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Terre plate au Moyen Âge : une erreur forgée de Voltaire à Draper

Debunk12 septembre 202638 sources vérifiées
AnonymousUnknown author / Wikimedia Commons
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Parmi les images oubliées de l’astronomie médiévale, il en est une qui aurait mérité une autre carrière. Dans une édition de la Sphère de Johannes de Sacrobosco imprimée à Leipzig en 1499 par Wolfgang Stöckel, une gravure sur bois montre un navire, une ville sur le rivage et, entre les deux, le bombement de la mer, qui cache la ville à l’homme resté sur le pont alors que celui du haut du mât la voit déjà. L’exemplaire de la bibliothèque de l’université du Michigan a été abondamment annoté par un lecteur de l’époque. La notoriété est allée à une autre gravure, parue à Paris en 1888 dans un livre de météorologie populaire et longtemps tenue pour bien plus ancienne qu’elle ne l’est.

Lactance, Cosmas et la question des antipodes

L’idée que l’Europe médiévale aurait pris la Terre pour un disque, jusqu’à ce que Colomb démontre sa rondeur, est fausse. Elle relève du vrai déformé : quelques textes réels, presque tous antérieurs au Moyen Âge, ont été étendus à mille ans d’enseignement, et une scène romancée par l’Américain Washington Irving y a ajouté sa part d’invention. Ces textes réels ont des auteurs et des dates. Au début du IVᵉ siècle, le rhéteur chrétien Lactance raille dans ses Institutions divines (livre III, chapitre 24) ceux qui croient aux antipodes, et avec eux l’idée d’une Terre sphérique. Au VIᵉ siècle, Cosmas Indicopleustès décrit en grec, dans sa Topographie chrétienne, un monde bâti sur le plan du tabernacle de Moïse, plat et couvert d’une voûte. Jeffrey Burton Russell, historien de l’erreur, compte parmi les premiers Pères de l’Église au moins deux et au plus cinq adversaires de la sphéricité.

Leur poids réel se mesure ailleurs. Le courant d’Antioche auquel appartient Cosmas, condamné par deux conciles aux Vᵉ et VIᵉ siècles, n’a pas été transmis à l’Occident latin, rappellent Violaine Giacomotto-Charra et Sylvie Nony dans leur enquête de 2021, et personne ne lisait Lactance pour y apprendre l’astronomie. Saint Augustin, qu’on range souvent à ses côtés, doutait seulement dans la Cité de Dieu que les antipodes fussent habités, faute de voir comment des hommes séparés de nous par l’océan descendraient d’Adam. Tout le dossier s’est construit sur cette confusion entre la forme de la Terre et le peuplement de l’autre hémisphère. En 1543 encore, dans la lettre au pape Paul III qui ouvre son De revolutionibus, Copernic cite Lactance en repoussoir, comme un écrivain réputé mais médiocre mathématicien, qui parlait de la forme de la Terre « d’une façon tout à fait puérile ».

Washington Irving met en scène Salamanque

La légende n’a pas de date de naissance unique. Russell affirmait en 1997 n’en avoir trouvé aucune trace avant les années 1830, pas même chez les philosophes du XVIIIᵉ siècle. Giacomotto-Charra et Nony la voient au contraire poindre au XVIIᵉ siècle, puis s’affirmer chez Voltaire. Dans le Dictionnaire philosophique, paru anonymement à Genève en 1764 et augmenté jusqu’en 1769, l’article « Ciel des anciens » range Augustin aux côtés de Lactance parmi ceux qui jugeaient les antipodes absurdes, et l’article « Ciel matériel », repris des Questions sur l’Encyclopédie de 1770, fait selon elles de la Terre plate un enseignement des Pères. Voltaire se trompait-il de bonne foi ? Les deux autrices jugent la question impossible à trancher, tout en notant qu’il avait les moyens de vérifier.

