Cinq mille hommes au total, dont trois mille cent désignés par un nom de peuple. Le compte figure dans le papyrus Anastasi I, un texte d’entraînement des scribes de l’armée égyptienne du Nouvel Empire, copié à l’époque ramesside et conservé au British Museum sous le numéro EA 10247. Le scribe Hori y met au défi son collègue Amenemopé de ravitailler une troupe envoyée au Djahy, en Syro-Palestine, qui aligne 1 900 archers, 520 Shardanes, guerriers d’origine maritime, 1 600 Qehek et 100 Meshwesh, deux peuples libyens, et 880 Nubiens.
Amon ouvre la marche, Seth est encore sur la route
Les quatre colonnes de Kadech sont les divisions égyptiennes les mieux documentées, parce que Ramsès II a fait graver le récit de sa campagne de l’an 5 sur les murs d’Abou Simbel, de Louxor, du Ramesseum, de Karnak et d’Abydos. Chacune porte le nom d’un dieu, Amon, Rê, Ptah ou Seth. Le texte que les égyptologues appellent le Bulletin les saisit au moment où tout se dérègle. La division d’Amon suit le roi, qui vient d’atteindre Kadech ; celle de Rê franchit un gué au sud de la ville de Shabtouna ; celle de Ptah se trouve au sud d’Arnaïm ; celle de Seth chemine encore sur la route. En pleine traversée, Rê reçoit le choc des chars hittites, qui atteignent ensuite le camp royal.
Pour désigner ces corps, l’égyptien emploie le mot mšꜥ, que l’on traduit par « armée ». On gagnerait d’ailleurs à dire « corps » plutôt que « division », parce que le même mot désigne aussi, dans les inscriptions d’expédition, les équipes d’ouvriers placées sous un « général des monuments du roi ». L’armée du pharaon était sa première réserve de main-d’œuvre, et son vocabulaire le garde.
Ce découpage en quatre n’apparaît qu’assez tard. Une cinquantaine d’années avant Kadech, le décret d’Horemheb mentionne deux « régiments de l’armée », l’un dans le Nord, l’autre dans le Sud, que le roi accuse de prélever indûment des peaux de bêtes sur la population. Entre les deux règnes, les sources manquent pour dire si le système à quatre corps sort d’une réforme ou d’additions successives. Ramsès III, d’après le grand papyrus Harris, ajoutera une autre strate en installant les captifs épargnés par son épée dans des forteresses à son nom, sous l’autorité de commandants de troupe et de chefs de tribu.
Le grade de ṯꜣy-sryt
L’échelle des grades a été reconstituée à partir des titres que les officiers faisaient graver sur leurs stèles, leurs statues et les parois de leurs tombes. Raymond Faulkner en a proposé une synthèse en 1953, Alan Schulman une étude systématique en 1964, et Pierre-Marie Chevereau a publié en 1994 la prosopographie des cadres militaires du Nouvel Empire, c’est-à-dire le répertoire nominatif des officiers connus. À la base, le simple soldat est un wꜥw. Au-dessus vient le porte-étendard, ṯꜣy-sryt, grade apparu au début de la XVIIIᵉ dynastie, qui commande sur le terrain une unité d’infanterie appelée sꜣ et peut aussi mener un contingent embarqué. Andrea Gnirs relève plusieurs biographies où un simple soldat monte jusqu’à ce grade, puis jusqu’à celui de commandant de troupe, ḥry-pḏt, ou de maître d’écurie, ḥry-iḥw. Les carrières purement militaires restaient cantonnées aux troupes d’élite, aux archers et à la charrerie. Celle-ci a sa propre filière. Chaque char emporte deux hommes, un conducteur, kḏn, et un combattant, snny. Au-dessus d’eux se tiennent un lieutenant-commandant de la charrerie et des maréchaux, jmj-rꜣ ssmwt ; Ouebensenou, probablement fils d’Amenhotep II, a laissé ce dernier titre sur un vase canope trouvé dans la tombe de son père, dans la Vallée des Rois (KV 35). Une troisième filière pèse autant que les deux autres, celle des scribes. Dans sa tombe thébaine (TT 74), Tjanouni, chef des scribes de l’armée et scribe des recrues, supervise un recensement qui embrasse l’armée, les prêtres purs, les travailleurs du roi, les servantes et tout le bétail du pays.
