Vingt-sept colonnes de hiéroglyphes racontent la vieillesse de Rê, la révolte des hommes et leur massacre dans la tombe de Séthi Ier, et près de soixante-dix autres la suite. Le texte y couvre les quatre murs d’une petite salle ouverte sur la chambre du sarcophage, en quatre-vingt-quinze colonnes. Après le massacre, il réorganise le monde, explique comment peindre une vache, prescrit des purifications et énumère les manifestations des dieux.
Le titre moderne le plus répandu n’en retient que le début.
Cinq tombes royales et deux papyrus de Turin
La plus ancienne copie connue n’est pas gravée dans la roche. Elle court à l’intérieur de la plus grande des quatre chapelles de bois doré emboîtées autour du sarcophage de Toutânkhamon, dans la tombe KV 62, sous forme d’extraits répartis entre la paroi gauche et celle du fond. Sous la XIXᵉ dynastie, Séthi Ier (KV 17) et Ramsès II (KV 7) consacrent au texte une salle annexe entière, à droite de l’entrée de la chambre funéraire, et Ramsès III (KV 11) reprend le dispositif au début de la XXᵉ. Ramsès VI (KV 9) n’en garde qu’un épisode, logé dans une niche de couloir. Deux papyrus hiératiques du musée Égyptien de Turin, Cat. 1826 et Cat. 1982, en recopient des passages à la fin du Nouvel Empire ; ils viennent probablement du village des artisans de Deir el-Médina, provenance que la fiche du musée assortit d’un point d’interrogation.
Ce petit ensemble se réduit vite à l’examen. Seule la version de Séthi Ier est complète, avec ses rubriques rituelles et ses trois vignettes, alors que celle de Toutânkhamon choisit des épisodes. Les versions de Séthi Ier et de Ramsès II sont si proches par l’orthographe qu’elles ont probablement été copiées sur le même manuscrit, sans doute par le même atelier. En 1941, Charles Maystre, auteur de la première édition synoptique des versions murales, trouve l’exemplaire de Ramsès III entièrement détruit, alors qu’il n’était qu’en partie abîmé un demi-siècle plus tôt, et ne retrouve pas les estampages qu’Édouard Naville disait en avoir tirés. La tombe de Ramsès II était à la même époque en partie remblayée. On lit donc ce texte, pour l’essentiel, dans une seule salle de la Vallée des Rois, celle de KV 17.
Naville, premier traducteur du texte dans une langue moderne, travaillait justement sur cette version, et il intitula en 1875 son article « La destruction des hommes par les dieux ». Le titre a fait souche sous sa forme anglaise, Destruction of Mankind. On lui préférera celui de Livre de la Vache du Ciel, employé par Maystre dès 1941 et repris en allemand par Erik Hornung dans l’édition de référence de 1982, parce qu’il couvre l’ensemble du texte quand l’autre n’en nomme qu’un peu plus du quart.
« Qu’il descende en Hathor »
Le récit commence au temps où Rê règne ensemble sur les dieux et sur les hommes. Le dieu a vieilli ; ses os sont d’argent, sa chair d’or, ses cheveux de lapis-lazuli. Les hommes, sortis de son Œil selon le texte, complotent contre lui. Rê fait venir en secret Shou, Tefnout, Geb et Nout, les pères et les mères qui l’entouraient à l’origine, et Noun, l’océan primordial dont il est issu, pour que les comploteurs ne se doutent de rien. Ceux-ci ont déjà fui au désert. Le conseil propose de lancer contre eux l’Œil du dieu, « qu’il descende en Hathor ». La déesse rentre le soir, ayant tué, et dit que ce fut doux à son cœur. Rê annonce qu’il prendra le pouvoir sur les hommes en roi, et le texte, jouant sur le verbe « être puissant », fait naître de cette scène Sekhmet, la Puissante, promise à patauger dans le sang des hommes jusqu’à Héracléopolis.
