« Mettre provisoirement entre parenthèses toute la section I. » Louis Althusser imprime la consigne en capitales dans l’avertissement qu’il signe en mars 1969 pour le livre I du Capital chez Garnier-Flammarion, et il la tient pour une recommandation impérative. Qui commence par la marchandise et la monnaie, explique-t-il, ou bien abandonne, ou bien croit comprendre et comprend tout autre chose. Marx avait refusé ce raccourci à ses lecteurs français. Dans la lettre du 18 mars 1872 à son éditeur Maurice Lachâtre, placée en fac-similé en tête de la traduction, il redoute que ce public « toujours impatient de conclure » se décourage dès les premiers chapitres, et il ne lui promet que l’effort, puisqu'« il n’y a pas de route royale pour la science ».
Le seul volume signé par Marx
Sous un même titre, il y a un livre et deux reconstitutions. En septembre 1867 paraît à Hambourg, chez Otto Meissner, le premier volume de Das Kapital, imprimé à Leipzig à mille exemplaires ; Ingo Stützle ajoute qu’il coûtait à peu près le salaire hebdomadaire d’un ouvrier qualifié et qu’il avait fallu mobiliser 3,2 tonnes de caractères de plomb. Après la mort de Marx en 1883, Engels tire des manuscrits le livre II en 1885 et le livre III en 1894. Le brouillon principal du livre III, rédigé en 1864 et 1865, le seul complet que Marx en ait laissé, n’a été imprimé tel quel qu’en 1992, au volume II/4,2 de la Marx-Engels-Gesamtausgabe. Michael Heinrich y compte trente-quatre intertitres contre quatre-vingt-douze dans l’édition d’Engels, et des retouches non signalées presque à chaque page. Personne ne sait quelle forme Marx aurait donnée à ce livre.
Le livre I existe lui-même en trois découpages. L’édition de 1867 a six chapitres et un appendice sur la forme de la valeur, ajouté parce que Louis Kugelmann, chez qui Marx séjournait à Hanovre quand arrivèrent les épreuves, le jugeait nécessaire aux lecteurs. La traduction de Joseph Roy, parue à Paris par livraisons de 1872 à 1875, en a trente-trois, et Marx l’a si bien remaniée qu’il lui reconnaît, dans un avis daté du 28 avril 1875, « une valeur scientifique indépendante de l’original ». La quatrième édition allemande, établie par Engels en 1890, en a vingt-cinq ; c’est elle que traduit Jean-Pierre Lefebvre en 1983. Les renvois qui suivent donnent le chapitre de Roy, puis celui de 1890 entre parenthèses.
Lefebvre rend Mehrwert par « survaleur », qu’il défendait dès 1978 dans La Pensée pour marquer la parenté avec le surtravail et écarter le sens comptable du mot courant. On garde ici « plus-value », parce que c’est le mot que Marx a laissé dans les livraisons de Roy qu’il révisait.
Le troisième terme d’une équation
Le livre s’ouvre sur l’objet le plus banal, la marchandise, dont la richesse des sociétés capitalistes est une « immense accumulation ». Une marchandise a deux faces, son utilité, que Marx nomme valeur d’usage, et sa valeur d’échange, la proportion dans laquelle elle s’échange contre d’autres. Pour expliquer cette proportion, le premier chapitre pose une équation, « 1 quarteron de froment = a kilogramme de fer », et en tire qu’il existe dans ces deux objets « quelque chose de commun », un « troisième » qui n’est ni le blé ni le fer. Ce troisième terme ne peut pas être une propriété physique, puisque l’échange fait justement abstraction de l’usage, et, l’usage mis de côté, il ne reste aux marchandises qu’une qualité, celle d’être des produits du travail. Leur valeur se mesure donc au temps de travail, et Marx précise aussitôt lequel. Après l’introduction du tissage à la vapeur en Angleterre, il faut peut-être moitié moins de travail pour changer le fil en tissu, et le tisserand à la main, qui met toujours le même temps, voit son heure ne plus valoir qu’une demi-heure de travail social. Seul compte le temps « socialement nécessaire », celui d’un travail d’habileté et d’intensité moyennes. Jonathan Wolff et David Leopold, dans la notice de la Stanford Encyclopedia of Philosophy révisée en mars 2025, décomposent l’argument en deux temps, l’existence d’un terme commun puis son identification au travail, et jugent l’un et l’autre hautement contestables.
