Deux jours par semaine, et rien d’autre. Le lundi, Mme Geoffrin fait dîner des artistes ; le mercredi, des gens de lettres. Le dîner se prend alors au milieu de la journée, rue Saint-Honoré, dans une maison que son mari avait acquise en 1726 et qu’elle a fait transformer en 1755, à l’emplacement du numéro 374 actuel. Chez Julie de Lespinasse, c’est tous les jours, et quatre heures durant, si l’on en croit Marmontel. Voilà l’objet. Reste à savoir ce que ces heures achetaient, et à qui.
Quinze mille livres pour Morellet, soixante mille pour d’Alembert
Antoine Lilti a dépouillé la liasse 508 AP 36 du fonds d’Estampes. Il y a trouvé trois constitutions de rente au bénéfice d’écrivains : l’abbé Morellet le 21 janvier 1772, d’Alembert le 9 mars 1773, Antoine-Léonard Thomas le 24 mars 1775. Le montage passe par Jean-Joseph de Laborde, banquier de cour. Mme Geoffrin lui remet le capital, 15 000 livres pour Morellet, 60 000 pour d’Alembert, 15 000 pour Thomas, et Laborde sert ensuite l’arrérage. Au dos de l’acte de d’Alembert, elle a noté d’une main sèche : « d’Alembert en touche la rente. Je ne viendrai qu’après lui ». Elle se réservait le revenu s’il mourait le premier.
Les cotes ne se recoupent pas parfaitement, et il faut le dire. L’inventaire des Archives nationales place au 21 janvier 1772, dans la réserve du Minutier central, un acte tout différent : le duc de Chartres constitue ce jour-là une rente viagère au profit conjoint de Mme Geoffrin et de d’Alembert (MC/RS//537). Deux opérations le même jour, ou un même dossier décrit deux fois par deux inventaires. La pièce trancherait, personne ne l’a republiée.
Ce qu’établissent ces actes ne souffre pas de discussion, en revanche. La relation est asymétrique par construction, puisque l’écrivain est reçu et ne reçoit jamais. Elle se dit dans le vocabulaire de l’amitié et de la bienfaisance, et Morellet, principal bénéficiaire, l’a publiée lui-même dans le Portrait de Madame Geoffrin qu’il fait paraître en 1777, l’année de la mort de sa protectrice. Un éloge écrit par un rentier ne décrit pas son bienfaiteur de sang-froid.
Le premier actionnaire de la Manufacture royale des glaces
L’argent vient du verre. François Geoffrin, de trente ans l’aîné de sa femme, fut caissier de la Manufacture royale des glaces de 1702 à 1749 et accumula par cette position une part considérable du capital, au point d’en devenir le premier actionnaire. À sa mort, en 1749, sa veuve et leur fille héritent des titres, et Mme Geoffrin prend une part directe à l’administration de la compagnie. La maison vit de la manufacture.
Le capital se compte en deniers, et il en faut dix-huit pour disposer d’une voix délibérative au conseil. Mme Geoffrin s’allie au groupe genevois d’Antoine Saladin, dont Maurice Hamon note qu’il est si assidu rue Saint-Honoré que l’endroit devient presque le second siège de l’entreprise. En 1757, la compagnie doit faire renouveler son privilège exclusif contre une administration du Commerce gagnée aux idées libérales. La mère travaille les bureaux ministériels, la fille, marquise de La Ferté-Imbault, travaille la cour. Le privilège est accordé pour trente ans à la fin d’octobre 1757. Après le retour de Saladin à Genève en 1761, il faut des ventes fictives entre particuliers, les actions dites « en croupe », garanties par une contre-lettre secrète, pour tenir les majorités.
Parmi les papiers séquestrés sous la Révolution, la liasse T//161/17 conserve pour 1770-1785 une liste des intéressés de la manufacture où figurent Mme Geoffrin, sa fille, Saladin de Genève et le duc de Montmorency. Recevoir Fontenelle et faire proroger un monopole industriel relevaient du même savoir-faire.
Compter les voix avant la séance
Restent les élections. L’Académie française leur donne une place centrale dans sa propre mémoire. Dans son discours du 6 décembre 2012, Hélène Carrère d’Encausse rappelle la formule du président Hénault sur la génération précédente, « Il fallait passer par madame de Lambert pour aller à l’Académie », et le mot du marquis d’Argenson selon lequel la moitié des académiciens en exercice lui devaient leur fauteuil.
