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Vélasquez et Les Ménines : le tableau qui regarde le spectateur

Diego Velázquez / Wikimedia Commons
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En 1747, les commis chargés d’inventorier les peintures du nouveau palais royal de Madrid se trompent de princesse. Dans l’antichambre d’un office, ils inscrivent sous le numéro 4 un « retrato de la señora María Teresa Infanta de España reina de Francia », « retratandola don Diego Velazquez con diferentes señoras que la acompañan », haut de quatre vares et large de trois et demie, estimé vingt-cinq mille réaux. Marie-Thérèse, fille du premier mariage de Philippe IV, avait épousé Louis XIV en juin 1660. L’enfant debout au centre de la toile est sa demi-sœur Marguerite-Thérèse, née en 1651, et l’inventaire de 1772 reconduit la confusion presque mot pour mot.

La toile est aujourd’hui au musée du Prado, salle 12, sous le numéro P01174. Elle mesure 318 centimètres sur 276 et fut achevée en 1656 dans l’Alcázar, le vieux palais des Habsbourg que le feu de la nuit de Noël 1734 a ravagé. Peu de peintures de l’époque moderne, entre la fin du XVᵉ siècle et la Révolution, ont suscité autant de commentaires que Les Ménines de Vélasquez, et tous reposent sur un matériau étroit, des inventaires de palais, une description portugaise restée manuscrite, un chapitre imprimé à Madrid en 1724 et le tableau lui-même, que presque personne n’a vu avant l’ouverture du Prado en 1819.

« Con sus Damas y Criados y Una Enana »

Le premier inventaire qui mentionne l’œuvre est dressé dix ans après elle, à la mort de Philippe IV. Juan Bautista Martínez del Mazo, gendre de Vélasquez et son successeur comme peintre de chambre, y décrit en 1666 un grand tableau représentant l’impératrice, titre que l’infante porte désormais, avec ses dames et une naine, de la main de Vélasquez. Nicole Dubreuil-Blondin date cette entrée du 20 septembre 1666, d’après Jacques Lassaigne ; l’inventaire entier a été édité en 2015 par Gloria Martínez Leiva et Ángel Rodríguez Rebollo. La toile est alors accrochée dans la pieza del despacho de verano, le bureau d’été du roi, une salle à demi enterrée du cuarto bajo de l’Alcázar, où l’inventaire relève vingt-cinq autres peintures et sept grands miroirs à cadres ajourés de bronze et d’ébène, selon le relevé de Suzanne Stratton-Pruitt. On y recevait la famille royale, des cardinaux et des nonces, des vice-rois, le président du conseil d’État et le valido, le favori du roi. Thierry Greub a soutenu en 2019 que les inventaires de 1666 et de 1686, qui ne donnent que le sujet et la taille des œuvres, suffisent à reconstituer la disposition de la salle, et Juan María Cruz Yábar a soutenu en 2017-2018 que la toile y tenait lieu de huitième miroir.

Après la mort de Charles II, en 1700, la notice s’allonge. L’inventaire de sa succession, clos en 1703, situe l’œuvre dans la même salle, « en cuio techo esta pintado Apolo », et la décrit sous le numéro 286 comme une peinture « de quatro Varas y media de altto y tres y media de ancho » où paraît l’impératrice infante d’Espagne « Con sus Damas y Criados y Una Enana », original de Vélasquez, peintre de chambre et aposentador du palais, « donde se rettratto a si mismo pinttando ». Avec son cadre doré, elle est estimée dix mille doublons. Elle échappe à l’incendie de 1734, légèrement endommagée selon la notice du National Trust, et c’est au palais neuf que les commis de 1747 se trompent d’infante. En 1794, on l’appelle « Quadro llamado de la familia de Felipe quarto », avec une estimation de 60 000 dont la transcription du Prado ne donne pas l’unité, et l’inventaire de Ferdinand VII, entre 1814 et 1818, garde « La familia de Felipe IV ». Le Prado l’accueille en 1819. Son catalogue de 1843 imprime pour la première fois le titre de Las Meninas, et l’inventaire du Real Museo dit encore en 1857 « Cuadro llamado de Las Meninas ». Le mot vient du portugais, où il désignait des fillettes, et la cour d’Espagne l’employait pour les demoiselles attachées au service d’un enfant royal.

