Cent ouvriers pendant trois ans. C’est l’ordre de grandeur que Mark Lehner a tiré, à l’automne 2009, d’un essai de taille mené avec un sculpteur de Boston, à l’aide de répliques de marteaux de pierre et de burins de cuivre qu’il fallait réaffûter au bout de quelques coups ; à ce rythme, un homme dégage à peu près un pied cube de calcaire par semaine. Face à ces trois années, il faut placer trente-quatre siècles de réparations, depuis les grandes dalles posées contre les flancs vers 1400 avant notre ère jusqu’au poitrail repris à la pierre et au mortier de chaux par la commission égyptienne réunie en 1989.
Les blocs du temple sortent du fossé
Le Sphinx n’a pas été construit. Les carriers ont creusé autour d’une butte de calcaire un fossé en fer à cheval, et la statue est ce qu’ils ont laissé en place, sur environ 73 mètres de long et un peu plus de 20 mètres de haut. La roche n’a rien d’homogène. À la base, le membre I, un ancien récif dur et cassant, monte à environ 3,7 mètres sous la croupe et à moins d’un mètre sous les pattes. Le corps est taillé dans le membre II, sept bancs alternativement tendres et durs. Le cou et la tête appartiennent au membre III, plus tendre en bas, plus résistant en haut, d’où un visage bien mieux conservé que le dos.
Aucun texte de l’Ancien Empire ne le nomme. Gizeh compte des centaines de tombes inscrites contemporaines des pyramides, et pas une ne mentionne la statue ; le nom que lui donnaient ses tailleurs est perdu. L’attribution à Khéphren, quatrième roi de la IVᵉ dynastie, repose donc entièrement sur l’archéologie. Les chronologies en usage placent son règne vers le milieu du XXVIᵉ siècle avant notre ère, avec un écart d’une cinquantaine d’années d’un ouvrage à l’autre.
Le premier indice est topographique. À partir de 1853, Auguste Mariette dégage juste au sud de la statue le temple de la vallée de Khéphren, relié par une chaussée au temple funéraire de sa pyramide. En 1925, Émile Baraize trouve devant les pattes un second édifice au plan presque identique, le temple du Sphinx. Herbert Ricke, qui l’étudie entre 1967 et 1970, conclut que statue, temple du Sphinx et temple de la vallée relèvent d’un même chantier de carrière et de construction. Lehner en a fourni la preuve matérielle. Avec un géologue, il a inventorié banc par banc le contenu fossile de la roche, puis celui de chaque bloc du temple, et retrouvé dans les murs, sous forme de blocs de noyau dont certains pèsent jusqu’à cent tonnes, les couches inférieures du membre II arrachées au fossé. Les ouvriers tiraient les pierres du temple de la tranchée qu’ils creusaient pour dégager le lion.
La séquence se lit aussi dans les raccords. Pour bâtir le temple du Sphinx, les architectes ont abattu le mur d’enceinte nord du temple de la vallée en n’en gardant qu’un tronçon, intégré au mur sud du nouvel édifice, qui est donc postérieur. Au sud, la paroi du fossé se confond avec la fondation de la chaussée de Khéphren, que les carriers ont respectée. En 1978, Zahi Hawass et Lehner trouvent dans un angle du fossé trois blocs abandonnés en cours de transport, tandis que le bord nord n’a été qu’en partie extrait.
Le chantier s’est arrêté avant la fin.
L’objection des géologues
Deux contestations sérieuses visent ce résultat, à des échelles très différentes. Rainer Stadelmann, ancien directeur de l’Institut archéologique allemand du Caire, attribue la statue à Khéops, en s’appuyant sur le dessin du némès, la coiffe royale à rabats, et sur celui de la barbe, qu’il juge plus proches des portraits du père que de ceux du fils. L’argument est stylistique et laisse le Sphinx dans la même génération ; il n’explique pas la séquence des raccords, que ses contradicteurs tiennent pour décisive. Une attribution à Djédefrê, frère de Khéphren, a circulé dans la presse en 2004 sans qu’on en trouve trace dans une publication savante.