Le détail des dossiers est moins net. Mme Geoffrin assure au Genevois Gabriel Cramer, candidat à l’Académie des sciences, les voix de Mairan et de d’Alembert, mais aussi l’appui du comte d’Argenson, ministre de la maison du roi : ses lettres du 18 août 1748 et du 26 juin 1750 le disent sans détour, la seconde ayant été publiée par Maurice Tourneux en 1894. En 1772, Suard est élu à l’Académie française et Louis XV refuse l’élection. Ce qui la débloque se joue à la cour, autour de la princesse de Beauvau, de Mme d’Aiguillon, de Sartine et du duc de Nivernais, qui écrit au roi. La maison donne l’accès. La décision est ailleurs.
Chez Julie de Lespinasse, la maison devient à partir de 1764 le point de rendez-vous du parti philosophique. D’Alembert y est chez lui, il devient secrétaire perpétuel de l’Académie en 1774, et elle soutient sans faille l’Éloge de Catinat de Guibert, couronné par la compagnie en 1775. Marmontel, qui fréquentait les deux maisons, note qu’elle fut la seule femme admise au dîner des gens de lettres de Mme Geoffrin. Diderot lui donne la réplique dans Le Rêve de d’Alembert, écrit en 1769, où elle discute pied à pied la thèse matérialiste avec le médecin Bordeu. Mme du Deffand, qui l’avait congédiée après dix ans de service, l’appelle avec mépris « la Muse de l’Encyclopédie ».
Un point mérite réserve. L’Académie rapporte que d’Alembert proposa d’élire Julie de Lespinasse et de réserver aux femmes un dixième des fauteuils. Le fait est répété partout, mais le discours de 2012 ne l’adosse à aucune séance datée ni à aucune pièce.
Cinq mois et demi à Varsovie
Stanislas-Auguste Poniatowski, élu roi de Pologne en 1764, avait été reçu jeune homme rue Saint-Honoré et appelait sa protectrice « maman ». Il l’invite. Le départ est d’abord fixé au 7 février 1766, puis reporté ; une lettre du 3 février arrête le plan définitif, un départ entre le 1ᵉʳ et le 15 mai, juillet et août à Varsovie, la Pologne quittée le 1ᵉʳ septembre. À l’aller, Vienne, où Marie-Thérèse et Joseph II la reçoivent.
Le voyage dure cinq mois et demi et il échoue. Maurice Hamon, qui a travaillé sur les papiers de la famille, décrit une cour polonaise hostile, un roi devenu adulte et peu maniable, une visiteuse qui se rêvait conseillère et repart en froid. Paris n’en sait rien. Les lettres qu’elle envoie sont lues et recopiées dans la capitale, et elles font du séjour un triomphe. La correspondance échangée entre 1764 et 1777 est conservée sous la cote 508 AP 34 ; Charles de Mouÿ l’a publiée chez Plon en 1875.
Mesurons ce que cela implique. La réputation européenne de Mme Geoffrin a été fabriquée par des lettres écrites pour circuler, et ces mêmes lettres sont aujourd’hui notre source principale sur elle. Le document et la propagande tiennent sur le même papier.
Trente ans de dispute sur les mêmes dîners
En 1994, Dena Goodman publie The Republic of Letters et fait de ces maisons des lieux sérieux, voués à la discussion, où des maîtresses de maison acquises aux Lumières gouvernent la conversation et empêchent les philosophes de s’entre-déchirer. La thèse répondait à une lecture alors influente selon laquelle l’espace public des Lumières s’était construit contre les femmes. La même année, Daniel Gordon fait des salons des sanctuaires égalitaires, soustraits aux hiérarchies d’Ancien Régime.
Antoine Lilti a démonté la construction en 2005, et ses objections sont documentaires. Goodman raisonne sur trois maisons, Geoffrin, Lespinasse et Necker, sans tenir compte de ce qu’elles doivent aux réseaux mondains de la capitale. Les rapports du Contrôle des étrangers et les écrivains eux-mêmes parlent de la rue Saint-Honoré exactement comme des sociétés de la duchesse de Luxembourg ou de la marquise du Deffand ; on y croise la duchesse de La Vallière et le duc de Rohan-Chabot ; et Mme Geoffrin repoussait toute prétention savante. Avant lui, Jolanta Pekacz avait montré en 1999 que ces femmes adhéraient aux représentations traditionnelles de l’honnêteté mondaine, Steven Kale que le salon est une institution longue des élites parisiennes, active bien après 1789, et Daniel Roche avait rappelé dès 1996 ce que l’histoire intellectuelle négligeait de l’histoire sociale de la culture.
