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Librairie clandestine : les livres interdits face aux registres du roi

Goussier et Bénard, planche de l'Encyclopédie / Wikimedia Commons
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Les Amours du visir de Vergennes n’ont probablement jamais été écrites. Aucun exemplaire n’a été vu, ni par les agents qui négociaient à Londres, en 1783, la suppression des pamphlets contre la reine, ni par les auteurs de nouvelles à la main, pourtant à l’affût de ce genre de titres. Ce titre figure pourtant, à la lettre, dans une commande que Bruzard de Mauvelain, petit marchand de Troyes spécialisé dans la librairie clandestine, adresse à la Société typographique de Neuchâtel, à côté des Passe-temps d’Antoinette, tout aussi introuvables. Un libraire de province réclame à un éditeur suisse deux brochures qui n’existent pas, l’éditeur range la lettre, et l’historien qui la retrouve doit décider de ce qu’elle mesure, l’appétit d’une clientèle ou la crédulité d’un homme qui croyait les catalogues sur parole.

« Il vaut mieux tolérer ce qu’on ne peut pas empêcher »

Un livre imprimé légalement dans la France du XVIIIᵉ siècle porte sur lui la preuve de son droit à exister. Le privilège, scellé à la Chancellerie, attribue un titre à un libraire pour une durée qui va généralement de trois à cinquante ans, et son texte s’imprime dans le volume avec l’approbation du censeur. Le règlement de la librairie parisienne arrêté au Conseil le 28 février 1723 fixe ce cadre. Rapporté à l’époque moderne, qui court de la fin du XVᵉ siècle à la Révolution, l’édifice est tardif, construit par couches successives.

La couche décisive est une tolérance. Vers 1709, l’abbé Jean-Paul Bignon, directeur de la Librairie, organise la permission tacite, par laquelle l’administration autorise un ouvrage sans que rien ne l’indique dans le livre, qui peut même paraître sous une fausse adresse étrangère. Les registres de la chambre syndicale des libraires de Paris, conservés au département des Manuscrits de la BnF sous les cotes Français 21981 à 21988, permettent de compter. Entre 1750 et 1763, 1 717 demandes y sont inscrites et un millier de permissions accordées avec certitude ; on en relève 1 092 de 1766 à 1772 et environ 1 600 de 1772 à 1782, selon le dépouillement conduit par la Bibliothèque nationale.

Directeur de la Librairie de 1750 à 1763, Chrétien-Guillaume de Lamoignon de Malesherbes rédige à partir de 1758, pour son père le chancelier Guillaume de Lamoignon, des Mémoires sur la librairie où il pose sa maxime d’administrateur, « il vaut mieux tolérer ce qu’on ne peut pas empêcher ». Il écrit un an après un texte qui dit l’inverse. La déclaration royale donnée à Versailles le 16 avril 1757, enregistrée au parlement de Paris le 21, punit de mort ceux qui composent, font imprimer ou répandent des écrits « tendant à attaquer la religion, à émouvoir les esprits » ou à l’autorité du roi, imprimeurs et colporteurs compris. Trois mois plus tôt, le 5 janvier, Robert-François Damiens avait frappé Louis XV d’un coup de couteau. La monarchie a répondu par une peine capitale, sa direction de la Librairie par la pratique la plus souple qu’elle pouvait couvrir.

Rue du Foin-Saint-Jacques

Des arrêts fixent pour chaque région les bureaux d’entrée des livres étrangers, Calais, Boulogne, Dunkerque ou Rouen pour ce qui arrive d’Angleterre. La caisse y est visitée, scellée et munie d’un acquit à caution, c’est-à-dire d’un certificat de transit. À Paris, les caisses descendues des bateaux de Rouen passent aux gagne-deniers de la chambre syndicale, seuls autorisés à les porter et fixés à vingt-quatre par une liste imprimée de 1761 (BnF, Français 21854), qui les montent jusqu’à la rue du Foin-Saint-Jacques. Là, deux fois par semaine, le mardi et le vendredi, les caisses sont ouvertes et chaque titre inscrit sur des formulaires imprimés.