Les mesures ne concordent pas d’un inventaire à l’autre. On lit quatre vares et demie de haut en 1700, quatre en 1747 et en 1772, trois vares et demie de large puis trois, et rien dans ces notices ne dit si les commis mesuraient le cadre avec la toile.

Palomino arrive à Madrid en 1678

La première description développée se trouve dans un traité manuscrit du peintre portugais Félix da Costa, daté de 1696, que George Kubler a publié en fac-similé et en traduction en 1967. Da Costa connaît l’habit de Santiago et la clé de chambre que porte le peintre. Il le voit la palette à la main, les yeux sur l’impératrice, la petite princesse debout parmi des dames agenouillées qui l’amusent, un grand chien du palais couché au milieu d’elles, et il conclut que le portrait du peintre y l’emporte sur celui de l’impératrice.

Antonio Palomino, né à Bujalance en 1655, s’installe à Madrid en 1678, à une date où vivaient encore à la cour des gens qui avaient connu Vélasquez. Son Museo pictórico y escala óptica paraît à Madrid en 1715 et en 1724, et le troisième tome, El Parnaso español pintoresco laureado, relié avec le second, rassemble les vies des peintres. Au chapitre VII de celle de Vélasquez, « En que se describe la más ilustre Obra », Les Ménines deviennent le seul tableau auquel il consacre une rubrique propre, comme le relève la notice du Prado. Palomino nomme tout le monde. María Agustina Sarmiento, agenouillée, tend à l’infante de l’eau « en un búcaro », un pot de terre ; Isabel de Velasco est la fille du comte de Fuensalida ; le nain Nicolasico Pertusato pose le pied sur un chien qui, précise-t-il, restait immobile dans la pose qu’on lui donnait ; Mari Bárbola est « de aspecto formidable » ; plus loin, en demi-teinte, la señora de honor Marcela de Ulloa parle à un guardadamas, un garde des dames, qu’il ne nomme pas, et José Nieto, aposentador de la reine, se tient sur l’escalier d’une porte ouverte. Le miroir montre par reflet « nuestros Católicos Reyes Phelipe y Mariana ». La salle est la galerie du cuarto del príncipe, où la scène est feinte et où elle fut peinte, et les tableaux du mur sont de Rubens, tirés des Métamorphoses d’Ovide. Le roi descendait souvent voir travailler le peintre, la reine et les infantes aussi. Ces identifications n’ont jamais été sérieusement contestées, Palomino ayant rencontré Juan de Alfaro, élève de Vélasquez, et le garde des dames reste la seule figure sans nom. Le mot le plus cité vient du même chapitre. Charles II demande à Luca Giordano, qu’il voit comme stupéfait devant la toile, « ¿Qué os parece ? », et le Napolitain répond « Señor, esta es la teología de la pintura ». Palomino est le seul à le rapporter, mais il avait travaillé aux côtés de Giordano aux fresques de l’Escurial, et la National Gallery de Londres conserve de Giordano un Hommage à Vélasquez peint vers 1692-1700, dont sa notice rappelle l’anecdote.

Soixante-quatorze témoins à Madrid et à Séville

Pour porter l’habit d’un ordre militaire, il fallait prouver la noblesse de sang de ses parents et de ses grands-parents et n’avoir jamais exercé d’office vil ou mécanique, ce qu’était la peinture vendue contre argent. L’enquête du Conseil des ordres sur Vélasquez s’ouvre le 1ᵉʳ novembre 1658, d’après Juan Luque Carrillo, et entend soixante-quatorze témoins, vingt-quatre à Madrid et cinquante à Séville. Parmi eux, Alonso Cano et Francisco de Zurbarán, qui assure que le peintre s’est formé seul et n’a jamais passé d’examen, alors que Vélasquez avait été reçu le 14 mars 1617 par la corporation des peintres de Séville, devant Juan de Uceda et Francisco Pacheco, son beau-père. En février 1659, les commissaires refusent de reconnaître la noblesse du grand-père maternel et des deux grands-mères. Philippe IV demande une dispense à Rome, et Alexandre VII l’accorde ; Luque Carrillo date le bref du 9 juillet 1659 dans le résumé de son article et parle, dans le corps, d’un second bref du 7 octobre. Le 28 novembre 1659, le roi lui accorde la cédule d’hidalguía, et le même jour, au couvent du Corpus Christi, Vélasquez reçoit l’habit des mains du comte de Niebla, « el viernes día de San Próspero Mártir » selon Palomino. Les preuves sont à l’Archivo Histórico Nacional, Órdenes Militares, sous la cote OM-CABALLEROS_SANTIAGO, Exp. 7778. Le peintre meurt le 6 août 1660 et il est enterré le lendemain dans l’église paroissiale de San Juan Bautista, démolie au début du XIXᵉ siècle.