Le récit qui a fixé l’image est pourtant américain et date de 1828. Washington Irving était venu à Madrid, à l’invitation du diplomate Alexander Everett, pour traduire un recueil de documents colombiens tout juste publié ; il a préféré en tirer sa propre biographie, A History of the Life and Voyages of Christopher Columbus, parue à Londres chez John Murray. Il y réunit à Salamanque des professeurs, des dignitaires de l’Église et des moines savants, prévenus contre un étranger obscur, sans fortune ni titres universitaires. Relu de près, son texte est plus ambigu que sa postérité. Quelques membres opposent à la rondeur de la Terre des versets des Psaumes, mais l’objection présentée comme la plus grave, tirée d’Augustin, porte sur les antipodes, et d’autres, plus versés dans la science selon Irving lui-même, admettent la forme globulaire de la Terre pour ne discuter que la traversée de la zone torride et la durée du voyage. Irving écrit même que le succès de Colomb a tenu à deux heureuses erreurs, l’étendue imaginaire de l’Asie et la petitesse supposée de la Terre. On préférera ici le mot de commission à celui de conseil qu’il emploie, parce que ce dernier évoque une séance solennelle dont aucun document ne rapporte les débats. Les lecteurs n’ont retenu que la scène, un navigateur isolé face à des clercs hostiles, et Samuel Eliot Morison, biographe de Colomb, écrira en 1955 qu’Irving et d’autres ont déformé ces délibérations en débat sur la sphéricité.

En 1834, l’érudit Jean-Antoine Letronne donne à la Revue des Deux Mondes trente-trois pages « Des opinions cosmographiques des Pères de l’Église ». Russell lui reproche d’avoir mis sa double compétence de géographe et de connaisseur des Pères au service d’une thèse, celle d’une Église médiévale partisane de la Terre plate. Dès les années 1860, toujours selon Russell, les deux récits fondus entrent dans les manuels, et les querelles sur Darwin leur donnent une fonction, ranger les adversaires de l’évolution dans la lignée supposée des ennemis de Colomb. En 1874, John William Draper écrit dans son History of the Conflict between Religion and Science que le conseil de Salamanque a condamné le projet au nom des Écritures et des Pères. Deux ans plus tard, Andrew Dickson White, président de l’université Cornell, lit dans la ligne de partage des terres à découvrir fixée par le pape Alexandre VI en 1493 la preuve d’une Église attachée au disque plat, alors qu’une ligne tracée du nord au sud ne dit rien de la forme du globe ; il reprend le tout en 1896 dans les deux volumes de sa History of the Warfare of Science with Theology in Christendom.

En 1888, Camille Flammarion ajoute l’image. À la page 163 de L’Atmosphère, une gravure montre un voyageur à bâton passant la tête sous le bord du ciel, avec une légende sur un missionnaire du Moyen Âge qui aurait trouvé le point où le ciel touche la Terre ; on n’en connaît aucune attestation antérieure, et son style imite des gravures bien plus anciennes. Si tout cela a pris, c’est que la version fausse rangeait le passé dans un ordre commode, où la science avance en s’éloignant de la religion, et Giacomotto-Charra et Nony y voient un biais de confirmation, cette pente qui fait accepter sans examen ce qui conforte une idée déjà admise. Ceux qui l’ont transmise n’avaient rien de sot, puisqu’on la trouvait chez des enseignants, dans les manuels et jusque chez des historiens réputés, comme Russell le constatait encore en 1991.

Trois cent cinquante-neuf éditions de la Sphère

Contre ces récits, la preuve tient d’abord aux livres d’école. En 725, au monastère de Wearmouth-Jarrow, le moine Bède écrit dans son traité sur le calcul du temps que la Terre n’est pas simplement circulaire comme un bouclier ni étalée comme une roue, et qu’elle ressemble plutôt à une boule, également ronde dans toutes les directions. Au XIIIᵉ siècle, le traité de Sacrobosco, maître mort en 1256, s’impose dans presque toutes les universités européennes, et c’est lui qui fournit l’argument du mât. On en conserve plus de trois cents manuscrits, et le projet The Sphere, conduit par Matteo Valleriani à l’Institut Max Planck d’histoire des sciences de Berlin, a recensé 359 éditions imprimées entre 1472 et 1650.