L’idée d’une valeur réglée par le travail vient des classiques, et la postface de 1873 fait de Ricardo leur « dernier grand représentant ». Elle laisse une énigme. Si chaque marchandise s’échange contre son équivalent, d’où vient que l’argent avancé revienne grossi ? Le chapitre VII (5) la met en scène avec un capitaliste « en herbe » qui paie dix shillings de coton, deux d’usure des broches, trois pour une demi-journée de fileur, et retrouve à la vente ses quinze shillings, pas un de plus. « Notre capitaliste reste ébahi. »
« Le tour est fait »
La solution tient dans une marchandise singulière. Le capitaliste achète pour une journée la force de travail de l’ouvrier, sa capacité de travailler, et la paie à sa valeur, le prix des subsistances qui l’entretiennent vingt-quatre heures, que Marx fixe à six heures de travail, trois shillings. Or, écrit-il, si une demi-journée suffit à faire vivre l’ouvrier, il ne s’ensuit pas qu’il ne puisse travailler une journée entière. L’atelier tourne douze heures. Vingt livres de coton, quatre shillings d’usure et trois de salaire font vingt-sept shillings avancés, et les vingt livres de filés en valent trente. C’est là, conclut Marx, « une chance particulièrement heureuse pour l’acheteur, mais qui ne lèse en rien le droit du vendeur », puis il ajoute « Le tour est fait », en précisant en note que ses chiffres sont « tout à fait arbitraires ».
L’argument tient en trois phrases. Toutes les marchandises s’achètent à leur valeur, y compris la force de travail, dont la valeur est le temps qu’il faut pour produire ce qui fait vivre l’ouvrier. L’usage de cette marchandise est le travail lui-même, qui ajoute de la valeur pendant chaque heure où il s’exerce. Quand la journée dure plus que le temps nécessaire à reproduire le salaire, l’acheteur garde, sans avoir trompé personne, la valeur des heures en surplus, et cette différence porte le nom de plus-value.
Chacun peut refaire le compte sur une journée qu’il connaît. Avec les chiffres de Marx, la paie est couverte à la moitié de la journée, et l’autre moitié ne coûte rien à qui l’a achetée. La feuille de paie, qui règle la journée en bloc, ne montre pas cette coupure, et Wolff et Leopold rappellent que Marx opposait sur ce point la transparence de l’exploitation féodale à la forme salaire, qui masque le rapport entre travail nécessaire et surtravail.
La dernière heure de Nassau Senior
En 1836, raconte Marx au chapitre IX (7), les filateurs de Manchester font venir l’économiste d’Oxford Nassau W. Senior pour défendre leur cause contre le Factory Act et l’agitation pour la journée de dix heures. Ses Letters on the Factory Act de 1837 font ce calcul. Une fabrique employant des moins de dix-huit ans tourne onze heures et demie, vingt-trois demi-heures ; sur 115 000 livres de ventes annuelles, chaque demi-heure en produit 5 000. Vingt remplacent le capital avancé, une couvre l’usure, et les deux dernières, la dernière heure, donnent tout le profit net. Retrancher une heure le supprimerait.
Marx répond que Senior change des fractions du produit en fractions de la journée. Le coton et les broches passent dans le fil parce que l’ouvrier file, sans lui coûter une minute de plus. Seule la valeur nouvelle se partage, et puisque salaire et profit sont égaux chez Senior, l’ouvrier produit l’un en cinq heures trois quarts et l’autre dans les cinq heures trois quarts suivantes. Une heure de moins ferait tomber le taux de plus-value de 100 % à un peu moins de 83 %, taux que Marx juge, avec ironie, tout à fait respectable.
En 1855, l’inspecteur Howell observe que, si Senior avait raison, les fabriques de coton travailleraient à perte depuis 1850.
Le lecteur peut reprendre l’opération avec ses propres chiffres, en séparant ce que les moyens de production transmettent au produit de ce que le travail y ajoute. Marx relève que les premiers contradicteurs de Senior n’ont pas trouvé le paralogisme, Leonard Horner s’étant borné à montrer la même année que les chiffres ne valaient rien.
