On connaît le prix. Pour l’éducation de son fils, Philippe II relève Stagire, la ville d’Aristote qu’il avait ruinée, et y rappelle les habitants qui avaient fui ou avaient été vendus. On connaît le lieu, le sanctuaire des Nymphes près de Miéza, en Macédoine. Du programme, presque rien. La source la plus détaillée est un chapitre écrit vers l’an 100 de notre ère, et elle tient en deux mots.
Les sièges de pierre, et deux mots pour tout programme
Le récit se lit aux chapitres 7 et 8 de la Vie d’Alexandre. Sur le contenu, Plutarque écrit une phrase : Alexandre aurait reçu de son maître les doctrines éthiques et politiques, ta êthika kai politika, et aurait de plus été admis aux enseignements réservés que les philosophes appellent acroamatiques et époptiques.
Les deux adjectifs valent d’être pesés. Akroamatikos vient d’akroasthai, écouter : ce sont les doctrines réservées à l’audition interne de l’école, par opposition aux ouvrages destinés au public. Epoptikos est emprunté aux mystères d’Éleusis, où l’epoptês est l’initié parvenu au degré supérieur. Plutarque enchaîne sur une lettre. Alexandre, déjà passé en Asie, reproche à son maître d’avoir publié ces doctrines, puisque sa supériorité s’évanouit si elles deviennent le bien commun de tous ; Aristote répond qu’elles sont publiées et ne le sont pas. Suit un objet : l’exemplaire de l’Iliade révisé par le philosophe qu’Alexandre gardait sous son oreiller, l’édition dite de la cassette, sur le témoignage d’Onésicrite.
Reste la distance. Plutarque écrit plus de quatre siècles après les faits, et les récits des hommes qui étaient sur place, Callisthène, Ptolémée, Aristobule, Onésicrite, Néarque, ont tous disparu. Diogène Laërce, au IIIᵉ siècle, ajoute une chronologie qui ne tombe pas juste : il place l’arrivée d’Aristote à la cour sous l’archontat de Pythodotos, deuxième année de la 109ᵉ olympiade, soit 343-342, et écrit qu’Alexandre était alors dans sa quinzième année, quand la naissance retenue par ailleurs, en 356, en donnerait une de moins. La lettre, elle, appartient à un ensemble suspect. W. D. Ross observe que la liste attribuée à Hésychius classe les quatre livres de lettres à Alexandre parmi les pseudépigraphes. Toute cette tradition biographique, réunie et pesée par Ingemar Düring en 1957, se compose de notices tardives et de catalogues.
Deux titres perdus, un livre chacun
Le catalogue de Diogène Laërce (V, 22) est la pièce la plus frustrante du dossier. Entre un traité De la noblesse et un traité De l’éducation, deux entrées d’un livre chacune : « Alexandre, ou plaidoyer pour les colonies » et « Sur la royauté ». Ce sont exactement les deux endroits où se trouverait ce qu’un philosophe avait à dire à un futur roi sur l’art de régner et sur la fondation de villes. Il n’en reste rien d’exploitable, et leur statut se discute : Valentin Rose les rangeait parmi les dialogues, qu’il tenait pour inauthentiques, avant de les répartir, dans son édition Teubner, entre les discours et les lettres, contre quoi Ross fait valoir que Diogène Laërce comme Hésychius séparent nettement ces deux ouvrages des recueils épistolaires. On ignore leur contenu, on ignore s’ils datent du préceptorat, et leur authenticité même n’est pas acquise.
Le roi que la loi ne peut pas atteindre
La Politique ne dit rien du préceptorat. Elle contient en revanche un argument sur la royauté absolue qui a servi, dès l’Antiquité, à se figurer ce qu’un philosophe pouvait enseigner à un futur monarque. Il mérite d’être reconstruit pas à pas, parce qu’on le résume presque toujours de travers.
Point de départ, au livre III : la cité n’existe pas pour la seule vie commune mais pour les actions belles, et la part de pouvoir revient à chacun en proportion de ce qu’il apporte à cette fin, non de sa richesse ni de sa naissance (1281a2-8). Deuxième pas : la loi est faite pour des gens comparables entre eux, égaux par la naissance et par la capacité ; pour qui n’a pas d’égal il n’y a pas de loi, un tel homme est à lui-même une loi, et prétendre légiférer pour lui serait risible (1284a11-14). Aristote appuie d’une fable d’Antisthène : à l’assemblée, les lièvres réclament l’égalité pour tous, et les lions demandent où sont leurs griffes.