Le « Journal des livres suspendus », tenu du 4 janvier 1771 au 11 janvier 1791 et relié en deux volumes (Français 21933 et 21934), garde la trace de ce qui a été arrêté. Simon Burrows, qui l’a fait saisir en base de données, y compte 2 161 envois suspendus, 3 054 titres distincts et près de 210 800 exemplaires là où le nombre est noté. Les Œuvres de Voltaire reviennent quarante-sept fois, l’Histoire des deux Indes de Raynal quarante-cinq fois. Arrêter n’est pas confisquer, et sur l’ensemble de la période 55 % des titres suspendus ont été rendus. Robert Dawson y voyait en 2006 une application incohérente des règles. Des exemplaires isolés de L’An 2440, l’utopie de Mercier, sont restitués à un certain Winnington en 1773 et à un nommé Gombaut en janvier 1778, quand huit exemplaires destinés au libraire Barrois en mars 1777 et quarante adressés à Pissot en 1779 partent au pilon de la Bastille.

Livres philosophiques

Le mot appartient au métier. Dans les lettres que les libraires de province adressent à la Société typographique de Neuchâtel (STN), il désigne ce qui ne passe pas la douane, traités irréligieux, romans obscènes et chroniques scandaleuses de la cour mêlés dans les mêmes commandes. La maison a été fondée en 1769 par quatre bourgeois de la ville, Frédéric-Samuel Ostervald, Jean-Élie Bertrand, Samuel Fauche et Jonas-Pierre Berthoud, dans une principauté qui relève alors du roi de Prusse. Elle contrefait les succès parisiens, recourt à des contrebandiers pour la France et fait tourner en 1778-1779 une douzaine de presses. Ses archives, restées à la Bibliothèque publique et universitaire de Neuchâtel, forment l’un des rares fonds d’éditeur du XVIIIᵉ siècle parvenus presque intacts en Europe. Robert Darnton y travaille à partir de 1965. En sortent Édition et sédition en 1991, puis en 1995 deux volumes jumeaux, The Forbidden Best-Sellers of Pre-Revolutionary France et The Corpus of Clandestine Literature in France, 1769-1789, qui dressent le palmarès des titres les plus commandés. L’An 2440 de Mercier ouvre la liste, suivi des Anecdotes sur Mme la comtesse du Barry attribuées à Mathieu Pidansat de Mairobert, du Système de la nature du baron d’Holbach, du Tableau de Paris et de l’Histoire des deux Indes. La thèse que Darnton en tire porte loin, puisque cette littérature, diffamation de cour comprise, aurait désacralisé la monarchie avant que la Révolution ne la renverse.

Le palmarès a fait école pendant près de vingt ans.

Roger Chartier avait pourtant posé l’objection dès 1990, dans Les Origines culturelles de la Révolution française, sous la forme d’une question, « Les livres font-ils les révolutions ? ». Les acheteurs de livres philosophiques appartenaient aux milieux aisés, un livre possédé n’est pas forcément lu, et un livre lu n’emporte pas l’adhésion de son lecteur. Chartier proposait de retourner la perspective et de regarder comment la Révolution s’était ensuite donné une bibliothèque d’ancêtres, Voltaire et Rousseau, Mably et Raynal, pour fonder sa propre légitimité.

L’Ange conducteur contre L’An 2440

Le doute suivant est venu de Neuchâtel même. En 2013, dans The Historical Journal, Mark Curran a montré, à partir de la base de données bâtie avec Simon Burrows, que les commandes passées à la STN mesurent mal la demande française, car la maison avait un fonds et des réseaux suisses et protestants. Burrows est allé chercher d’autres séries, et d’abord les procès-verbaux d’estampillage. Après les arrêts du 30 août 1777, les libraires du royaume ont dû faire estampiller leurs contrefaçons par les inspecteurs, qui les légalisaient d’un coup de tampon ; les registres conservés, pour huit des vingt ressorts de chambres syndicales, portent sur plus de 416 000 exemplaires.

Besançon donne le cas le plus net. Le 11 août 1778, Charles-Antoine Charmet, le plus ancien et le plus gros client français de la STN (7 064 volumes reçus en près de vingt ans, dont 1 661 livres philosophiques), ne déclare que trente-deux contrefaçons de sept titres, parmi lesquels un traité de jardinage et une chimie expérimentale (BnF, Français 21834, fol. 118-119). Son frère Jean-Félix détient le même mois 5 275 exemplaires de deux éditions d’un seul livre, L’Ange conducteur de Jacques Coret, manuel de dévotion paru en 1681. Darnton, qui avait confondu les deux frères, a corrigé en 2016 l’essai publié sur son site. Additionnés, les stocks des libraires de la ville donnent 18 730 exemplaires de L’Ange conducteur pour 32 000 habitants.