Dans la nuit, Rê réunit des messagers rapides « comme l’ombre d’un corps » et les envoie à Éléphantine, à la première cataracte, d’où ils rapportent du djedi en quantité. À Héliopolis, un personnage que le texte appelle « le Tressé » broie le minéral pendant que des servantes concassent l’orge ; mêlé à la purée de bière, le djedi lui donne la couleur du sang humain, et l’on remplit sept mille cruches. Rê se lève au milieu de la nuit pour faire répandre ce somnifère, et les champs sont inondés sur trois paumes de hauteur. Au matin, la déesse trouve les champs pleins, s’en réjouit, boit, et revient ivre sans avoir aperçu les hommes. Rê l’accueille comme « la gracieuse », et le texte tire de ce mot l’origine des belles femmes d’Imaou, la Momemphis des Grecs.
Le mot djedi a longtemps égaré les traducteurs. Au XIXᵉ siècle, on l’a rendu par « mandragores », sur la foi d’une ressemblance avec un terme hébreu de la Genèse, et l’erreur a nourri des spéculations sur une plante soporifique glissée dans la bière. Une étude parue en 1904 a montré qu’il s’agissait d’un minéral, et le dictionnaire en ligne Thesaurus Linguae Aegyptiae traduit aujourd’hui le mot par « hématite » ou « ocre rouge ». Le texte n’en appelle pas moins somnifère le breuvage obtenu, sans qu’on sache à quoi tenait cette vertu.
La bière rougie a aussi une existence hors du livre. À Karnak, le calendrier ptolémaïque gravé sur la porte d’entrée du temple de Mout mentionne, pour la fête de la Vallée, une bière teintée au djedi qui doit apaiser la colère de la déesse. Dans le même enclos, l’équipe de l’université Johns Hopkins dirigée par Betsy Bryan a dégagé entre 2004 et 2007 les tambours de colonnes d’un portique « de l’ivresse » qu’Hatchepsout et le jeune Thoutmosis III avaient dédié à Mout, dame d’Ishérou. Bryan tient le lien entre le mythe et ces fêtes de l’ivresse pour difficilement contestable, tout en relevant qu’il se mêle à un autre récit, celui de la déesse lointaine, partie vers la Nubie et qu’il faut ramener en Égypte. À Dendara, sous les Ptolémées, la fête de l’Ivresse d’Hathor tombe le 20 du premier mois de la saison de l’inondation. Nadine Guilhou, dans la ligne d’un article de Philippe Derchain paru en 1978, propose d’y lire une explication calendaire du mythe. Le massacre figurerait la chaleur et les épidémies de la fin de l’année égyptienne, en particulier des cinq jours épagomènes, ajoutés aux douze mois et réputés dangereux, et la bière rouge l’eau chargée de limon rouge de la première crue, qui ouvre l’année nouvelle. La lecture rassemble bien des données dispersées, mais ses appuis les plus explicites restent ptolémaïques, postérieurs d’un millénaire environ aux copies royales de la Vallée des Rois.
Rê monte sur le dos de Nout
Le massacre arrêté, Rê se dit trop las pour demeurer parmi les hommes. Nout se change en vache et prend le dieu sur son dos, puis s’élève jusqu’à devenir le ciel ; Shou, le dieu de l’air, se place sous elle et sépare ainsi le ciel de la terre. Un passage lacunaire montre des hommes revenus du désert avec des arcs pour frapper les ennemis du dieu, et la restitution courante y lit l’origine des tueries entre humains [À VÉRIFIER]. Dans les tombes, la vignette occupe le mur qui fait face à l’entrée de la salle. La vache regarde vers la gauche, le ventre semé d’étoiles ; Shou la soutient à bras levés, deux dieux Heh tiennent chacune de ses pattes, et deux barques solaires glissent sous elle. La rubrique suivante décrit en détail l’exécution de ce dessin, ce qui en fait un élément du rite au même titre que la récitation.
