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Newton et la pomme : comment l’anecdote est entrée dans les livres

Alexander Borek / Wikimedia Commons
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La pomme vient de Newton lui-même, objectera-t-on, et l’objection est sérieuse. Dans les dernières années de sa vie, il a raconté l’histoire à plusieurs proches, et R. G. Keesing, qui a recensé les témoins en 1998, en compte au moins quatre, le médecin et antiquaire William Stukeley, John Conduitt, son adjoint à la Monnaie, Catherine Barton, la nièce qui avait tenu sa maison de Londres de 1697 à 1726 et qui était devenue Mrs Conduitt, et Martin Folkes, vice-président de la Royal Society. Aucun d’eux ne l’a fait imprimer. Stukeley l’a gardée dans un mémoire mis au net en 1752, resté manuscrit jusqu’aux années 1930 et conservé par la Royal Society sous la cote MS/142, Conduitt dans des notes qui dorment aujourd’hui au King’s College de Cambridge, et Keesing ne connaît aucun récit écrit de la main de Catherine Barton ou de Folkes.

Les premières versions imprimées datent pourtant de 1727, l’année de la mort de Newton, survenue le 20 mars 1726/1727 dans le calendrier anglais. Elles viennent de deux hommes qui ne tenaient pas l’histoire de sa bouche, un fellow de Cambridge dont les newtoniens se moquaient et un poète français arrivé à Londres l’année précédente. La pomme est entrée dans les livres de l’époque moderne, entre la fin du XVᵉ siècle et la Révolution, par personnes interposées, et chaque intermédiaire l’a retouchée. Les dates anglaises sont données ici dans le calendrier ju​lien (a. s.), où l’année commence le 25 mars, et les dates françaises dans le calendrier grégorien (n. s.).

« Ut fertur, a Pomo »

Le traité de Robert Greene compte 981 pages, et la pomme apparaît à la page 972. The Principles of the Philosophy of the Expansive and Contractive Forces sort en 1727 des presses de l’université de Cambridge, imprimé par C. Crownfield, l’année où son auteur, fellow de Clare Hall depuis son ordination en 1705, devient senior proctor de l’université. Le passage est en latin. La célèbre théorie y tire son origine « uti omnis, ut fertur, Cognitio nostra, a Pomo », comme toute notre connaissance, à ce qu’on rapporte, d’une pomme, et la phrase joue visiblement sur l’autre fruit, celui de l’arbre de la connaissance. Greene nomme aussitôt son informateur, « Martino Folkes Armigero », Martin Folkes, écuyer, membre de la Royal Society, qu’il présente comme un ami très cher. Augustus De Morgan supposait en 1872 que Folkes tenait lui-même l’anecdote de Mrs Conduitt, ce qui est probable sans être démontré.

L’homme qui imprime cette pomme n’a rien d’un disciple. Steffen Ducheyne rappelle qu’on se souvient surtout de Greene comme d’un critique de la science nouvelle, et en particulier de la philosophie naturelle de Newton ; son premier traité, The Principles of Natural Philosophy, paru en 1712, avait été raillé par Roger Cotes et par Nicholas Saunderson, qui n’y voyait qu’un non-sens savamment échafaudé. Le « ut fertur » se lit donc au pied de la lettre. Greene écrit sur la foi d’un tiers, au sujet d’un savant dont il combat la physique, et il le signale en deux mots.

Samuel Jallasson, Prujean’s Court

À Londres, la même année, l’imprimeur Samuel Jallasson, établi dans Prujean’s Court, près de l’Old Bailey, publie un volume de 134 pages signé « Mr. de Voltaire ». Il réunit An Essay upon the Civil Wars of France et un essai sur la poésie épique des nations européennes, « from Homer down to Milton ». Voltaire vit en Angleterre de 1726 à 1728 et écrit ces textes directement en anglais. On répète volontiers qu’il a suivi les funérailles de Newton à Westminster, et Nicholas Cronk note qu’aucun document ne permet de l’affirmer.

Vers la fin de l’essai, une phrase rapproche le savant des poètes. « And thus in our days Sir Isaac Newton walking in his gardens had the first thought of his System of Gravitation, upon seeing an apple falling from a tree. » Keesing situe le passage à la page 104 de l’édition de 1727, Herwig Ronsmans à la page 131 de l’édition donnée en 1915 par Florence Donnell White. Le « thus » accroche la pomme à ce qui précède, dans un essai consacré aux poètes, et Véronique Le Ru jugeait en 2008 que l’anecdote n’y avait en réalité rien à faire. La version française de l’essai, d’après Ronsmans, ne la reprend pas. Voltaire tient l’histoire de Catherine Barton, selon Keesing comme selon Le Ru, et c’est par elle que la pomme quitte le cercle des intimes pour un livre vendu, dit la page de titre, chez les libraires de Londres et de Westminster.

