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Salons des Lumières : Mme Geoffrin, Lespinasse et le pouvoir réel

Anicet Charles Gabriel Lemonnier / Wikimedia Commons
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Deux jours par semaine, et rien d’autre. Le lundi, Mme Geoffrin fait dîner des artistes ; le mercredi, des gens de lettres. Le dîner se prend alors au milieu de la journée, rue Saint-Honoré, dans une maison que son mari avait acquise en 1726 et qu’elle a fait transformer en 1755, à l’emplacement du numéro 374 actuel. Chez Julie de Lespinasse, c’est tous les jours, et quatre heures durant, si l’on en croit Marmontel. Voilà l’objet. Reste à savoir ce que ces heures achetaient, et à qui.

Quinze mille livres pour Morellet, soixante mille pour d’Alembert

Antoine Lilti a dépouillé la liasse 508 AP 36 du fonds d’Estampes. Il y a trouvé trois constitutions de rente au bénéfice d’écrivains : l’abbé Morellet le 21 janvier 1772, d’Alembert le 9 mars 1773, Antoine-Léonard Thomas le 24 mars 1775. Le montage passe par Jean-Joseph de Laborde, banquier de cour. Mme Geoffrin lui remet le capital, 15 000 livres pour Morellet, 60 000 pour d’Alembert, 15 000 pour Thomas, et Laborde sert ensuite l’arrérage. Au dos de l’acte de d’Alembert, elle a noté d’une main sèche : « d’Alembert en touche la rente. Je ne viendrai qu’après lui ». Elle se réservait le revenu s’il mourait le premier.

Les cotes ne se recoupent pas parfaitement, et il faut le dire. L’inventaire des Archives nationales place au 21 janvier 1772, dans la réserve du Minutier central, un acte tout différent : le duc de Chartres constitue ce jour-là une rente viagère au profit conjoint de Mme Geoffrin et de d’Alembert (MC/RS//537). Deux opérations le même jour, ou un même dossier décrit deux fois par deux inventaires. La pièce trancherait, personne ne l’a republiée.

Ce qu’établissent ces actes ne souffre pas de discussion, en revanche. La relation est asymétrique par construction, puisque l’écrivain est reçu et ne reçoit jamais. Elle se dit dans le vocabulaire de l’amitié et de la bienfaisance, et Morellet, principal bénéficiaire, l’a publiée lui-même dans le Portrait de Madame Geoffrin qu’il fait paraître en 1777, l’année de la mort de sa protectrice. Un éloge écrit par un rentier ne décrit pas son bienfaiteur de sang-froid.

Le premier actionnaire de la Manufacture royale des glaces

L’argent vient du verre. François Geoffrin, de trente ans l’aîné de sa femme, fut caissier de la Manufacture royale des glaces de 1702 à 1749 et accumula par cette position une part considérable du capital, au point d’en devenir le premier actionnaire. À sa mort, en 1749, sa veuve et leur fille héritent des titres, et Mme Geoffrin prend une part directe à l’administration de la compagnie. La maison vit de la manufacture.

Le capital se compte en deniers, et il en faut dix-huit pour disposer d’une voix délibérative au conseil. Mme Geoffrin s’allie au groupe genevois d’Antoine Saladin, dont Maurice Hamon note qu’il est si assidu rue Saint-Honoré que l’endroit devient presque le second siège de l’entreprise. En 1757, la compagnie doit faire renouveler son privilège exclusif contre une administration du Commerce gagnée aux idées libérales. La mère travaille les bureaux ministériels, la fille, marquise de La Ferté-Imbault, travaille la cour. Le privilège est accordé pour trente ans à la fin d’octobre 1757. Après le retour de Saladin à Genève en 1761, il faut des ventes fictives entre particuliers, les actions dites « en croupe », garanties par une contre-lettre secrète, pour tenir les majorités.