Les lettres conservées montrent ces cadres au travail. Dans un papyrus du début de la XIXᵉ dynastie conservé au musée du Caire (CGC 58054), le porte-étendard de l’escouade « Le-taureau-est-en-Nubie » tance un subordonné, chef des réquisitions, qui a arrêté du personnel au mépris des ordres écrits. Les unités portaient donc un nom, et leurs chefs écrivaient.
Au sommet, le grade devient politique.
Au début de la XVIIIᵉ dynastie, le titre de généralissime, jmj-rꜣ mšꜥ wr, revient au fils aîné du roi : Amenmosé, fils de Thoutmosis Iᵉʳ, le porte sur un fragment de naos conservé au Louvre sous le numéro E 8074. Sur la stèle de Kouban, aujourd’hui au musée de Grenoble, les courtisans de Ramsès II lui rappellent qu’il était « bouche suprême de l’armée » dès l’âge de dix ans. Entre-temps, le titre est échu à Horemheb, général sans sang royal, régent sous Toutânkhamon puis roi, et les fondateurs de la XIXᵉ dynastie, Paramessou et son fils Séthi, sortaient eux aussi de la charrerie et des troupes d’archers.
Faut-il croire aux divisions de cinq mille hommes ?
Le total de vingt mille Égyptiens à Kadech, quatre fois cinq mille, revient dans presque toutes les synthèses. Les récits de la bataille, eux, donnent le nombre des chars hittites et taisent celui des colonnes égyptiennes. Les cinq mille hommes par division sont une transposition du papyrus Anastasi I, et cette transposition fait difficulté pour deux raisons. La troupe d’Hori est un détachement composite, où les contingents désignés par un nom de peuple sont majoritaires, et le texte est un exercice de calcul destiné à humilier un collègue.
Le camp adverse dispose pourtant d’un argument solide, qui ne vient pas d’une école. En l’an 3 de Ramsès IV, une stèle rupestre du ouadi Hammamat enregistre une expédition de 5 000 hommes encadrés par vingt scribes de l’armée, vingt maîtres d’écurie, vingt comptables de l’armée et cinquante charriers, auxquels s’ajoutent 800 Apirou, 2 000 travailleurs des temples et 200 rameurs. Le même ordre de grandeur surgit donc dans deux documents sans lien, l’un fictif, l’autre administratif, comme un bloc que l’État savait lever et nourrir. Le Bulletin de Kadech montre en outre des divisions qui progressent séparément, à plusieurs kilomètres les unes des autres, ce qui suppose des unités capables de marcher et de camper seules. Anthony Spalinger a fait valoir, en sens inverse, que les routes de Palestine bridaient la taille et la progression des colonnes, et que l’armée du Nouvel Empire n’était peut-être pas nombreuse au regard des armées antiques plus tardives. La même incertitude descend jusqu’à la compagnie. Les synthèses hésitent entre deux cents et deux cent cinquante hommes pour le sꜣ, et Andrea Gnirs convertit en six cents hommes les « trois compagnies de soldats » qu’une lettre-modèle du papyrus de Turin B affecte à la garde d’un chantier.
Un dernier corps brouille le calcul. Au plus fort de la bataille, des troupes appelées nꜥrn, arrivées par un autre chemin, dégagent le camp royal. Alan Schulman, qui leur a consacré deux articles en 1962 et en 1981, rapproche leur nom de l’ougaritique nꜥr, « serviteur chevaleresque ». Leur origine reste disputée, troupe égyptienne détachée ou contingent levé en Amourrou, royaume allié de l’Égypte, et personne n’a pu chiffrer leur effectif.
