Trois cent quarante-cinq mille kilomètres carrés. Mille quatre cents. Le premier chiffre donne la surface du méga-lac Tchad à son maximum holocène, le second celle du lac Tchad d’aujourd’hui. L’écart tient lieu de résumé au Sahara vert. Il masque aussi une difficulté que Jay Quade et ses collègues ont posée en 2018 dans Quaternary Research, puisque de toutes les nappes d’eau que la littérature prête au Sahara humide, le bassin tchadien est la seule dont on retrouve vraiment les plages fossiles.
Le lac Yoa compte ses années une par une
Partout ailleurs sur la planète, les mégalacs laissent des marques reconnaissables : gradins de rivage étagés, galets roulés par les vagues, grands deltas et encroûtements de tuf. Hors du bassin tchadien, ces marques manquent, et faire tenir les mégalacs proposés demanderait 1,2 mètre de pluie par an, chiffre que ni les indicateurs paléoclimatiques ni les modèles ne soutiennent. Le paysage compatible avec les données est fait de zones humides isolées et de petits lacs, dans une steppe sahélo-soudanienne discontinue. Des deux étiquettes disponibles, « période humide africaine » est la plus juste, parce que « Sahara vert » promet une couleur uniforme que les carottes de sédiment ne montrent nulle part.
Un lac tchadien tient les comptes. Dans le district des lacs d’Ounianga, inscrit au patrimoine mondial en 2012, le lac Yoa dépose une lamine de sédiment par an. La carotte Co1240 couvre ainsi 10 250 ans sans interruption, et ce qu’on y lit contredit l’image d’un optimum stable. En mars 2026, Florence Sylvestre, Martin Melles et leur équipe ont publié dans Nature l’analyse multi-indicateurs de cette carotte. La période humide y apparaît coupée par deux sécheresses de durée décennale, vers 9 300 et vers 8 200 ans avant le présent, plus une troisième, moins assurée, vers 6 300. Pendant l’épisode de 8 200, pollens et diatomées enregistrent une baisse du plan d’eau et l’extension des roselières, que les simulations associées rapportent à un affaiblissement rapide de la circulation océanique atlantique.
Sur la fin de la période, deux archives se contredisent depuis un quart de siècle. Travaillant en 2000 sur les poussières éoliennes d’une carotte marine prélevée au large du cap Blanc mauritanien, Peter deMenocal et ses coauteurs concluent à une bascule brutale vers 5 500 ans avant le présent. Stefan Kröpelin et son équipe, en 2008, lisent au lac Yoa une succession écologique étalée sur six millénaires, sans rupture. Timothy Shanahan et ses collègues ont montré en 2015 que l’assèchement progresse dans l’espace, plus précoce au nord, plus tardif au sud. Le désaccord n’est pas clos.
Ces lacs portaient du monde. Au Ténéré nigérien, une équipe partie chercher des dinosaures est tombée en octobre 2000 sur la nécropole de Gobero, environ deux cents sépultures étalées sur cinq millénaires au bord d’un paléolac, publiées en 2008 par Paul Sereno et Elena Garcea. On y a dégagé une femme couchée sur le côté, face à deux enfants dont les bras tendus la tenaient encore.
À Bir Kiseiba, la taille des os ne tranche pas
Le point le plus disputé de tout le Néolithique saharien tient dans quelques dizaines d’os de bovins. En 1980, la Combined Prehistoric Expedition de Fred Wendorf et Romuald Schild, qui fouille la région de Nabta Playa et de Bir Kiseiba dans le désert occidental égyptien, propose un centre africain de domestication du bœuf indépendant du Proche-Orient, dès le IXᵉ millénaire avant notre ère. L’argument est écologique. Le milieu aurait été trop pauvre pour nourrir des aurochs sauvages, donc les bovins présents étaient contrôlés par des hommes. Achilles Gautier, qui étudie la faune du site, admet en 1987 que ces bœufs sont de grande taille, mais objecte qu’une réduction de taille peut n’avoir pas encore commencé au tout début d’un processus de domestication. Andrew Smith défend depuis 1986 le modèle inverse, celui d’une arrivée proche-orientale des bovins, des moutons et des chèvres peu avant 6000 avant notre ère, en ajoutant qu’une domestication locale aurait supposé chez des chasseurs-collecteurs un bouleversement de la façon même de considérer les animaux. Caroline Grigson remesure en 2000 les os de Nabta et de Bir Kiseiba et les place dans l’intervalle de variation de l’aurochs, Bos primigenius, résultat qu’on lui reproche d’avoir tiré d’un échantillon trop mince pour couvrir la variabilité d’une population. Michael Brass a repris l’ensemble en 2018 dans le Journal of World Prehistory, réexaminé la géologie et les données botaniques de la zone, et rejeté le fondement écologique du modèle africain, aucun autre reste de bovin du désert occidental n’ayant jamais été qualifié de domestique.
