Dans le Gaṇitasārasaṅgraha, traité de mathématiques composé au IXᵉ siècle en pays kannara par le jaïn Mahāvīra, le mot tarka sert à écrire le chiffre six. L’usage est courant dans le sanskrit savant : on écrit « saisons » pour six, « Veda » pour quatre, « yeux » pour deux, et le lecteur compte tout seul. Tarka signifie spéculation, raisonnement. Pour qu’il vaille six, il a fallu que six doctrines de spéculation soient connues de tous.
Haribhadra compte six systèmes et en décrit sept
Le mot darśana vient de la racine qui veut dire voir. On le rend souvent par « point de vue », et l’on préférera ici « système », parce que « point de vue » laisse croire à des perspectives différentes sur un même objet, alors que ces écoles s’accordent rarement sur l’objet. Le premier texte à employer le terme au sens de système philosophique est un opuscule jaïn, le Ṣaḍdarśanasamuccaya de Haribhadra. Sa stance 3 énumère les six retenus, et les exposés suivent dans l’ordre, bouddhisme aux stances 4 à 11, Nyāya de 12 à 32, Sāṃkhya de 33 à 43, jaïnisme de 44 à 58, Vaiśeṣika de 59 à 67, Mīmāṃsā de 68 à 79.
Le lecteur moderne bute sur deux absences. Aucun chapitre ne va au Vedānta, alors que les Brahmasūtra et leurs premiers commentaires existaient déjà. Quant au Yoga, Haribhadra le tient pour un Sāṃkhya théiste, seśvara, et ne lui fait pas de place à part. En revanche, bouddhisme et jaïnisme sont dans la liste à titre plein, et le seul nāstika, le seul négateur, est le matérialiste.
Restait le problème du compte. Aux stances 78 et 79, Haribhadra observe que certains traitent le Nyāya et le Vaiśeṣika comme un seul système, ce qui libère une place, et complètent la sixaine par la doctrine des matérialistes, qu’il expose alors aux stances 80 à 87. Sept doctrines réelles, six cases disponibles. Ses dates, elles, reposent sur des synchronismes littéraires ; aucun colophon ne les fixe, et le VIIIᵉ siècle reste une approximation que les indianistes assortissent d’un point d’interrogation.
La sixaine sans la Mīmāṃsā
L’autre sixaine ne se lit dans aucune doxographie. Elle se déduit de textes qui n’ont rien de philosophique, et c’est là son intérêt, parce qu’un usage courant se repère mieux là où personne ne cherche à le définir. Rājaśekhara, poéticien actif vers l’an 900, partage la philosophie, ānvīkṣikī, en deux versants au deuxième chapitre de sa Kāvyamīmāṃsā. D’un côté les thèses liminaires, jaïnisme, bouddhisme et matérialisme, de l’autre les thèses finales, Sāṃkhya et Nyāya-Vaiśeṣika. Puis cette formule sèche, ta ime ṣaṭ tarkāḥ, tels sont les six raisonnements. La Mīmāṃsā, il l’a rangée ailleurs. Au même moment, au Cachemire, le logicien Jayanta Bhaṭṭa ouvre sa Nyāyamañjarī par une discussion des quatorze sièges du savoir, dont l’un s’appelle tarka, et entreprend de prouver que ce mot désigne le traité d’Akṣapāda, le Nyāya, et lui seul. Sa démonstration élimine les concurrents un par un. Les ascètes du Sāṃkhya et les jaïns n’entendent rien à l’inférence. Les bouddhistes se haussent du col, mais leur tarka contredit le Veda. Quant aux misérables Cārvāka, on ne va pas compter leur minable tarka. Les Vaiśeṣika, eux, nous suivent tout simplement. Cinq écoles écartées, la sienne gardée, et Jayanta concède au passage que la ṣaṭtarkī, la sixaine des raisonnements, est bien connue des gens. Deux siècles plus tard, Hemacandra alignera les synonymes des six tārkika, sans y compter le mīmāṃsaka.