Le savoir des laïcs se laisse moins bien saisir, mais il affleure. Au XIIIᵉ siècle, L’Image du monde de Gossuin de Metz, rédigée en langue vulgaire, décrit des sphères emboîtées autour d’une Terre ronde et immobile ; la BnF en a exposé en 2019 un manuscrit enluminé de 18 centimètres sur 11,5. Quand les Latins ont traduit les savants de langue arabe, d’al-Fārābī à Averroès, qui tenaient eux aussi la Terre pour une sphère, aucune controverse sur sa forme n’a éclaté, alors que le XIIIᵉ siècle s’est déchiré sur l’éternité du monde ou l’unité de l’intellect, observent Giacomotto-Charra et Nony.

La démonstration s’est faite par étapes et sur des sources différentes, de la commission de Salamanque étudiée par Morison aux manuels et encyclopédies relus par Giacomotto-Charra et Nony. Dès 1997, Russell résumait le résultat en une formule que les recherches ultérieures ont nuancée pour le haut Moyen Âge sans la renverser, selon laquelle, à de très rares exceptions près, aucune personne instruite de l’Occident n’a cru la Terre plate depuis le IIIᵉ siècle avant notre ère.

L’avis rendu à la reine Isabelle en 1490

Du détail des débats de 1486, on ne sait à peu près rien, reconnaissait Morison. Aux alentours de Noël de cette année-là, la commission réunie à Salamanque par Hernando de Talavera, confesseur de la reine, ne parvient pas à s’accorder. Diego de Deza soutient le projet, et c’est sans doute à son influence, ou à celle de Talavera, que Colomb doit de toucher dès 1487 une pension de 12 000 maravédis par an, la paie d’un matelot confirmé. L’avis tombe à la fin de 1490, défavorable. D’après le résumé qu’en donne Morison, les experts estiment qu’un voyage vers l’Asie prendrait trois ans, doutent que les navires puissent en revenir, tiennent l’océan pour bien plus vaste que Colomb ne le suppose et ajoutent que Dieu n’aurait pas caché si longtemps à son peuple des terres de quelque valeur. Morison jugeait tous ces arguments justes, sauf le dernier, et notait qu’aucun navire de l’époque, sans l’Amérique sur sa route, n’aurait pu couvrir les quelque dix mille milles qui séparent l’Espagne du Japon.

Sur la distance, la commission avait raison, et Colomb se trompait.

Le haut Moyen Âge, un cas plus difficile

Le camp adverse garde un argument sérieux, et il porte sur le haut Moyen Âge. Isidore de Séville, mort en 636, écrit au livre XIV de ses Étymologies que l’orbis tire son nom de sa rondeur, parce qu’il ressemble à une roue, et ses traités s’accompagnent de cartes en T dans O, où un T sépare trois continents à l’intérieur d’un anneau d’océan. Wesley Stevens a défendu en 1980, dans la revue Isis, une lecture sphérique de son De natura rerum, tandis que William McCready, dans la même revue en 1996, jugeait sa prise sur la sphéricité de la Terre au mieux fragile. Le débat est réel et reste ouvert. Il rejoint un constat de la BnF, pour qui la science antique s’était en partie perdue en Europe occidentale entre le Vᵉ et le Xᵉ siècle, si bien que la phrase de Bède sur la roue et la boule, écrite un siècle après Isidore, se lit probablement comme une mise au point, même si Bède ne nomme personne.

Aucun document ne rapporte ce que pensaient de la forme de la Terre les paysans illettrés du XIᵉ ou du XIVᵉ siècle, et ce vide ne plaide pour aucune thèse ; le globe surmonté d’une croix que tiennent empereurs et rois, hérité du globe impérial romain, montre la familiarité d’une forme, pas une cosmologie. Aucune enquête d’opinion ne mesure non plus la diffusion actuelle de la croyance en France. On la voit circuler dans des manuels, dans des propos d’hommes publics relevés par Giacomotto-Charra et Nony, et jusque dans le film que Ridley Scott a consacré à Colomb en 1992, pourtant attentif à ne montrer aucun savant hostile à la sphère, où le navigateur, un globe à la main, rappelle qu’on lui a décrit cet objet comme plat.

