Connectez-vous pour enregistrer les articles, suivre votre progression et ajouter des favoris.

𓂀
Abonnez-vous pour bénéficier des playlists

Le Livre de l’Amdouat : douze heures de nuit dans la tombe royale

Écriture & languesÉgyptologieHistoire des religions1 octobre 2026◈ 31 sources vérifiées
Wikimedia Commons
9 min de lecture31 sources vérifiées
L’article complet en PDFAbonnez-vous pour bénéficier du téléchargement PDF

L’Amdouat dit à quoi il sert, et il le dit en rouge. Sur les parois de la chambre funéraire de Thoutmosis III, les titres et les consignes sont tracés à l’encre rouge, le reste à l’encre noire. Connaître ces images, annonce le texte, fait du mort un esprit bien équipé, capable d’entrer dans la Douât et d’en ressortir.

Sept cent quarante et un noms dans l’antichambre

Victor Loret dégage KV 34 en 1898, à la base d’une fente creusée par l’eau, au fond du wadi le plus méridional. La chambre funéraire y a la forme d’un cartouche, plan qu’aucune autre tombe royale ne reprendra.

Le décor ne ressemble à rien de ce qu’on verra plus tard dans la vallée, sauf chez son fils Aménophis II. Sur un fond clair qui imite un rouleau de papyrus déroulé, les dieux sont réduits à des silhouettes filiformes, noires et rouges, et le texte est tracé en hiéroglyphes cursifs, l’écriture réservée aux papyrus religieux. Les trois premières heures occupent la paroi à droite de l’entrée, que flanquent les deux moitiés de la quatrième. Les deux piliers portent les soixante-quatorze formes du dieu solaire empruntées à la Litanie de Rê et le roi allaité par un arbre en qui se personnifie Isis.

La salle à piliers, un étage au-dessus, reçoit un objet sans équivalent connu. Sept cent quarante et une divinités de l’Amdouat y sont alignées colonne par colonne, ennemis exclus, chacune accompagnée d’une torche et d’une étoile. Sur les planches photographiques publiées en 1932 par Paul Bucher, on distingue encore en transparence une figure recouverte et un nom effacé, là où le graveur avait commencé une colonne autrement avant de se reprendre.

Le mur a été corrigé comme on corrige une épreuve.

Le décor de la chambre funéraire n’a sans doute été appliqué qu’après la mort du roi. Thoutmosis III n’y repose plus depuis longtemps. Dépouillée dans l’Antiquité, réemmaillotée sous la XXIᵉ dynastie, sa momie a été retrouvée en 1881 dans la cachette de Deir el-Bahari.

Le soleil entre à l’ouest

Douze heures, douze noms, douze portes. Chaque heure sauf la première se divise en trois registres superposés, et la barque solaire occupe celui du milieu. Le dieu y navigue avec une tête de bélier, parce que le mot égyptien qui désigne le bélier sert aussi à écrire ba, cette part mobile de la personne qu’on traduit faute de mieux par « âme ».

Aux quatrième et cinquième heures, le fleuve disparaît. Le sol devient un désert de sable, le pays de Rosetaou, la barque prend une tête de serpent à chaque extrémité et il faut la haler à la corde. Au terme de la cinquième heure s’ouvre la caverne de Sokar, un ovale posé sur les épaules du dieu-terre Aker et fermé par un visage. À la septième, Apophis attend sur son banc de sable, et le repoussent Isis et un personnage nommé « le Sorcier le plus ancien », en qui Hornung voyait une forme de Seth. Isabelle Régen a montré que les versions tardives de cette heure redistribuent les rôles et confient à Isis la mise à mort du serpent.

À la onzième heure, un serpent porte sur son dos l’Éternité personnifiée et avale les heures déjà passées, figurées par dix étoiles. À la douzième, les dieux halent la barque dans le corps d’un autre serpent, entrent par la queue et ressortent par la gueule. Le soleil en sort sous forme de scarabée, Chou le reçoit et lève le disque à l’horizon oriental.