Ce qui manque se nomme sans peine. Aucun registre d’appel d’une division n’a survécu, aucun compte de solde ne donne l’effectif d’une colonne en campagne, et les seuls totaux détaillés viennent d’un exercice de scribe et d’une expédition de carrière. Les vingt mille hommes de Kadech sont le produit d’une multiplication, quatre colonnes affectées chacune du chiffre d’un exercice d’école.
Perounefer
Les campagnes d’Asie partent d’un port. Thoutmosis III fonde dans le delta oriental, près de l’ancienne capitale hyksôs d’Avaris, la base de Perounefer, qui réunit un bassin, des entrepôts, un camp, un cimetière de soldats et des inhumations de chevaux. Sa localisation a longtemps divisé les égyptologues, plusieurs la plaçant près de Memphis, jusqu’à ce que les fouilles autrichiennes de Tell el-Dab’a tranchent en faveur du Delta. De là, l’armée part vers l’Asie, par terre ou en remontant la côte levantine à bord de navires, et c’est là qu’elle débarque au retour. Plus loin, il faut improviser. Parvenues sur l’Euphrate, les troupes de Thoutmosis III doivent construire des bateaux pour franchir le fleuve, comme le rapporte la stèle de Gebel Barkal, aujourd’hui au Museum of Fine Arts de Boston (23 733).
Par voie de terre, la traversée du Sinaï suit la route que les Égyptiens appellent les Chemins d’Horus. Séthi Iᵉʳ l’a fait représenter sur le mur extérieur nord de la grande salle hypostyle de Karnak, au retour d’une campagne contre les Shasou, nomades bédouins : une vingtaine de toponymes de forts et de puits s’y échelonnent depuis la forteresse de Tjarou, identifiée à Tell Hebua, jusqu’à « Canaan ». Alan Gardiner parlait en 1920 de « route militaire ». Orly Goldwasser et Eliezer Oren, à partir d’empreintes de sceaux du règne de Séthi Iᵉʳ trouvées dans le nord du Sinaï, y voient un système administratif très organisé, où la route n’est que le fil reliant des installations militaires.
Sur place, la logistique glisse vite vers la réquisition. Le décret d’Horemheb reproche aux deux lieutenants de l’armée d’avoir saisi des bateaux de particuliers, et le décret de Nauri, sous Séthi Iᵉʳ, interdit aux commandants de troupe, aux maires et à tous les agents envoyés en mission vers Kouch de retenir les bateaux du temple d’Abydos, d’en enlever les équipages ou d’en réquisitionner le personnel pour les labours et les moissons, en citant au passage la formule que les fautifs opposaient aux bateliers, « je le prends d’office pour une mission de Pharaon ».
Vingt deben de pain
Avant d’atteindre la main du soldat, le pain passe par les écritures. Selon le décret d’Horemheb, les vivres de l’armée sortent des greniers royaux et sont répartis par un bureau que dirigent deux lieutenants de l’armée, les jdnw. Dans sa tombe thébaine (TT 56), Ouserhat, scribe des comptes du pain sous Amenhotep II, a fait peindre des soldats qui font la queue pour recevoir leurs pains, tandis que les gradés mangent assis, à même le sol ou sur des nattes selon leur rang. À côté de la distribution, le peintre a ajouté des barbiers qui rasent des soldats, détail sans portée administrative qui donne à la paroi l’allure d’une journée de caserne.
Le même décret décrit l’autre versant du ravitaillement, la gratification. Trois fois par mois, des contingents venus des provinces montent la garde autour du roi ; ils sont alors régalés de pain, de viande et de gâteaux pris sur les biens royaux, le souverain leur lance des présents depuis la fenêtre du palais et appelle chacun par son nom, puis ils rentrent chez eux avec des rations d’orge et d’amidonnier tirées du grenier de l’État. Jean-Marie Kruchten, qui a donné en 1981 une traduction commentée du décret, y reconnaît un système de rotation de la garde sans doute antérieur à Horemheb.
Le calcul de ces rations fait partie du métier. Le papyrus Anastasi I exige d’un scribe de l’armée qu’il sache évaluer les vivres d’une troupe au travail, le nombre de briques d’une rampe, le poids d’un obélisque et les hommes nécessaires pour le haler ou pour dresser un colosse.