L’autre contestation déplace la date de plusieurs millénaires. En 1992, dans la revue KMT, le géologue Robert Schoch soutient que les profils arrondis du corps et les profonds sillons verticaux des parois du fossé sont l’œuvre d’une pluie ruisselante, et qu’il faut donc remonter à une phase humide du Sahara, il y a au moins sept mille ans. Son argument le plus solide n’a jamais été réfuté, et Lehner l’a lui-même documenté sur ses relevés. Le noyau rocheux était déjà profondément creusé, par endroits fendu en quartiers prêts à se détacher, quand on a posé le premier parement de pierre. Toute la question porte sur la vitesse. En 1995, dans Geoarchaeology, K. Lal Gauri et deux collègues ont montré qu’un climat aride suffit à arrondir des bancs alternativement durs et tendres, les sels dissous par l’humidité nocturne recristallisant dans les pores et faisant éclater la surface, et que les sillons des parois sont des conduits karstiques ouverts par des eaux souterraines bien avant le Pliocène, simplement mis au jour par le creusement du fossé. James Harrell, dans la même revue que Schoch, a ajouté le rôle d’un sable humide accumulé au pied de la statue, et estimé que la plus grande part de l’altération a pu se produire dans les onze siècles qui séparent Khéphren de Thoutmosis IV. L’équipe de Lehner a enfin relevé que la tombe de Debehen, souvent citée comme témoin d’une usure plus faible, se trouve à 418 mètres de là et 27 mètres plus haut, dans d’autres couches. La chute d’un bloc de parement en 1981, puis d’un pan de rocher de l’épaule droite en 1988, donne une idée de la cadence. On ne dispose en revanche d’aucune mesure directe de la vitesse d’érosion au IIIᵉ millénaire, et les deux camps raisonnent par analogie.
Un temple que personne n’a mis en service
Le temple du Sphinx s’organise autour d’une cour bordée de vingt-quatre piliers, sur un axe est-ouest marqué par deux petites niches, une à chaque extrémité. Ricke a lu dans cet axe la course du soleil aux équinoxes et dans chaque pilier une heure du cycle quotidien. Depuis la niche orientale, Lehner a observé qu’au coucher du soleil de mars et de septembre, l’astre semble s’enfoncer dans l’épaule du Sphinx, puis dans le flanc sud de la pyramide de Khéphren, à l’horizon. Hawass en tire une lecture théologique où le roi, figuré en Horus, présente des deux pattes ses offrandes à son père Khéops devenu Rê.
Un second alignement est souvent cité. Au solstice d’été, vu depuis les abords de la statue, le soleil se couche entre les pyramides de Khéops et de Khéphren et dessine le hiéroglyphe akhet, « horizon ». Lehner lui-même admet qu’il peut s’agir d’une coïncidence. Des deux, l’équinoxe pèse plus lourd, parce qu’il est inscrit dans l’axe d’un bâtiment, alors que l’effet du solstice dépend de l’endroit où se tient l’observateur.
Une intention se devine. Le culte, lui, manque. Le revêtement de granite prévu pour les murs n’a été posé qu’à l’intérieur du temple, et le matériel retrouvé dans les dépôts du fossé appartient à un chantier : poteries de la IVᵉ dynastie, éclats de silex, un percuteur de quartzite taché de cuivre. « Personne n’a tourné la clé », résume Lehner. Pour l’Ancien Empire, on tient un plan et des visées solaires ; on ignore si une statue de culte a jamais occupé les niches, et aucun rite n’est attesté.
Horemakhet
Onze siècles plus tard, le site change de nature. Largement délaissé au Moyen Empire, Gizeh devient au Nouvel Empire un lieu de culte et de pèlerinage centré sur la statue, désormais appelée Horemakhet, « Horus dans l’horizon », Harmakhis pour les Grecs. Aménophis II y bâtit un temple de briques crues qui touche l’angle nord-ouest du temple du Sphinx ; Selim Hassan le fouille en 1936-1937, et l’édifice est connu comme le temple de Houroun-Horemakhet, du nom d’un dieu cananéen rapproché du Sphinx. Une stèle du roi, découverte en 1936, le montre venu en jeune homme honorer Khéops et Khéphren.
Son fils Thoutmosis IV fait davantage. Entre les pattes, il installe une petite chapelle à ciel ouvert dont le fond est une stèle de granite rouge haute d’environ 3,5 mètres, datée de l’an 1, troisième mois de l’Inondation, dix-neuvième jour, soit 1401 avant notre ère. La pierre est un remploi. Les crapaudines, ces logements creusés pour les pivots d’une porte, visibles au revers, correspondent au seuil du temple funéraire de Khéphren, dont ce linteau a été arraché. Le texte raconte qu’un jeune prince, qui n’était pas l’héritier désigné, s’endormit à midi à l’ombre de la tête ensablée, et que le dieu lui promit la royauté s’il dégageait son corps. Le récit légitime un avènement inattendu. Il date aussi un chantier.