Une croix peinte sur un pourpoint en 1656 serait donc antérieure de trois ans au droit de la porter. Da Costa, en 1696, rapporte que Vélasquez a perpétué lui-même cet honneur en se représentant avec la croix, sans dire qu’une autre main l’aurait ajoutée. Palomino écrit en 1724 que le roi la fit peindre « después de muerto », puis ajoute « Y algunos dicen que Su Majestad mismo se lo pintó », parce qu’au moment du tableau la grâce n’était pas encore accordée.

Le roi peintre n’est donc chez Palomino qu’une rumeur, rapportée comme telle.

La reprise l’a durcie, jusque sous des plumes savantes. Dans une note de 1993, Nicole Dubreuil-Blondin écrit que Palomino « assure » que ce fut le roi, et Alastair Laing parle en 1995 d’une charmante légende pour mieux la rejeter. Entre le 28 novembre 1659 et le 6 août 1660, Vélasquez a disposé de plus de huit mois pour ajouter la croix de sa main.

Aucune des études consultées ne date la couche de peinture de la croix. Sur la réduction de Kingston Lacy, d’après le National Trust, elle a une forme plus simple et pourrait avoir été ajoutée, elle aussi, après coup. Des trois récits, celui de da Costa mérite d’être lu en premier, parce qu’il précède Palomino de vingt-huit ans et ne mêle aucun roi à l’affaire.

« L’invisibilité de celui qui voit »

En 1966, Michel Foucault ouvre Les Mots et les choses sur un chapitre intitulé « Les suivantes », écrit d’un seul jet, sans notes, avec pour tout appui une reproduction en noir et blanc rejetée en fin de volume. Il retarde les noms propres jusqu’au milieu du texte et décrit un peintre, des modèles et des spectateurs qui s’échangent dans un lieu situé hors du cadre, celui où se tiennent le roi et la reine, avant de conclure, à la page 31, que « l’invisibilité profonde de ce qu’on voit est solidaire de l’invisibilité de celui qui voit ». La seule référence d’auteur du chapitre, Pacheco, y est imprimée « Pachero ». En novembre 1966, Leo Steinberg reçoit le livre de Paris, envoyé par sa collègue Annette Michelson. En 1980, dans Critical Inquiry, John Searle tient le tableau pour un paradoxe de la représentation, comparable à celui du menteur, puisqu’il montre la scène telle que la voyait le couple royal et que cette scène contient le peintre en train de la peindre. Joel Snyder et Ted Cohen lui répondent la même année qu’une chose n’est pas paradoxale parce qu’elle en a l’air. Les fuyantes de la perspective ne se rejoignent pas dans le miroir, mais à sa droite, dans l’embrasure de la porte, près du bras plié de José Nieto. Le miroir étant parallèle au plan du tableau, un reflet du spectateur supposerait le point de fuite dans le miroir lui-même ; le reflet vient donc de la gauche, de la face cachée de la grande toile que peint Vélasquez, où figurerait un portrait des souverains. Leo Steinberg, en 1981, dans la revue October, laisse au miroir un double jeu, qui renverrait à la fois les souverains en personne et leur effigie peinte.

Le camp adverse a des faits solides. On ne connaît aucun double portrait du roi et de la reine de la main de Vélasquez, la toile retournée est d’un format démesuré pour un portrait, et sa distance au miroir fait difficulté, arguments que résume Dubreuil-Blondin. Laing ajoute qu’un portrait conjoint aurait détonné à la cour des Habsbourg d’Espagne, et que Palomino écrivait sous les Bourbons. Les historiens de l’art avaient pris d’autres chemins, J. A. Emmens en lisant dès 1961 un miroir des princes pour Philippe IV, Snyder lui-même en 1985 dans « Las Meninas and the Mirror of the Prince », Jonathan Brown en 1986 en y voyant un spectacle de cour joué devant beaucoup et destiné au roi seul, et Brown jugeait d’un intérêt limité pour l’histoire les lectures nées après Foucault. Svetlana Alpers s’étonnait au contraire, en 1983, que l’étude la plus sérieuse du tableau à son époque soit due à un philosophe. Le Prado, dans le commentaire repris de Javier Portús, retient que le miroir fait de la toile une réflexion sur l’acte de voir, et que le spectateur finit par s’interroger sur sa propre place dans le tableau.