Troisième pas, le cas limite. Supposons quelqu’un dont la vertu excède celle de tous les autres pris ensemble. Deux issues se ferment aussitôt. L’ostracisme, que les cités pratiquent contre ceux qui dépassent, comme Périandre fauchant les épis les plus hauts (1284a26-33), est avantageux et juste du point de vue des régimes déviants, sans être juste absolument, et dans la meilleure constitution on ne l’appliquera pas à la vertu. Le gouverner devient impossible aussi : ce serait, dit le texte, prétendre se partager les charges de Zeus. Conclusion : il reste que tous obéissent volontiers à cet homme, et que les hommes de cette sorte soient rois à vie dans les cités (1284b25-34, repris en III, 17, 1288a15-29).
Reformulons ce que l’argument fait et ne fait pas. Il est intégralement conditionnel : il établit ce qui s’ensuit si un tel homme existe, il n’affirme nulle part qu’il en existe un, et il ne fournit aucune procédure pour le reconnaître. Il écarte par ailleurs ce à quoi on penserait d’abord, puisque le passage exclut la supériorité en force, en richesse et en popularité, et ne retient que la vertu. Un conquérant ne remplit donc pas la condition parce qu’il conquiert. Le problème vient de Platon, dont la République et le Politique demandaient déjà comment une cité reconnaîtrait celui qui sait. Paul Vander Waerdt a insisté sur une distinction que les résumés effacent : ces chapitres traitent d’un cas qui fait difficulté dans tous les régimes, non de la royauté sur des peuples que la Politique tient ailleurs pour naturellement sujets (III, 14, 1285a19-22).
« En chef pour les Grecs, en maître pour les barbares »
Un seul contenu doctrinal a été rattaché nommément au préceptorat, et il est lourd. Dans La fortune ou la vertu d’Alexandre (I, 6, 329b), Plutarque écrit qu’Alexandre n’a pas suivi le conseil d’Aristote, qui lui recommandait de se conduire en chef, hêgemonikôs, avec les Grecs, et en maître, despotikôs, avec les barbares, de traiter les uns en amis et en parents, les autres comme des plantes ou des animaux.
Deux réserves s’imposent. La première tient au texte : ce discours est une déclamation de jeunesse dont la thèse est qu’Alexandre a réalisé en actes la cité universelle que Zénon s’était contenté d’écrire. La démonstration exige qu’Aristote ait eu tort. C’est ce passage qui a nourri la thèse de W. W. Tarn sur la fraternité humaine voulue par Alexandre, qu’Ernst Badian a démontée en 1958. La seconde tient à l’attribution. Strabon, citant Ératosthène (Géographie, I, 4, 9), rapporte le même conseil sans nommer personne, en parlant de ceux qui conseillaient à Alexandre de traiter les Grecs en amis et les barbares en ennemis. Ératosthène refuse la division et propose de partager les hommes selon la vertu et le vice, beaucoup de Grecs étant mauvais et les Romains comme les Carthaginois fort bien gouvernés. Le conseil est donc attesté au IIIᵉ siècle avant notre ère, le nom d’Aristote seulement au IIᵉ siècle de notre ère.
Le dossier textuel existe pourtant. Au livre I, Aristote écrit que chez les barbares la femme et l’esclave occupent le même rang, faute d’une classe naturellement dirigeante, et cite le vers des poètes selon lequel il convient que les Grecs commandent aux barbares, ce qui revient à identifier barbare et esclave par nature (1252b5-9). Au livre III, les barbares, plus serviles par nature que les Grecs, et les Asiatiques plus que les Européens, supportent le pouvoir despotique sans ressentiment (1285a19-22). Au livre VII, le genre grec occupe le milieu, doté à la fois du cœur des peuples du froid et de l’intelligence des peuples d’Asie, et capable de commander à tous s’il obtenait une constitution unique (1327b23-33).