Qui l’a imprimée le premier ? Keesing donne la priorité à Voltaire, Le Ru aussi, et la bibliothèque de l’université d’Utah présente les Letters concerning the English Nation de 1733 comme la première version imprimée de l’histoire. Greene publie pourtant la même année que l’Essay. Les notices consultées ne donnent de mois de parution ni pour l’un ni pour l’autre, et la priorité ne se tranche pas.

Un éloge sans jardin

Paris disposait d’une autre voie, et de première main. En 1727, John Conduitt envoie à Bernard de Fontenelle, secrétaire perpétuel de l’Académie royale des sciences, un mémoire sur la vie de Newton destiné à l’éloge que Fontenelle doit prononcer. Le tout se trouve au King’s College de Cambridge sous la cote Keynes MS 129, avec une copie au net en anglais de trente et une pages, de la main de Conduitt et portant des ajouts de Catherine Conduitt, une traduction française de vingt-sept pages et la correspondance des deux hommes, de mars 1727 à janvier 1727/1728. Le 15 novembre 1727, Fontenelle écrit à Conduitt que l’éloge a été lu le mercredi 12 à l’assemblée publique de l’Académie, devant une foule attirée par un si grand nom, que le public lui reproche d’avoir fait tort à Newton, et que le succès de la lecture l’a fait imprimer avant le volume de l’Histoire de l’Académie pour 1727, où il aurait normalement trouvé place (Keynes MS 129,09). La traduction anglaise se vend avant la fin de l’année anglaise. T. Warner en publie une deuxième édition sous le millésime 1727, donc avant le 25 mars 1728, et Jacob Tonson, John Osborn et Thomas Longman en donnent une autre en 1728, un in-quarto de trente-deux pages.

Fontenelle n’y raconte ni jardin, ni fruit, ni pomme.

Dans la traduction de 1728 que transcrit le Newton Project, il reconstruit le chemin de Newton en géomètre et conjecture qu’il a dû considérer d’abord la Lune, parce qu’elle a la Terre pour centre de son mouvement ; le texte dit « suppose or imagine », et ne donne aucune date. De Morgan s’étonnait qu’un conteur aussi friand d’anecdotes ait laissé passer celle-ci, et soupçonnait qu’on l’avait retirée de la copie envoyée en France. Le manuscrit existe toujours. La notice du Newton Project, qui le décrit document par document, ne mentionne pas la pomme, et la copie au net reste à lire sur ce point.

Le jardin revient l’année suivante, toujours sans fruit. Henry Pemberton, que Newton avait chargé de la nouvelle édition de ses Principia, publie à Londres chez S. Palmer, en 1728, A View of Sir Isaac Newton’s Philosophy, et dit avoir profité de leurs conversations pour tenter d’apprendre de lui l’histoire de ses inventions, sans préciser s’il tient de Newton l’épisode qui suit. À la page ix de la préface, Newton, retiré de Cambridge en 1666 à cause de la peste, « sat alone in a garden » quand il se mit à réfléchir sur la puissance de la pesanteur, se demanda pourquoi elle ne s’étendrait pas jusqu’à la Lune, puis laissa la question de côté parce qu’il comptait soixante milles anglais au degré de latitude, une valeur trop faible que Pemberton corrige lui-même à près de soixante-neuf milles et demi.

La quinzième lettre

Voltaire a lu Pemberton. Gerhardt Stenger, éditeur des Lettres philosophiques, tient son livre pour la source principale de la quinzième lettre, à côté de l’éloge de Fontenelle et du Discours sur les différentes figures des astres que Maupertuis publie en 1732. Le 30 octobre 1732, Voltaire demande à Maupertuis de l’éclairer sur le grand principe de l’attraction ; le 3 novembre, il lui écrit « Me voici newtonien de votre façon ». À cette date, rappelle Cronk, il dépend entièrement de sources de seconde main.