Kingston Lacy

Dans le Dorset, la maison de Kingston Lacy conserve une réduction de 173,8 centimètres sur 150,7, cataloguée NT 1257140, peinte sur une mise au carreau et un dessin sous-jacent abondant. Elle figure dans l’inventaire du marquis del Carpio du 15 juin 1677 sous le numéro 314, puis dans l’inventaire posthume de 1688 sous le numéro 364, estimée 4 000 réaux. Gaspar Melchor de Jovellanos la reçoit en février 1790, William Bankes l’achète à ses héritiers avant octobre 1814, et le legs de Ralph Bankes la fait entrer au National Trust. Enriqueta Harris l’a identifiée en 1990 avec la seule copie connue au XVIIᵉ siècle et l’a donnée à Mazo, attribution que retient en 2015 le catalogue de l’exposition du Grand Palais dirigé par Guillaume Kientz, après une présentation au Prado en 2013-2014.

Deux différences frappent. Le miroir ne contient pas le reflet du couple royal, seul le rideau cramoisi qui le surmonte est repris, et la palette du peintre ne porte que du blanc et du rouge. Début octobre 2013, à l’Académie royale des beaux-arts de San Fernando, Matías Díaz Padrón a présenté le tableau comme le modelletto de Vélasquez lui-même, en rappelant que des professeurs de l’Académie, Goya compris, le tenaient pour un original aux XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles ; le Prado a contesté. Bendor Grosvenor faisait alors observer qu’un copiste qui omet le roi et la reine est un copiste étrange, alors qu’un peintre qui esquisse peut laisser un miroir vide. Laing lisait déjà cette absence comme une manière, pour Mazo, de reconnaître qu’il peignait un tableau d’après un tableau, sans présence royale. Mazo est d’ailleurs présent dans l’original. Les deux toiles du mur du fond sont ses copies de compositions de Rubens pour la Torre de la Parada, Minerve punissant Arachné et le concours d’Apollon et de Pan jugé par Midas, deux histoires d’orgueil artistique châtié, et le Prado garde la version finale de Jordaens et la copie de Mazo de la seconde sous les numéros 1551 et 1712.

Palomino l’avait écrit en 1724, « no se ve nada de lo pintado, porque se mira por la parte posterior, que arrima al caballete ». Le paradoxe de Searle, le reflet de Snyder et Cohen, le tableau dans le tableau que Laing croit reconnaître et le miroir vide de Mazo dépendent tous de cette face, qui n’a jamais été peinte, si bien qu’aucune radiographie ne retrouvera l’image que Vélasquez s’est contenté de montrer de dos, et que les seuls à pouvoir la voir sont deux personnages peints, le peintre devant son chevalet et José Nieto sur son escalier, comme l’a remarqué Nicole Dubreuil-Blondin.

Pour aller plus loin

L’image royale fabriquée par le peintre de cour se retrouve dans la mise en scène de Louis XIV par ses médailles et ses devises, à la même génération. Le naturalisme de la scène renvoie au Caravage et à sa descendance napolitaine, et le portrait du roi tenant lieu de sa présence éclaire le fonctionnement des vice-royautés des Indes.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Diego Vélasquez, Las Meninas, 1656, huile sur toile, 318 × 276 cm, croix de l’ordre de Santiago ajoutée sur le pourpoint du peintre après le 28 novembre 1659 Museo Nacional del Prado, Madrid, salle 12, P01174
  2. Inventaire de l’Alcázar de Madrid dressé après la mort de Philippe IV, 1666, pièce du despacho de verano, description par Juan Bautista Martínez del Mazo d’un portrait de l’impératrice avec ses dames et une naine, de la main de Vélasquez ; entrée datée du 20 septembre 1666 selon N. Dubreuil-Blondin (1993), d’après J. Lassaigne (1973) éd. G. Martínez Leiva et Á. Rodríguez Rebollo, Madrid, 2015 ; texte cité d’après S. Stratton-Pruitt (2003)
  3. Inventaire de la succession de Charles II, Alcázar de Madrid, 1701-1703, « Quartto Vajo, Pieza del despacho de Verano », n° 286, « tasada en Diez mill Doblones » transcription publiée par le Museo Nacional del Prado, notice P01174, rubrique « Otros inventarios »
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Sources primaires (suite)