Les registres de la permission simple, créée en 1777 pour autoriser contre redevance la réimpression d’ouvrages tombés dans le domaine commun, racontent la même histoire. La Journée du chrétien arrive en tête, avec 160 650 exemplaires autorisés, devant L’Ange conducteur et les Comptes faits de Barrême, tables de calcul pour marchands, dont une édition revue sortait encore chez Garnier frères en 1877. Et l’on se prend à imaginer, devant ces piles de manuels de piété entassées dans les arrière-boutiques de Besançon en attendant le passage de l’inspecteur et de son tampon, ce que l’histoire des Lumières aurait écrit si les archives d’un marchand de livres d’heures avaient survécu à la place de celles de Neuchâtel.

Le camp de Darnton garde des arguments solides, et Burrows lui en concède plusieurs. Il estime à un peu moins de trois millions les livres philosophiques entrés en circulation en France de 1769 à 1789, et juge fondée l’idée, avancée par Darnton comme par Chartier, qu’un livre vendu sur deux était illégal d’une façon ou d’une autre, plus des trois quarts de ce secteur relevant de la contrefaçon d’ouvrages ordinaires. On préférera ici ce mot des inspecteurs à celui de piratage que retiennent les traductions récentes, parce qu’il nomme exactement le grief, l’atteinte au privilège d’un confrère. Darnton, dans Éditer et pirater, paru en français en 2021, a d’ailleurs déplacé son centre de gravité vers ce commerce, qui représentait selon lui au moins la moitié des livres vendus en France entre 1750 et 1789. Quant aux lecteurs de livres philosophiques, Burrows admet qu’ils formaient une élite urbaine dont le poids, en 1789, a été sans rapport avec son nombre.

Sept caisses à flanc de montagne

Depuis le livre de Jean-Paul Belin sur le commerce des livres prohibés, paru en 1913, on tenait la police du livre pour impuissante. Les arrêts du 30 août 1777 ont pourtant attaché à chaque chambre syndicale un inspecteur nommé par le pouvoir central et venu d’ailleurs. À Besançon, Charmet écrit à Neuchâtel qu’il renonce aux livres prohibés. Les envois suspendus en provenance de Suisse romande tombent de cinquante et un, entre janvier 1771 et septembre 1777, à quatre entre octobre 1777 et juillet 1783. Quant aux titres marqués « prohibé », « scandaleux » ou « indécent », leur part parmi les suspensions passe de 26,6 % en 1773-1775 à 11,2 % en 1785-1787, et ceux-là ne sont presque plus rendus, 6,9 % en 1782-1784 contre 53,9 % une dizaine d’années plus tôt. Dans les années 1780, selon la BnF, 40 % des prisonniers de la Bastille y sont pour une affaire de livre, chiffre longtemps lu comme la preuve d’une loi bafouée et qui peut aussi bien signaler une police qui attrape ses gens.

Le 12 juin 1783, un ordre du ministre des Affaires étrangères, Charles Gravier de Vergennes, impose que toute caisse de livres venue de l’étranger soit inspectée à Paris, quelle que soit sa destination. L’original est perdu. On en connaît le contenu par un résumé conservé dans le recueil où sont reliés les mémoires rédigés la même année par Périsse Du Luc, syndic de la librairie de Lyon, sur l’introduction des livres étrangers (BnF, Français 21833, fol. 107-110).

Deux mois plus tard, la STN traite avec un contrebandier du pays nommé Faivre pour faire passer la commande de Mauvelain. Au même moment, la police arrête un agent d’une maison concurrente, Fauche, Favre et Witel, qui livre ce qu’il sait ; cinq porteurs sont pris avec des exemplaires tout frais de Ma conversion, de Mirabeau. Les hommes de Faivre refusent alors d’avancer sans prime, et sept caisses destinées à Troyes restent plusieurs mois en attente à flanc de montagne. Elles arrivent en fin d’année, à un prix qui ôte toute envie de recommencer, et la STN ne tente plus de contrebande à grande échelle.

Les grandes saisies disent le reste du risque. En 1781 et 1782, la STN expédie en France près de 49 000 exemplaires, dont environ 20 000 livres philosophiques, et Burrows estime que plus de la moitié de ces derniers ont été interceptés. En novembre 1782, à Versailles, la police saisit 4 141 exemplaires du Contrat conjugal de Jacques La Scène-Desmaisons, plaidoyer en trois volumes pour le divorce, soit 12 423 volumes envoyés à la Bastille. On mesure mal, en revanche, ce qui passait sans être vu. Le Journal des livres suspendus enregistre les caisses arrêtées, jamais celles qui ne se sont pas présentées. Les manuscrits clandestins, quelque 2 000 copies de 250 textes environ entre 1690 et 1760 selon la BnF, échappaient par nature à la douane, et Burrows ajoute que les pamphlets d’opposition sortaient surtout de presses tenues par de grands personnages, là où aucun registre ne regarde. Des cinq libelles contre Marie-Antoinette dont l’impression avant 1789 est attestée, aucun n’a laissé de trace de vente avant la prise de la Bastille, d’où plusieurs sont ressortis cette année-là avec la mention de leur découverte.