Minuit, quand Rê rejoint son cadavre

La sixième heure est le fond de la nuit et le centre du livre. Le ba du dieu solaire y rejoint le cadavre d’Osiris, et la lumière se rallume. Au registre du milieu, un serpent à cinq têtes garde le corps du dieu, un scarabée posé sur la tête. Le nom que le texte donne à la forme nocturne de Rê est « Chair ». C’est donc un cadavre qui voyage, et il ne redevient soleil qu’après avoir retrouvé l’autre cadavre.

L’écart avec le Livre des Morts est entier. Celui-ci rassemble des formules sans ordre fixe, où chaque défunt pioche ; l’Amdouat suit une séquence contraignante où l’image fait corps avec le texte, et ce qu’il réclame de son lecteur est une nomenclature.

Orion et Sothis sous un nom d’emprunt

Quatrième heure, registre du bas. Deux rangées de sept têtes surmontées de disques, une étoile sous chacune. Un serpent à trois têtes nommé « Celui qui se meut ». Un dieu qui marche à grandes enjambées et, derrière lui, une déesse immobile à plume d’autruche, nommée Maât. Au-dessus, un disque ailé que la légende appelle Khepri. Hornung a renoncé deux fois à cet ensemble. Dans son commentaire de 1963, il note que la scène a très probablement un sens astronomique, mais qu’on connaît trop mal l’astronomie égyptienne pour la lire ; en 1989, il écrit encore que sa signification demeure obscure.

Alexandra von Lieven a repris le problème en 2022 dans la Zeitschrift für ägyptische Sprache und Altertumskunde, et son argument est d’abord iconographique. Le dieu qui marche adopte une posture rare, bras levé, poing fermé, jambe arrière posée sur la seule pointe du pied, talon décollé ; cette attitude appartient d’ordinaire aux divinités combattantes qui harponnent un ennemi, mais l’arme et l’adversaire manquent ici l’une comme l’autre, et la seule figure qui la prenne régulièrement sans agresser personne est Sah, l’Orion égyptien, tel qu’on le voit dans le champ figuré des horloges stellaires diagonales peintes au Moyen Empire sur des couvercles de cercueils. Dans ces mêmes documents, Orion est suivi de Sopdet, la déesse que les Grecs appelleront Sothis et dont l’étoile principale répond à notre Sirius ; la plume d’autruche que porte ici la déesse nommée Maât entre par ailleurs dans la couronne de Sothis au tableau classique du ciel, le grand document astronomique égyptien. Les quatorze têtes trouvent leur correspondant dans les deux rangées de sept étoiles placées près d’Orion au plafond astronomique de la tombe de Senenmout, où sept étoiles se dressent devant le visage du dieu et sept autres traversent les colonnes suivantes. Le disque ailé, enfin, est qualifié dans la légende de « dieu au plumage bariolé », épithète standard d’Horus d’Edfou, dont la forme astrale est la planète Vénus, visible tantôt le matin tantôt le soir, ce que les Égyptiens savaient. Le catalogue de la salle du dessus garde la trace du même groupe, mais il en déplace un membre et laisse les quatorze têtes anonymes, comme le grand tableau lui-même.

Un trait matériel rapproche encore ces figures. Chez Thoutmosis III, elles sont dessinées en rouge, et il n’existe que deux autres groupes entièrement rouges dans tout l’Amdouat, les quatre dieux qui tiennent des couronnes sur les genoux dans la caverne de Sokar, et l’Éternité de la onzième heure. Les trois scènes comportent des étoiles rouges isolées, qu’aucune divinité ne porte ni ne tient. Von Lieven y voit un rapport avec la mesure du temps.

La plus solide de ces identifications est celle d’Orion, parce que la posture invoquée est rare et qu’elle s’accompagne ailleurs presque toujours d’une arme et d’une victime, absentes ici. Von Lieven ne prétend d’ailleurs pas tout résoudre. Sur la nature du serpent à trois têtes, elle écrit ne rien pouvoir affirmer, et l’identité astronomique des quatorze têtes demeure indéterminée.

Une langue qui fait plus vieille qu’elle n’est

L’Amdouat emploie des formes verbales et un vocabulaire qui paraissent très antérieurs à la XVIIIᵉ dynastie. Alexandra von Lieven en tire, dans son édition du Livre de Nout parue en 2007, une datation de la rédaction. Le moyen égyptien authentique n’était plus, selon elle, une langue de composition au début du Nouvel Empire ; un texte qui l’emploie réellement a donc été écrit avant, puis transmis. Joachim Friedrich Quack défend la même méthode.