Un roman allégorique achevé en 906 donne la liste en toutes lettres. Dans l'Upamitibhavaprapañcā Kathā du jaïn Siddharṣi, le personnage Délibération montre à son neveu Prééminence six cités bâties dans la Roue de l’existence, nommées Naiyāyika, Vaiśeṣika, Sāṃkhya, Bauddha, Mīmāṃsaka et Lokāyata. Sont-ce là les six darśana dont parlent les gens, demande le neveu. Cinq seulement, répond Délibération, car la cité des Mīmāṃsaka passe pour postérieure aux autres. Le sixième est la cité jaïne, plantée sur un pic de la montagne du Discernement.
L’épigraphie porte l’expression jusqu’aux marges du monde indien. Une stèle sanskrite de Po Nagar, à Nha Trang, au Campā, datée de l’ère śaka 840, soit 918 de notre ère, loue le roi Indravarman en employant le composé mīmāṃsaṣaṭtarka, les Mīmāṃsā et les six tarka. Abel Bergaigne, qui l’édita en 1893, corrigea le passage pour y retrouver la liste brahmanique ; il avait noté que le sanskrit des stèles chames pratiquait volontiers « le tortillage des constructions ». Durga Charan Chatterjee montra en 1943 que la lecture littérale suffisait, et que la sixaine visée excluait bel et bien la Mīmāṃsā.
Gerschheimer, qui a rassemblé ces témoignages, ne cache pas la difficulté que son hypothèse laisse ouverte. Si Haribhadra compte déjà la Mīmāṃsā parmi les six, comment Siddharṣi, plus tardif et de la même lignée jaïne, peut-il encore la dire exclue par l’usage courant ? La question n’est pas tranchée, et il le dit.
Seize chapitres, quatre réfutations
Le compendium que l’on cite comme la source de la classification indienne est le Sarvadarśanasaṃgraha, composé au XIVᵉ siècle dans l’empire de Vijayanagara. Son auteur est traditionnellement appelé Mādhava, et Bronkhorst signale de sérieux doutes sur ce nom. Le texte compte quinze chapitres dans la plupart des manuscrits, seize dans l’édition d’Abhyankar. Y voisinent le matérialisme, le bouddhisme, le jaïnisme, les vedānta de Rāmānuja et de Madhva, quatre écoles śivaïtes, l’alchimie, le Vaiśeṣika, le Nyāya, la Mīmāṃsā rituelle, la philosophie des grammairiens, le Sāṃkhya, le Yoga, et pour finir l’advaita de Śaṅkara.
Depuis la traduction de Cowell et Gough, achevée en 1878, on lit ce sommaire comme une échelle ascendante qui partirait du matérialisme pour culminer dans l’advaita. Deussen le répète en 1908, Frauwallner aussi, puis Halbfass en 1988 et Nicholson en 2015. Johannes Bronkhorst a montré en 2021 que le texte ne porte rien de tel. Les vedānta de Rāmānuja et de Madhva, qui devraient voisiner avec le sommet, occupent les chapitres 4 et 5. Placés juste avant l’advaita, le Sāṃkhya et le Yoga y tiennent une doctrine que l’auteur appelle l’ennemi vigilant de la sienne. La hiérarchie supposée ne serait d’ailleurs concluante que si elle était transitive, ce que rien ne garantit. Nicholson lui-même écrit que Mādhava tient le procédé sur huit chapitres environ, puis l’abandonne à mesure que son artifice devient visible.
Quatre systèmes sont explicitement réfutés dans l’ouvrage, et quatre seulement, le matérialisme, le bouddhisme, le jaïnisme et le Sāṃkhya, ce dernier entraînant le Yoga avec lui. Tous les autres sont exposés sans jugement, y compris les écoles śivaïtes et l’alchimie, que la répartition scolaire ne compte nulle part.