Les relevés de Lehner rattachent ce chantier à la pierre. Le premier parement, la phase I, est fait des plus grandes dalles et plaque contre la statue les quartiers de roche qui menaçaient de tomber ; les blocs qui encadrent la stèle sont du même type que ceux des pattes et du poitrail. Une partie des parements a été prise aux murs de la chaussée de Khéphren. Des murs de briques crues au nom de Thoutmosis IV ceinturaient la statue pour retenir le sable, et les débris de la chapelle ont livré du pigment bleu et des tessons qui semblent provenir des pots des peintres. Des traces de pigment rouge subsistent aussi sur le visage.
La même stèle a longtemps servi d’argument pour Khéphren. À la treizième ligne, les copies faites après le dégagement de 1818 lisaient la syllabe khaf, aujourd’hui disparue avec l’écaillage du granite. Une restitution du XIXᵉ siècle y voyait « l’œuvre du roi Khéphren, l’image qu’il avait faite pour Atoum-Harmakhis ». James Henry Breasted a objecté en 1906 que la copie sur laquelle reposait cette lecture ne montre aucune trace de cartouche, et Selim Hassan a jugé en 1949 que cette ligne mutilée ne prouvait rien. Sous Thoutmosis IV, on associait donc Khéphren au Sphinx, sans que le texte dise qui l’avait taillé.
La barbe vient sans doute du même chantier. Tressée, elle se terminait par une pointe recourbée, celle des dieux, alors que la barbe d’un roi de la IVᵉ dynastie aurait été droite. Ses fragments, retrouvés entre les pattes au début du XIXᵉ siècle, sont dispersés entre Londres et Le Caire, où l’un d’eux porte en relief un roi agenouillé.
« De qua siluere »
Deux autres parements recouvrent ou rapiècent le premier. En 1979, l’ensemble des maçonneries couvrait encore le noyau sur un peu plus de la moitié de sa hauteur au sud et sur un tiers environ au nord. La phase II, en dalles plus petites, pourrait dater de la XXVIᵉ dynastie, celle des rois saïtes, mais l’attribution reste une hypothèse. Christiane Zivie-Coche place de son côté à la XXXᵉ dynastie ou au début de l’époque ptolémaïque les grands murs élevés contre le sable.
Hérodote, qui décrit longuement les pyramides au livre II des Histoires (124-134), ne dit pas un mot de la statue. Était-elle ensablée ? Les éditeurs de Pline dans les collections Loeb et Tusculum le pensent ; Zivie-Coche soutient au contraire que l’activité du site permettait alors de la voir dégagée, ce que son recenseur Joshua Katz juge sans appui. Pline l’Ancien est le premier auteur classique à la décrire, au livre XXXVI de l’Histoire naturelle (§ 77). Il note qu’on a gardé le silence à son sujet, de qua siluere, rapporte qu’on y croit enseveli un roi Harmais, et donne au tour de sa tête 102 pieds. Zivie-Coche refuse de rapprocher Harmais du nom grec Harmakhis ; Katz doute qu’elle ait raison.
La phase III est faite de pierres de la taille d’une brique, dans un calcaire blanc et tendre qui a mal vieilli. Elle est probablement romaine. L’époque romaine aménage aussi l’accès, avec des escaliers et des plates-formes pour les visiteurs. Les fouilles de Giovanni Battista Caviglia, en 1817-1818, ont mis au jour devant la statue un escalier de trente marches entre deux murs de briques crues, et sur les blocs qui doublaient ces murs, des inscriptions grecques, dont l’une rappelle des réparations ordonnées par un « Antonin » et un « Vérus », vraisemblablement Marc Aurèle et Lucius Vérus, qui ont régné ensemble de 161 à 169 de notre ère. Des poèmes grecs gravés sur place à l’époque impériale saluent la statue comme gardienne d’Osiris.
Les phases antiques ont presque disparu de la vue. Émile Baraize, qui dégage le Sphinx de 1925 à 1936, remonte une bonne part des pierres romaines tombées et démonte sans les documenter plusieurs états de maçonnerie ; ses onze années de travaux n’ont jamais été publiées.