L’affaire a rouvert en mai 2025. Marta Osypińska, Piotr Osypiński et leurs collègues ont publié dans le Journal of Archaeological Science les données du site de Letti Desert 2, au nord du Soudan, daté par une série cohérente de mesures radiocarbone du milieu du VIIIᵉ millénaire avant notre ère. Les mesures ostéométriques et les profils d’âge des animaux y suggèrent un contrôle des troupeaux. Les auteurs écrivent eux-mêmes que la collection est trop réduite pour constituer une preuve, qu’il s’agit d’indices, et qu’il faut refuser de clore la discussion.
Du lait dans les tessons de l’abri de Takarkori
L’abri sous roche de Takarkori, dans le massif du Tadrart Acacus au sud-ouest de la Libye, est fouillé par la mission de l’université La Sapienza de Rome. Mauro Cremaschi et ses collègues en ont fait en 2014 une archive climatique de l’Holocène central. Deux analyses de chimie organique y ont porté sur ce que les gens mettaient dans leurs pots. Julie Dunne et Richard Evershed ont mesuré en 2012 les acides gras absorbés dans la pâte des vases. Sur les tessons du Pastoral moyen, entre 5200 et 3800 avant notre ère, la moitié environ des récipients a servi à traiter des matières grasses laitières, première preuve chimique non ambiguë de la production laitière en Afrique. La même équipe a montré en 2016 que les poteries de Takarkori et d’Uan Afuda, entre 8200 et 6400 avant notre ère, avaient cuit des graminées sauvages et des plantes aquatiques.
Deux femmes ont été enterrées dans le même abri il y a environ sept mille ans, et la sécheresse les a momifiées naturellement. En avril 2025, Nada Salem et son équipe ont publié dans Nature leurs génomes complets. L’essentiel de leur ascendance vient d’une lignée nord-africaine jusque-là inconnue, séparée des lignées subsahariennes à peu près au moment où se séparaient les populations sorties d’Afrique, et restée isolée presque toute son existence. Elles sont proches des chasseurs-collecteurs de Taforalt, au Maroc, vieux de quinze mille ans. Aucun apport subsaharien détectable.
Les conséquences sont directes. Le Sahara humide n’a pas fonctionné comme le grand corridor de circulation qu’on supposait entre l’Afrique du Nord et le reste du continent, et l’élevage s’y est diffusé par transmission culturelle, sans arrivée massive d’éleveurs venus d’ailleurs. Le tout repose sur deux individus, d’un seul site, dans une région où l’ADN ancien se conserve très mal.
Cent quatorze figures manquaient au Grand Dieu de Sefar
Le 5 juillet 1850, l’explorateur Heinrich Barth relève au Messak les premières gravures rupestres signalées au Sahara central. En 1957, Henri Lhote expose au Musée des Arts décoratifs de Paris les relevés rapportés du Tassili n’Ajjer. Le succès est immense et fixe pour longtemps une grille de lecture faite d’une succession de peuples, les graveurs du Bubalin, les peintres des Têtes Rondes, les Bovidiens éleveurs, puis les Caballins et les Camelins, avec des étiquettes anthropologiques héritées de la science coloniale, « europoïdes » pour les uns, « négroïdes » pour les autres. Presque rien de cet édifice n’a tenu. Alfred Muzzolini a montré que la « Culture des Chasseurs » construite par Jean Leclant et Paul Huard n’avait aucune consistance archéologique, puis que le Bubalin relevait du style et se révélait vraisemblablement contemporain des images pastorales. Le terme « Bovidien » lui-même a été abandonné, Frédérique Duquesnoy en ayant tiré le bilan critique en 2018. Jean-Loïc Le Quellec place désormais le début de l’iconographie saharienne vers 5000 avant notre ère, les Têtes Rondes vers 5500, le style du Messak autour de 4250.