Le pot est-il déjà dans l’argile ?
La raison de cette mise à l’écart tient dans une thèse sur la causalité. Les Sāṃkhyakārikā d’Īśvarakṛṣṇa, composées vers 400 et seul traité classique du Sāṃkhya qui nous soit parvenu entier, consacrent leur stance 9 à montrer que l’effet existe déjà dans sa cause. Cinq raisons, en quatre composés et un verbe. Asadakaraṇāt, d’abord, parce qu’on ne fabrique pas ce qui n’est pas, et que personne n’a jamais produit de cornes de lièvre. Upādānagrahaṇāt, parce qu’on va chercher une matière déterminée, et le commentaire transmis sous le nom de Gauḍapāda le formule en une ligne, qui veut du lait caillé prend du lait, pas de l’eau. Sarvasambhavābhāvāt, parce que tout ne sort pas de tout, et qu’on n’a jamais tiré d’huile du sable ni d’or de l’herbe. Śaktasya śakyakaraṇāt, parce qu’un agent capable ne produit que ce dont il est capable, le potier son pot à partir d’une motte d’argile. Kāraṇabhāvāt, enfin, parce que l’effet a la nature de sa cause. D’où satkāryam, l’effet est existant. Le pot était dans l’argile, invisible et pourtant présent à l’état non manifesté, et ce que le potier appelle fabriquer est un dévoilement. L’enjeu dépasse la poterie. Si rien ne naît de rien, le monde entier préexiste dans une matière première unique, la prakṛti, dont il se déploie par transformation réelle, pariṇāma. Le Sāṃkhya rend ainsi compte des choses sans recourir à un créateur, ce qui lui vaudra sa réputation d’athéisme et, au XIVᵉ siècle, sa place parmi les doctrines à réfuter.
Les adversaires sont nommés dans les commentaires mêmes. En ouvrant la stance 9, la glose Jayamaṅgalā demande si l’effet naît existant, inexistant, ou les deux, puis ajoute quatre mots, asad iti vaiśeṣikāḥ, inexistant, disent les Vaiśeṣika. Le pot n’était nulle part avant le potier.
L’attaque venue de l’advaita se lit dans la matérialité même du compendium. Une question incongrue ouvre le chapitre sur le Sāṃkhya, qui demande comment honorer la doctrine de la manifestation illusoire, vivarta, devant la doctrine de la transformation réelle, sa rivale toujours en éveil. Le chapitre ne répond pas. Le suivant, sur le Yoga, non plus. Il faut attendre le chapitre 16, dont les soixante-trois premières lignes réfutent point par point les arguments du chapitre 14. Bronkhorst en déduit que ces lignes et le chapitre sur le Sāṃkhya formaient à l’origine un seul texte, coupé en deux par l’insertion du Yoga.
La ligne de fracture ne sépare donc pas les six des autres. Elle passe au milieu des six.
Quand l’Europe imprime la liste
Le compendium de Mādhava a connu cinq siècles de silence. Aucun commentaire ne lui a été consacré, les copies manuscrites sont rares, et aucun texte ne semble le mentionner avant 1828, quand Horace Hayman Wilson en donne l’énumération des écoles dans les Asiatic Researches. Une première édition imprimée paraît entre 1853 et 1858, la traduction anglaise de Cowell et Gough entre 1874 et 1878. Max Müller y renvoie régulièrement dans The Six Systems of Indian Philosophy, en 1899, et Deussen déclare suivre son plan en 1908. Cinquante ans auront suffi pour qu’un ouvrage oublié de l’Inde savante devienne la carte de référence.