Parmi les papiers séquestrés sous la Révolution, la liasse T//161/17 conserve pour 1770-1785 une liste des intéressés de la manufacture où figurent Mme Geoffrin, sa fille, Saladin de Genève et le duc de Montmorency. Recevoir Fontenelle et faire proroger un monopole industriel relevaient du même savoir-faire.

Compter les voix avant la séance

Restent les élections. L’Académie française leur donne une place centrale dans sa propre mémoire. Dans son discours du 6 décembre 2012, Hélène Carrère d’Encausse rappelle la formule du président Hénault sur la génération précédente, « Il fallait passer par madame de Lambert pour aller à l’Académie », et le mot du marquis d’Argenson selon lequel la moitié des académiciens en exercice lui devaient leur fauteuil.

Le détail des dossiers est moins net. Mme Geoffrin assure au Genevois Gabriel Cramer, candidat à l’Académie des sciences, les voix de Mairan et de d’Alembert, mais aussi l’appui du comte d’Argenson, ministre de la maison du roi : ses lettres du 18 août 1748 et du 26 juin 1750 le disent sans détour, la seconde ayant été publiée par Maurice Tourneux en 1894. En 1772, Suard est élu à l’Académie française et Louis XV refuse l’élection. Ce qui la débloque se joue à la cour, autour de la princesse de Beauvau, de Mme d’Aiguillon, de Sartine et du duc de Nivernais, qui écrit au roi. La maison donne l’accès. La décision est ailleurs.

Chez Julie de Lespinasse, la maison devient à partir de 1764 le point de rendez-vous du parti philosophique. D’Alembert y est chez lui, il devient secrétaire perpétuel de l’Académie en 1774, et elle soutient sans faille l’Éloge de Catinat de Guibert, couronné par la compagnie en 1775. Marmontel, qui fréquentait les deux maisons, note qu’elle fut la seule femme admise au dîner des gens de lettres de Mme Geoffrin. Diderot lui donne la réplique dans Le Rêve de d’Alembert, écrit en 1769, où elle discute pied à pied la thèse matérialiste avec le médecin Bordeu. Mme du Deffand, qui l’avait congédiée après dix ans de service, l’appelle avec mépris « la Muse de l’Encyclopédie ».

Un point mérite réserve. L’Académie rapporte que d’Alembert proposa d’élire Julie de Lespinasse et de réserver aux femmes un dixième des fauteuils. Le fait est répété partout, mais le discours de 2012 ne l’adosse à aucune séance datée ni à aucune pièce.

Cinq mois et demi à Varsovie

Stanislas-Auguste Poniatowski, élu roi de Pologne en 1764, avait été reçu jeune homme rue Saint-Honoré et appelait sa protectrice « maman ». Il l’invite. Le départ est d’abord fixé au 7 février 1766, puis reporté ; une lettre du 3 février arrête le plan définitif, un départ entre le 1ᵉʳ et le 15 mai, juillet et août à Varsovie, la Pologne quittée le 1ᵉʳ septembre. À l’aller, Vienne, où Marie-Thérèse et Joseph II la reçoivent.

Le voyage dure cinq mois et demi et il échoue. Maurice Hamon, qui a travaillé sur les papiers de la famille, décrit une cour polonaise hostile, un roi devenu adulte et peu maniable, une visiteuse qui se rêvait conseillère et repart en froid. Paris n’en sait rien. Les lettres qu’elle envoie sont lues et recopiées dans la capitale, et elles font du séjour un triomphe. La correspondance échangée entre 1764 et 1777 est conservée sous la cote 508 AP 34 ; Charles de Mouÿ l’a publiée chez Plon en 1875.

Mesurons ce que cela implique. La réputation européenne de Mme Geoffrin a été fabriquée par des lettres écrites pour circuler, et ces mêmes lettres sont aujourd’hui notre source principale sur elle. Le document et la propagande tiennent sur le même papier.