Reste ce que le camp adverse a de plus solide, et il pèse lourd. Le système de protection passait effectivement par des femmes : ce sont elles qui écrivent aux ministres, font sortir un auteur d’embarras, mobilisent un duc. La maison de Julie de Lespinasse a bien été le lieu où le parti encyclopédiste comptait ses forces. Et Lilti lui-même accorde que le monde, qui n’est ni la sphère domestique ni l’espace public imprimé, était le seul terrain d’action légitime des femmes de l’élite. C’est même l’essentiel du dossier. La contrainte, elle, se mesure à un cas précis : Mme Du Bocage, qui voulut tenir maison tout en menant une carrière d’autrice, s’est heurtée aux plaisanteries des gens du monde et a vu le prestige de sa société s’effondrer. On pouvait recevoir. On ne pouvait pas publier et recevoir.
Cinquante-quatre personnages qui ne se sont jamais réunis
Le tableau que reproduisent les manuels a été peint en 1812 sur commande de l’impératrice Joséphine, pour décorer Malmaison, et exposé au Salon de 1814. Il mesure 129,5 sur 196 centimètres, porte la signature « Lemonnier f. 1812 » et le numéro d’inventaire M.M.59,3.1 au musée national des châteaux de Malmaison et de Bois-Préau. Son titre d’origine annonçait une première lecture de L’Orphelin de la Chine chez Mme Geoffrin. La scène est censée se dérouler en 1755, cinquante-sept ans avant que le peintre ne la compose.
John Lough en a fait l’inventaire en 1992 dans les Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie. Cinquante-quatre personnages sont représentés ; quinze seulement sont attestés aux mercredis de la rue Saint-Honoré à cette date ; des habitués certains manquent ; et le buste de Voltaire posé au centre, qui organise toute la composition, ne lui appartenait pas. Sa conclusion est nette : l’image n’a aucune valeur documentaire sur la place de l’écrivain dans la société d’Ancien Régime.
L’image de Julie de Lespinasse se fabrique dans les mêmes années. Ses lettres au comte de Guibert paraissent chez Léopold Collin en 1809, publiées par la veuve du destinataire, augmentées de l’Éloge d’Éliza chez Longchamp en 1811, imitées par un recueil apocryphe chez Maradan en 1820. Sainte-Beuve en fait en 1857 une héroïne de la passion, et Pierre de Ségur intitule en 1897 sa biographie de Mme Geoffrin Le Royaume de la rue Saint-Honoré.
Ses contemporains ne voyaient pas un royaume. Ils voyaient un bureau d’esprit, et ils en riaient. Dominique Lanni a suivi cette veine dans le théâtre antiphilosophique des dernières années du règne, de Poinsinet à Dorat, et surtout chez le chevalier Rutlidge, dont Le Bureau d’esprit, comédie en cinq actes et en prose imprimée à Liège en 1776, met en scène une madame de Folincourt occupée à sacrifier aux grands hommes.
Le fonds d’Estampes, où dorment ces papiers, tient en trois mètres cinquante linéaires pour cinq siècles. Vendu aux Archives nationales en 1989 par Anne d’Estampes, comtesse de Brusse, il n’a servi que pour un quart. Les cotes 508 AP 37-38 contiennent les papiers de la fille de Mme Geoffrin : portraits satiriques de gens de cour, mémoires, écrits contre les encyclopédistes. On y lit aussi les reproches de d’Alembert à la marquise de La Ferté-Imbault, qui lui avait refusé l’entrée de la chambre où sa mère agonisait. La femme qui servait des rentes à trois académiciens est morte derrière une porte que sa fille tenait fermée.
Pour aller plus loin
Ce dossier croise l’histoire de l’Encyclopédie comme entreprise éditoriale, où les mêmes noms reviennent mais où les enjeux sont ceux du privilège de librairie et de la souscription. Il rejoint la question de la censure et de la librairie clandestine, qui explique pourquoi la protection mondaine valait si cher à un auteur, ainsi que l’histoire de la Manufacture royale des glaces, monopole dont le renouvellement se négociait dans les mêmes bureaux que les pensions d’écrivains.
Au XVIIIᵉ siècle, à Paris, des femmes riches ou bien introduites reçoivent chez elles, à jour fixe, des écrivains, des savants, des nobles et des étrangers de passage. On appelle aujourd’hui ces réunions des salons. On a longtemps raconté qu’elles étaient le cœur des idées nouvelles. La réalité est plus intéressante, et plus terre à terre.
Deux maisons, deux emplois du temps
La première est celle de Mme Geoffrin, rue Saint-Honoré. Elle reçoit deux fois par semaine seulement : un repas pour les artistes, un autre pour les écrivains. On y mange, on y cause, on y présente les visiteurs étrangers.