Le livre paraît d’abord en anglais. Les Letters concerning the English Nation sortent à Londres en 1733, chez C. Davis et A. Lyon, dans une traduction de John Lockman faite sur un manuscrit fourni par Voltaire, et les ornements de l’exemplaire conservé à l’université d’Utah le font attribuer à l’imprimeur William Bowyer. La version française suit en 1734, Lettres philosophiques par M. de V., sous l’adresse de Jore à Rouen. L’exemplaire de la Morgan Library de New York, un volume de 190 pages relié en maroquin rouge coté PML 5043, contient, glissé entre ses feuillets, l’arrêt du 10 juin 1734 qui ordonne de brûler le livre. On citera ici le texte français plutôt que l’anglais, parce que Voltaire l’a écrit lui-même et que Lockman n’a fait que le traduire.

La phrase tient en quelques lignes. « S’étant retiré en 1666 à la campagne près de Cambridge, un jour qu’il se promenait dans son jardin, et qu’il voyait des fruits tomber d’un arbre », Newton s’abandonne à une méditation profonde sur la pesanteur, dont les philosophes ont si longtemps cherché la cause en vain, et Lockman, dans la version anglaise, parle lui aussi de fruits. La pomme de 1727 a disparu, et le jardin de Pemberton a pris sa place avec tout ce qui l’accompagnait dans la préface de 1728, puisque Voltaire enchaîne exactement dans le même ordre, de la pesanteur à la loi de chute de Galilée, de la loi de chute à la question de la Lune, de la Lune à la mesure fausse de la Terre qui fait abandonner le calcul, avant de le faire reprendre grâce à la mesure de Jean Picard. Le jardin de la quinzième lettre est le jardin de Pemberton, planté de quelques arbres pris à Catherine Barton. Stenger voit dans l’anecdote une fonction de tableau, un point de départ concret offert au lecteur avant le raisonnement, et Le Ru y lit une pomme de discorde lancée aux cartésiens. La lettre précédente donne le contexte. Voltaire y raconte qu’on attendait en Angleterre le jugement de Fontenelle comme une déclaration solennelle de la supériorité de la philosophie anglaise, et qu’on a fort critiqué son discours parce qu’il y comparait Descartes à Newton (lettre XIV, éd. Moland, t. 22, p. 127-132). Le livre où la pomme devient française prend parti, et l’arrêt de 1734 le poursuit pour bien d’autres raisons que la physique.

Mme Conduit, entre parenthèses

Voltaire revient à l’histoire dans les Éléments de la philosophie de Newton. La première édition paraît à Amster​dam chez Étienne Ledet en 1738, sous un titre que le libraire a complété de son propre chef, « mis à la portée de tout le monde ». Selon l’avertissement qu’Adrien Beuchot donne en 1830, Voltaire avait laissé un manuscrit inachevé, qu’un mathématicien hollandais compléta, et Émilie du Châtelet, dans une lettre à Maupertuis du 9 mai 1738, accusait le libraire hollandais d’avoir ajouté la formule. Une édition refondue paraît en France en 1741, sous une adresse de Londres.

Les éditions courantes, celle de Louis Moland chez Garnier par exemple, placent l’anecdote au chapitre III de la troisième partie, « Gravitation démontrée par les découvertes de Galilée et de Newton ». Un jour de 1666, Newton, retiré à la campagne, voit tomber des fruits d’un arbre, « à ce que m’a conté sa nièce (Mme Conduit) ». Toujours des fruits. Onze ans après l’Essay, Voltaire nomme enfin sa source, et à la première personne. L’incise pose pourtant une question de date que les éditions de lecture ne règlent pas. Véronique Le Ru prend pour texte de référence l’édition de 1741, celle de l’édition critique d’Oxford publiée en 1992 par Robert L. Walters et W. H. Barber, et la présence de la phrase dans l’édition Ledet de 1738 n’a pas été contrôlée ici sur un exemplaire. Voltaire entre à la Royal Society en 1743, et Cronk rattache cette élection au rôle des Éléments dans la diffusion de Newton en Europe.

Newton l’a racontée plusieurs fois

Rien de tout cela ne fait de la pomme une invention de Voltaire, et ceux qui la tiennent pour authentique ont de bons arguments. Newton l’a racontée lui-même, à plusieurs personnes qui n’avaient pas besoin de s’entendre, et Stukeley, qui l’entend le 15 avril 1726 à Kensington, à l’ombre de quelques pommiers, n’a rien d’un vulgarisateur parisien. Douglas McKie et Gavin de Beer ont repris l’ensemble des témoignages en 1951, dans les Notes and Records de la Royal Society, précisément parce que le scepticisme nourri par les biographies de David Brewster avait gagné les fellows de la Société. Le noyau, une pomme qui tombe, une réflexion sur la pesanteur, revient chez tous ceux qui l’ont entendu de Newton ou de ses proches.