Une chance pour l’acheteur
La phrase du fileur a nourri l’une des querelles les plus suivies de la philosophie politique anglophone. En 1972, dans Philosophy & Public Affairs, Allen Wood soutient que Marx ne tenait pas le capitalisme pour injuste ; selon Wolff et Leopold, il s’appuie sur la théorie de l’histoire, qui range les idées de justice dans la superstructure et ne laisse aucun point de vue hors des époques pour juger un mode de production entier. Ziyad Husami lui répond en 1978, dans la même revue, que les idées varient aussi selon les classes, et que du point de vue du prolétariat, qui est celui de Marx, le capitalisme est injuste.
Norman Geras fait en 1985, dans la New Left Review, l’inventaire des textes. Le camp de Wood cite la phrase du chapitre VII (5) et la Critique du programme de Gotha, où Marx raille l’idée d’une distribution équitable. Le camp adverse aligne, dans la traduction anglaise que cite Geras, les mots que Marx emploie ailleurs pour la même opération, le tribut levé sur la classe ouvrière, le butin, le vol, le détournement, les usurpateurs. Geras conclut que Marx pensait le capitalisme injuste sans penser qu’il le pensait, formule que Wolff et Leopold rapportent à un compte rendu de G. A. Cohen paru en 1983, lecture qui restera, admettent-ils, forcément disputée.
L’usage politique n’a pas attendu ces lectures. Engels appelait le livre, dès 1886, « la Bible » du mouvement ouvrier, mot que reprend Althusser en 1969.
Böhm-Bawerk devant le livre III
Le livre I prévient lui-même son lecteur. Une note du chapitre IX (7) avertit que ses chiffres « n’ont de valeur qu’à titre d’explication », puisqu’on y suppose les prix égaux aux valeurs, et que le livre III montrera que cette égalisation « ne se fait pas d’une manière aussi simple ». Au chapitre 9 du livre III, cinq capitaux de 100 de compositions différentes produisent, à exploitation égale, des plus-values très inégales, alors que la concurrence ramène leurs taux de profit à 22 % ; les marchandises se vendent à des prix de production, trois au-dessus de leur valeur, deux au-dessous, et les écarts s’annulent dans le total.
Eugen von Böhm-Bawerk, économiste de l’école autrichienne et plusieurs fois ministre des Finances, publie en 1896 Zum Abschluss des Marxschen Systems dans un recueil offert à Karl Knies. Il y voit une contradiction entre le système et les faits, que Marx aurait lui-même aperçue. Le livre I fondait les rapports d’échange sur le temps de travail, et le livre III montre, selon lui, que la concurrence écarte les prix de ce niveau pour les régler sur un autre facteur.
Rudolf Hilferding lui répond en 1904. Ladislaus von Bortkiewicz, en 1907, situe l’erreur ailleurs, dans le fait que Marx n’évalue pas simultanément les moyens de production et les produits, et propose une correction par équations simultanées. Marx avait lui-même noté, au même chapitre, qu’on risque de se tromper si l’on identifie le prix de revient d’une marchandise à la valeur des moyens de production consommés, sans pousser l’examen plus loin. Andrew Kliman, en 2007, défend une interprétation dite temporelle à système unique, qui supprime selon lui toutes les incohérences alléguées. Wolff et Leopold jugent au contraire que la tentative de Marx souffre de difficultés techniques, et que les solutions modernes laissent ouverte la question de savoir si elles sauvent le projet, le lien entre valeur et prix devenant très indirect.
La chronologie a son importance. Marx a remis le manuscrit du livre I en avril 1867, après avoir rédigé celui du livre III : il avait donc écrit, avant de publier le fileur, le chapitre où les prix s’écartent des valeurs. On ignore s’il aurait publié la transformation sous la forme que lui a donnée Engels, et la querelle porte probablement sur un texte que son auteur n’a jamais relu pour l’impression.
Swan River, Nouvelle-Hollande
Après l’expropriation des expropriateurs, annoncée au chapitre XXXII (24) comme une « négation de la négation », formule qu’Althusser jugeait imprudente, le livre I se termine sur l’économiste E. G. Wakefield, théoricien de la colonisation. Wakefield, écrit Marx, a découvert que l’argent, les subsistances et les machines ne font un capitaliste qu’à condition de trouver un autre homme forcé de se vendre volontairement, et que le capital, « au lieu d’être une chose », est « un rapport social entre personnes, lequel rapport s’établit par l’intermédiaire des choses ». Tant que la terre libre abonde, le salarié d’aujourd’hui devient demain cultivateur indépendant. L’exemple vient du deuxième volume d'England and America, à la page 33. Un M. Peel emporte d’Angleterre vers la Swan River, en Nouvelle-Hollande, des vivres et des moyens de production d’une valeur de 50 000 livres sterling, et il a la prévoyance d’emmener trois mille personnes de la classe ouvrière, hommes, femmes et enfants. À l’arrivée, il reste « sans un domestique pour faire son lit ou lui puiser de l’eau à la rivière ». Marx commente que l’infortuné M. Peel avait tout prévu et n’avait oublié « que d’exporter au Swan River les rapports de production anglais ».