  1. Inventaire de Philippe V, Palacio Real Nuevo, 1747, antichambre de la Furriera, n° 4, « retrato de la señora María Teresa Infanta de España reina de Francia », estimé vingt-cinq mille réaux transcription du Museo Nacional del Prado, notice P01174
  2. Inventaire de Charles III, Palacio Real Nuevo, 1772, « Paso de Tribuna y Trascuartos », n° 4 transcription du Museo Nacional del Prado, notice P01174
  3. Inventaire de la succession de Charles III, Palacio Real Nuevo, 1794, chambre de l’infante, sans numéro, « Quadro llamado de la familia de Felipe quarto », 60 000 transcription du Museo Nacional del Prado, notice P01174
  4. Inventaire de Ferdinand VII, Palacio Real, pieza amarilla, 1814-1818, n° 4, « La familia de Felipe IV » transcription du Museo Nacional del Prado, notice P01174
  5. Inventaire du Real Museo, Madrid, 1857, n° 155, « Cuadro llamado de Las Meninas » transcription du Museo Nacional del Prado, notice P01174
  6. Félix da Costa, traité manuscrit sur l’antiquité de l’art de peindre, daté de 1696, description du tableau fac-similé et traduction par George Kubler, The Antiquity of the Art of Painting by Felix da Costa, New Haven, Yale University Press, 1967, p. 458 ; cité d’après S. Stratton-Pruitt (2003)
  7. Antonio Palomino, El Museo pictórico y escala óptica, t. III, El Parnaso español pintoresco laureado, Madrid, 1724, vie de Vélasquez, chap. VII « En que se describe la más ilustre Obra de Don Diego Velazquez », p. 343, et chap. XI « De la merced más singular que hizo su Majestad a Don Diego Velazquez » transcription de Sara Ballester Baghdadi, projet « Arte y palabra », Universidad Complutense de Madrid
  8. Pruebas para la concesión del título de caballero de la Orden de Santiago de Diego de Silva Velázquez, natural de Sevilla, aposentador de palacio et ayuda de cámara, 1658-1659 Archivo Histórico Nacional, Madrid, OM-CABALLEROS_SANTIAGO, Exp. 7778
  9. Juan Bautista Martínez del Mazo, d’après Vélasquez, ’Las meninas’, réduction, entre 1656 et 1667, huile sur toile, 173,8 × 150,7 cm, mise au carreau et dessin sous-jacent, miroir sans reflet royal National Trust, Kingston Lacy, Dorset, NT 1257140
  10. Inventaires de la collection de Gaspar de Haro, marquis del Carpio, 15 juin 1677, n° 314, et inventaire posthume de 1688, n° 364, estimation de 4 000 réaux, mentions de la réduction de Kingston Lacy cités d’après la notice NT 1257140 et E. Harris (1990)
  11. Jacob Jordaens d’après Rubens, Apollon vainqueur de Pan, 1636-1638, et Juan Bautista Martínez del Mazo, copie du même sujet, XVIIᵉ siècle Museo Nacional del Prado, n° 1551 et 1712 d’après la notice NT 1257140
  12. Luca Giordano, A Homage to Velázquez, vers 1692-1700, huile sur toile The National Gallery, Londres, NG1434