Trente ans de dispute sur les mêmes dîners

En 1994, Dena Goodman publie The Republic of Letters et fait de ces maisons des lieux sérieux, voués à la discussion, où des maîtresses de maison acquises aux Lumières gouvernent la conversation et empêchent les philosophes de s’entre-déchirer. La thèse répondait à une lecture alors influente selon laquelle l’espace public des Lumières s’était construit contre les femmes. La même année, Daniel Gordon fait des salons des sanctuaires égalitaires, soustraits aux hiérarchies d’Ancien Régime.

Antoine Lilti a démonté la construction en 2005, et ses objections sont documentaires. Goodman raisonne sur trois maisons, Geoffrin, Lespinasse et Necker, sans tenir compte de ce qu’elles doivent aux réseaux mondains de la capitale. Les rapports du Contrôle des étrangers et les écrivains eux-mêmes parlent de la rue Saint-Honoré exactement comme des sociétés de la duchesse de Luxembourg ou de la marquise du Deffand ; on y croise la duchesse de La Vallière et le duc de Rohan-Chabot ; et Mme Geoffrin repoussait toute prétention savante. Avant lui, Jolanta Pekacz avait montré en 1999 que ces femmes adhéraient aux représentations traditionnelles de l’honnêteté mondaine, Steven Kale que le salon est une institution longue des élites parisiennes, active bien après 1789, et Daniel Roche avait rappelé dès 1996 ce que l’histoire intellectuelle négligeait de l’histoire sociale de la culture.

Reste ce que le camp adverse a de plus solide, et il pèse lourd. Le système de protection passait effectivement par des femmes : ce sont elles qui écrivent aux ministres, font sortir un auteur d’embarras, mobilisent un duc. La maison de Julie de Lespinasse a bien été le lieu où le parti encyclopédiste comptait ses forces. Et Lilti lui-même accorde que le monde, qui n’est ni la sphère domestique ni l’espace public imprimé, était le seul terrain d’action légitime des femmes de l’élite. C’est même l’essentiel du dossier. La contrainte, elle, se mesure à un cas précis : Mme Du Bocage, qui voulut tenir maison tout en menant une carrière d’autrice, s’est heurtée aux plaisanteries des gens du monde et a vu le prestige de sa société s’effondrer. On pouvait recevoir. On ne pouvait pas publier et recevoir.

Cinquante-quatre personnages qui ne se sont jamais réunis

Le tableau que reproduisent les manuels a été peint en 1812 sur commande de l’impératrice Joséphine, pour décorer Malmaison, et exposé au Salon de 1814. Il mesure 129,5 sur 196 centimètres, porte la signature « Lemonnier f. 1812 » et le numéro d’inventaire M.M.59,3.1 au musée national des châteaux de Malmaison et de Bois-Préau. Son titre d’origine annonçait une première lecture de L’Orphelin de la Chine chez Mme Geoffrin. La scène est censée se dérouler en 1755, cinquante-sept ans avant que le peintre ne la compose.

John Lough en a fait l’inventaire en 1992 dans les Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie. Cinquante-quatre personnages sont représentés ; quinze seulement sont attestés aux mercredis de la rue Saint-Honoré à cette date ; des habitués certains manquent ; et le buste de Voltaire posé au centre, qui organise toute la composition, ne lui appartenait pas. Sa conclusion est nette : l’image n’a aucune valeur documentaire sur la place de l’écrivain dans la société d’Ancien Régime.

L’image de Julie de Lespinasse se fabrique dans les mêmes années. Ses lettres au comte de Guibert paraissent chez Léopold Collin en 1809, publiées par la veuve du destinataire, augmentées de l’Éloge d’Éliza chez Longchamp en 1811, imitées par un recueil apocryphe chez Maradan en 1820. Sainte-Beuve en fait en 1857 une héroïne de la passion, et Pierre de Ségur intitule en 1897 sa biographie de Mme Geoffrin Le Royaume de la rue Saint-Honoré.