Pour aller plus loin
La quatrième partie du premier chapitre, sur le caractère fétiche de la marchandise, prolonge l’analyse de la valeur, et Althusser y voyait le point d’appui des théories de la réification. La querelle de la valeur entre l’école autrichienne et les marxistes, ouverte par Böhm-Bawerk, et la Critique du programme de Gotha, où Marx traite de la distribution, éclairent les deux disputes exposées ici.
On répète souvent que Marx accuse les patrons de voler leurs ouvriers en les payant moins qu’ils ne valent. Son grand livre, Le Capital, soutient presque l’inverse. Marx n’en a publié qu’un seul volume, en 1867. Il y cherche comment un patron s’enrichit sans tricher sur aucun prix.
Une énigme sur le prix des choses
Marx part d’une idée répandue chez les économistes de son temps. Une marchandise vaut le temps de travail qu’il faut pour la fabriquer. Ce temps est celui d’un ouvrier moyen, avec les outils ordinaires de l’époque. Un tisserand qui travaille encore à la main ne crée donc pas plus de valeur parce qu’il va plus lentement qu’une machine.
Cette idée crée une énigme. Si tout s’achète et se vend à sa juste valeur, d’où vient le gain du patron ? Marx imagine un patron qui achète du coton, use ses machines et paie un ouvrier pour filer. Une fois le fil vendu, il retrouve exactement la somme dépensée. Il n’a rien gagné.
Le fileur qui travaille toute la journée
La réponse tient dans ce que l’ouvrier vend. Il cède au patron sa capacité de travailler pendant une journée entière. Marx appelle cette marchandise la force de travail. Son prix correspond à ce qu’il faut pour faire vivre l’ouvrier jusqu’au lendemain.
Dans l’exemple de Marx, produire ces moyens de vivre demande six heures de travail. Le patron paie donc le salaire de ces six heures. Mais personne n’oblige l’atelier à fermer si tôt. L’ouvrier file pendant douze heures.
Le fil vendu rapporte alors au patron trois shillings de plus qu’il n’a dépensé. Aucun prix n’a été faussé. Le coton, les machines et la journée de l’ouvrier ont été payés à leur valeur. Le patron garde seulement ce que l’ouvrier a produit au-delà de son salaire. Marx nomme ce surplus la plus-value.
Il écrit que c’est une chance pour celui qui achète, sans aucun tort pour celui qui vend. Il précise aussi, dans une note, que les chiffres de son exemple sont inventés.
Juste ou injuste ?
Cette phrase sur la chance du patron divise les lecteurs. Ailleurs, Marx décrit pourtant le profit avec des mots durs, comme le vol ou le tribut imposé aux ouvriers.
Le philosophe Allen Wood en conclut que Marx ne jugeait pas le système injuste. Pour lui, Marx pensait que chaque époque a ses propres règles de justice. D’autres lecteurs répondent que ces mots de vol disent le contraire.
Norman Geras propose une solution étrange. Selon lui, Marx trouvait le système injuste sans savoir qu’il le pensait. Cette lecture reste discutée.
Une suite restée en brouillon
Après la mort de Marx, son ami Engels tire deux autres volumes de ses brouillons. Dans le troisième, les prix ne suivent plus exactement le temps de travail. La concurrence pousse certaines marchandises au-dessus de leur valeur, et d’autres au-dessous. Le premier volume l’annonçait déjà dans une note.
En 1896, l’économiste autrichien Böhm-Bawerk y voit une contradiction. Le premier volume liait les prix au travail. Le troisième, selon lui, les fait dépendre d’autre chose. D’autres économistes ont défendu Marx avec des calculs différents, et le désaccord dure encore.
Un fait complique la dispute. Marx avait écrit le brouillon du troisième volume avant de publier le premier. Personne ne sait quelle forme définitive il lui aurait donnée.