Rê organise ensuite son absence. Il appelle Geb, le dieu de la terre, et lui confie avec Osiris la garde des serpents qui vivent dans les buttes et dans l’eau. Il fait de Thot son vizir et son remplaçant, et le texte en tire la lune, qui brille quand le soleil est passé dans l’au-delà nocturne, la Douat. La dernière partie quitte le récit pour l’incantation. Rê y parle à la première personne, déclarant avoir fait le ciel pour y installer les ba des dieux, puis le texte répartit ces ba, manifestations visibles des dieux, entre les êtres et les phénomènes du monde. Dans la tombe de Ramsès VI, la formule remplace ce « je » par le nom du roi, qui devient Rê lui-même, de sorte que l’officiant qui la récitait identifiait le souverain défunt au soleil.
Erik Hornung a sous-titré son édition « étiologie de l’imparfait », l’étiologie étant le récit qui explique l’origine d’un état de choses. La formule résume l’économie du texte. Le monde tel que les Égyptiens le connaissent, avec un ciel séparé de la terre, des dieux lointains, une nuit dangereuse et des hommes enclins à la révolte, y procède d’un échec du créateur. Guilhou insiste sur un point précis : le mal y est imputé aux hommes, jamais au dieu, et pour l’extirper Rê devrait détruire sa propre création, si bien qu’il choisit de séparer les étages du monde. La nature du texte se discute aussi. Miriam Lichtheim l’a rangé en 1976 parmi les contes de son anthologie et n’en a traduit que l’épisode de la révolte, en trois pages. Guilhou objecte que le récit est inséparable de ses rubriques, qui en commandent la forme et le choix des épisodes, et le lit comme un texte rituel, efficace par sa seule présence dans la tombe. La position de Lichtheim garde un appui solide, que Guilhou reconnaît elle-même, puisque la partie narrative suit le schéma du conte populaire.
Une langue entre deux états
Le Thesaurus Linguae Aegyptiae classe la langue du texte en moyen égyptien classique mêlé de tournures néo-égyptiennes, c’est-à-dire de la langue parlée au Nouvel Empire. Ce mélange porte tout le débat de datation. En 1998, Guilhou relève dans la rubrique finale une négation construite d’une manière intermédiaire entre la forme classique et la forme néo-égyptienne, et conclut à une rédaction pendant la Deuxième Période intermédiaire, entre 1650 et 1550 av. J.-C. environ, en précisant que le récit lui-même peut être plus ancien que sa mise par écrit.
En 2000, Anthony Spalinger s’appuie sur les formes verbales du récit et place la rédaction entre le début de la XVIIIᵉ dynastie et l’époque amarnienne, qui précède immédiatement le règne de Toutânkhamon. Guilhou reprend cette fourchette dans sa notice de 2010. Les deux propositions situent la rédaction avant la plus ancienne copie conservée, et les rois ramessides n’auraient fait que recopier un texte déjà fixé.
Plusieurs motifs du livre circulaient bien avant. La formule 1130 des Textes des Sarcophages, gravés sur les cercueils du Moyen Empire, rattache déjà le mal à la révolte des hommes ; l’Enseignement pour Mérikarê évoque la répression d’une rébellion contre le dieu ; les dieux Heh paraissent aux côtés de Shou dans un groupe de formules des mêmes Textes des Sarcophages, le livre de Shou. Aucun manuscrit du récit suivi n’est antérieur à la chapelle de Toutânkhamon. On ne sait donc pas si ces éléments formaient déjà une histoire continue au Moyen Empire, ou si un rédacteur les a assemblés plus tard.
Une fête peut précéder le récit qui l’explique aussi bien que le suivre, et le portique d’Hatchepsout, antérieur d’environ un siècle et demi à la chapelle de Toutânkhamon, laisse la question entière.
Musée Calvet, inventaire A 8
Le musée Calvet d’Avignon conserve un bloc de calcaire de 55 centimètres sur 40,5, inventorié A 8, qui porte quatre colonnes de hiéroglyphes en relief peint. On l’avait pris pour un texte biographique venu d’une tombe ramesside, et le catalogue du musée paru en 1985 s’en servait surtout pour expliquer l’écriture hiéroglyphique. En 1998, Guilhou y a reconnu la rubrique finale du Livre de la Vache céleste, qui promet au défunt d’entrer à la tête des Glorifiés sans qu’aucune faute commise sur terre puisse être retenue contre lui. Les trois premières colonnes recoupent la version de Toutânkhamon, laquelle s’arrête au bord de la paroi.