Le nez n’a rien à voir avec ces chantiers, ni avec Bonaparte. Les dessins de Frederic Louis Norden, en 1737, montrent déjà le visage sans nez, et al-Maqrizi rapporte qu’un soufi, Muhammad Sa’im al-Dahr, l’aurait mutilé en 1378 après avoir vu des gens lui présenter des offrandes.
Au British Museum, salle 4, le plus grand fragment de la barbe mesure 78,7 centimètres de haut. Il est entré dans les collections en 1818, l’année où l’on a dégagé la stèle du Rêve, et la notice du musée rappelle que sa pointe recourbée était celle d’un dieu. Ce morceau du Sphinx exposé à Londres a été taillé pour Horemakhet, onze siècles après la mort du roi dont la statue porte, selon toute vraisemblance, le visage.
Pour aller plus loin
Le chantier du Sphinx se comprend avec la pyramide de Khéphren et son temple de la vallée, dont il prolonge le programme, et avec la ville des ouvriers fouillée au sud du plateau. Pour le Nouvel Empire, le culte d’Horemakhet rejoint la question des dieux étrangers accueillis en Égypte, dont Houroun offre un exemple, et l’histoire de Gizeh comme lieu de pèlerinage royal.
Qui a taillé le grand Sphinx de Gizeh, et à quelle époque ? La statue se dresse en Égypte, sur le plateau des pyramides, aux portes du Caire. C’est un lion couché à tête d’homme, long d’environ 73 mètres. Aucun texte de son temps ne la nomme. La réponse se cherche donc dans la pierre elle-même, et dans les réparations que d’autres Égyptiens y ont faites bien plus tard.
La réponse cachée dans le fossé
Pour obtenir la statue, les ouvriers n’ont rien apporté sur place. Ils ont creusé une tranchée tout autour d’une butte de roche. Le lion est la partie qu’ils ont laissée debout. Cette tranchée a fourni des blocs énormes, et ces blocs n’ont pas été perdus.
Devant la statue se trouvent les ruines d’un temple. Des archéologues ont comparé les fossiles pris dans ses blocs avec ceux des couches de la tranchée. Les couches correspondent. Le temple a été bâti avec la roche retirée pendant la taille du lion.
Ce temple touche un autre bâtiment, relié par une longue rampe à la pyramide du roi Khéphren. Ses constructeurs ont abattu un mur de ce voisin pour faire de la place. Tout cela forme un seul grand chantier. La plupart des spécialistes l’attribuent donc à Khéphren, qui régna au XXVIᵉ siècle avant notre ère.
Ce chantier s’est arrêté en route. Dans un coin de la tranchée, on a retrouvé des blocs abandonnés pendant leur transport. Une expérience moderne, menée avec des outils de cuivre, donne une idée de l’effort. Il aurait fallu environ cent ouvriers. Le travail aurait duré à peu près trois ans.
Une pierre usée avant son premier sauvetage
Tout le monde n’accepte pas cette date. En 1992, le géologue Robert Schoch observe le corps du Sphinx et les parois de la tranchée. Il y voit des formes arrondies et de profonds sillons, qu’il attribue à une pluie abondante. Une telle pluie suppose un Sahara humide. Il faudrait alors remonter au moins sept mille ans en arrière.
Schoch a un point solide, que ses adversaires reconnaissent. La roche était déjà très abîmée quand on l’a réparée pour la première fois. D’autres géologues répondent que la pluie n’est pas nécessaire. Le sel de la pierre fond avec l’humidité de la nuit, puis se reforme en cristaux qui font éclater la surface.
Les sillons ont aussi une autre explication. Ce seraient de très vieilles fissures, ouvertes par des eaux souterraines bien avant les Égyptiens. Les carriers les auraient seulement mises au jour en creusant. Personne n’a pu mesurer la vitesse de l’usure au temps des pyramides, et chaque camp raisonne par comparaison.
Un dieu né onze siècles plus tard
Le temple du Sphinx semble tourné vers le soleil. Au printemps et à l’automne, vu depuis le temple, le soleil couchant paraît descendre derrière l’épaule du lion, puis derrière la pyramide de Khéphren. Les architectes avaient sans doute un projet religieux. Le temple n’a pourtant jamais été terminé, et aucun rite n’y est connu.
Le site est ensuite délaissé, et le sable recouvre la statue. Bien plus tard, les Égyptiens du Nouvel Empire en font un dieu. Ils l’appellent Horemakhet. Ce nom signifie « Horus dans l’horizon ». Des rois viennent l’honorer, et l’un d’eux bâtit un temple juste à côté.
