Huit dieux accompagnent Rê dans sa barque pendant presque toute la traversée nocturne que décrit le Livre de l’Amdouat, le premier des grands livres royaux de l’au-delà. Dans le Livre des Portes, qui raconte pourtant la même nuit en douze heures à travers la Douat, ils ne sont plus que deux, Sia et Heka, figurés plus petits que le dieu dans la tombe de Horemheb et séparés de lui par les larges anneaux du serpent Mehen, enroulé autour du naos où Rê se tient debout.
Un chantier inachevé dans KV 57
En 1908, Edward Ayrton, qui fouille la Vallée des Rois pour le compte de l’Américain Theodore Davis, dégage la tombe de Horemheb, dernier souverain de la XVIIIᵉ dynastie. Sur les murs de la chambre funéraire, là où ses prédécesseurs faisaient copier l’Amdouat, le roi a fait sculpter un livre dont on ne connaît aucun exemplaire plus ancien, et la tombe KV 57 reste depuis le plus ancien témoin connu du Livre des Portes.
Le décor n’a jamais été terminé. On y lit les heures deux à six, selon la numérotation d’Erik Hornung, certaines à peine esquissées. Là où les tombes antérieures peignaient l’Amdouat sur enduit, en silhouettes réduites à quelques traits, les figures de KV 57 sont modelées en relief puis peintes, comme l’a relevé Margaret Geoga en 2018. Sur la paroi nord, le long de la cuve, figure une scène que l’Amdouat ne comporte pas, le tribunal d’Osiris.
En comparant les variantes des différentes copies, Daniel Werning a reconstitué leur généalogie et conclu que les dessinateurs de Horemheb et ceux de Séthi Iᵉʳ, deux règnes plus loin, ont travaillé d’après le même modèle, ce qui suppose probablement un exemplaire de référence conservé et ressorti par les ateliers royaux d’un chantier à l’autre.
Belzoni grave son nom sur le rebord
En octobre 1817, Giovanni Battista Belzoni, ancien hercule de cirque reconverti dans les fouilles, entre dans la tombe de Séthi Iᵉʳ, KV 17. Dans la grande salle à six piliers, près du fond de la tombe, l’attend une cuve momiforme de calcite translucide, longue de 284,5 centimètres, dont les parois sont couvertes, dedans comme dehors, de figures incisées puis remplies de bleu égyptien. Belzoni croit y reconnaître le cortège funéraire du défunt, alors que la cuve porte la première version complète connue du Livre des Portes, heure par heure.
Sur le rebord ouest, il a gravé G BELZONI, avec un N retourné que rien n’explique.
Le British Museum refuse d’en payer le prix, 2 000 livres. L’architecte John Soane les verse en 1824, fait percer le mur arrière de sa maison de Lincoln’s Inn Fields pour y introduire la cuve et, en 1825, la montre éclairée à la lampe au cours de trois soirées. Du couvercle, brisé par les pilleurs, il reçoit dix-huit fragments, dont l’un appartenait en fait à un vase canope. En 1864, Samuel Sharpe et Joseph Bonomi en publient les inscriptions sous le nom d’un « Oimenepthah Iᵉʳ », et la cuve dort sous vitrine depuis 1866, au Sir John Soane’s Museum, sous le numéro M470.
Deux autres exemplaires complets seulement sont connus pour le Nouvel Empire, selon le recensement du Theban Mapping Project. L’un couvre la paroi ouest du premier couloir de l’Osiréion d’Abydos, le cénotaphe que Séthi Iᵉʳ fit bâtir derrière son temple, et l’autre les parois sud des couloirs et des salles B à F de la tombe KV 9, partagée par Ramsès V et Ramsès VI, tandis que les autres tombes royales se contentent d’extraits placés de préférence dans certaines salles.
Tendre la corde dans l’Occident
Le nom du livre est moderne. On ignore comment les Égyptiens l’appelaient, et l’appellation retenue vient des portes à double battant qui ferment chacune des douze sections, gardées chacune, selon Hornung, par un serpent dressé sur le vantail et deux gardiens, et portant chacune un nom. Les premières « cartes » de l’au-delà, au Moyen Empire, étaient des plans schématiques peints au fond de cercueils, le Livre des Deux Chemins. Le Livre des Portes découpe la nuit en une suite de seuils franchis dans un ordre fixe, là où l’Amdouat dessinait des régions dont le relief seul résistait au voyageur. Geoga l’a montré à partir d’un mot. Dans l’Amdouat, le vocabulaire du secret, formé sur la racine štȝ, qualifie presque toujours le terrain et ne s’applique qu’une fois au dieu, à la onzième heure. Dans le Livre des Portes, il glisse vers Rê lui-même. À la quatrième porte, l’Ennéade, le collège des neuf grands dieux, l’appelle « maître des mystères », et dans la sixième heure son cadavre est porté par des êtres sans bras, ceux dont les bras sont cachés et qui portent le mystère, invisible aux habitants mêmes de l’au-delà. L’obstacle a quitté le sol pour se loger dans le dieu, qui éclaire désormais seul l’obscurité à chaque porte, sans le concours des serpents lumineux de l’Amdouat.