Ses contemporains ne voyaient pas un royaume. Ils voyaient un bureau d’esprit, et ils en riaient. Dominique Lanni a suivi cette veine dans le théâtre antiphilosophique des dernières années du règne, de Poinsinet à Dorat, et surtout chez le chevalier Rutlidge, dont Le Bureau d’esprit, comédie en cinq actes et en prose imprimée à Liège en 1776, met en scène une madame de Folincourt occupée à sacrifier aux grands hommes.

Le fonds d’Estampes, où dorment ces papiers, tient en trois mètres cinquante linéaires pour cinq siècles. Vendu aux Archives nationales en 1989 par Anne d’Estampes, comtesse de Brusse, il n’a servi que pour un quart. Les cotes 508 AP 37-38 contiennent les papiers de la fille de Mme Geoffrin : portraits satiriques de gens de cour, mémoires, écrits contre les encyclopédistes. On y lit aussi les reproches de d’Alembert à la marquise de La Ferté-Imbault, qui lui avait refusé l’entrée de la chambre où sa mère agonisait. La femme qui servait des rentes à trois académiciens est morte derrière une porte que sa fille tenait fermée.

Pour aller plus loin

Ce dossier croise l’histoire de l’Encyclopédie comme entreprise éditoriale, où les mêmes noms reviennent mais où les enjeux sont ceux du privilège de librairie et de la souscription. Il rejoint la question de la censure et de la librairie clandestine, qui explique pourquoi la protection mondaine valait si cher à un auteur, ainsi que l’histoire de la Manufacture royale des glaces, monopole dont le renouvellement se négociait dans les mêmes bureaux que les pensions d’écrivains.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Constitutions de rente viagère de Mme Geoffrin en faveur de l’abbé Morellet (21 janvier 1772), de d’Alembert (9 mars 1773) et d’Antoine-Léonard Thomas (24 mars 1775), capitaux versés à Jean-Joseph de Laborde Archives nationales, Pierrefitte, fonds d’Estampes, 508 AP 36
  2. Constitution d’une rente viagère par Louis-Philippe d’Orléans, duc de Chartres, au profit de Marie-Thérèse Rodet, veuve de François Geoffrin, et de Jean Le Rond d’Alembert, 21 janvier 1772 Archives nationales, Minutier central des notaires de Paris, réserve, MC/RS//537
  3. Testament de Marie-Thérèse Rodet, veuve de François Geoffrin, 8 février-25 mai 1777 Archives nationales, Minutier central, réserve, MC/RS//539
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Sources primaires (suite)

  1. Correspondance active et passive de Mme Geoffrin et du roi de Pologne Stanislas-Auguste Poniatowski, 1764-1777 Archives nationales, fonds d’Estampes, 508 AP 34
  2. Liste des intéressés de la manufacture de glaces de Saint-Gobain, mentionnant Mme Geoffrin, la marquise de La Ferté-Imbault, M. Saladin de Genève et le duc de Montmorency, 1770-1785 Archives nationales, papiers séquestrés sous la Révolution, T//161/17
  3. Papiers de la marquise de La Ferté-Imbault : mémoires, portraits satiriques de gens de cour, écrits sur les philosophes encyclopédistes Archives nationales, fonds d’Estampes, 508 AP 37-38
  4. Lettres de Mme Geoffrin à Gabriel Cramer, 18 août 1748 et 26 juin 1750, sur les voix à réunir pour une élection à l’Académie des sciences Bibliothèque publique et universitaire de Genève ; la seconde publiée par Maurice Tourneux, *Revue d’histoire littéraire de la France* 1, 1894, p. 52-64
  5. Anicet Charles Gabriel Lemonnier, *Lecture de la tragédie de l’orphelin de la Chine de Voltaire dans le salon de madame Geoffrin*, huile sur toile, 129,5 × 196 cm, signée et datée 1812, exposée au Salon de 1814 musée national des châteaux de Malmaison et de Bois-Préau, M.M.59,3.1
  6. André Morellet, *Portrait de Madame Geoffrin*, Paris, 1777, repris dans *Éloges de Madame Geoffrin, contemporaine de Mme Du Deffand, par MM. Morellet, Thomas et d’Alembert*, Paris, H. Nicolle, 1812
  7. Jean-François Marmontel, *Mémoires*, livre VII, éd. Maurice Tourneux, Paris, Librairie des bibliophiles, 1891, t. II, p. 229-230
  8. Jean-Jacques Rutlidge, *Le Bureau d’esprit*, comédie en cinq actes et en prose, Liège, 1776 ; seconde édition revue, corrigée et augmentée, Londres [Paris], 1777
  9. *Lettres de Mademoiselle de Lespinasse, écrites depuis l’année 1773 jusqu’à l’année 1776*, Paris, Léopold Collin, 1809, 2 vol. in-8 ; édition augmentée de l’*Éloge sous le nom d’Éliza*, établie par la comtesse de Guibert, Paris, Longchamp, 1811 ; *Nouvelles lettres de Mlle de Lespinasse*, recueil apocryphe, Paris, Maradan, 1820
  10. Lettres de la marquise du Deffand à Horace Walpole (1766-1780), où Mlle de Lespinasse est désignée comme la Muse de l’Encyclopédie éd. Paget Toynbee, Londres, Methuen, 1912, 3 vol.