Karl Jansen-Winkeln a publié l’objection en 2012. Il accorde le point de départ, puisque certaines formes viennent probablement de textes de l’Ancien Empire. Mais, examinés de près, la plupart diffèrent des textes authentiquement anciens par la graphie, par la syntaxe ou par la fréquence d’emploi. Sa conclusion est qu’on a imité l’ancien pour faire ancien, et que l’Amdouat a été composé au Nouvel Empire dans une langue archaïsante. Daniel Werning a passé la méthode au crible l’année suivante, et Mark Smith s’est rangé du même côté en 2017.

Le camp adverse garde deux appuis, et ils ne sont pas faibles. Jansen-Winkeln concède lui-même qu’une partie du matériau remonte probablement à des textes anciens, ce qui laisse entière la question d’un substrat plus vieux que le manuscrit. Et l’astronomie de la quatrième heure rattache l’Amdouat au tableau classique du ciel, dont les plus anciens témoins connus datent de la XIIᵉ dynastie et dont Quack fait remonter les décans à l’Ancien Empire.

L’archéologie déplace la borne sans trancher la question. Khaled Abdel Ghany a soutenu en 2016 que les dalles de calcaire inscrites retrouvées dans les tombes de Thoutmosis Iᵉʳ et d’Hatchepsout forment un exemplaire unique, provenant de la seule KV 38. Entre 2022 et 2023, le projet qu’il dirige dans cette tombe a récupéré des fragments d’enduit de terre tombés des parois, qui appartiennent aux quatrième, huitième et neuvième heures, et la neuvième n’y avait jamais été signalée.

La version attestée recule d’une génération. La date de rédaction ne bouge pas.

Un rouleau entre les jambes d’Henettaouy

Pendant tout le Nouvel Empire, un seul particulier a fait copier l’Amdouat dans sa tombe. C’est Ouseramon, vizir sous Hatchepsout et Thoutmosis III, qui en a retenu les troisième et quatrième heures. Toutânkhamon, lui, réduit le livre à une file de douze babouins prélevée sur la première heure. À partir de son règne, les hiéroglyphes cursifs cèdent la place aux hiéroglyphes ordinaires, le plus souvent peints en couleur.

Vers 1070 avant notre ère, le livre quitte la tombe royale. Les prêtres d’Amon et leurs familles l’emportent sur papyrus et sur cercueil. Henettaouy, fille d’Isetemkheb, a été enterrée à Deir el-Bahari avec un rouleau de 139 centimètres serré entre les jambes de sa momie ; la feuille porte la dixième heure, et un blanc à gauche, là où le scribe avait peut-être prévu d’en ajouter d’autres. Le musée de Turin en conserve dix-huit, arrivés en 1824 avec la collection Drovetti et restés presque inconnus deux siècles durant, dont Enrico Pozzi a donné la première présentation d’ensemble en 2024.

Le livre tient ensuite un millénaire de plus, et Isabelle Régen en a suivi la transmission jusqu’à la Basse Époque, par les extraits gravés dans la tombe d’Osorkon II à Tanis et par la tombe thébaine de Padiaménopé. Le sarcophage de Nectanébo II, taillé dans un conglomérat vert, porte à l’extérieur des textes tirés de six heures du livre. Le roi ne s’en est jamais servi, ayant fui vers la Nubie après l’invasion perse de 343. On l’a retrouvé dans la mosquée al-Attarine d’Alexandrie, où il servait de bassin d’ablutions, douze trous de vidange percés près de sa base et les figures de l’intérieur mangées par l’eau. En février 2025, une mission égypto-britannique a identifié à l’ouest de la Vallée des Rois la tombe de Thoutmosis II, dont les fragments d’enduit tombés portent un plafond bleu semé d’étoiles jaunes et des passages de l’Amdouat.

La documentation, elle, n’a pas suivi. En 2022, von Lieven voulait savoir si une étoile rouge isolée, présente dans la cinquième heure chez Thoutmosis III et absente chez Aménophis II, figurait dans d’autres exemplaires ; faute de reproductions publiées, elle a dû s’arrêter là. Pour un livre dont tout l’argument est qu’il faut voir les images, la référence photographique demeure le volume en noir et blanc que Paul Bucher a fait paraître au Caire en 1932.