La discussion porte ailleurs. Derek Gjertsen fait remarquer, dans son Newton Handbook de 1986, que Conduitt n’écrit pas qu’une pomme est tombée sous les yeux de Newton, et que le fruit a pu servir à illustrer une thèse déjà formée. Les papiers de jeunesse de Newton, examinés dans l’article de l’encyc​lopédie sur son année miraculeuse, montrent une gravitation qui mûrit lentement. L’histoire, elle, continue de bouger après les années 1730. Dans une lettre datée du 3 septembre 1760, la cinquante-deuxième de ses Lettres à une princesse d’Allemagne, Leonhard Euler fait tomber la pomme sur la tête de Newton, d’après la compilation des sources réunie par Herwig Ronsmans.

De Catherine Barton, il ne reste que ce que Voltaire en a fait. Elle n’a laissé aucun récit écrit, et sa version ne nous parvient que par un poète qui a écrit « an apple » à Londres en 1727, puis « des fruits » dans les Lettres philosophiques comme dans les Éléments, sans qu’aucun papier connu permette de savoir lequel des deux mots elle avait prononcé.

Pour aller plus loin

L’année miraculeuse de Newton suit la même histoire du côté des manuscrits, de la conversation de Kensington au pommier de Woolsthorpe. La onzième des Lettres philosophiques, consacrée à l’inoculation de la petite vérole, montre Voltaire importer en France une autre pratique anglaise, et son installation à Ferney le retrouve, un quart de siècle plus tard, en entrepreneur.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Robert Greene, The Principles of the Philosophy of the Expansive and Contractive Forces ; Or, An Inquiry Into the Principles of Modern Philosophy, Cambridge, University-Press, C. Crownfield, 1727, 981 p., p. 972, passage latin « Originem ducit, uti omnis, ut fertur, Cognitio nostra, a Pomo » et mention de « Martino Folkes Armigero » exemplaire numérisé de l’université de Princeton ; texte cité d’après H. Ronsmans et R. G. Keesing (1998)
  2. Voltaire, An Essay upon the Civil Wars of France, extracted from curious manuscripts. And also upon the Epick Poetry of the European Nations from Homer down to Milton, Londres, Samuel Jallasson, Prujean’s Court, Old Bailey, 1727, 134 p., p. 104 cité d’après R. G. Keesing (1998) ; même passage p. 131 de l’édition F. D. White (1915), d’après H. Ronsmans
  3. William Stukeley, Memoirs of Sir Isaac Newton’s Life, 1752, récit de la visite du 15 avril 1726 à Kensington Royal Society, Londres, MS/142
Voir les 47 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. John Conduitt, notes biographiques sur Newton, vers 1727 King’s College, Cambridge, Keynes MS 130,4, p. 10-12 ; cité d’après R. G. Keesing (1998)
  2. John Conduitt, mémoire sur Newton envoyé à Fontenelle, copie au net en anglais de 31 p. avec ajouts de Catherine Conduitt, traduction française de 27 p., correspondance de mars 1727 à janvier 1727/1728 King’s College, Cambridge, Keynes MS 129
  3. Bernard de Fontenelle à John Conduitt, Paris, 15 novembre 1727 (n. s.), lettre autographe, 2 p., lecture de l’éloge le mercredi 12 novembre et impression anticipée King’s College, Cambridge, Keynes MS 129,09
  4. Fontenelle, An Account of the Life and Writings of Sr. Isaac Newton. Translated from the eloge of M. Fontenelle, Londres, T. Warner, 1727, 2e éd., [2], 5-35 p., in-8° ESTC N2024, exemplaire numérisé de la Wellcome Collection
  5. Fontenelle, The Elogium of Sir Isaac Newton, Londres, J. Tonson, J. Osborn et T. Longman, 1728, in-4°, 32 p. ESTC T137581
  6. Fontenelle, The Life of Sir Isaac Newton. With an Account of his Writings, Londres, 1728, passage sur la Lune (« suppose or imagine ») transcription du Newton Project, OTHE00036
  7. Henry Pemberton, A View of Sir Isaac Newton’s Philosophy, Londres, S. Palmer, 1728, préface, p. ix (« As he sat alone in a garden », soixante milles au degré)
  8. Voltaire à Maupertuis, 30 octobre 1732 (D533) et 3 novembre 1732 (D534, « Me voici newtonien de votre façon ») cités d’après G. Stenger (2013)
  9. Pierre Louis Moreau de Maupertuis, Discours sur les différentes figures des astres, Paris, 1732 cité d’après G. Stenger (2013)
  10. Voltaire, Letters concerning the English Nation, traduction de John Lockman, Londres, C. Davis et A. Lyon, 1733, lettre XV, impression attribuée à William Bowyer exemplaire de l’université d’Utah, PQ2086 L4 E5 1733
  11. Voltaire, Lettres philosophiques, par M. de V., Rouen, Jore ; [Amsterdam, Ledet], 1734, 190 p., reliure de maroquin rouge, avec l’arrêt du 10 juin 1734 ordonnant que le livre soit brûlé Morgan Library & Museum, New York, PML 5043 ; texte de la lettre XV cité d’après l’éd. G. Stenger, Paris, Flammarion, 2006, p. 155
  12. Voltaire, Lettres philosophiques, lettre XIV, « Sur Descartes et Newton », réception de l’éloge de Fontenelle en Angleterre Œuvres complètes de Voltaire, éd. Louis Moland, Paris, Garnier frères, t. 22, p. 127-132
  13. Voltaire, Éléments de la philosophie de Newton, mis à la portée de tout le monde, Amster​dam, Étienne Ledet, 1738 première édition
  14. Voltaire, Éléments de la philosophie de Newton, IIIᵉ partie, chap. III, « Gravitation démontrée par les découvertes de Galilée et de Newton », incise « à ce que m’a conté sa nièce (Mme Conduit) » Œuvres complètes de Voltaire, éd. Louis Moland, Paris, Garnier frères, t. 22
  15. Émilie du Châtelet à Maupertuis, 9 mai 1738, sur le titre ajouté par le libraire hollandais citée d’après l’avertissement d’Adrien Beuchot (1830) aux Éléments, reproduit dans l’éd. Moland, t. 22
  16. Leonhard Euler, Lettres à une princesse d’Allemagne, t. I, lettre LII, datée du 3 septembre 1760, p. 229-233 citée d’après H. Ronsmans