Sa provenance résiste. Le lin finement plissé que portent les personnages hiéroglyphiques et le dessin des signes le rapprochent de la tombe de Séthi Ier, mais la version de Séthi Ier s’arrête au bas du mur, à gauche de l’entrée, et la salle n’a plus la place des sept ou huit colonnes manquantes ; seul le jambage gauche de la porte, nu et marqué de traces d’arrachement, pourrait les avoir portées. La version de Ramsès II s’interrompt bien plus tôt, avec les fonctions de Thot, et ne comporte pas cette rubrique. En 1998, Guilhou concluait qu’aucune hypothèse n’était entièrement satisfaisante ; en 2010, elle attribue le bloc, selon toute vraisemblance, à la tombe de Séthi Ier. Sa quatrième colonne, qui semble avoir été la dernière du livre, n’a d’équivalent dans aucune autre copie, et son éditrice la jugeait en 1998 impossible à traduire.
Pour aller plus loin
Le récit babylonien d’Atrahasis met lui aussi en scène des dieux décidés à supprimer les hommes, cette fois par le déluge. La figure d’Hathor, vache nourricière et lionne furieuse, et les autres livres funéraires de la Vallée des Rois, comme l’Amdouat ou le Livre des Portes, prolongent cette lecture.
On présente souvent ce texte égyptien comme l’histoire d’un dieu qui extermine les hommes. Des artisans l’ont recopié dans plusieurs tombes de pharaons, dans la Vallée des Rois, près de l’actuelle Louxor. Il raconte une époque où le soleil, le dieu Rê, vivait encore sur terre. Le massacre n’en occupe pourtant que le début, et la suite, bien plus longue, raconte autre chose.
Un dieu vieilli et une fille redoutable
Au début du récit, Rê règne à la fois sur les dieux et sur les hommes. Mais il a vieilli. Le texte dit que ses os sont devenus d’argent et sa chair d’or. Les hommes en profitent pour comploter contre lui, et Rê réunit les autres dieux en secret.
Ce conseil lui suggère d’envoyer contre les comploteurs son Œil, sous la forme de sa fille, la déesse Hathor. Les rebelles se sont cachés dans le désert. La déesse les y retrouve et les massacre.
Le soir, Hathor revient en disant que tuer lui a plu. Le texte lui donne alors un nouveau nom, Sekhmet, qui veut dire la Puissante. Sa tuerie doit continuer.
Sept mille cruches de bière rouge
Rê ne veut plus voir mourir les hommes. Il prépare donc une ruse pour arrêter sa fille. Ses messagers courent jusqu’à Éléphantine, près de la première cataracte du Nil.
Ils en rapportent une pierre rouge que l’on broie en poudre. Les spécialistes l’appellent aujourd’hui hématite. Des servantes préparent de la bière d’orge, et l’on y verse cette poudre. Le mélange prend la couleur du sang. Il remplit sept mille cruches.
En pleine nuit, Rê fait répandre la bière sur les champs. La bière y monte à trois paumes. Quand le jour se lève, la déesse découvre ce lac rouge et le boit avec plaisir. Elle rentre ivre, sans avoir revu un seul homme.
Cette bière rouge se retrouve aussi dans les temples. À Karnak, Hatchepsout a dédié à la déesse Mout un portique pour des fêtes de l’ivresse. Le lien avec le récit paraît fort. Personne ne sait pourtant lequel des deux est venu en premier.
Une vache qui devient le ciel
Après cette nuit, Rê se sent trop las pour rester parmi les hommes. La déesse du ciel, Nout, se change alors en vache. Le dieu monte sur son dos, et elle s’élève jusqu’à devenir le ciel lui-même.