Pour aller plus loin

Le dossier croise le Livre des Portes, composition sœur bâtie sur la même partition en douze heures, et la Litanie de Rê, dont la plus ancienne version connue occupe les piliers de la même chambre funéraire. Il rejoint aussi la cachette de Deir el-Bahari, où les prêtres de la XXIᵉ dynastie ont regroupé les momies royales de la vallée.

Se connecter pour enregistrer
Se connecter pour enregistrer

Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Livre de l’Amdouat, version longue, version abrégée et catalogue des 741 divinités, parois de la chambre funéraire et de la salle à piliers tombe de Thoutmosis III, KV 34, Vallée des Rois, Thèbes ouest
  2. Livre de l’Amdouat, parois de la chambre du sarcophage tombe d’Aménophis II, KV 35, Vallée des Rois
  3. Première heure de l’Amdouat, file de douze babouins, paroi ouest de la chambre funéraire tombe de Toutânkhamon, KV 62, Vallée des Rois
Voir les 28 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Troisième et quatrième heures de l’Amdouat tombe du vizir Ouseramon, TT 61, Cheikh Abd el-Gournah, Thèbes ouest
  2. Fragments de dalles de calcaire et d’enduit de terre portant l’Amdouat, heures 4, 8 et 9 tombe de Thoutmosis Iᵉʳ, KV 38, Vallée des Rois
  3. Papyrus d’Amdouat d’Henettaouy, fille d’Isetemkheb, papyrus et encre, 139 × 23,5 cm, tombe MMA 60, Deir el-Bahari, vers 990-970 avant notre ère Metropolitan Museum of Art, New York, 25,3.28
  4. Papyrus funéraire de Padiimenet, fragment, 26 × 40,5 cm, encre noire et rouge, version très abrégée de la douzième heure musée du Louvre, N 3139
  5. Sarcophage de Nectanébo II, conglomérat, extraits des heures 1, 2, 3, 6, 8 et 9 de l’Amdouat, réemployé comme bassin d’ablutions à la mosquée al-Attarine d’Alexandrie British Museum, Londres, EA 10