Cette chronologie n’est pas seulement stylistique. Savino di Lernia et Marina Gallinaro ont fouillé au Messak Settafet des plateformes de pierre dites « en corbeille » portant en leur centre une stèle gravée, et montré en 2010 dans Antiquity que ces stèles y avaient été intégrées entre 5 430 et 5 150 ans avant le présent. L’inventaire lui-même bouge encore. Le traitement numérique des photographies par le logiciel DStretch, appliqué au panneau dit du Grand Dieu de Sefar, a fait passer le nombre de sujets identifiés de 51, chez Lhote, à 165 aujourd’hui, avec un gain moyen de moitié sur les parois voisines. Le bien inscrit à l’UNESCO couvre 72 000 kilomètres carrés et 15 000 gravures y sont recensées, ce qui donne l’ordre de grandeur de ce qui reste à revoir.
Un alignement retiré par ses propres auteurs
Nabta Playa se trouve à une centaine de kilomètres à l’ouest d’Abou Simbel. Même à l’optimum, la pluie n’y dépassait pas 100 à 150 millimètres par an, tombés de façon imprévisible, et les bovins y jouaient le rôle de garde-manger ambulant, fournissant lait, sang et viande. Sous des tumulus datés d’environ 5500 à 5000 avant notre ère, ils ont enterré des bovins entiers, dont une génisse couchée tête au sud. Le site porte aussi un cercle de dalles de grès d’environ quatre mètres de diamètre. En 1998, dans Nature, J. McKim Malville, Fred Wendorf, Ali Mazar et Romuald Schild proposent d’y voir un dispositif d’observation du ciel, avec deux visées, l’une vers le nord, l’autre vers le lever du soleil au solstice de juin, et cinq alignements de stèles dirigés vers des étoiles brillantes du Vᵉ millénaire. La lecture a été amplifiée, puis poussée par Thomas Brophy jusqu’à des cartes du ciel remontant à 17 500 avant notre ère.
En 2007, dans African Skies, Malville, Schild, Wendorf et Robert Brenmer répondent. Ils rejettent les datations extrêmes, incompatibles avec le matériel archéologique, et reconnaissent surtout que l’alignement le plus méridional, celui qu’ils avaient nommé C, est composé de pierres posées sur les flancs et le sommet de dunes, qu’il ne représente peut-être pas un ensemble de stèles dressées à l’origine, et qu’ils renoncent à l’interpréter.
Les auteurs de l’hypothèse en ont eux-mêmes retiré une pièce.
Wendorf et Schild lisaient Nabta Playa comme un centre cérémoniel régional, fréquenté de façon saisonnière. C’est ce que les fouilles montrent, avec des sépultures animales, des dalles dressées et des structures que leurs inventeurs appellent des sanctuaires. Une société nomade peut produire un centre cérémoniel complexe, ils l’écrivent explicitement. Un centre cérémoniel n’est pas un siège de pouvoir, et rien à Nabta n’a livré d’habitat permanent, de réserves centralisées ou d’artisanat spécialisé.
Dakhlet el Atrouss, quatre-vingts hectares de pierre sèche
Le repli est daté. Rudolph Kuper et Stefan Kröpelin ont réuni en 2006, dans Science, les datations radiocarbone de 150 fouilles menées en Égypte, au Soudan, en Libye et au Tchad. La courbe qu’ils en tirent montre une installation dans le désert après l’arrivée brutale des pluies vers 8500 avant notre ère, puis un départ à mesure de l’assèchement à partir de 5300, vers la vallée du Nil et vers des refuges plus au sud. Les deux auteurs voient dans ce mouvement l’un des facteurs de la concentration de population qui a rendu possible l’Égypte pharaonique. C’est après ce départ qu’apparaît, très loin à l’ouest, la première hiérarchie de peuplement lisible de la région. Sur les falaises de grès du Dhar Tichitt, dans le sud-est de la Mauritanie, des éleveurs venus du Sahara en cours d’assèchement s’installent vers 2000 avant notre ère et domestiquent le mil à chandelle. Leur tradition, qui court jusqu’au IVᵉ siècle avant notre ère, a laissé plus d’un millier de villages de pierre sèche. Le plus grand, Dakhlet el Atrouss I, couvre 80 hectares et compte près de 600 enclos, au sommet d’un réseau de sites de tailles emboîtées.