Le chiffre, lui, était fixé avant que ce texte ne circule. Entre 1823 et 1827, Henry Thomas Colebrooke publie dans les Transactions of the Royal Asiatic Society une série d’essais intitulée « On the Philosophy of the Hindus », construite sur les six systèmes reçus, selon sa formule, parmi les Hindous lettrés. Il commence par le Sāṃkhya, théiste et athée, traite le Nyāya et le Vaiśeṣika comme deux versants d’un même système, aborde la Mīmāṃsā, puis range à part les doctrines de Jina et de Buddha. Guillaume Pauthier traduit l’ensemble chez Firmin Didot en 1833, augmenté de textes sanskrits et d’un appareil de notes.
Cela ne signifie pas que l’Europe ait inventé la chose. Andrew Nicholson soutient dans Unifying Hinduism, paru en 2010, qu’un travail d’unification des traditions brahmaniques s’est opéré entre le XIIᵉ et le XVIᵉ siècle, chez les doxographes de langue sanskrite et particulièrement chez Vijñānabhikṣu, et que la distinction āstika / nāstika en est l’instrument.
Shankar Nair l’a réexaminée en 2022 dans le Journal of the Royal Asiatic Society, en partant d’un auteur que Nicholson mobilise, Madhusūdana Sarasvatī. Le Prasthānabheda de ce dernier sert régulièrement à montrer les racines précoloniales de la notion d’hindouisme, tandis que ses autres ouvrages doxographiques sont rarement lus. Nair y trouve des publics et des intentions qui varient d’un texte à l’autre, et en tire une image plus nuancée du rapport des lettrés sanskrits à la présence musulmane.
Le nombre, en tout cas, a survécu aux listes qu’il servait à compter. Catherine Clémentin-Ojha a dépouillé le registre d’une institution du royaume du Mewar où, au XIXᵉ siècle, l’administration des affaires religieuses portait le nom de département des Six Systèmes, ṣaḍdarśana, prononcé localement khaḍdarśana. Le terme y désigne les affaires religieuses en général, celles des jaïns comprises, sans renvoyer à aucune liste.
Pour aller plus loin
Du côté des moyens de connaissance valide, les pramāṇa, le décompte variable des écoles a servi de principe de classement à plusieurs doxographies avant de devenir lui-même un objet de dispute. Sur l’athéisme dans les traditions indiennes, le Sāṃkhya occupe une position que la répartition scolaire rend inintelligible, et le débat sur la formation de l’hindouisme comme catégorie mobilise exactement les mêmes textes.
On apprend presque partout qu’il existe six écoles de philosophie en Inde, toujours les mêmes, et que trois adversaires leur font face, les bouddhistes, les jaïns et les matérialistes. Le partage est net. Il est aussi beaucoup plus récent qu’on ne le croit. Pendant des siècles, les Indiens ont compté six écoles sans le faire, et leurs listes se ressemblent mal.
Le moine jaïn qui n’arrivait pas au compte
Le plus ancien inventaire des écoles indiennes qui nous soit parvenu est l’œuvre d’un moine jaïn nommé Haribhadra. On le situe au VIIIᵉ siècle, sans en être sûr. Son petit traité annonce dès le titre qu’il va décrire six écoles.
Les six qu’il décrit ne sont pas celles des manuels. Il y met le bouddhisme et le jaïnisme, qui sont censés en être exclus. Il n’y met pas le Vedānta, qui est censé en être le sommet. Et il réserve le nom de négateurs aux seuls matérialistes, ceux qui nient qu’il y ait un autre monde après la mort.
Un ennui se présente à la fin du texte. Haribhadra a en réalité sept doctrines sous la main. Pour retomber sur le chiffre voulu, il signale deux solutions employées de son temps. La première laisse de côté les matérialistes. La seconde compte les deux écoles du raisonnement comme une seule, ce qui libère une place pour eux. Le nombre commandait donc à la liste, et non l’inverse.
Une autre sixaine, gravée dans la pierre
Un autre groupe de six circulait alors, qu’aucun inventaire ne décrit mais que plusieurs textes supposent connu de tous. Un manuel de poétique en donne la liste sans y insister. Un logicien du Cachemire écarte cinq écoles rivales en quelques lignes cinglantes, tout en concédant que cette sixaine est célèbre.