Bibliographie

  1. Antoine Lilti, *Le Monde des salons. Sociabilité et mondanité à Paris au XVIIIᵉ siècle*, Paris, 2005, 568 p., ISBN 978-2-213-62292-7 Fayard
  2. Antoine Lilti, « Sociabilité et mondanité : les hommes de lettres dans les salons parisiens au XVIIIᵉ siècle », *French Historical Studies* 28 (3), 2005, p. 415-445 French Historical Studies
  3. Maurice Hamon, *Madame Geoffrin. Femme d’influence, femme d’affaires au temps des Lumières*, ouvrage élaboré avec Dominique Perrin, Paris, 2010, 782 p., ISBN 978-2-213-62848-6 Fayard
  4. Maurice Hamon, « Madame Geoffrin. Femme d’affaires au temps des Lumières », *Revue française d’histoire économique*, n° 6, 2016/2, p. 12 et suivantes Association pour l’histoire économique
  5. Dena Goodman, *The Republic of Letters. A Cultural History of the French Enlightenment*, Ithaca, 1994 Cornell University Press
  6. Dena Goodman, « Filial Rebellion in the Salon : Madame Geoffrin and her Daughter », *French Historical Studies* 16 (1), 1989 French Historical Studies
  7. Daniel Gordon, *Citizens without Sovereignty. Equality and Sociability in French Thought, 1670-1789*, Princeton, 1994 Princeton University Press
  8. Jolanta T. Pekacz, *Conservative Tradition in Pre-revolutionary France. Parisian Salon Women*, New York, 1999 Peter Lang
  9. Steven D. Kale, *French Salons. High Society and Political Sociability from the Old Regime to the Revolution of 1848*, Baltimore, 2004 Johns Hopkins University Press
  10. Daniel Roche, « République des lettres ou royaume des mœurs : la sociabilité vue d’ailleurs », *Revue d’histoire moderne et contemporaine* 43, 1996, p. 293-306 Revue d’histoire moderne et contemporaine
  11. John Lough, « À propos du tableau de Lemonnier : *Une soirée chez Madame Geoffrin* », *Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie* 12, 1992, p. 4-18, DOI 10,3406/rde.1992,1154 Société Diderothttps://doi.org/10.3406/rde.1992.1154
  12. Dominique Lanni, « La critique des femmes savantes. La satire des salons littéraires dans le théâtre antiphilosophique de la fin de l’Ancien Régime », dans Isabelle Brouard-Arends (dir.), *Lectrices d’Ancien Régime*, Rennes, 2003, coll. « Interférences », 722 p., ISBN 978-2-86847-822-1 Presses universitaires de Rennes
  13. Agnieszka Jakuboszczak, « Le reflet de la vie des salons français en Pologne au XVIIIᵉ siècle. La visite de Mme Geoffrin à Varsovie », dans *Noblesse française et noblesse polonaise. Mémoire, identité, culture*, Pessac Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine
  14. Pierre de Ségur, *Le Royaume de la rue Saint-Honoré. Madame Geoffrin et sa fille*, Paris, 1897 Calmann-Lévy
  15. Charles-Augustin Sainte-Beuve, « Lettres de Mlle de Lespinasse », dans *Causeries du lundi*, t. II, Paris, 1857, p. 121-152 Garnier