Cette lecture a été prise dans sa version forte, puis discutée. Kevin M. Cherry observe que le vers cité au livre I n’appartient pas à Aristote mais à Euripide, qui le met dans la bouche d’Iphigénie au vers 1400 d’Iphigénie à Aulis, dans une pièce où le sacrifice qu’il sert à justifier n’a rien d’admirable, et qu’Aristote l’attribue aux poètes plutôt que de l’assumer. Thornton Lockwood ajoute que la Politique emprunte des institutions non grecques pour bâtir sa meilleure constitution, et qu’elle classe le régime de Carthage au-dessus de Sparte et de la Crète (II, 11). Aristote lui-même remarque au livre I que ceux qui se disent nobles partout et ne reconnaissent aux barbares qu’une noblesse locale finissent par ne plus faire tenir la différence de l’esclave et de l’homme libre que sur la vertu et le vice (1255a-b). L’esclavage naturel se définit chez lui par une incapacité individuelle, et l’articulation de ce critère aux peuples reste l’un des points les plus disputés de la littérature récente.
Ce que le dossier permet de conclure est étroit. Le conseil rapporté par Plutarque s’accorde avec des thèses qu’Aristote a effectivement écrites, et rien n’établit qu’il ait été formulé à Miéza, ni même qu’il ait été formulé. La notice « Aristotle : Politics » de l’Internet Encyclopedia of Philosophy rappelle en outre un point rarement noté : l’enseignement conservé d’Aristote est constamment critique de la guerre et de la conquête prises comme fins de la vie humaine.
Mille chasseurs, une lettre omeyyade, un miroir des princes
L’absence de contenu a suscité, pendant deux mille ans, une production continue.
Pline l’Ancien raconte qu’Alexandre, désireux de connaître la nature des animaux, en confia l’enquête à Aristote et mit à sa disposition plusieurs milliers d’hommes dans toute l’Asie et la Grèce : chasseurs, oiseleurs, pêcheurs, gardiens de parcs, de troupeaux, de ruches et de viviers (Histoire naturelle, VIII, 17, 44). Brian W. Ogilvie tient l’histoire pour une fabrication et donne ses raisons. Les descriptions aristotéliciennes de la faune du Proche-Orient sont sommaires et de seconde main. Alexandre n’avait ni le temps ni l’administration nécessaires pour expédier des spécimens vers Athènes. Et Pline projette en arrière la chasse aux bêtes exotiques organisée pour l’amphithéâtre flavien. Conrad Gessner recopie le passage presque mot pour mot vers 1550.
L’autre filière est orientale. Sous les Omeyyades, Salim Abu l-Ala, secrétaire du calife Hisham (724-743), fait traduire en arabe un ensemble de lettres pseudo-aristotéliciennes sur le gouvernement adressées à Alexandre. Ce noyau devient le Kitab sirr al-asrar, le Livre du secret des secrets, traduit en latin au milieu du XIIᵉ siècle sous le titre Secretum secretorum : un miroir des princes qui mêle art de régner, hygiène, physiognomonie et astrologie, et l’un des livres les plus copiés du Moyen Âge latin. Le traité arabe se présente comme la traduction, par le syriaque, d’un original grec. Aucun original grec n’existe, et les travaux de Mario Grignaschi et de Mahmoud Manzalaoui le tiennent pour composé en arabe. La falsafa a ainsi légué à l’Occident un Aristote conseiller du prince que les traités conservés ne fournissaient pas.
Le seul témoin qui aurait pu répondre
Callisthène d’Olynthe était le petit-neveu d’Aristote et son élève, et c’est lui qui l’introduisit auprès d’Alexandre : Diogène Laërce écrit qu’Aristote en encourut la disgrâce du roi (V, 5). Il a suivi l’expédition comme historien et rédigé des Actes d’Alexandre dont il ne subsiste que des fragments. En 327, à Bactres, il refuse la proskynèse.