Ni écriture, ni palais, ni sépulture identifiée comme royale. Les archéologues qui travaillent sur ces sites écrivent « hiérarchie de peuplement » et « centre régional », et cette prudence de vocabulaire correspond exactement à ce que le sol a livré. Le fait chronologique pèse davantage encore, puisque ces villages appartiennent au Sahara déjà sec.
La documentation, elle, vieillit sans se renouveler. Quatorze dates AMS publiées en 2026 sur des charbons prélevés par Patrick Munson en 1968, dans une douzaine de sites du Dhar Tichitt, ont surtout servi à mesurer l’ampleur des lacunes des chronologies en usage. Les massifs du Sahara central demeurent pendant ce temps inaccessibles aux missions pour des raisons de sécurité, et l’effort des spécialistes de l’art rupestre s’est déplacé vers la constitution d’archives numériques de ce qui a déjà été relevé.
Pour aller plus loin
La question croise la formation de l’Égypte prédynastique, dont les premières concentrations de population nilotiques sont contemporaines du départ des éleveurs du désert occidental. Elle touche aussi à la domestication de l’aurochs au Proche-Orient, terme de comparaison obligé du débat sur les bœufs de Bir Kiseiba, et aux royaumes du Sahel, Ghâna puis Mâli, qui se développent bien plus tard sur les marges méridionales du désert.
On raconte volontiers que le Sahara a été vert, couvert de prairies et de troupeaux, et qu’il a porté des royaumes d’éleveurs disparus sous le sable. La première partie de la phrase est vraie, avec des nuances. La seconde n’a jamais reposé sur une fouille. Voici ce que le sol a réellement livré, du Tchad à la Mauritanie, entre environ 12 000 et 3 000 ans avant aujourd’hui.
L’eau qu’on a mesurée
Le climat a bien changé. Les pluies de mousson sont remontées vers le nord, elles ont rempli des lacs et fait pousser une végétation d’herbes et d’arbustes. Le plus grand de ces lacs occupait le bassin du Tchad et couvrait environ 345 000 kilomètres carrés. Le lac Tchad actuel en occupe une toute petite fraction.
Les autres grandes étendues d’eau qu’on a prêtées au Sahara résistent mal à l’examen. Un lac de cette taille laisse des traces reconnaissables sur le terrain, des anciennes plages en gradins, des galets roulés par les vagues, des dépôts d’embouchure. En dehors du bassin tchadien, on ne les retrouve pas. Le paysage compatible avec les données ressemble à une steppe irrégulière, semée de zones humides.
Un lac du nord du Tchad permet même de compter les années une à une, parce qu’il dépose une fine couche de boue par an. Sa lecture a montré que la longue phase humide n’a pas été régulière. Des sécheresses de quelques dizaines d’années sont venues l’interrompre. Sur la façon dont elle s’est terminée, les archives se contredisent encore, certaines indiquant une bascule rapide, d’autres un dessèchement étalé sur des millénaires.
Qui a domestiqué les bœufs
Autour de ces points d’eau vivaient d’abord des chasseurs et des pêcheurs, puis des gens qui élevaient des bovins, des moutons et des chèvres. La question de savoir d’où venaient ces bêtes divise les spécialistes depuis quarante ans, et elle n’est toujours pas réglée.
Fred Wendorf, qui fouillait le désert égyptien, a soutenu que les habitants de la région avaient apprivoisé eux-mêmes des bœufs sauvages, très tôt. Andrew Smith a répondu que les animaux domestiques étaient arrivés du Proche-Orient. L’arbitrage se joue sur des mesures d’os, et les os ne tranchent pas, parce que rien ne distingue nettement un bœuf en cours d’apprivoisement d’un bœuf sauvage un peu petit. Des fouilles récentes au Soudan ont relancé l’hypothèse africaine, sans la prouver.