Le chiffre le plus précis vient d’une stèle rupestre de Séthi Iᵉʳ au Gebel es-Silsila. Le roi y envoie mille soldats de l’armée transporter des monuments vers Thèbes et détaille leur ordinaire, soit pour chaque homme vingt deben de pain, des bottes de légumes, de la viande grillée et deux sacs de grain par mois. Un deben pèse environ 91 grammes, si bien que vingt deben font un peu plus de 1,8 kilo de pain. Après l’expression « chaque jour », le texte porte toutefois un signe de répétition. Andrea Gnirs le lit comme un multiplicateur et traduit « deux fois par jour », soit plus de 3,6 kilos de pain par homme ; l’édition du Thesaurus Linguae Aegyptiae, tenue par les académies de Berlin et de Leipzig, y voit un simple redoublement d’insistance et s’en tient à une ration unique, ce qui laisse le pain quotidien d’un haleur de Séthi Iᵉʳ varier du simple au double selon la valeur d’un signe.
Pour aller plus loin
La bataille de Kadech prolonge directement la question des effectifs, tout comme celle de Megiddo sous Thoutmosis III. Le décret d’Horemheb se lit aussi comme un texte de justice, et les Shardanes renvoient à l’histoire des Peuples de la mer.
On imagine volontiers l’armée de Ramsès II comme une machine bien réglée, découpée en blocs de soldats tous identiques. L’Égypte des pharaons domine alors la Nubie et une partie de la Syro-Palestine. Cette armée a laissé des noms de grades, des lettres et des scènes peintes dans les tombes. Elle n’a laissé aucune liste complète de ses soldats, et la question part de ce vide.
Une addition faite après coup
Ramsès II a raconté sa grande bataille de Kadech sur les murs de plusieurs temples. Ses troupes y avancent en colonnes séparées, et chaque colonne porte le nom d’un dieu. Les livres en déduisent souvent quatre divisions de même taille.
La taille de chaque division ne vient pourtant pas de ce récit. Le roi y compte les chars de ses ennemis hittites. Il ne dit nulle part combien d’hommes il menait lui-même.
Le chiffre vient d’un devoir de scribe. Dans une lettre inventée, un scribe de l’armée nommé Hori défie un collègue de nourrir une troupe envoyée en Syro-Palestine. Cette troupe compte cinq mille hommes. La plupart portent un nom de peuple étranger, nubien, libyen ou venu de la mer.
Les historiens ont appliqué ce total à chaque colonne de Kadech. On obtient ainsi les vingt mille soldats souvent cités pour la bataille. Ce total n’est écrit dans aucun texte égyptien.
Un second texte, le même total
Tous les spécialistes ne rejettent pas ce calcul. Un autre texte, gravé dans le désert sous Ramsès IV, décrit une expédition vers des carrières. Elle réunit le même nombre d’hommes, encadrés par des scribes et des conducteurs de chars. Ce bloc revient donc dans deux documents sans aucun lien. Pour une partie des chercheurs, l’État savait lever et nourrir des groupes de cette taille.
D’autres doutent. L’égyptologue Anthony Spalinger rappelle que les routes de Palestine freinaient les colonnes trop lourdes. Même la plus petite unité, la compagnie, se discute entre deux tailles proches. Personne n’a retrouvé la liste d’appel d’une division, ni un compte de solde.
Monter en grade
Le simple soldat occupe le bas de l’échelle. Au-dessus vient l’officier qui porte l’emblème de sa compagnie et la commande au combat, le porte-étendard. Plusieurs soldats racontent sur leurs monuments comment ils sont parvenus à ce grade, puis plus haut encore.
Les chars forment une carrière à part. Chacun emporte deux hommes. Le premier conduit les chevaux, le second se bat.
Les scribes forment une troisième voie, aussi importante. L’un d’eux, chef des scribes de l’armée, s’est fait représenter dans sa tombe en train de recenser le pays entier. Il compte les soldats, mais aussi les prêtres, les servantes et le bétail.