Cinquième heure. Dans le registre supérieur, douze dieux tiennent une corde d’arpenteur, et Rê leur ordonne de la tendre pour borner les champs de l’Occident attribués aux morts bienheureux, tandis que d’autres, plus bas, portent le corps d’un serpent et les signes qui notent la durée de vie. Hornung y lit une double attribution, un espace et un temps. La corde de cette heure est celle du géomètre, qu’on tend au sol pour délimiter une parcelle. Au début du registre inférieur, Horus, appuyé sur un bâton, fait face à seize hommes répartis en quatre groupes de quatre, que les légendes nomment Égyptiens, Asiatiques, Nubiens et Libyens, et leur existence dans l’au-delà est placée sous la protection d’Horus et de Sekhmet. Le discours du dieu joue sur les mots, puisque les Égyptiens y naissent des larmes de son œil, rmyt, un terme presque homophone de rmṯ, les hommes. Jusqu’à Ramsès III, cette heure et la précédente occupent d’ordinaire la salle à piliers F des tombes royales, et Florence Mauric-Barberio a consacré sa thèse, soutenue en 1999, à cette adaptation des deux livres à la géométrie des tombes.
Encore faut-il s’entendre sur les numéros. Alexandre Piankoff, qui a publié le texte avec Charles Maystre au Caire entre 1939 et 1962, compte des « divisions » et range l’entrée de la barque à l’occident dans un prologue, alors que Hornung en fait la première heure, si bien que le Theban Mapping Project donne toujours les deux chiffres. On suit ici le système de Hornung, parce qu’il fait correspondre chaque section à une heure de la nuit, la première comprise.
Une balance vide au milieu de la nuit
Entre la cinquième et la sixième heure, le livre s’interrompt pour une scène qui n’appartient à aucun registre. Osiris y siège au sommet d’un escalier de neuf marches, sur chacune desquelles se tient un dieu ; devant lui se dresse une balance, et dans un angle flotte une barque portant un porc, qu’un singe armé d’un bâton semble chasser. Les légendes de ce tribunal sont les seules du livre à être écrites en cryptographie, c’est-à-dire en signes détournés de leurs valeurs ordinaires.
On a longtemps lu la scène à la lumière du Livre des Morts, comme une pesée des cœurs contre la plume de Maât, et c’est encore la description qu’en donne la notice du Soane Museum. En 2006, dans la Revue d’Égyptologie, Colleen Manassa a repris la traduction de l’ensemble des annotations cryptographiques. Sa lecture nouvelle du titre de la scène, croisée avec plusieurs passages des sources royales du Nouvel Empire, lui fait reconnaître une iconographie lunaire, et elle propose que la balance, vide et de forme humaine, figure la pesée de l’œil-oudjat, l’œil d’Horus restauré. Elle retrouve aussi la scène sur des sarcophages de Basse Époque, dont le décor associe le tribunal à d’autres livres de l’au-delà.
Le cadre judiciaire, lui, n’est contesté par personne. Manassa titre son article sur le tribunal d’Osiris, Osiris y siège bien en juge au centre de la composition, et la dispute porte sur l’objet de la pesée, qu’aucune figure posée sur les plateaux ne vient désigner.
Dans la tombe KV 9, des visiteurs grecs ont gravé leurs graffiti à même ce tribunal.
Osiris enroulé autour de la Douat
Les dernières heures ramènent Apophis, le serpent ennemi du soleil. Sur la paroi intérieure de la cuve de Séthi Iᵉʳ, à la dixième heure, des dieux l’entravent de cordes et de chaînes sans parvenir à le tenir, et une main géante sort du sol pour saisir la chaîne ; la lutte ne s’achève qu’à la onzième heure.