Le lait et les deux femmes
Un abri sous roche du sud-ouest de la Libye a livré deux choses précieuses. Des chimistes ont retrouvé, dans la pâte des poteries, les graisses du lait chauffé il y a près de sept mille ans. C’est la plus ancienne preuve directe qu’on trait des animaux en Afrique.
Dans le même abri reposaient deux femmes que la sécheresse a conservées. L’analyse de leur patrimoine génétique, publiée récemment, a surpris. Elles appartiennent à une population nord-africaine restée isolée pendant des dizaines de milliers d’années, sans mélange décelable avec les populations d’Afrique subsaharienne. L’élevage est donc arrivé chez elles par transmission de savoir-faire, pas dans les bagages de nouveaux venus. Deux squelettes, cela reste très peu pour en juger.
Après la pluie, des villages
Ces gens ont laissé des monuments et des dizaines de milliers d’images gravées ou peintes sur les parois. Ils ont dressé des dalles et enterré des vaches entières sous des tumulus. Aucun palais, aucune écriture, aucune tombe de chef n’a jamais été mise au jour dans le Sahara humide, et les archéologues qui décrivent ces sociétés n’emploient pas le mot royaume.
Le premier paysage vraiment hiérarchisé de la région apparaît plus tard et plus à l’ouest, dans le sud-est de la Mauritanie. Des éleveurs chassés par la sécheresse s’y installent sur des falaises de grès et se mettent à cultiver le mil. Ils bâtissent un millier de villages de pierre sèche, dominés par un site beaucoup plus vaste que les autres.
Ce site couvre quatre-vingts hectares et compte près de six cents enclos accolés, dont on suit encore les murs bas sur le plateau. Il date d’une époque où le Sahara était déjà sec.
La version complète donne le détail de la querelle sur les os de bœufs, l’alignement de pierres que ses propres découvreurs ont fini par retirer de leur démonstration, et les chiffres de la sécheresse relevés dans la boue d’un lac tchadien.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
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- Carotte marine ODP 658C, apports terrigènes éoliens, au large du cap Blanc, Mauritanie Ocean Drilling Program
- Deux individus féminins momifiés naturellement, env. 7 000 ans, abri sous roche de Takarkori, Tadrart Acacus, Libye Missione Archeologica nel Sahara, Sapienza Università di Roma
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Sources primaires (suite)
- Tessons de céramique de Takarkori portant des résidus lipidiques de matières grasses laitières, Pastoral moyen, 5200-3800 avant notre ère Tadrart Acacus, Libye
- Cercle de dalles de grès dit calendaire, env. 4 m de diamètre, deux visées vers le nord et vers le lever du soleil au solstice de juin Nabta Playa, désert occidental égyptien
- Stèles gravées en style du Messak intégrées à des plateformes lithiques dites « en corbeille », 5 430-5 150 avant le présent Messak Settafet, Fezzan, Libye
- Panneau peint dit du Grand Dieu de Sefar, 165 sujets identifiés après traitement numérique Tassili n’Ajjer, Algérie
- Nécropole de Gobero, environ deux cents sépultures au bord d’un paléolac Ténéré, Niger
- Site de Dakhlet el Atrouss I, 80 hectares, près de 600 enclos de pierre sèche et tumulus associés Dhar Tichitt, sud-est mauritanien
Bibliographie
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- « Stone Age Graveyard reveals Lifestyles of a « Green Sahara » » University of Chicago Newshttps://news.uchicago.edu/story/stone-age-graveyard-reveals-lifestyles-green-sahara-two-successive-cultures-thrived-lakeside
- « Cattle domestication revisited : Middle Nile evidence suggests independent origins in Africa 10 000 years ago » Instytut Archeologii, Uniwersytet Wrocławskihttps://archeo.uwr.edu.pl/en/2025/03/21/cattle-domestication-revisited-middle-nile-evidence-suggests-independent-origins-in-africa-10000-years-ago/
- « Revisiting Tichitt : new dates and data from the 1968 excavations by Patrick Munson » *Azania : Archaeological Research in Africa*, Taylor & Francishttps://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/0067270X.2026.2630538


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