Bibliographie

  1. R. G. Keesing, « The history of Newton’s apple tree », Contemporary Physics 39 (5), 1998, p. 377-391, DOI 10,1080/001075198181874 Taylor & Francishttps://doi.org/10.1080/001075198181874
  2. Douglas McKie et Gavin R. de Beer, « Newton’s apple », Notes and Records of the Royal Society of London 9 (1), 1951, p. 46-54, DOI 10,1098/rsnr.1951,0003 The Royal Societyhttps://doi.org/10.1098/rsnr.1951.0003
  3. Gerhardt Stenger, « Quand Voltaire expliquait l’attraction newtonienne aux Français (à propos de la quinzième Lettre philosophique) », Revue Voltaire 13, 2013, p. 167-181 Presses de l’université Paris-Sorbonne
  4. Véronique Le Ru, « Le style de Voltaire dans la présentation de la philosophie newtonienne », Revue Voltaire 8, 2008, p. 195-206 Presses de l’université Paris-Sorbonne
  5. Voltaire, Lettres philosophiques. Derniers écrits sur Dieu, éd. Gerhardt Stenger, Paris, 2006, coll. « GF » Flammarion
  6. Voltaire, Éléments de la philosophie de Newton, éd. Robert L. Walters et W. H. Barber, Œuvres complètes de Voltaire, t. 15, Oxford, 1992, 829 p., ISBN 978-0-7294-0374-0 Voltaire Foundation
  7. Nicholas Cronk, « Voltaire FRS : His career as a scientist », Journal of Physics : Conference Series 2877, 2024, article 012012, DOI 10,1088/1742-6596/2877/1/012012 IOP Publishinghttps://doi.org/10.1088/1742-6596/2877/1/012012
  8. Steffen Ducheyne, « ’Reason is but a Dim Light in Comparison with Revelation’ : Robert Greene, Revelation and John Locke », The Journal of Ecclesiastical History 77 (2), avril 2026, p. 319-338, DOI 10,1017/S002204692500003X Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/S002204692500003X
  9. Derek Gjertsen, The Newton Handbook, Londres, 1986, article « Apples and apple trees » Routledge & Kegan Paul ; cité d’après Simon Fraser University
  10. Augustus De Morgan, A Budget of Paradoxes, 1872, éd. de 1915 en 2 vol., passage sur Greene, Folkes et l’éloge de Fontenelle cité d’après Simon Fraser University
  11. Florence Donnell White, Voltaire’s Essay on Epic Poetry. A Study and an Edition, 1915, p. 131 The Brandow Printing Company ; cité d’après H. Ronsmans
  12. David Brewster, The Life of Sir Isaac Newton, Londres, 1831, note de la p. 344 cité d’après R. G. Keesing (1998)