Tout en haut, le commandement suprême revient souvent au fils aîné du roi. Sur une stèle, les courtisans de Ramsès II rappellent qu’il portait déjà un titre de chef de l’armée à dix ans. Avant lui, des généraux sans sang royal avaient occupé ce poste, puis le trône lui-même.
Du grenier à la file d’attente
Les troupes quittent l’Égypte depuis une grande base navale du delta du Nil. Pour traverser le désert du Sinaï, elles suivent une route jalonnée de forts et de puits. Les Égyptiens l’appelaient les Chemins d’Horus. Loin de chez eux, les soldats devaient parfois improviser. Arrivés au bord de l’Euphrate, les hommes de Thoutmosis III ont dû fabriquer des bateaux pour passer le fleuve.
Le pain des soldats passe d’abord par des comptables. Il sort des greniers du roi, puis des officiers de l’armée le répartissent entre les unités. Savoir calculer ces rations faisait partie du métier de scribe militaire.
Une inscription de Séthi Iᵉʳ donne une ration précise. Chaque soldat y reçoit environ 1,8 kilo de pain. Un petit signe placé juste après pourrait doubler cette quantité. Les traducteurs ne s’accordent pas sur son sens.
Dans une tombe de Thèbes, un scribe chargé des comptes du pain a fait peindre des soldats alignés devant la distribution, chacun attendant son tour pour recevoir ses pains.
La version complète détaille la lettre du porte-étendard de l’escouade « Le-taureau-est-en-Nubie » et la formule que les réquisitionneurs lançaient aux bateliers pour saisir leurs navires.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- [Papyrus Anastasi I, « lettre satirique » du scribe Hori, hiératique, XIXᵉ dynastie, section sur le ravitaillement de la troupe envoyée au Djahy (trad. Wente 1990, p. 98-110)]( British Museum, Londres, EA 10247https://www.britishmuseum.org/collection/object/Y_EA10247-1
- Bulletin et Poème de la bataille de Kadech, an 5 de Ramsès II, textes et reliefs d’Abou Simbel, de Louxor, du Ramesseum, de Karnak et d’Abydos édition Kitchen, Ramesside Inscriptions II
- Stèle du décret d’Horemheb, Karnak, près du Xᵉ pylône ; fragment d’Abydos Musée égyptien du Caire, CG 34162 (édition Kruchten 1981)
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Sources primaires (suite)
- Fragment de naos du prince Amenmosé, « généralissime de son père » (Urk. IV, 91) Musée du Louvre, Paris, E 8074
- Stèle de Kouban de Ramsès II, l. 16-17 (KRI II, 356) Musée de Grenoble, 1,33
- Papyrus CGC 58054, lettre du porte-étendard de l’escouade « Le-taureau-est-en-Nubie », début de la XIXᵉ dynastie Musée égyptien du Caire
- Vase canope du prince Ouebensenou portant le titre de jmj-rꜣ ssmwt, tombe KV 35 Musée égyptien du Caire, CGC 5031
- Tombe de Tjanouni, TT 74, scène de recensement nécropole thébaine, Cheikh Abd el-Gourna
- Tombe d’Ouserhat, TT 56, distribution du pain aux soldats et scène de barbiers nécropole thébaine, Cheikh Abd el-Gourna
- Papyrus de Turin B, verso 2,3-11, lettre-modèle mentionnant trois compagnies de soldats sur un chantier Museo Egizio, Turin
- Stèle rupestre de l’an 3 de Ramsès IV, ouadi Hammamat, n° 12 Couyat-Montet (KRI VI, 12-14) désert oriental, Égypte
- Grand papyrus Harris I, 77,4-5, installation des captifs dans des forteresses British Museum, Londres, EA 9999
- Stèle de Gebel Barkal de Thoutmosis III, l. 11-12 (Urk. IV, 1232) Museum of Fine Arts, Boston, 23 733