La seconde est celle de Julie de Lespinasse. Elle n’a ni fortune ni nom : fille naturelle d’une grande famille, elle gagne d’abord sa vie comme demoiselle de compagnie chez une parente. Renvoyée au bout de dix ans, elle ouvre sa propre maison en 1764, à quelques pas de là, grâce à l’argent que lui avancent des amis, dont Mme Geoffrin. Chez elle, on vient tous les jours, plusieurs heures d’affilée.
Ce que recevoir voulait dire
Il faut comprendre ce qu’un écrivain venait y chercher. Il n’a pas de situation stable, pas de revenu régulier, et il dépend des puissants pour tout : éviter la censure, obtenir une pension, entrer dans une académie. La maîtresse de maison, elle, connaît des ministres et des courtisans, et elle écrit à qui il faut.
Les archives conservent des actes précis. Mme Geoffrin a fait verser à trois écrivains une rente, c’est-à-dire un revenu à vie payé contre un capital déposé chez un banquier. Les sommes sont importantes, et l’une d’elles est quatre fois plus grosse que les autres. Au dos d’un des documents, elle a noté qu’elle récupérerait l’argent si le bénéficiaire mourait avant elle.
La relation n’est donc pas égalitaire, et personne à l’époque ne prétend le contraire. L’écrivain est invité ; il n’invite jamais en retour.
D’où venait l’argent
Mme Geoffrin n’était pas noble. Son mari avait été le caissier d’une grande manufacture royale de glaces, celle qui fabriquait les miroirs, et il y avait accumulé la plus grosse part du capital. À sa mort, sa veuve hérite et s’occupe elle-même des affaires.
Cela change la lecture de son salon. Quand l’entreprise doit faire renouveler son monopole auprès du gouvernement, en 1757, Mme Geoffrin va voir les bureaux ministériels et sa fille se charge de la cour. Le monopole est prolongé pour trente ans. Recevoir des philosophes et défendre une usine relevaient du même réseau.
Un pouvoir, mais lequel
Les historiens ont beaucoup discuté de ces maisons. Certains y ont vu des institutions intellectuelles à part entière, dirigées par des femmes qui organisaient le débat. D’autres ont répondu, documents en main, que c’étaient d’abord des lieux de vie mondaine, comparables à ceux que tenaient les grandes familles nobles, et que les décisions importantes se prenaient ailleurs, à la cour.
Les deux camps ont raison sur un point. Ces femmes disposaient d’un levier réel : elles recommandaient, elles intervenaient, elles finançaient. Mais elles ne pouvaient pas tout. Une femme qui voulut à la fois recevoir chez elle et publier des livres sous son nom fut moquée jusqu’à ce que sa maison se vide.
L’image est venue après
Le tableau que l’on reproduit partout, montrant des dizaines de célébrités réunies autour d’une lecture chez Mme Geoffrin, a été peint plus d’un demi-siècle après la scène supposée, sur commande d’une impératrice. Un chercheur en a vérifié la liste : la grande majorité des personnages n’a jamais pu se trouver là ensemble, et l’objet posé au centre de la composition n’appartenait pas à la maîtresse de maison. La scène n’a pas eu lieu.
L’histoire de Julie de Lespinasse a suivi le même chemin. Ses lettres d’amour ont été publiées longtemps après sa mort, par la veuve de l’homme à qui elles étaient adressées, puis complétées, puis imitées par un faussaire. Le siècle suivant en a fait une héroïne romanesque.
Ses contemporains, eux, se moquaient de ces réunions et les tournaient en comédie sur les scènes de théâtre. Le respect est venu plus tard.