Sources en ligne

  1. « Quand Voltaire expliquait l’attraction newtonienne aux Français », Gerhardt Stenger Laboratoire LAMO, université de Nanteshttps://lamo.univ-nantes.fr/IMG/pdf/Quand_Voltaire_expliquait_l_attraction.pdf
  2. « Le style de Voltaire dans la présentation de la philosophie newtonienne », Véronique Le Ru Sorbonne Université Presseshttps://sup.sorbonne-universite.fr/commerce-file/6237/download
  3. « Voltaire FRS : His career as a scientist », Nicholas Cronk Oxford University Research Archivehttps://ora.ox.ac.uk/objects/uuid:99faeb6f-b372-4cc0-a4f5-316a39fc91d1/files/r0r967539k
  4. « ’Reason is but a Dim Light in Comparison with Revelation’ : Robert Greene, Revelation and John Locke » Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/journal-of-ecclesiastical-history/article/reason-is-but-a-dim-light-in-comparison-with-revelation-robert-greene-revelation-and-john-locke/6D515CB9E04E7D1667DDB824975A148E
  5. « The history of Newton’s apple tree », R. G. Keesing université du Wisconsin, département de physiquehttps://www.physics.wisc.edu/wp-content/uploads/2018/08/The-history-of-Newton%E2%80%99s-apple-tree.pdf
  6. « De appelboom van Newton. Historische bronnen », Herwig Ronsmans MIRA, observatoire public de Grimbergenhttps://mira.be/sites/default/files/bijlages/artikels/2018-10/Newton_appelboom.pdf
  7. « Falling Apple Story » Simon Fraser University, département de physiquehttps://sfu.ca/phys/demos/demoindex/mechanics/mech1l/old%20pages/apple.html
  8. « The Principles of the Philosophy of the Expansive and Contractive Forces », Robert Greene Google Books, exemplaire de l’université de Princetonhttps://books.google.com/books/about/The_Principles_of_the_Philosophy_of_the.html?id=UAlZAAAAYAAJ
  9. « An essay upon the civil wars of France, » Princeton Prosody Archivehttps://prosody.princeton.edu/archive/CW0112238549
  10. « Catalogue Entry : THEM00028 », mémoire de Conduitt envoyé à Fontenelle The Newton Projecthttps://www.newtonproject.ox.ac.uk/catalogue/record/THEM00028
  11. Lettre de Fontenelle à Conduitt du 15 novembre 1727, transcription THEM00153 The Newton Projecthttps://newtonproject.ox.ac.uk/view/texts/xml/THEM00153
  12. « Catalogue Entry : OTHE00036 », The Life of Sir Isaac Newton, 1728 The Newton Projecthttps://newtonproject.ox.ac.uk/catalogue/record/OTHE00036
  13. The Life of Sir Isaac Newton, texte normalisé The Newton Projecthttps://newtonproject.ox.ac.uk/view/texts/normalized/OTHE00036
  14. « An Account of the Life and Writings of Sr. Isaac Newton » Wellcome Collectionhttps://wellcomecollection.org/works/k2knujfc
  15. « The elogium of Sir Isaac Newton : by Monsieur Fontenelle » The Grub Street Projecthttps://grubstreetproject.net/publications/T137581
  16. « The Project Gutenberg eBook of A View of Sir Isaac Newton’s Philosophy » Project Gutenberghttps://gutenberg.org/cache/epub/53161/pg53161-images.html
  17. « Book of the week : Letters concerning the English Nation » bibliothèques de l’université d’Utahhttps://openbook.lib.utah.edu/book-of-the-week-letters-concerning-the-english-nation/
  18. « Lettres philosophiques / par M. de V. », PML 5043 The Morgan Library & Museumhttps://www.themorgan.org/printed-books/164175
  19. « Eléments de la philosophie de Newton », Œuvres complètes de Voltaire, t. 15 Voltaire Foundation, université d’Oxfordhttps://www.voltaire.ox.ac.uk/book/el%C3%A9ments-de-la-philosophie-de-newton
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