
  16. « Anatomy Illustrated : Five Centuries of Seeing the Human Body » HPU Libraries, High Point Universityhttps://www.highpoint.edu/library/2026/06/18/anatomy-illustrated/
  17. « De Humani Corporis Fabrica : the Crown Jewel of the McGovern Historical Center Part One » Texas Medical Center Libraryhttps://library.tmc.edu/mcgovern/2026/03/19/de-humani-corporis-fabrica-the-crown-jewel-of-the-mcgovern-historical-center-part-one/
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