Un colon sans domestique
Le livre se termine sur une histoire racontée par un théoricien de la colonisation. Un colon nommé Peel part pour la Nouvelle-Hollande avec des vivres, des outils et trois mille ouvriers. Là-bas, la terre libre ne manque pas. Ses ouvriers s’installent vite à leur compte.
Pour Marx, l’argent et les machines ne suffisent pas à faire un patron. Il faut aussi des gens obligés de vendre leur journée. À l’arrivée, Peel n’a plus personne pour faire son lit ni pour aller chercher l’eau à la rivière.
La version complète refait le calcul du professeur Senior, qui logeait tout le profit dans la dernière heure, et donne le tableau des cinq capitaux du troisième volume.
Sources de cet article
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Sources primaires
- Karl Marx, *Das Kapital. Kritik der politischen Oekonomie. Erster Band. Buch I : Der Produktionsprocess des Kapitals*, Hambourg, 1867 ; six chapitres, chap. 6, point 3 (« Die moderne Kolonisationstheorie »), « Anhang zu Kapitel I, 1. Die Werthform » Otto Meissner
- Karl Marx, *Le Capital*, livre I, trad. Joseph Roy revue par l’auteur, Paris, 1872-1875, en livraisons : lettre-préface « Au citoyen Maurice La Châtre » ; chap. I, § 1 (« immense accumulation de marchandises », équation du froment et du fer, temps socialement nécessaire, tisserand à la main) ; chap. VII, § 2 (le capitaliste « en herbe », le fileur, « chance particulièrement heureuse pour l’acheteur », « Le tour est fait », note 13) ; chap. IX, § 1, note 8 (chiffres « à titre d’explication ») et § 3 (« La dernière heure de Senior », notes 9 et 10) ; chap. XXXII (« négation de la négation ») ; chap. XXXIII (Wakefield, M. Peel) ; « Avis au lecteur », Londres, 28 avril 1875 ; extraits de la postface de la deuxième édition allemande Maurice Lachâtre
- Karl Marx, lettre autographe à Maurice Lachâtre, Londres, 18 mars 1872 (« le public français, toujours impatient de conclure », « Il n’y a pas de route royale pour la science ») Senate House Library, University of London, GB 96 AL85
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Sources primaires (suite)
- Karl Marx, postface de la deuxième édition allemande du livre I, Londres, 24 janvier 1873 (Ricardo, Kugelmann et l’appendice de 1867) ; trad. anglaise en ligne Marxists Internet Archive
- Karl Marx, *Das Kapital*, Band I, 4ᵉ éd. établie par Friedrich Engels, Hambourg, 1890 ; chap. 5, chap. 7, § 3 (« Seniors « Letzte Stunde » »), chap. 24, chap. 25 ; texte de référence dans *Marx-Engels-Werke*, t. 23 Otto Meissner ; Dietz Verlag
- Karl Marx, *Le Capital. Critique de l’économie politique*, livre I, *Le procès de production du capital*, trad. de la 4ᵉ éd. allemande sous la responsabilité de Jean-Pierre Lefebvre, Paris, 1983, LI-940 p. Messidor/Éditions sociales
- Karl Marx, *Das Kapital*, Band III, éd. Friedrich Engels, Hambourg, 1894, chap. 9 (taux de profit général, tableau des cinq capitaux, prix de production, risque d’erreur sur le prix de revient) ; trad. anglaise en ligne, traduction de la rédaction Otto Meissner ; Marxists Internet Archive
- Karl Marx, manuscrit économique de 1864-1865 (brouillon principal du livre III), *Marx-Engels-Gesamtausgabe*, II/4,2, 1992 ; trad. anglaise éd. Fred Moseley, *Marx’s Economic Manuscript of 1864-1865*, Leyde, 2015 Brill
- Karl Marx, *Critique du programme de Gotha*, 1875, sur la « distribution équitable », cité d’après Norman Geras (1985)
- Nassau W. Senior, *Letters on the Factory Act, as it affects the cotton manufacture*, Londres, 1837, p. 12-13 ; Leonard Horner, *A Letter to Mr. Senior*, Londres, 1837 ; rapport de l’inspecteur Howell, 31 mai 1855, *Reports of the Inspectors of Factories for the half year ending 30th April 1855*, p. 19-20 ; textes cités par Marx, *Le Capital*, livre I, chap. IX, notes 9 et 10
- E. G. Wakefield, *England and America*, vol. II, p. 33 (M. Peel à la Swan River), cité par Marx, *Le Capital*, livre I, chap. XXXIII
Bibliographie