Les tombes montrent cette grande vache. Son ventre est couvert d’étoiles, et des barques du soleil glissent dessous. Un dieu la soutient à bras levés, et deux autres tiennent chacune de ses pattes. Le texte explique même comment dessiner l’animal pendant le rite funéraire.
Le dieu parti, il faut organiser son absence. La garde de la terre et de ses serpents revient à d’autres dieux. Thot devient le remplaçant de Rê et brille la nuit sous la forme de la lune.
Une spécialiste, Nadine Guilhou, souligne un point du récit. Le mal vient toujours des hommes, jamais du dieu. Pour le faire disparaître, Rê devrait détruire tout ce qu’il a créé. Il préfère s’éloigner, et le monde garde depuis un ciel séparé de la terre.
Un texte qui garde ses secrets
On connaît le récit complet grâce à une seule tombe, celle du roi Séthi. Les autres copies sont partielles, abîmées ou détruites. La plus ancienne se trouve sur une chapelle de bois doré de Toutânkhamon.
Sa date de rédaction reste discutée. Sa langue mêle l’égyptien classique et la langue parlée plus tard. Pour une spécialiste, il a été écrit un peu avant le Nouvel Empire. Pour un autre, il date du début de cette période. Aucune copie plus ancienne n’a été retrouvée pour trancher.
Les spécialistes discutent aussi de sa nature. Une traductrice l’a classé parmi les contes. D’autres y voient un texte rituel, fait pour agir dans la tombe. Ses dernières formules faisaient d’ailleurs du roi mort l’égal du soleil.
À Avignon, le musée Calvet conserve un bloc de calcaire venu d’une tombe royale. Sa dernière colonne de signes porte peut-être la fin du livre, et la spécialiste qui l’a reconnue la jugeait en 1998 impossible à traduire.
Ceux qui veulent aller au fond trouveront dans la version complète l’inventaire des cinq tombes et des deux papyrus de Turin, et l’histoire d’un mot mal lu qui a fait croire à une bière aux mandragores.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Livre de la Vache céleste, extraits sur les parois intérieures gauche et du fond de la plus grande des quatre chapelles de bois doré de Toutânkhamon tombe KV 62, Vallée des Rois
- Livre de la Vache céleste, version de Séthi Ier, 95 colonnes et trois vignettes, salle M (chambre Je du Theban Mapping Project) tombe KV 17, Vallée des Rois
- Versions de Ramsès II (KV 7, salle L) et de Ramsès III (KV 11, salle X, aujourd’hui détruite) Vallée des Rois
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Sources primaires (suite)
- Version abrégée de Ramsès VI, section des ba, niche de couloir tombe KV 9, Vallée des Rois
- Papyrus hiératique Cat. 1982, verso, 8 lignes (section des ba), XXᵉ dynastie, provenance supposée Deir el-Médina, acquis de Bernardino Drovetti en 1824 [Museo Egizio, Turin](https://collezionepapiri.museoegizio.it/en-GB/document/137
- Papyrus hiératique Cat. 1826, fin du Nouvel Empire Museo Egizio, Turin
- Fragment de relief en calcaire peint, 55 × 40,5 cm, quatre colonnes de la rubrique finale, époque ramesside Musée Calvet, Avignon, inv. A 8
- Textes des Sarcophages, formule 1130 et formules 75-83 (livre de Shou) cercueils du Moyen Empire
- Enseignement pour Mérikarê, manuscrit E, lignes 133-134
- Calendrier des fêtes de la porte d’entrée du temple de Mout, époque ptolémaïque Karnak, Louxor
Bibliographie
- Édouard Naville, « La destruction des hommes par les dieux », *Transactions of the Society of Biblical Archaeology* 4, 1875, p. 1-19 Society of Biblical Archaeology