Bibliographie

  1. Suzanne L. Stratton-Pruitt (dir.), Velázquez’s Las Meninas, Cambridge, 2003, coll. « Masterpieces of Western Painting », introduction, p. 1-7, ISBN 0-521-80057-9 Cambridge University Press
  2. Juan Luque Carrillo, « La fortuna crítica de Diego Velázquez : de pintor de corte a caballero de Santiago », VAINART. Revista de Valores e Interrelación en las Artes 5, 2023, p. 64-77, DOI 10,12795/va-in-art.2023.i05,04 Universidad de Sevillahttps://doi.org/10.12795/va-in-art.2023.i05.04
  3. Nicole Dubreuil-Blondin, « Le philosophe chez Vélasquez : l’intrusion de Michel Foucault dans la fortune critique des Ménines », RACAR : Revue d’art canadienne 20 (1-2), 1993, p. 116-129, DOI 10,7202/1072763ar UAAC-AAUChttps://doi.org/10.7202/1072763ar
  4. Jacques Lassaigne, Vélasquez. Les Ménines, Musée du Prado, Fribourg, 1973, p. 15 ; cité d’après N. Dubreuil-Blondin (1993) Office du Livre
  5. Gloria Martínez Leiva et Ángel Rodríguez Rebollo, El inventario del Alcázar de Madrid de 1666. Felipe IV y su colección artística, Madrid, 2015, 672 p., ISBN 978-84-163-3515-2 ; ouvrage non consulté, connu par son compte rendu dans Kunstchronik Ediciones Polifemo
  6. Michel Foucault, Les Mots et les choses. Une archéologie des sciences humaines, Paris, 1966, chap. I « Les suivantes », p. 24 et 31 citées d’après N. Dubreuil-Blondin (1993) Gallimard
  7. John R. Searle, « « Las Meninas » and the Paradoxes of Pictorial Representation », Critical Inquiry 6 (3), 1980, p. 477-488, DOI 10,1086/448060 University of Chicago Presshttps://doi.org/10.1086/448060
  8. Joel Snyder et Ted Cohen, « Reflexions on « Las Meninas » : Paradox Lost », Critical Inquiry 7 (2), 1980, p. 429-447, DOI 10,1086/448107 University of Chicago Presshttps://doi.org/10.1086/448107
  9. Joel Snyder, « « Las Meninas » and the Mirror of the Prince », Critical Inquiry 11 (4), 1985, p. 539-572, DOI 10,1086/448307 University of Chicago Presshttps://doi.org/10.1086/448307
  10. Leo Steinberg, « Velázquez’ Las Meninas », October 19, 1981, p. 45-54, DOI 10,2307/778659 MIT Presshttps://doi.org/10.2307/778659
  11. Svetlana Alpers, « Interpretation without Representation, or, The Viewing of Las Meninas », Representations 1 (1), 1983, p. 31-42 University of California Press
  12. J. A. Emmens, « Les Ménines de Vélasquez. Miroir des princes pour Philippe IV », Nederlands Kunsthistorisch Jaarboek 12, 1961 ; cité d’après N. Dubreuil-Blondin (1993) Nederlands Kunsthistorisch Jaarboek
  13. Jonathan Brown, Velázquez : Painter and Courtier, New Haven et Londres, 1986, p. 303 cité d’après N. Dubreuil-Blondin (1993) ; trad. esp. Velázquez : pintor y cortesano, Madrid, Alianza, 1986 Yale University Press
  14. Juan María Cruz Yábar, « El octavo espejo : las Meninas en el despacho de verano del Alcázar de Madrid », Anuario del Departamento de Historia y Teoría del Arte 29-30, 2017-2018, p. 169-190 Universidad Autónoma de Madrid
  15. Thierry Rodolphe Greub, « Reconstructing la Pieza del Despacho de Verano, the room of the Las Meninas : Problems and Possibilities », Philostrato, juin 2019 Instituto Moll
  16. Enriqueta Harris, « Las Meninas at Kingston Lacy », The Burlington Magazine 132, février 1990, p. 125-130 ; cité d’après la notice NT 1257140 The Burlington Magazine
  17. Alastair Laing, notice de la réduction de Kingston Lacy, In Trust for the Nation, catalogue d’exposition, Londres, 1995, n° 51 ; texte repris dans la notice NT 1257140 National Gallery
  18. Guillaume Kientz (dir.), Velázquez, catalogue d’exposition, Paris, Grand Palais, 25 mars-13 juillet 2015, cat. 108, p. 332-333 ; cité d’après la notice NT 1257140 Réunion des musées nationaux-Grand Palais
  19. Javier Portús, Velázquez y la familia de Felipe IV, catalogue d’exposition, Madrid, 2013, p. 126-129, n° 16 ; extrait reproduit dans la notice P01174 Museo Nacional del Prado