La scène finale occupe l’intérieur de la cuve, du côté de la tête. Noun, l’océan primordial personnifié, émerge des eaux et soulève la barque à bout de bras. Isis et Nephthys y présentent le scarabée qui porte le soleil naissant. Au-dessus, un Osiris courbé en cercle, que le texte nomme celui qui encercle la Douat, porte sur la tête la déesse du ciel Nut, qui reçoit Rê, et Nut est gravée une seconde fois au fond de la cuve, sous le corps du roi. La Douat que le livre a parcourue en ligne droite, porte après porte, se referme ainsi à l’aube en un anneau dont Osiris forme le bord.
Avant ou après Akhénaton
Faute d’une copie antérieure à Horemheb, la date de composition se déduit de la langue et de la théologie du texte. Dans son édition critique de 1999, les Pfortenbuchstudien, Jürgen Zeidler situe la rédaction au milieu ou à la fin de la XVIIIᵉ dynastie, le plus vraisemblablement sous Amenhotep III ou au début de la période amarnienne, en s’appuyant notamment sur la tonalité cosmopolite du livre ; Hornung rapproche d’ailleurs la scène des quatre peuples du grand hymne à Aton, où le dieu prend soin des pays étrangers. En 2013, Werning a relevé au moins six phénomènes linguistiques qui orientent vers la Deuxième Période intermédiaire ou le Nouvel Empire. Geoga ajoute que ce Rê isolé dans sa barque se rapproche, sans s’y confondre, du dieu solaire unique que la théologie développe sous Amenhotep III.
Le camp adverse n’a rien de marginal. Dans un compte rendu de dix-neuf colonnes publié en 2000 par Bibliotheca Orientalis, Joachim Friedrich Quack a attaqué de front la datation de Zeidler, en soutenant que la langue du livre comme sa théologie s’accordent le mieux avec une composition à l’Ancien Empire. Pour être juste envers cette position, un livre réservé aux tombes royales pouvait circuler longtemps dans les ateliers sans laisser de trace, et le modèle commun à Horemheb et à Séthi Iᵉʳ montre qu’il en circulait. Geoga tient une date au Nouvel Empire pour la plus probable, en jugeant les arguments religieux de Zeidler convaincants sans être irréfutables.
Tant qu’aucun fragment antérieur à la tombe de Horemheb n’aura été retrouvé, la date de naissance du Livre des Portes se discutera sur la grammaire, entre les traits anciens que Quack y reconnaît et les tournures récentes, six au moins, que Werning y a comptées.
Pour aller plus loin
Le Livre des Portes se lit en regard du Livre de l’Amdouat, dont il reprend les douze heures et les trois registres, et de la barque solaire de Rê, qui porte ici Sia et Heka seulement. Le tribunal d’Osiris y dialogue avec l’image plus connue de la pesée du cœur. La question de sa date rejoint celle de la religion d’Akhenaton à Amarna et du retour aux anciens dieux sous Toutankhamon puis sous Horemheb.
Le mot « porte » se prend ici au sens propre. Les rois d’Égypte pensaient que le soleil passait la nuit sous la terre, dans un monde des morts nommé la Douat. Un livre gravé dans leurs tombes découpe ce voyage en douze heures. Chaque heure se ferme sur une porte que garde un serpent. Ce livre dessine la nuit autrement que les textes plus anciens, et personne ne sait au juste quand il a été composé.
Une tombe restée en chantier
La plus ancienne copie connue se trouve dans la Vallée des Rois. Elle orne la chambre funéraire de Horemheb, dernier roi de sa lignée. Les ouvriers n’ont jamais achevé leur travail. Certaines scènes y sont à peine esquissées, d’autres sont sculptées puis peintes. Avant ce roi, on copiait à cet endroit un autre livre de la nuit.
Cette première copie a servi plus tard. Un peu plus tard, les dessinateurs de Séthi Iᵉʳ ont suivi le même modèle. Les ateliers royaux gardaient donc sans doute un exemplaire de référence. Ils le ressortaient d’un chantier à l’autre.
Un dieu presque seul dans sa barque
Dans le livre plus ancien, huit dieux accompagnent le soleil dans sa barque. Ici, il ne lui en reste que deux. Un grand serpent enroulé les tient même à distance. Le soleil traverse donc la nuit presque seul.
Le danger change aussi de place. L’ancien livre décrivait un paysage souterrain difficile à franchir. Ici, le mystère se loge dans le dieu lui-même. Son corps est porté par des êtres sans bras. Leur fardeau reste invisible aux autres habitants de ce monde.
Le livre partage aussi l’au-delà entre ses habitants. Des dieux y tendent une corde d’arpenteur, celle qui sert à borner un champ. Ils attribuent ainsi des terres aux morts bienheureux. D’autres dieux leur accordent une durée de vie.