Sources en ligne

  1. « Fonds d’Estampes (1380-XXᵉ siècle) », inventaire 508AP/1-508AP/55, identifiant FRAN_IR_004389 FranceArchives, Archives nationaleshttps://francearchives.gouv.fr/findingaid/ad2b91a5874dccbc72da8c3ba813433ebe162530
  2. « Geoffrin, Marie-Thérèse (1699-1777) », notice de producteur d’archives Archives nationales, base Garancehttps://rdf.archives-nationales.culture.gouv.fr/garance/entities/agent/052983/
  3. « Lecture de la tragédie de l’orphelin de la Chine de Voltaire dans le salon de madame Geoffrin », notice Joconde 00000095103 POP, Plateforme ouverte du patrimoine, ministère de la Culturehttps://pop.culture.gouv.fr/notice/joconde/00000095103
  4. « A propos du tableau de Lemonnier : Une soirée chez Madame Geoffrin » Persée, Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédiehttps://www.persee.fr/doc/rde_0769-0886_1992_num_12_1_1154
  5. « Sociabilité et mondanité : Les hommes de lettres dans les salons parisiens au XVIIIe siècle » département d’histoire de l’École normale supérieurehttps://histoire.ens.fr/IMG/file/Lilti/LiltiFHS2005.pdf
  6. « Des femmes à l’Académie française ? Séance publique annuelle », discours d’Hélène Carrère d’Encausse, 6 décembre 2012 Académie françaisehttps://www.academie-francaise.fr/des-femmes-lacademie-francaise-seance-publique-annuelle
  7. « Julie de Lespinasse », notice de Bénédicte Peralez Peslier, 2017 SIEFAR, Dictionnaire des femmes de l’ancienne Francehttps://siefar.org/personnage/julie-de-lespinasse/
  8. « Madame Geoffrin (1699-1777), actionnaire » Saint-Gobain Archiveshttps://archives.saint-gobain.com/ressource/xviiie/madame-geoffrin-1699-1777-actionnaire
  9. « 1758 : Un nouveau directeur, Pierre Delaunay-Deslandes, modernise la manufacture » Saint-Gobain Archiveshttps://archives.saint-gobain.com/ressource/xviiie/1758/1758-un-nouveau-directeur-pierre-delaunay-deslandes-modernise-la-manufacture
  10. « Madame Geoffrin. Femme d’affaires au temps des Lumières » Cairn, Revue française d’histoire économiquehttps://shs.cairn.info/revue-francaise-d-histoire-economique-2016-2-page-12
  11. « Correspondance inédite du roi Stanislas-Auguste Poniatowski et de Mme Geoffrin (1764-1777) », éd. Charles de Mouÿ, Paris, E. Plon, 1875 Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k82523
  12. « Notice de personne : Geoffrin, Marie-Thérèse (1699-1777) » BnF, Catalogue généralhttps://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb12517719j
  13. « La critique des femmes savantes. La satire des salons littéraires dans le théâtre antiphilosophique de la fin de l’Ancien régime » OpenEdition Books, Presses universitaires de Renneshttps://books.openedition.org/pur/35586
  14. « Le reflet de la vie des salons français en Pologne au xviiie siècle. La visite de Mme Geoffrin à Varsovie » OpenEdition Books, Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitainehttps://books.openedition.org/msha/17755
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