Au département des Cartes et plans de la BnF, à Paris, un fac-similé exécuté à Nuremberg en 1847 reproduit le globe terrestre de Martin Behaim, qui porte la date de 1492 et donne à voir le monde tel que les Européens pouvaient se le figurer avant les découvertes de Colomb, rond de part en part et sans Amérique.

Pour aller plus loin

Le procès de Galilée, souvent confondu avec cette affaire, portait sur le mouvement de la Terre autour du Soleil et relève d’un autre dossier de l’encyclopédie. La mesure de la circonférence terrestre par Ératosthène au IIIᵉ siècle avant notre ère et la lecture disputée des mappemondes en T dans O éclairent les deux bouts de la même histoire.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Lactance, *Institutions divines*, livre III, chapitre 24, début du IVᵉ siècle passage contre les antipodes et la sphéricité de la Terre
  2. Cosmas Indicopleustès, *Topographie chrétienne*, VIᵉ siècle, texte grec cosmographie bâtie sur le plan du tabernacle
  3. Augustin d’Hippone, *La Cité de Dieu*, livre XVI, chapitre 9 doute sur l’existence d’habitants aux antipodes
Voir les 35 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Bède le Vénérable, *De temporum ratione*, 725, chapitre 32 traduction anglaise de Faith Wallis, *Bede : The Reckoning of Time*, Translated Texts for Historians 29, Liverpool, Liverpool University Press, 1999
  2. Isidore de Séville, *Étymologies*, livre XIV, et *De natura rerum*, premier tiers du VIIᵉ siècle définition de l’*orbis* et cartes en T dans O
  3. Gossuin de Metz, *L’Image du monde*, manuscrit enluminé sur parchemin, XIIIᵉ siècle, 18 × 11,5 cm Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits
  4. Johannes de Sacrobosco, *Sphaera mundi*, commentaire de Wenceslas Faber de Budweis, Leipzig, Wolfgang Stöckel, 1499, gravure du fol. a2r University of Michigan Library
  5. Martin Behaim, globe terrestre daté de 1492, fac-similé exécuté à Nuremberg en 1847 Bibliothèque nationale de France, département des Cartes et plans
  6. Nicolas Copernic, *De revolutionibus orbium coelestium*, Nuremberg, 1543, lettre-préface au pape Paul III traduction d’Alexandre Koyré, *Des révolutions des orbes célestes*, Paris, Alcan, 1934
  7. Voltaire, *Dictionnaire philosophique portatif*, Genève, 1764 ; article « Ciel des anciens » dans l’édition *La Raison par alphabet*, 6ᵉ éd., Genève, Cramer, 1769
  8. Voltaire, *Questions sur l’Encyclopédie*, troisième partie, 1770, article « Ciel matériel »
  9. Washington Irving, *A History of the Life and Voyages of Christopher Columbus*, Londres, John Murray, 1828
  10. Jean-Antoine Letronne, « Des opinions cosmographiques des Pères de l’Église, rapprochées des doctrines philosophiques de la Grèce », *Revue des Deux Mondes*, t. 1, 15 mars 1834, p. 601-633
  11. John William Draper, *History of the Conflict between Religion and Science*, New York, D. Appleton, 1874
  12. Andrew Dickson White, *The Warfare of Science*, New York, D. Appleton, 1876
  13. Andrew Dickson White, *A History of the Warfare of Science with Theology in Christendom*, 2 vol., New York, D. Appleton, 1896
  14. Camille Flammarion, *L’Atmosphère. Météorologie populaire*, Paris, Hachette, 1888, gravure et légende p. 163
  15. *1492 : Christophe Colomb*, film de Ridley Scott, 1992