- G. Elliot Smith, *The Evolution of the Dragon*, Manchester, 1919, chapitre « The Mandrake », p. 192-195 (histoire de la lecture « mandragores » et de sa réfutation en 1904) Manchester University Press
- Charles Maystre, « Le livre de la Vache du Ciel dans les tombeaux de la Vallée des Rois », *Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale* 40, 1941, p. 53-115 [Institut français d’archéologie orientale](https://www.ifao.egnet.net/bifao/040/03/
- Alexandre Piankoff, *Les chapelles de Tout-Ankh-Amon*, 2 vol., Mémoires de l’IFAO 72, Le Caire, 1951-1952 Institut français d’archéologie orientale
- Miriam Lichtheim, *Ancient Egyptian Literature, vol. II : The New Kingdom*, Berkeley, 1976, « The Destruction of Mankind », p. 197-199 University of California Press
- Philippe Derchain, « En l’an 363 de Sa Majesté le Roi de Haute et Basse Égypte Râ-Harakhty vivant par-delà le temps et l’espace », *Chronique d’Égypte* 53, 1978, p. 48-56 Fondation égyptologique Reine Élisabeth
- Erik Hornung, *Der ägyptische Mythos von der Himmelskuh. Eine Ätiologie des Unvollkommenen*, Orbis Biblicus et Orientalis 46, Fribourg et Göttingen, 1982, xii-129 p. ; 2e édition 1991 Universitätsverlag Freiburg et Vandenhoeck & Ruprecht
- Nadine Guilhou, *La vieillesse des dieux*, Orientalia Monspeliensia 5, Montpellier, 1989 Université Paul-Valéry-Montpellier 3
- Nadine Guilhou, « Un nouveau fragment du Livre de la Vache céleste », *Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale* 98, 1998, p. 197-213 [Institut français d’archéologie orientale](https://www.ifao.egnet.net/bifao/98/10/
- Anthony Spalinger, « The Destruction of Mankind : A Transitional Literary Text », *Studien zur Altägyptischen Kultur* 28, 2000, p. 257-282 [Helmut Buske Verlag, notice JSTOR](https://www.jstor.org/stable/25152827
- Sylvie Cauville, *Dendara. Les fêtes d’Hathor*, Orientalia Lovaniensia Analecta 105, Louvain, 2002 Peeters
- Nadine Guilhou, « Myth of the Heavenly Cow », dans Jacco Dieleman et Willeke Wendrich (dir.), *UCLA Encyclopedia of Egyptology*, Los Angeles, 2010 [University of California, eScholarship](https://escholarship.org/uc/item/2vh551hn
Sources en ligne
- [« Myth of the Heavenly cow », notice du papyrus Cat.1982]( Museo Egizio, Turin Papyrus Online Platformhttps://collezionepapiri.museoegizio.it/en-GB/document/137
- [« Destruction of mankind », translittération et traduction de Mark-Jan Nederhof]( University of St Andrewshttps://sites.cs.st-andrews.ac.uk/people/mn31/egyptian/texts/corpus/pdf/DestructionMankind.pdf
- [« Das Buch von der Himmelskuh (oder : Die Vernichtung des Menschengeschlechts) », version de Toutânkhamon]( Thesaurus Linguae Aegyptiae, Berlin-Brandenburgische Akademie der Wissenschaftenhttps://thesaurus-linguae-aegyptiae.de/text/62AD3D3IY5EMTHDDJZ5UV42RWM
- [« Das Buch von der Himmelskuh », version de Ramsès VI]( Thesaurus Linguae Aegyptiaehttps://thesaurus-linguae-aegyptiae.de/text/ENW4HOGRDVHFFB4UNYYQZQ4ZKY
- [« dd (Lemma ID 177900) », entrée hématite, ocre rouge]( Thesaurus Linguae Aegyptiaehttps://thesaurus-linguae-aegyptiae.de/lemma/177900
- [« The Altered State of Religion : Sekhmet and Ritual Revelries in the Reign of Amenhotep III », transcription de la conférence de Betsy Bryan, 30 septembre 2020]( American Research Center in Egypthttps://arce.org/wp-content/uploads/files-imported/documents/Bryan%20Transcript.pdf