- Reliefs de guerre de Séthi Iᵉʳ, mur extérieur nord de la grande salle hypostyle, scène des Chemins d’Horus temple d’Amon, Karnak
- Stèle rupestre de Séthi Iᵉʳ au Gebel es-Silsila, l. 6-10 (KRI I, 60-61) Gebel es-Silsila, Haute-Égypte
- Décret de Nauri de Séthi Iᵉʳ, l. 29-33 et 49 (KRI I, 50-53) Nauri, Soudan
Bibliographie
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- Andrea M. Gnirs, *Militär und Gesellschaft. Ein Beitrag zur Sozialgeschichte des Neuen Reiches*, SAGA 17, Heidelberg, 1996, 257 p. Heidelberger Orientverlag
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- Alan R. Schulman, *Military Rank, Title and Organization in the Egyptian New Kingdom*, Münchner ägyptologische Studien 6, Berlin, 1964 Bruno Hessling
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- Alan R. Schulman, « The N‛rn at the Battle of Kadesh », *Journal of the American Research Center in Egypt* 1, 1962, p. 47-53 American Research Center in Egypt
- Alan R. Schulman, « The N’RN at Kadesh Once Again », *Journal of the Society for the Study of Egyptian Antiquities* 11, 1981, p. 7-19 SSEA
- Jean-Marie Kruchten, *Le Décret d’Horemheb. Traduction, commentaire épigraphique, philologique et institutionnel*, Université libre de Bruxelles, Faculté de philosophie et lettres 82, Bruxelles, 1981 [Éditions de l’Université de Bruxelles](https://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/i2800407670_000_f.pdf
- Pierre-Marie Chevereau, *Prosopographie des cadres militaires égyptiens du Nouvel Empire*, Antony, 1994 Cybèle
- Pierre Grandet, *Le Papyrus Harris I (BM 9999)*, Bibliothèque d’étude 109, Le Caire, 1994 Institut français d’archéologie orientale
- Hans-Werner Fischer-Elfert, *Die satirische Streitschrift des Papyrus Anastasi I. Übersetzung und Kommentar*, Ägyptologische Abhandlungen 44, Wiesbaden, 1986 Harrassowitz
- Edward F. Wente, *Letters from Ancient Egypt*, Writings from the Ancient World 1, Atlanta, 1990 Society of Biblical Literature
- Alan H. Gardiner, « The Ancient Military Road between Egypt and Palestine », *Journal of Egyptian Archaeology* 6, 1920, p. 99-116 Egypt Exploration Society
Sources en ligne
- [« papyrus | British Museum », notice EA10247,1, Papyrus Anastasi 1]( The British Museumhttps://www.britishmuseum.org/collection/object/Y_EA10247-1
- [« Coping with the army : the military and the state in the New Kingdom », Andrea M. Gnirs]( edoc, Universität Baselhttps://edoc.unibas.ch/49872
- [« War Scenes of Seti I »]( Karnak Great Hypostyle Hall Project, University of Memphishttps://www.memphis.edu/hypostyle/tour_hall/seti_scenes.php
- [« Marine Units on the « Ways of Horus » in the Days of Seti I », Orly Goldwasser et Eliezer D. Oren]( Journal of Ancient Egyptian Interconnectionshttps://journals.librarypublishing.arizona.edu/jaei/article/1151/galley/1146/download
- [« Sentence ID IBUBdxqkRe7PMURvlVd76SWw8Xw », stèle de Séthi Iᵉʳ au Gebel es-Silsila]( Thesaurus Linguae Aegyptiaehttps://thesaurus-linguae-aegyptiae.de/sentence/IBUBdxqkRe7PMURvlVd76SWw8Xw
- [« Le Décret d’Horemheb », Jean-Marie Kruchten]( Université libre de Bruxelles, bibliothèque numériquehttps://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/i2800407670_000_f.pdf
- [« BMCR 2006,01,21 », compte rendu de Spalinger, War in Ancient Egypt]( Bryn Mawr Classical Reviewhttps://bmcr.brynmawr.edu/?p=24643


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