Bibliographie

  1. Jeffrey Burton Russell, *Inventing the Flat Earth. Columbus and Modern Historians*, New York, 1991, xiv + 117 p. Praeger
  2. Violaine Giacomotto-Charra et Sylvie Nony, *La Terre plate. Généalogie d’une idée fausse*, Paris, 2021, 278 p. Les Belles Lettres
  3. Samuel Eliot Morison, « Christopher Columbus, Mariner », *American Heritage* 7 (1), décembre 1955 American Heritage
  4. Matteo Valleriani (dir.), *De sphaera of Johannes de Sacrobosco in the Early Modern Period. The Authors of the Commentaries*, Cham, 2020, DOI 10,1007/978-3-030-30833-9 Springerhttps://doi.org/10.1007/978-3-030-30833-9
  5. Wesley M. Stevens, « The Figure of the Earth in Isidore’s *De natura rerum* », *Isis* 71 (2), 1980, p. 268-277, DOI 10,1086/352464 Isishttps://doi.org/10.1086/352464
  6. William D. McCready, « Isidore, the Antipodeans, and the Shape of the Earth », *Isis* 87 (1), 1996, p. 108-127 Isis

Sources en ligne

  1. « DES OPINIONS COSMOGRAPHIQUES DES PÈRES DE L’ÉGLISE, RAPPROCHÉES DES DOCTRINES PHILOSOPHIQUES DE LA GRÈCE on JSTOR » JSTORhttps://www.jstor.org/stable/44689969
  2. « Dictionnaire philosophique (I) & (II) - Voltaire Foundation » Voltaire Foundation, université d’Oxfordhttps://www.voltaire.ox.ac.uk/publication/dictionnaire-philosophique-i-ii/
  3. « Studies in the History of Science », texte de Jeffrey Burton Russell, « The Myth of the Flat Earth », communication du 4 août 1997 American Scientific Affiliationhttps://www.asa3.org/ASA/topics/history/1997Russell.html
  4. « Christopher Columbus, Mariner (December 1955, Volume 7, Issue 1) » American Heritagehttps://www.americanheritage.com/christopher-columbus-mariner
  5. « The Project Gutenberg eBook of The Warfare of Science by Andrew Dickson White. » Project Gutenberghttps://gutenberg.org/files/49212/49212-h/49212-h.htm
  6. « L’atmosphère : météorologie populaire / Camille Flammarion | Gallica » Bibliothèque nationale de France, Gallicahttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k408619m.texteImage
  7. « Wheels Within Wheels : The “Flammarion Engraving” (ca. 1888) » The Public Domain Reviewhttps://publicdomainreview.org/collection/flammarion-engraving/
  8. « The Roundness of the Earth » University of Michigan, exposition en ligne Early Astronomyhttps://early-astronomy.web.itd.umich.edu/western_roundness.php
  9. « Publishing Sacrobosco’s De sphaera in Early Modern Europe : Modes of Material and Scientific Exchange | MPIWG » Max Planck Institute for the History of Sciencehttps://www.mpiwg-berlin.mpg.de/resources/publications/books/publishing-sacroboscos-de-sphaera-early-modern-europe-modes-material
  10. « The Sphaera of Johannes de Sacrobosco in the Early Modern Period | Springer Nature Link » Springerhttps://link.springer.com/chapter/10.1007/978-3-031-90976-4_3
  11. « Exposition Le Monde en sphères – Dossier de presse » Bibliothèque nationale de Francehttps://www.bnf.fr/sites/default/files/2019-04/dp_monde_en_sphere.pdf
  12. « Nicolas Copernic - De revolutionibus orbium coelestium | Palais de la découverte » Palais de la découvertehttps://www.palais-decouverte.fr/decouvrir/sciences-lues/nicolas-copernic-de-revolutionibus-orbium-coelestium
  13. « Journal Articles - The Flat Earth and its Advocates : A List of References - Research Guides at Library of Congress » Library of Congresshttps://guides.loc.gov/flat-earth/articles
  14. « Violaine Giacomotto-Charra, Sylvie Nony, La Terre plate : Généalogie d’une idée fausse (Paris : Les Belles-Lettres, 2021), 12,5 × 19 cm, 278 p., bibliogr., index nominum | Cairn.info », compte rendu de Colette Le Lay, *Revue d’histoire des sciences* 75 (2), 2022, DOI 10,3917/rhs.752,0511g Cairn.infohttps://shs.cairn.info/revue-d-histoire-des-sciences-2022-2-page-511g?lang=fr
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