Dans la même heure, le dieu Horus veille sur seize hommes. Ils forment les quatre peuples que les Égyptiens connaissaient. On y voit les Égyptiens et leurs voisins de l’est, du sud et de l’ouest. Tous reçoivent une place dans l’au-delà.
Au matin, le voyage s’achève sur une image. Un dieu sorti des eaux soulève la barque à bout de bras. Au-dessus, Osiris se courbe en cercle autour du monde souterrain. La nuit, parcourue porte après porte, se referme ainsi comme un anneau.
Un tribunal écrit en code
Au milieu de la nuit, le livre s’arrête sur une scène à part. Osiris, le dieu des morts, y siège en haut d’un escalier. Un dieu se tient sur chacune des neuf marches. Devant le trône se dresse une balance. Tout près, un singe armé d’un bâton semble chasser un porc installé dans une barque.
Les légendes de cette scène sont écrites en code. Les signes y prennent d’autres valeurs que d’habitude. Aucune autre partie du livre n’est écrite de cette façon.
On a longtemps cru que la balance pesait le cœur des morts, comme dans d’autres textes funéraires. En 2006, une égyptologue a retraduit toutes ces légendes codées. Elle note que la balance est vide. Selon elle, on y pèserait l’œil d’Horus, un symbole lié à la lune. Le tribunal d’Osiris, lui, n’est contesté par personne, et le désaccord porte sur l’objet pesé.
Une date que personne ne sait fixer
Aucune copie plus ancienne que celle de Horemheb n’a été retrouvée. Pour dater le livre, les spécialistes n’ont donc que le texte. Ils étudient sa langue et ses idées religieuses.
Un premier camp le croit composé au Nouvel Empire. Il le place de préférence peu avant le règne d’Akhénaton, ou à ses débuts. Ce roi avait écarté un temps les anciens dieux. L’accueil des peuples étrangers rappelle d’ailleurs un hymne de son époque, où le dieu solaire prend soin des pays voisins.
L’autre camp voit dans le livre une œuvre de l’Ancien Empire, bien plus ancienne. Un spécialiste de ce camp s’appuie sur la langue et sur la théologie du texte. Un argument joue d’ailleurs en sa faveur. Un livre réservé aux rois a pu circuler longtemps sans laisser de trace, comme le montre le modèle partagé par Horemheb et Séthi Iᵉʳ. Rien, pour l’instant, ne permet de trancher.
La première copie complète du livre se visite à Londres. Elle couvre une cuve de pierre translucide, taillée pour Séthi Iᵉʳ, dont le fouilleur Belzoni a signé le rebord de son nom.
La version complète expose les numérotations rivales des heures, et le long compte rendu qui a attaqué de front la datation récente du livre.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Livre des Portes, heures 2 à 6 (numérotation Hornung), relief peint inachevé, chambre funéraire J et paroi nord (tribunal d’Osiris), tombe de Horemheb, KV 57 Vallée des Rois, Thèbes-Ouest
- [Sarcophage de Séthi Iᵉʳ, calcite incisée et rehaussée de bleu égyptien, L. 284,5 cm, première version complète du Livre des Portes, inscription « G BELZONI » sur le rebord ouest]( Sir John Soane’s Museum, Londres, M470https://collections.soane.org/object-m470
- Tombe de Séthi Iᵉʳ, KV 17, salle à piliers F, quatrième et cinquième heures du Livre des Portes (corde d’arpenteur, quatre peuples) Vallée des Rois, Thèbes-Ouest
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Sources primaires (suite)
- Osiréion d’Abydos, cénotaphe de Séthi Iᵉʳ, paroi ouest du premier couloir, version complète du Livre des Portes Abydos
- Tombe de Ramsès V et Ramsès VI, KV 9, parois sud des couloirs et salles B à F, version complète ; scène 33 (tribunal d’Osiris) portant des graffiti de visiteurs grecs Vallée des Rois, Thèbes-Ouest
Bibliographie
- [Charles Maystre et Alexandre Piankoff, *Le Livre des Portes*, t. I (3 fascicules), Mémoires publiés par les membres de l’Institut français d’archéologie orientale 74, Le Caire, 1939-1946 ; Alexandre Piankoff, t. II et III, MIFAO 75 et 90, Le Caire, 1961-1962]( Institut français d’archéologie orientalehttps://archive.org/details/MIFAO74.1