Vers 1401 avant notre ère, le roi Thoutmosis IV fait dégager la statue. Entre ses pattes, il dresse une grande pierre gravée, qu’on appelle une stèle. Son texte raconte un rêve. Un jeune prince s’endort à l’ombre de la tête, et le dieu lui promet le trône s’il le libère du sable. Le roi justifie ainsi son arrivée au pouvoir.
Ce chantier est la première réparation connue. Les ouvriers plaquent de grandes dalles de calcaire contre le corps abîmé. Ce revêtement de pierre posé sur la roche s’appelle un parement. Le roi fait sans doute ajouter une barbe tressée à pointe recourbée, la barbe des dieux. Des morceaux de cette barbe sont aujourd’hui exposés à Londres.
Des dalles de plus en plus petites
D’autres parements suivent celui de Thoutmosis IV. Le suivant, fait de dalles plus petites, pourrait dater d’une dynastie bien plus tardive. Ce n’est qu’une hypothèse. Le dernier est fait de pierres de la taille d’une brique, et il est probablement romain.
Les Romains aménagent aussi l’accès au monument. Ils y construisent des marches et des terrasses pour accueillir les visiteurs. Une inscription grecque y mentionne des réparations ordonnées par des empereurs associés sur le trône. Le premier serait Marc Aurèle. Le second serait son collègue, Lucius Vérus. Des poèmes grecs gravés sur place saluent la statue comme gardienne d’Osiris.
Ces réparations n’ont pas toutes tenu. Le calcaire romain, blanc et tendre, a mal vieilli. Sur le visage, on distingue encore des traces de peinture rouge.
La version complète reprend la treizième ligne de la stèle, où l’on a cru lire le nom de Khéphren, et l’affaire du nez, que Bonaparte n’a jamais touché.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Grand Sphinx de Gizeh, statue taillée dans les membres I à III de la formation du Mokattam, l. env. 73 m, h. env. 20 m, avec ses trois phases de parement antique in situ, plateau de Gizeh
- Stèle du Rêve de Thoutmosis IV, granite rouge, h. env. 3,5 m, an 1, 3ᵉ mois de l’Inondation, jour 19 (1401 av. n. è.), remploi d’un linteau du temple funéraire de Khéphren in situ, entre les pattes du Sphinx
- [Fragment de la barbe tressée du Sphinx, calcaire, h. 78,7 cm, l. 51,5 cm, ép. 38 cm, acquis en 1818]( British Museum, Londres, EA 58https://www.britishmuseum.org/collection/object/Y_EA58
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Sources primaires (suite)
- [Deux fragments de la barbe du Sphinx, calcaire, partie A 111 × 37 cm]( Grand Egyptian Museum, Gizeh, GEM 1089https://giza.fas.harvard.edu/objects/54918/full/
- [Temple de briques crues d’Aménophis II, dit de Houroun-Horemakhet, et stèle d’Aménophis II, fouilles Selim Hassan, 1936-1937]( complexe du Sphinx, Gizehhttps://giza.fas.harvard.edu/sites/2082/full/
- Pline l’Ancien, *Histoire naturelle*, XXXVI, 77 édition de référence
- Hérodote, *Histoires*, II, 124-134 édition de référence
- Épigrammes grecques d’époque impériale gravées au Sphinx Bernand, *Inscriptions métriques de l’Égypte gréco-romaine*, n° 127, 129 et 130
- Inscription grecque mentionnant des réparations ordonnées par « Antonin » et « Vérus », relevée lors des fouilles Caviglia de 1817-1818 [Howard Vyse, *Operations Carried on at the Pyramids of Gizeh*, III, appendice, p. 112](https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/howard_vyse1842bd3/0182
- al-Maqrizi, *Kitāb al-Mawāʿiẓ wa-l-iʿtibār* (*Khiṭaṭ*), notice sur le Sphinx et sa mutilation
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Sources en ligne
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- [« Royal Prowess in Ancient Egypt », *Nature* 138, 1936, p. 837]( Naturehttps://www.nature.com/articles/138837d0
- [« What happened to the Sphinx’s nose ? », Sarah Erdman]( Smithsonian Journeyshttps://www.smithsonianjourneys.org/blogs/blog/2022/09/15/photo-what-happened-to-the-sphinxs-nose

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