Sources en ligne

  1. « Las meninas » Museo Nacional del Prado, Colecciónhttps://www.museodelprado.es/coleccion/obra-de-arte/las-meninas/9fdc7800-9ade-48b0-ab8b-edee94ea877f
  2. « VII. En que se describe la más ilustre Obra de Don Diego Velazquez. » Arte y palabra. Fuentes del arte español de los Siglos de Oro, Universidad Complutense de Madridhttps://www.ucm.es/arteypalabra/vii-la-mas-ilustre-obra-de-Velazquez
  3. « XI. De la merced más singular que hizo su Majestad a Don Diego Velazquez » Arte y palabra, Universidad Complutense de Madridhttps://www.ucm.es/arteypalabra/xi-de-la-merced-mas-singular
  4. « Antonio Palomino », sommaire de la vie de Vélasquez transcrite Arte y palabra, Universidad Complutense de Madridhttps://www.ucm.es/arteypalabra/palomino
  5. « OM-CABALLEROS_SANTIAGO,Exp.7778 - Silva Velázquez, Diego de » PARES, Portal de Archivos Españoleshttp://pares.mcu.es/ParesBusquedas20/catalogo/description/1721248
  6. « Velázquez’s Las Meninas », extrait de l’introduction de S. Stratton-Pruitt Cambridge University Presshttps://assets.cambridge.org/97805218/00570/excerpt/9780521800570_excerpt.pdf
  7. « La fortuna crítica de Diego Velázquez : de pintor de corte a caballero de Santiago », J. Luque Carrillo VAINART, Universidad de Sevillahttps://revistascientificas.us.es/index.php/va-in-art/article/download/25153/21978/115632
  8. « Le philosophe chez Vélasquez : l’intrusion de Michel Foucault dans la fortune critique des Ménines », N. Dubreuil-Blondin Érudithttps://assets.erudit.tech/en/revue/racar/1993/v20/n1-2/1072763ar.pdf
  9. « ’Las meninas’ (The Handmaidens of the Infanta Margarita in the Household of Philip IV) (after Velázquez) 1257140 » National Trust Collectionshttps://www.nationaltrustcollections.org.uk/object/1257140
  10. « The first Las Meninas ? », Bendor Grosvenor, 3 octobre 2013 Art History Newshttps://arthistorynews.com/articles/2412_The_first_Las_Meninas
  11. « ’Original of Spain’s best loved painting is in UK’ », Alex Dunham, 4 octobre 2013 The Local Spainhttps://www.thelocal.es/20131004/original-of-spains-best-loved-painting-hangs-in-uk
  12. « Reflexions on « Las Meninas » : Paradox Lost » Critical Inquiry, University of Chicago Press Journalshttps://www.journals.uchicago.edu/doi/10.1086/448107
  13. « III.P.1980 002 | « Las Meninas » and the Paradoxes of Pictorial Representation » UnLost, University of Waterloohttps://unlost.uwaterloo.ca/iii-p-1980-002
  14. « Comment on « Computer Graphics for the Analysis of Perspective in Visual Art : Las Meninas, by Velazquez » », Vladimir Tamari Project MUSEhttps://muse.jhu.edu/article/606903
  15. « El octavo espejo : Las Meninas en el despacho de verano del Alcázar de Madrid », J. M. Cruz Yábar Anuario del Departamento de Historia y Teoría del Arte, Universidad Autónoma de Madridhttps://revistas.uam.es/anuario/article/download/anuario2017-2018.29-30.07/10987/26411
  16. « Reconstructing la Pieza del Despacho de Verano, the room of the Las Meninas : Problems and Possibilities » DOAJhttps://doaj.org/article/70e91e8472e546899e135a9bc310ff22
  17. Compte rendu de G. Martínez Leiva et Á. Rodríguez Rebollo, El Inventario del Alcázar de Madrid en 1666 Kunstchronik, Universitätsbibliothek Heidelberghttps://journals.ub.uni-heidelberg.de/index.php/kchronik/article/view/79587/73473
  18. « Luca Giordano, ’A Homage to Velázquez’, about 1692-1700 » The National Gallery, Londreshttps://nationalgallery.org.uk/paintings/NG1434
  19. « Palomino De Castro Y Velasco » Encyclopædia Britannicahttps://www.britannica.com/print/article/440319
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