Bibliographie

  1. Erik Hornung, *Das Amduat. Die Schrift des verborgenen Raumes*, Ägyptologische Abhandlungen 7, Wiesbaden, 1963 Otto Harrassowitz
  2. Erik Hornung, *Texte zum Amduat*, 3 vol., Aegyptiaca Helvetica 13-15, Genève, 1987-1994 Aegyptiaca Helvetica
  3. Erik Hornung, Theodor Abt et David Warburton, *The Egyptian Amduat. The Book of the Hidden Chamber*, Zurich, 2007, 444 p. Living Human Heritage Publications
  4. Paul Bucher, *Les textes des tombes de Thoutmosis III et d’Aménophis II*, Mémoires publiés par les membres de l’Institut français d’archéologie orientale 60, Le Caire, 1932 Institut français d’archéologie orientale
  5. Gustave Jéquier, *Le livre de ce qu’il y a dans l’Hadès. Version abrégée, publiée d’après les papyrus de Berlin et de Leyde*, Bibliothèque de l’École des hautes études 97, Paris, 1894 Bibliothèque de l’École des hautes études
  6. Alexandra von Lieven, « Amduat und Klassisches Himmelsbild (zu Amduat 325-328, 396-399 und 757-758) », *Zeitschrift für ägyptische Sprache und Altertumskunde* 149 (1), 2022, p. 106-121, DOI 10,1515/zaes-2021-0015 De Gruyterhttps://doi.org/10.1515/zaes-2021-0015
  7. Alexandra von Lieven, *Grundriss des Laufes der Sterne. Das sogenannte Nutbuch*, The Carlsberg Papyri 8, CNIP 31, Copenhague, 2007 Carsten Niebuhr Institute, université de Copenhague
  8. Karl Jansen-Winkeln, « Zu Sprache und Datierung des Amduat », *The Journal of Egyptian Archaeology* 98, 2012, p. 87-106, DOI 10,1177/030751331209800106 Egypt Exploration Societyhttps://doi.org/10.1177/030751331209800106
  9. Daniel A. Werning, « Linguistic Dating of the Netherworld Books Attested in the New Kingdom. A Critical Review », dans Gerald Moers et alii (dir.), *Dating Egyptian Literary Texts*, Lingua Aegyptia Studia Monographica 11, Hambourg, 2013, p. 237-281 Widmaier Verlag
  10. Mark Smith, *Following Osiris. Perspectives on the Osirian Afterlife from Four Millennia*, Oxford, 2017, p. 245-246 Oxford University Press
  11. Khaled Abdel Ghany, « Die königlichen Amduat-Fragmente vor der Regierungszeit Thutmosis’ III. », *Zeitschrift für ägyptische Sprache und Altertumskunde* 143 (1), 2016, p. 5-21, DOI 10,1515/zaes-2016-0002 De Gruyterhttps://doi.org/10.1515/zaes-2016-0002
  12. Isabelle Régen, « Menkhéperrê A, Padiaménopé (TT 33) et Nectanébo II. La transmission du Livre de l’Amdouat de la Troisième Période intermédiaire à la Basse Époque », *Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale* 120, 2020, p. 357-391, DOI 10,4000/bifao.7381 Institut français d’archéologie orientalehttps://doi.org/10.4000/bifao.7381
  13. Isabelle Régen, « Quand Isis met à mort Apophis. Variantes tardives de la 7e heure de l’Amdouat », dans Christophe Thiers (dir.), *Documents de théologies thébaines tardives 3*, Cahiers Égypte nilotique et méditerranéenne 13, Montpellier, 2015, p. 247-271 Université Paul-Valéry Montpellier
  14. Enrico Pozzi, « The Amduat Papyri in the Museo Egizio. Tradition and Innovation Between the Twenty-first and Twenty-second Dynasties », *Rivista del Museo Egizio* 8, 2024, p. 88-112, DOI 10,29353/rime.2024,5828 Museo Egizio, Turinhttps://doi.org/10.29353/rime.2024.5828
  15. Barbara A. Richter, « The Amduat and Its Relationship to the Architecture of Early 18th Dynasty Royal Burial Chambers », *Journal of the American Research Center in Egypt* 44, 2008, p. 73-104 American Research Center in Egypt

Sources en ligne

  1. « KV 34 Thutmes III » Theban Mapping Projecthttps://thebanmappingproject.com/tombs/kv-34-thutmes-iii
  2. « « Amduat » Papyrus of Henettawy, daughter of Isetemkheb », notice 25,3.28 The Metropolitan Museum of Arthttps://www.metmuseum.org/art/collection/search/551100
  3. « papyrus funéraire », notice de l’objet N 3139 Musée du Louvre, site des collectionshttps://collections.louvre.fr/ark:/53355/cl010017074
  4. « bath-tub ; sarcophagus ; religious/ritual vessel », notice de l’objet EA 10 The British Museumhttps://www.britishmuseum.org/collection/object/Y_EA10
  5. « Amduat », notice de glossaire Global Egyptian Museumhttps://www.globalegyptianmuseum.org/glossary.aspx?id=48
  6. « Documentation and Conservation of the Amduat Fragments from the Tomb of Thutmose I (KV 38) » American Research Center in Egypthttps://arce.org/project/documentation-and-conservation-amduat-fragments-tomb-thutmose-i-kv-38/
  7. « Untersuchungen zur Religionsgeschichte der frühen 18. Dynastie : Dokumentation und Konservierung der Amduat-Exemplare aus dem Grab von Thutmosis I. (KV 38) » Georg-August-Universität Göttingenhttps://www.uni-goettingen.de/de/untersuchungen+zur+religionsgeschichte+der+fr%C3%BChen+18.+dynastie/648291.html
  8. « Why Thutmose II’s tomb is Egypt’s biggest « Valley of the Kings » discovery in a century » National Geographichttps://www.nationalgeographic.com/history/article/thutmose-ii-tomb-egypt-valley-of-the-kings
La lettre

Vous avez aimé cet article ?

Les nouveaux récits de l’encyclopédie et l’enquête du moment.