- Erik Hornung (avec Andreas Brodbeck et Elisabeth Staehelin), *Das Buch von den Pforten des Jenseits nach den Versionen des Neuen Reiches*, I. Text ; II. Übersetzung und Kommentar, Aegyptiaca Helvetica 7-8, Genève, 1979-1980 Éditions de Belles-Lettres
- [Erik Hornung, *Les Textes de l’au-delà dans l’Égypte ancienne. Un aperçu introductif*, traduit de l’allemand par Nathalie Baum, Monaco, 2007]( Éditions du Rocherhttps://www.editionsdurocher.fr/product/88210/les-textes-de-l-au-dela-dans-l-egypte-ancienne/
- [Florence Mauric-Barberio, *L’organisation du Livre de l’Amdouat et du Livre des Portes dans les tombes royales du Nouvel Empire*, thèse de doctorat en art et archéologie sous la direction de Nicolas Grimal, 1999]( Université Paris IV-Sorbonnehttp://www.theses.fr/1999PA040005
- [Margaret Geoga, « The Advent of the Book of Gates : Tomb Decoration and Theological Change in KV 57 », *Studien zur Altägyptischen Kultur* 47, 2018, p. 43-56]( Helmut Buske Verlaghttps://www.academia.edu/37782203/The_Advent_of_the_Book_of_Gates_Tomb_Decoration_and_Theological_Change_in_KV_57
- [Colleen Manassa, « The Judgment Hall of Osiris in the Book of Gates », *Revue d’Égyptologie* 57, 2006, p. 109-150, DOI 10,2143/RE.57,0.2019402]( Revue d’Égyptologiehttps://doi.org/10.2143/RE.57.0.2019402
- [Jürgen Zeidler, *Pfortenbuchstudien*, I. Textkritik und Textgeschichte des Pfortenbuches ; II. Kritische Edition des Pfortenbuches nach den Versionen des Neuen Reiches, Göttinger Orientforschungen IV/36, Wiesbaden, 1999]( Harrassowitzhttps://www.harrassowitz-verlag.de/title_2767.ahtml
- Joachim Friedrich Quack, compte rendu de Jürgen Zeidler, *Pfortenbuchstudien*, *Bibliotheca Orientalis* 57, 2000, col. 541-559 Bibliotheca Orientalis
- [Daniel Werning, « Linguistic Dating of the Netherworld Books Attested in the New Kingdom. A Critical Review », dans G. Moers et al. (dir.), *Dating Egyptian Literary Texts*, Hambourg, 2013, p. 237-281]( Dating Egyptian Literary Textshttps://www.academia.edu/4859304/Linguistic_Dating_of_the_Netherworld_Books_Attested_in_the_New_Kingdom_A_Critical_Review
- Daniel Werning, « An Interpretation of the Stemmata of the Books of the Netherworld in the New Kingdom. Tomb Decoration and the Text Additions for Osiris NN », dans J.-C. Goyon et C. Cardin (dir.), *Proceedings of the Ninth International Congress of Egyptologists, Grenoble, 6-12 septembre 2004*, Louvain, 2007, p. 1935-1949 Actes du IXᵉ Congrès international des égyptologues
- [Samuel Sharpe et Joseph Bonomi, *The Alabaster Sarcophagus of Oimenepthah I., King of Egypt*, Londres, 1864 ; réimpression 2014, DOI 10,1017/CBO9781139923651]( Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/CBO9781139923651
Sources en ligne
- [« Funerary Compositions »]( Theban Mapping Project, American Research Center in Egypthttps://thebanmappingproject.com/articles/funerary-compositions
- [« Sarcophagus of Pharaoh Seti (or Sety) I, resting on four fluted stone columns »]( Sir John Soane’s Museum, Collections Onlinehttps://collections.soane.org/object-m470
- [« Discovering Seti’s Sarcophagus, 200 Years On », Jo Tinworth]( Sir John Soane’s Museumhttps://www.soane.org/features/discovering-setis-sarcophagus-200-years
- [« Seti’s sarcophagus : recording and facsimile »]( Factum Foundationhttps://factumfoundation.org/our-projects/facsimiles/the-theban-necropolis-preservation-initiative/the-tomb-of-seti-i/setis-sarcophagus-recording-and-facsimile/
- [« L’organisation du livre de l’amdouat et du livre des portes dans les tombes royales du nouvel empire »]( theses.frhttp://www.theses.fr/1999PA040005
- [« The Judgment Hall of Osiris in the Book of Gates », notice bibliographique et résumé]( Semantic Scholarhttps://www.semanticscholar.org/paper/The-Judgment-Hall-of-Osiris-in-the-Book-of-Gates-Manassa/ab46436653c7097d90000619fb23a3a765118cc0








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