Le témoignage le plus net vient d’un roman jaïn achevé en 906. Un personnage y fait visiter six cités à un autre, une par école. Son compagnon lui demande si ce sont là les six dont parlent les gens. Non, répond-il, cinq seulement, car les gens ne comptent pas la cité des exégètes du Veda, tenue pour plus récente que les autres. La sixième, ajoute-t-il, est la cité jaïne, plantée sur une montagne à l’écart.
Cette sixaine ne portait pas le nom de darshana, le mot qui veut dire vue et qui a fini par désigner une école. On l’appelait la sixaine des tarka, un mot qui signifie raisonnement. Le sanskrit savant permettait d’écrire un chiffre avec le nom d’un groupe d’objets, comme on dirait saisons pour six. Dans les traités de mathématiques, tarka sert à écrire six. L’indianiste Gerdi Gerschheimer en tire une conséquence qui déplace le problème. L’intrus serait l’exégèse du Veda.
Le pot était déjà dans l’argile
Le partage scolaire cache une dispute qui traverse les six. Elle porte sur une question simple, celle de savoir ce qui se passe quand un potier fabrique un pot.
Pour l’école du Sāṃkhya, le pot se trouvait déjà dans la motte d’argile, invisible mais présent, et le potier ne fait que le rendre visible. Un traité composé vers l’an 400 en donne les raisons. On ne fabrique pas ce qui n’existe pas, comme on ne fabrique pas des cornes de lièvre. Qui veut du lait caillé va chercher du lait et non de l’eau. On n’a jamais tiré d’huile du sable. Un artisan ne produit que ce dont il est capable. Si rien ne sort de rien, le monde entier était déjà contenu dans une matière première unique, et aucun créateur n’est nécessaire pour l’expliquer.
L’école du raisonnement répond que le pot n’était nulle part avant le potier, et qu’une chose nouvelle commence d’exister. Une troisième position tient le déploiement du monde pour une apparence trompeuse. Le grand compendium indien des écoles, écrit au XIVᵉ siècle, réfute expressément quatre doctrines. Les matérialistes, les bouddhistes, les jaïns, et le Sāṃkhya.
Une liste imprimée à Londres
Ce compendium est resté à peu près ignoré pendant cinq siècles. Aucun commentaire ne lui a été consacré. Puis les orientalistes britanniques l’ont édité, traduit et diffusé, et il est devenu la carte de référence. Le chiffre, lui, était déjà fixé. Henry Thomas Colebrooke avait bâti dans les années 1820 une série d’essais sur les six systèmes reçus, selon sa formule, parmi les Hindous lettrés, en rangeant à part les bouddhistes et les jaïns.
Au XIXᵉ siècle, dans un royaume du nord-ouest de l’Inde, l’administration chargée des affaires religieuses s’appelait le département des Six Systèmes. Le nom ne renvoyait plus à aucune liste, et couvrait aussi les affaires des jaïns.