Arrien lui prête à cette occasion un discours qui distingue les honneurs dus aux hommes de ceux qui reviennent aux dieux (Anabase, IV, 10-12). C’est le raisonnement le plus aristotélicien de tout l’entourage d’Alexandre. C’est aussi une composition d’Arrien, qui écrit sous Hadrien : A. B. Bosworth a soutenu que les discours de l’Anabase sont des morceaux d’apparat et ne restituent pas ce qui fut dit. Callisthène fut ensuite impliqué dans la conspiration des pages et mourut en détention. Diogène Laërce rapporte qu’Aristote lui avait appliqué le vers où Thétis annonce à Achille qu’à en juger par ses paroles il sera de courte vie (Iliade, XVIII, 95). L’homme qui aurait pu dire ce qui s’enseignait à Miéza est celui dont le livre a disparu, et dont il ne nous reste que des phrases écrites par d’autres, cinq siècles plus tard.
Pour aller plus loin
Ce dossier touche à l’esclavage naturel, dont l’argument du livre I de la Politique constitue l’exposé antique le plus discuté. Il rejoint la question du roi-philosophe telle que la République et le Politique de Platon la posent, et que la royauté totale du livre III déplace sans la trancher. Il rencontre enfin la falsafa, où les lettres apocryphes d’Aristote à Alexandre ont fondé toute une littérature de conseil au prince.
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Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Plutarque, *Vie d’Alexandre*, 7 (Miéza, la reconstruction de Stagire, les doctrines éthiques et politiques, les enseignements acroamatiques et époptiques, la lettre sur leur publication) et 8 (l’Iliade dite de la cassette, d’après Onésicrite) *Vies parallèles*, trad. Anne-Marie Ozanam, éd. sous la dir. de François Hartog, Paris, Gallimard, « Quarto », 2001
- Plutarque, *De la fortune ou la vertu d’Alexandre*, I, 6, 329b le conseil attribué à Aristote, se conduire en chef avec les Grecs et en maître avec les barbares ; *Œuvres morales*, tome V, première partie, traités 20-22, texte établi et traduit par Françoise Frazier et Christian Froidefond, Paris, Les Belles Lettres, CUF, 1990
- Strabon, *Géographie*, I, 4, 9 Ératosthène contre ceux qui conseillaient à Alexandre de traiter les Grecs en amis et les barbares en ennemis, et sa division par la vertu et le vice ; tome I, première partie, texte établi et traduit par Germaine Aujac, Paris, Les Belles Lettres, CUF, 1969
- Diogène Laërce, *Vies et doctrines des philosophes illustres*, V, 4-5 le préceptorat, Callisthène introduit auprès d’Alexandre, la disgrâce, le vers d’Homère et la mort en détention ; trad. sous la dir. de Marie-Odile Goulet-Cazé, Paris, Le Livre de Poche, 1999
- Diogène Laërce, *Vies et doctrines des philosophes illustres*, V, 10 chronologie de l’arrivée à la cour, archontat de Pythodotos, deuxième année de la 109ᵉ olympiade, Alexandre « dans sa quinzième année »
- Diogène Laërce, *Vies et doctrines des philosophes illustres*, V, 22 catalogue des œuvres, entrées « Alexandre, ou plaidoyer pour les colonies » et « Sur la royauté », un livre chacune ; V, 27, les quatre livres de lettres à Alexandre
- Aristote, *Politique*, III, 9, 1281a2-8 la cité pour les actions belles et la répartition du pouvoir selon la contribution à cette fin ; *Les Politiques*, trad. et notes de Pierre Pellegrin, Paris, GF Flammarion, 1990
- Aristote, *Politique*, III, 13, 1284a3-b34 la loi faite pour les égaux, la fable d’Antisthène sur les lièvres et les lions, Périandre et les épis, l’ostracisme, l’homme d’une vertu incomparable, les charges de Zeus, la royauté à vie
- Aristote, *Politique*, III, 17, 1288a15-29 reprise de la conclusion sur la royauté absolue
- Aristote, *Politique*, III, 14, 1285a19-22 les barbares plus serviles par nature, la royauté despotique supportée sans ressentiment
- Aristote, *Politique*, I, 2, 1252b5-9 la femme et l’esclave au même rang chez les barbares, le vers des poètes, barbare et esclave identifiés par nature