La déclaration qu’un certain Mallet, « marchand de livres dits prohibés », a écrite à la Bastille en 1783 est aujourd’hui reliée au folio 40 du volume Français 22046 de la BnF, entre un Almanach des loix de la France pour 1787 et le mémoire d’un nommé Pont, de Saintes, sur le moyen de rendre le savon ferme et compact. Darnton rapporte que les renseignements fournis par un Mallet, très probablement le même homme, ont convaincu l’administration de rendre permanent l’ordre de Vergennes, conçu d’abord comme une parade contre les libelles que l’on disait en préparation à Londres.

Pour aller plus loin

Ce sujet croise l’histoire de l’Encyclopédie comme entreprise de librairie, dont la STN a été associée à la réimpression in-quarto en 1778-1779, et celle de la Bastille comme prison des gens du livre. Il rejoint aussi les libellistes français réfugiés à Londres, Théveneau de Morande en tête, dont le métier consistait souvent à se faire payer pour ne pas publier.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Déclaration du roi portant défenses à toutes personnes, de quelque état et condition qu’elles soient, de composer ni faire composer, imprimer et distribuer aucuns écrits contre la règle des ordonnances, donnée à Versailles le 16 avril 1757, registrée en Parlement le 21 avril 1757, imprimé in-4°, 4 p. exemplaire relié dans BnF, département des Manuscrits, Français 21832, fol. 112 ; exemplaire numérisé sur Gallica
  2. « Règlement pour la librairie et imprimerie de Paris, arrêté au Conseil d’État du Roy, Sa Majesté y étant, le 28 février 1723 », copie avec supplément et table BnF, département des Manuscrits, Français 21830
  3. Chrétien-Guillaume de Lamoignon de Malesherbes, Mémoires sur la librairie, rédigés à partir de 1758 pour le chancelier Guillaume de Lamoignon, maxime « il vaut mieux tolérer ce qu’on ne peut pas empêcher » (troisième mémoire, « Sur les livres qu’on doit permettre ou tolérer ») édition Roger Chartier, Mémoires sur la librairie. Mémoire sur la liberté de la presse, Paris, Imprimerie nationale, 1994, 350 p., coll. « Auteurs de l’histoire »
Voir les 29 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Registres des permissions tacites de la chambre syndicale de la librairie et imprimerie de Paris, 1750-1789 BnF, département des Manuscrits, Français 21981 à 21988
  2. « Liste des CXX colporteurs, des XL afficheurs et des XXIV gagne-deniers de la Chambre syndicale de la librairie et imprimerie », 1761, imprimé BnF, département des Manuscrits, Français 21854
  3. « Journal des livres suspendus depuis le 4 janvier 1771 jusqu’au 11 janvier 1791 », deux volumes BnF, département des Manuscrits, Français 21933 et 21934
  4. Procès-verbaux des opérations de l’estampillage à Besançon, Vesoul et Dole, 1778, dont la déclaration de Charles-Antoine Charmet du 11 août 1778 (fol. 118-119) BnF, département des Manuscrits, Français 21834, fol. 118 et suivants
  5. Mémoires de Jean-André Périsse Du Luc, syndic de la librairie de Lyon, sur l’introduction en France des livres imprimés à l’étranger et leur envoi à la douane de Paris, 1783, avec réponses (fol. 99 et suivants) ; résumé de l’ordre du 12 juin 1783 aux fol. 107-110, d’après la référence donnée par Robert Darnton BnF, département des Manuscrits, Français 21833
  6. « Copie de la déclaration faite et écrite à la Bastille par le nommé Mallet, marchand de livres dits prohibés, 1783 » BnF, département des Manuscrits, Français 22046, fol. 40
  7. Archives de la Société typographique de Neuchâtel, correspondance et livres de comptes, 1769-1794, dont le dossier Charmet (MS 1134, fol. 3-48, cote relevée chez Simon Burrows) Bibliothèque publique et universitaire de Neuchâtel