La version complète donne les cinq raisons du pot mot à mot, avec les exemples des commentateurs anciens, et le passage où un logicien du Cachemire liquide quatre écoles rivales en trois lignes.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Haribhadra, *Ṣaḍdarśanasamuccaya*, st. 3 (énumération des six), 4-11 (bouddhisme), 12-32 (Nyāya), 33-43 (Sāṃkhya), 44-58 (jaïnisme), 59-67 (Vaiśeṣika), 68-79 (Mīmāṃsā), 78-79 (la fusion Nyāya-Vaiśeṣika), 80-87 (matérialisme) éd. avec la *Tarkarahasyadīpikā* de Guṇaratna, Calcutta, The Asiatic Society, 1905-1914 ; éd. et trad. anglaise Olle Qvarnström, 1999
- Rājaśekhara, *Kāvyamīmāṃsā*, chap. 2, p. 4, l. 16-18 (*ta ime ṣaṭ tarkāḥ*) et chap. 8, p. 36-38 éd. C. D. Dalal et R. A. Sastry, Baroda, 1934, Gaekwad’s Oriental Series 1 ; trad. française Nadine Stchoupak et Louis Renou, Paris, 1946, p. 36-37 et 117-120
- Jayanta Bhaṭṭa, *Nyāyamañjarī*, prologue, discussion des quatorze *vidyāsthāna* et mention de la *ṣaṭtarkī* éd. Sūrya Nārāyaṇa Śukla, 2ᵉ éd., Varanasi, 1971, p. 4
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Sources primaires (suite)
- Siddharṣi, *Upamitibhavaprapañcā Kathā*, achevée en 906, p. 662 (les six cités, la question de Prakarṣa et la réponse de Vimarśa) éd. Peter Peterson et Hermann Jacobi, Calcutta, Bibliotheca Indica, 1899-1914
- Hemacandra, *Abhidhānacintāmaṇi*, st. 861-862 les six *tārkika*, la Mīmāṃsā exclue
- *Sarvadarśanasaṃgraha*, chap. 1 (matérialisme), 14 (l. 1-2, la question sur le *pariṇāmavāda*), 15 (Yoga), 16 (l. 1, 54-55) éd. Vasudev Shastri Abhyankar, Poona, Bhandarkar Oriental Research Institute, 3ᵉ éd. 1978
- Īśvarakṛṣṇa, *Sāṃkhyakārikā*, 9 *asadakaraṇād upādānagrahaṇāt sarvasambhavābhāvāt / śaktasya śakyakaraṇāt kāraṇabhāvāc ca satkāryam* ; trad. française Anne-Marie Esnoul, *Les Strophes de Sāṃkhya*, Paris, 1964
- Commentaire transmis sous le nom de Gauḍapāda ad *Sāṃkhyakārikā* 9 exemples du lait et de l’eau, de l’huile et du sable, de l’or et de l’herbe, du potier et de la motte d’argile
- *Jayamaṅgalā* ad *Sāṃkhyakārikā* 9 position de la question et attribution *asad iti vaiśeṣikāḥ*
- *Yājñavalkyasmṛti*, I, 3 les quatorze *vidyāsthāna*, avec la variante *tarka* / *nyāya* que Jayanta Bhaṭṭa commente
- Inscription C. 38E de Po Nagar, Nha Trang, Campā, śaka 840 (918 de notre ère), st. 3, composé *mīmāṃsaṣaṭtarka* éd. et trad. Abel Bergaigne, *Inscriptions sanscrites de Campā et du Cambodge*, Paris, 1893, p. 78-79
- Inscription K. 253S de Vat Thipdei, province de Siem Reap, Cambodge, 832 śaka (910/911), st. 15, *ṣaṭtarkkābhyāsarāga* éd. George Cœdès, 1911
- Mahāvīra, *Gaṇitasārasaṅgraha*, *Kṣetragaṇitavyavahāra*, st. 74½ *tarkahṛta*, « divisé par tarka », c’est-à-dire par six
- Madhusūdana Sarasvatī, *Prasthānabheda* éd. G. C. Tarkadarsanatirtha, Calcutta, 1939
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Sources en ligne
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- « Darsana, Philosophy and Religion in Pre-modern India » Revista Científica Guillermo de Ockham, Redalychttps://www.redalyc.org/pdf/1053/105345260001.pdf
- « Les strophes de Samkhya : (Samkhya-Karika) avec le commentaire de Gaudapada », notice OCLC 301604401 WorldCathttps://search.worldcat.org/fr/title/strophes-de-samkhya-samkhya-karika-avec-le-commentaire-de-gaudapada-texte-sanskrit-et-trad-annotee-par-anne-marie-esnoul/oclc/301604401







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