Le détail des actes notariés, le voyage manqué à Varsovie et la dispute entre historiens occupent l’article classique.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Constitutions de rente viagère de Mme Geoffrin en faveur de l’abbé Morellet (21 janvier 1772), de d’Alembert (9 mars 1773) et d’Antoine-Léonard Thomas (24 mars 1775), capitaux versés à Jean-Joseph de Laborde Archives nationales, Pierrefitte, fonds d’Estampes, 508 AP 36
- Constitution d’une rente viagère par Louis-Philippe d’Orléans, duc de Chartres, au profit de Marie-Thérèse Rodet, veuve de François Geoffrin, et de Jean Le Rond d’Alembert, 21 janvier 1772 Archives nationales, Minutier central des notaires de Paris, réserve, MC/RS//537
- Testament de Marie-Thérèse Rodet, veuve de François Geoffrin, 8 février-25 mai 1777 Archives nationales, Minutier central, réserve, MC/RS//539
Voir les 39 sources restantesMasquer les autres sources
Sources primaires (suite)
- Correspondance active et passive de Mme Geoffrin et du roi de Pologne Stanislas-Auguste Poniatowski, 1764-1777 Archives nationales, fonds d’Estampes, 508 AP 34
- Liste des intéressés de la manufacture de glaces de Saint-Gobain, mentionnant Mme Geoffrin, la marquise de La Ferté-Imbault, M. Saladin de Genève et le duc de Montmorency, 1770-1785 Archives nationales, papiers séquestrés sous la Révolution, T//161/17
- Papiers de la marquise de La Ferté-Imbault : mémoires, portraits satiriques de gens de cour, écrits sur les philosophes encyclopédistes Archives nationales, fonds d’Estampes, 508 AP 37-38
- Lettres de Mme Geoffrin à Gabriel Cramer, 18 août 1748 et 26 juin 1750, sur les voix à réunir pour une élection à l’Académie des sciences Bibliothèque publique et universitaire de Genève ; la seconde publiée par Maurice Tourneux, *Revue d’histoire littéraire de la France* 1, 1894, p. 52-64
- Anicet Charles Gabriel Lemonnier, *Lecture de la tragédie de l’orphelin de la Chine de Voltaire dans le salon de madame Geoffrin*, huile sur toile, 129,5 × 196 cm, signée et datée 1812, exposée au Salon de 1814 musée national des châteaux de Malmaison et de Bois-Préau, M.M.59,3.1
- André Morellet, *Portrait de Madame Geoffrin*, Paris, 1777, repris dans *Éloges de Madame Geoffrin, contemporaine de Mme Du Deffand, par MM. Morellet, Thomas et d’Alembert*, Paris, H. Nicolle, 1812
- Jean-François Marmontel, *Mémoires*, livre VII, éd. Maurice Tourneux, Paris, Librairie des bibliophiles, 1891, t. II, p. 229-230
- Jean-Jacques Rutlidge, *Le Bureau d’esprit*, comédie en cinq actes et en prose, Liège, 1776 ; seconde édition revue, corrigée et augmentée, Londres [Paris], 1777
- *Lettres de Mademoiselle de Lespinasse, écrites depuis l’année 1773 jusqu’à l’année 1776*, Paris, Léopold Collin, 1809, 2 vol. in-8 ; édition augmentée de l’*Éloge sous le nom d’Éliza*, établie par la comtesse de Guibert, Paris, Longchamp, 1811 ; *Nouvelles lettres de Mlle de Lespinasse*, recueil apocryphe, Paris, Maradan, 1820
- Lettres de la marquise du Deffand à Horace Walpole (1766-1780), où Mlle de Lespinasse est désignée comme la Muse de l’Encyclopédie éd. Paget Toynbee, Londres, Methuen, 1912, 3 vol.
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- « A propos du tableau de Lemonnier : Une soirée chez Madame Geoffrin » Persée, Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédiehttps://www.persee.fr/doc/rde_0769-0886_1992_num_12_1_1154
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- « Julie de Lespinasse », notice de Bénédicte Peralez Peslier, 2017 SIEFAR, Dictionnaire des femmes de l’ancienne Francehttps://siefar.org/personnage/julie-de-lespinasse/
- « Madame Geoffrin (1699-1777), actionnaire » Saint-Gobain Archiveshttps://archives.saint-gobain.com/ressource/xviiie/madame-geoffrin-1699-1777-actionnaire
- « 1758 : Un nouveau directeur, Pierre Delaunay-Deslandes, modernise la manufacture » Saint-Gobain Archiveshttps://archives.saint-gobain.com/ressource/xviiie/1758/1758-un-nouveau-directeur-pierre-delaunay-deslandes-modernise-la-manufacture
- « Madame Geoffrin. Femme d’affaires au temps des Lumières » Cairn, Revue française d’histoire économiquehttps://shs.cairn.info/revue-francaise-d-histoire-economique-2016-2-page-12
- « Correspondance inédite du roi Stanislas-Auguste Poniatowski et de Mme Geoffrin (1764-1777) », éd. Charles de Mouÿ, Paris, E. Plon, 1875 Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k82523
- « Notice de personne : Geoffrin, Marie-Thérèse (1699-1777) » BnF, Catalogue généralhttps://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb12517719j
- « La critique des femmes savantes. La satire des salons littéraires dans le théâtre antiphilosophique de la fin de l’Ancien régime » OpenEdition Books, Presses universitaires de Renneshttps://books.openedition.org/pur/35586
- « Le reflet de la vie des salons français en Pologne au xviiie siècle. La visite de Mme Geoffrin à Varsovie » OpenEdition Books, Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitainehttps://books.openedition.org/msha/17755


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