Bibliographie

  1. Robert Darnton, Édition et sédition. L’univers de la littérature clandestine au XVIIIᵉ siècle, Paris, 1991 Gallimard
  2. Robert Darnton, The Forbidden Best-Sellers of Pre-Revolutionary France, New York, 1995 W. W. Norton
  3. Robert Darnton, The Corpus of Clandestine Literature in France, 1769-1789, New York, 1995 W. W. Norton
  4. Robert Darnton, Éditer et pirater. Le commerce des livres en France et en Europe au seuil de la Révolution, traduit de l’anglais par Jean-François Sené, Paris, 2021, 496 p., coll. « NRF Essais » Gallimard
  5. Roger Chartier, Les Origines culturelles de la Révolution française, Paris, 1990, 244 p., coll. « L’Univers historique » Éditions du Seuil
  6. Jean-Paul Belin, Le Commerce des livres prohibés à Paris de 1750 à 1789, Paris, Belin frères, 1913 ; réimpr. New York, 1967
  7. Robert L. Dawson, Confiscations at Customs : Banned Books and the French Book Trade during the Last Years of the Ancien Régime, Oxford, 2006 Voltaire Foundation
  8. Mark Curran, « Beyond the Forbidden Best-Sellers of Pre-Revolutionary France », The Historical Journal 56 (1), 2013, p. 89-112, DOI 10,1017/S0018246X12000556 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/S0018246X12000556
  9. Simon Burrows, « Forgotten Best-Sellers of Pre-Revolutionary France », French History and Civilization. Papers from the George Rudé Seminar 7, 2017, p. 51-65 H-France
  10. Simon Burrows, « Smuggling in volumes : policing and the myth of the book-smuggler in late ancien régime France », French History 40 (2), 2026, p. 253-281, DOI 10,1093/fh/crag016 Oxford University Presshttps://doi.org/10.1093/fh/crag016

Sources en ligne

  1. « La censure des livres et son contournement au 18e siècle », par Michèle Sacquin BnF Essentielshttps://essentiels.bnf.fr/fr/livres-et-ecritures/histoire-du-livre-occidental/efbeed25-e194-437d-ac46-ee9254f2d014-livre-epoque-moderne-16e-18e-siecles/article/3fb67167-0300-400d-81c0-3dce8cff24d6-censure-livres-et-son-contournement-18e-siecle
  2. « Programmes de recherche - Éditions sous permissions tacites » Bibliothèque nationale de Francehttps://actions-recherche.bnf.fr/BnF/anirw3.nsf/IX01/A2013000261_editions-sous-permissions-tacites
  3. « Français 21813-22060 », Archives de la Chambre syndicale de la Librairie et Imprimerie de Paris BnF, Archives et manuscritshttps://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc52101b
  4. « Déclaration... portant défenses à toutes personnes [...] Registrée en Parlement [le 21 avril 1757] » Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8612942w/f1
  5. « Société typographique de Neuchâtel », par Michel Schlup Dictionnaire historique de la Suissehttps://hls-dhs-dss.ch/fr/articles/024569/
  6. « Mémoires sur la librairie. Mémoire sur la liberté de la presse », compte rendu d’Isabelle Kratz Bulletin des bibliothèques de France, 1995https://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-1995-04-0106-013
  7. « Les origines culturelles de la Révolution française », compte rendu Bulletin des bibliothèques de France, 1990https://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-1990-06-0410-003
  8. « Roger Chartier : Les Origines culturelles de la Révolution française, 1990 », compte rendu Dix-huitième siècle, Perséehttps://www.persee.fr/doc/dhs_0070-6760_1992_num_24_1_1892_t1_0536_0000_2
  9. « Beyond the Forbidden Best-Sellers of Pre-Revolutionary France » The Historical Journal, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/historical-journal/article/abs/beyond-the-forbidden-bestsellers-of-prerevolutionary-france/C5F98C8048D146D5AB19F2809933B5F6
  10. « Forgotten Best-Sellers of Pre-Revolutionary France », Simon Burrows H-France, French History and Civilization, vol. 7https://h-france.net/rude/wp-content/uploads/2017/08/vol7_Burrows.pdf
  11. « Smuggling in volumes : policing and the myth of the book-smuggler in late ancien régime France » French History, Oxford Academichttps://academic.oup.com/fh/article/40/2/253/8689732
  12. « Notes », Robert Darnton, Éditer et pirater, sur l’ordre de Vergennes et les renseignements fournis par Mallet Cairn.infohttps://shs.cairn.info/editer-et-pirater-le-commerce-des-livres-en-france-et-en-europe-au-seuil-de-la-revolution--9782072842191-page-389?lang=fr
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