- Aristote, *Politique*, I, 6, 1255a-b noblesse absolue et noblesse relative, la réplique d’Hélène dans le *Théodecte*, la vertu et le vice comme seule différence
- Aristote, *Politique*, II, 11, 1272b24 et suiv. la constitution de Carthage jugée supérieure à celles de Sparte et de la Crète
- Aristote, *Politique*, VII, 7, 1327b23-33 les peuples du froid, les peuples d’Asie, le genre grec au milieu et la constitution unique
- Euripide, *Iphigénie à Aulis*, v. 1400 le vers cité par Aristote au livre I de la *Politique*
- Homère, *Iliade*, XVIII, 95 le vers de Thétis à Achille, appliqué à Callisthène selon Diogène Laërce
- Arrien, *Anabase d’Alexandre*, IV, 10-12 l’affaire de la proskynèse à Bactres et le discours prêté à Callisthène sur les honneurs des hommes et ceux des dieux
- Pline l’Ancien, *Histoire naturelle*, VIII, 17 (44) les milliers d’informateurs mis par Alexandre à la disposition d’Aristote
Bibliographie
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- Ernst Badian, « Alexander the Great and the Unity of Mankind », *Historia* 7 (4), 1958, p. 425-444 Franz Steiner Verlag
- A. B. Bosworth, « Aristotle and Callisthenes », *Historia* 19 (4), 1970, p. 407-413 Franz Steiner Verlag
- Brian W. Ogilvie, « Visions of ancient natural history », dans Helen Anne Curry, Nicholas Jardine, James A. Secord et Emma C. Spary (dir.), *Worlds of Natural History*, Cambridge, 2018, p. 17-32, DOI 10,1017/9781108225229 002 Cambridge University Press
- Mario Grignaschi, « Les Rasa’il Aristatalisa ila-l-Iskandar de Salim Abu-l-Ala et l’activité culturelle à l’époque omayyade », *Bulletin d’études orientales* 19, 1965-1966, p. 7-83 Institut français de Damas
- Mario Grignaschi, « L’origine et les métamorphoses du Sirr al-asrar », *Archives d’histoire doctrinale et littéraire du Moyen Âge* 43, 1976, p. 7-112 Vrin
- Mahmoud Manzalaoui, « The Pseudo-Aristotelian Kitab Sirr al-asrar : Facts and Problems », *Oriens* 23-24, 1974, p. 147-257 Brill
Sources en ligne
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- « Plutarch • Life of Alexander (Part 1 of 7) » LacusCurtius, University of Chicago
- « Plutarch • On the Fortune of Alexander – First Oration » LacusCurtius, University of Chicago
- « LacusCurtius • Strabo’s Geography – Book I Chapter 4 » LacusCurtius, University of Chicago
- « Diogenes Laertius, Lives of Eminent Philosophers, BOOK V, Chapter 1. ARISTOTLE (384-322 B.C.) » Perseus Digital Library, Tufts University
- « Aristotle, Politics, Book 3, section 1284a » Perseus Digital Library, Tufts University
- « Aristotle, Politics, Book 3, section 1284b » Perseus Digital Library, Tufts University
- « Aristotle, Politics, Book 3, section 1285a » Perseus Digital Library, Tufts University
- « Aristotle, Politics, Book 1, section 1252b » Perseus Digital Library, Tufts University
- « Aristotle, Politics, Book 7, section 1327b » Perseus Digital Library, Tufts University
- « Aristotle’s Politics on Greeks and non-Greeks » PhilArchive, University of Western Ontario
- « Carthage : Aristotle’s Best (non-Greek) Constitution ? » PhilArchive, University of Western Ontario
- « Kingship and Philosophy in Aristotle’s Best Regime » PhilArchive, University of Western Ontario
- « Aristotle : Politics » Internet Encyclopedia of Philosophy
- « Greek Sources in Arabic and Islamic Philosophy » Stanford Encyclopedia of Philosophy
- « Kitab Sirr al-asrar (MS A 57) » Islamic Medical Manuscripts, National Library of Medicine
- « Visions of ancient natural history (Chapter 1) – Worlds of Natural History » Cambridge Core, Cambridge University Press
- « Pliny, Natural History, 8 (a) » Attalus
- « Does Aristotle Believe Greeks Should Rule Barbarians ? » History of Political Thought, Ingenta Connect
- « Badian, Ernst, 1925-2011 » The British Academy
- « Ingemar Düring, Aristotle in the Ancient Biographical Tradition » Revue philosophique de Louvain, Persée