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- Michael Heinrich, « Engels' Edition of the Third Volume of Capital and Marx’s Original Manuscript », *Science & Society* 60 (4), hiver 1996-1997, p. 452-466 Science & Society
- Jean-Pierre Lefebvre, « Plus-value ou survaleur », *La Pensée*, n° 198, avril 1978 La Pensée
- Jonathan Wolff et David Leopold, « Karl Marx », *The Stanford Encyclopedia of Philosophy*, première publication le 26 août 2003, révision substantielle du 27 mars 2025 Stanford University
- Allen W. Wood, « The Marxian Critique of Justice », *Philosophy & Public Affairs* 1 (3), 1972, p. 244-282 Philosophy & Public Affairs
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- Eugen von Böhm-Bawerk, « Zum Abschluss des Marxschen Systems », dans *Staatswissenschaftliche Arbeiten. Festgaben für Karl Knies*, Berlin, 1896 ; trad. anglaise *Karl Marx and the Close of His System*, 1898 Haering
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Sources en ligne
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- « K. Marx - Le Capital Livre I : IX. » Archives Internet des marxisteshttps://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-9.htm
- « K. Marx - Le Capital Livre I : XXXIII » Archives Internet des marxisteshttps://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-33.htm
- « K. Marx - Le Capital Livre I : postface » Archives Internet des marxisteshttps://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-post.htm
- « Karl Marx letter » Archives Hub, Senate House Library, University of Londonhttps://archiveshub.ac.uk/search/archives/bba59cc0-a51e-3f50-89e6-22a2cff1aaed
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- « Works of Karl Marx 1865 » (contrat avec Otto Meissner, remise du manuscrit en avril 1867) Marxists Internet Archivehttps://www.marxists.info/archive/marx/letters/misc/65_03_21.htm
- « Le procès de production du capital / Karl Marx ; ouvrage publié sous la responsabilité de Jean-Pierre Lefebvre » catalogue de la bibliothèque de l’université Hoseihttps://opac.lib.hosei.ac.jp/opac/opac_link/bibid/1210083846
- « Le capital [Texte imprimé]. Livre I, sections I à IV / Karl Marx ; trad. de J. Roy ; chronologie et avertissement par Louis Althusser » Catalogue général, Bibliothèque nationale de Francehttps://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb37469737q
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- « Karl Marx (Stanford Encyclopedia of Philosophy) » Stanford Encyclopedia of Philosophyhttps://plato.stanford.edu/entries/marx/
- « The Controversy About Marx and Justice by Norman Geras » Marxists Internet Archivehttps://www.marxists.org/reference/subject/philosophy/works/us/geras.htm
- « Science & Society, Vol. 60. No. 4, Winter 1996-1997, 452-466 » (Michael Heinrich) Marxists Internet Archivehttps://www.marxists.org/archive/marx/works/1894-c3/editorial/heinrich.htm
- « Marx’s Economic Manuscript of 1864-1865 » De Gruyter Brillhttps://www.degruyterbrill.com/document/isbn/9789004304550/html?lang=de
- « Soft Shell, Hard Core : On the 150th Anniversary of the Publication of Karl Marx’s Capital, Vol. 1 » The Brooklyn Railhttps://brooklynrail.org/2017/10/field-notes/SoftShell-HardCore-On-the-150th-Anniversary-of-the-Publication-of-Karl-Marxs-Capital-Vol-1/
- « Böhm-Bawerk, « On the Completion of Marx’s System (of Thought) » (1896, 1898) » Online Library of Liberty, Liberty Fundhttps://oll.libertyfund.org/page/completion
- « Karl Marx and the Close of his System » (introduction de l’éditeur) Mises Institutehttps://mises.org/online-book/karl-marx-and-close-his-system/editors-introduction
- « Karl Marx and the close of his system Böhm-Bawerk’s criticism of Marx » CiNii Books, National Institute of Informaticshttps://ci.nii.ac.jp/ncid/BA02338704
- « Reclaiming Marx’s 'Capital' : A Refutation of the Myth of Inconsistency, Andrew Kliman, Lanham : Lexington Books, 2007 » (compte rendu, *Historical Materialism* 18 (4), 2010) PhilArchivehttps://dc2.philarchive.org/rec/JEARMC


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