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Le sabbat : comment des savants ont construit un crime imaginaire

Histoire des sciences occultes10 septembre 202640 sources vérifiées
Wladyslaw / Wikimedia Commons
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Les comptes de la châtellenie de Cly, en val d’Aoste, enregistrent pour l’année 1428 les frais d’un bûcher dressé sur la place de Chambave, le jour de la Saint-Laurent. La femme brûlée s’appelait Jeannette Cauda. Une dizaine d’années plus tard, un traité latin anonyme écrit dans la même vallée la cite en exemple, sous le nom déformé de Jeanne Vacanda, comme membre d’une secte qui se réunirait la nuit pour adorer le diable. C’est Ezio Emerico Gerbore qui a retrouvé la ligne de comptes, et Martine Ostorero qui s’en est servie pour confirmer la provenance valdôtaine du traité.

Cinq auteurs dans un arc de montagnes, entre 1428 et 1442

Cinq textes, écrits en une dizaine d’années, décrivent pour la première fois avec précision ce que les éditeurs lausannois ont choisi d’appeler l’imaginaire du sabbat. Hans Fründ, greffier lucernois, rédige vers 1430 un rapport sur la chasse ouverte en 1428 dans le diocèse de Sion. Le dominicain Johannes Nider consacre plusieurs chapitres du cinquième livre de son Formicarius, composé entre 1436 et 1438, aux affaires que lui a rapportées Pierre de Greyerz, juge dans le Haut-Simmental. Un anonyme du val d’Aoste écrit vers 1436 les Errores gazariorum seu illorum qui scopam vel baculum equitare probantur. La même année environ, Claude Tholosan, juge-mage du Briançonnais, tire de sa pratique judiciaire le traité qui commence par les mots Ut magorum et maleficiorum errores. Martin Le Franc, prévôt du chapitre de Lausanne, glisse enfin vers 1440-1442 dans son Champion des dames un débat sur la réalité de ces assemblées. Le territoire des cinq tient dans un mouchoir alpin, du Briançonnais au Simmental. Martine Ostorero, Agostino Paravicini Bagliani et Kathrin Utz Tremp les ont réunis en 1999 dans un volume de 571 pages, latin et traduction en regard. Michael Bailey a rappelé de son côté que le Formicarius est d’abord une œuvre de réforme spirituelle, où les affaires de sorcellerie n’occupent qu’une partie d’un livre sur cinq.

Le lieu où ces hommes se croisent est daté. Ouvert en 1431, le concile de Bâle réunit dans les mêmes années Nider, l’évêque Georges de Saluces, qui lance les poursuites à Aoste puis à Lausanne, et l’inquisiteur franciscain Ponce Feugeyron. Les deux manuscrits connus des Errores gazariorum le confirment matériellement. Celui de la Bibliothèque apostolique vaticane, Vat. lat. 456, insère le traité dans un résumé chronologique des sessions conciliaires, entre la vingt-quatrième de mai 1436 et la vingt-cinquième de mai 1437. Wolfgang Behringer a proposé d’attribuer le texte anonyme à Feugeyron, et Martine Ostorero a testé l’hypothèse en 2002 en reconstituant l’itinéraire de l’inquisiteur ; elle conclut qu’on ne peut pas trancher, tout en le tenant pour très proche du milieu d’élaboration. La bulle d’Alexandre V d’août 1409, longtemps citée comme la première mention du sabbat, ne décrit rien de tel, aucune assemblée nocturne, aucun vol.

Le mot est plus tardif que la chose. Dans les textes des années 1430 on lit secte et synagogue, et le français du siècle dit vauderie, du nom de l’hérésie vaudoise poursuivie dans les mêmes vallées depuis cinquante ans.

Réginon de Prüm avait dit l’inverse

Vers 906, l’abbé Réginon de Prüm compile pour l’archevêque de Trèves un manuel de visite épiscopale, les Libri duo de synodalibus causis et disciplinis ecclesiasticis. Wilfried Hartmann en a donné en 2023 la première édition critique moderne et date le recueil d’après deux lettres qu’il contient. Au chapitre 371 du second livre se trouve le texte que l’usage appelle depuis le XVIIᵉ siècle le canon Episcopi. Il enjoint aux évêques de chasser de leurs paroisses la croyance de certaines femmes qui s’imaginent chevaucher la nuit des bêtes dans la suite de Diane. Réginon rattache ce canon au concile d’Ancyre, tenu en 314. L’attribution ne tient pas. Aucun précédent ne lui est connu dans la tradition antérieure, la recherche voit en Réginon lui-même son auteur probable, et l’invocation d’un concile du IVᵉ siècle lui apportait l’autorité qui lui manquait.

Le canon dit que la chevauchée n’a pas lieu, et que l’erreur consiste à croire qu’elle a lieu.

Ce contenu compte plus que la date. Le texte passe dans le Décret de Burchard de Worms vers 1010, puis dans celui de Gratien vers 1140, où il devient la causa 26, quaestio 5, canon 12. Les juges du XVᵉ siècle héritent donc d’un droit qui leur interdit à peu près tout ce qu’ils s’apprêtent à écrire.

Démolir le canon devient un travail d’auteur. Le dominicain Nicolas Jacquier s’y emploie en 1458 dans son Flagellum haereticorum fascinariorum, dont Matthew Champion a détaillé la méthode. La secte des fascinarii est neuve et n’a rien à voir avec les femmes du canon, puisque ses membres sont éveillés, communiquent corporellement avec les démons, et que des témoins dignes de foi datent leurs réunions. Quant au concile d’Ancyre, Jacquier lui retire son autorité au motif qu’il ne fut qu’un concile local. Son traité a circulé cent vingt-trois ans en manuscrit avant d’être imprimé à Francfort en 1581.

Le vol par les airs embarrasse ses propres inventeurs

Le titre du traité valdôtain annonce ceux qui chevauchent le balai ou le bâton. Le texte, lui, passe très vite. Franck Mercier observe que l’anonyme reste circonspect sur le vol magique et contourne la difficulté. Claude Tholosan est plus net encore, puisqu’il intègre le déplacement nocturne à sa description des assemblées avant de le déclarer illusoire et superflu, les crimes qu’il juge n’ayant pas besoin d’un vol réel pour être des crimes. Un juge qui envoie des gens au bûcher n’est donc pas tenu de croire à tout ce qu’il écrit, et c’est le trait le plus déroutant de ces textes alpins.

Vingt ans plus tard la position a changé. Entre 1459 et 1460, le tribunal d’Arras assume l’accusation entière, vol compris, et se propose de le prouver. Une image accompagne ce basculement. Le manuscrit Français 12476 de la Bibliothèque nationale de France, copie achevée en 1451 dont le colophon place le copiste dans le cloître de la cathédrale d’Arras, porte au folio 105 verso deux femmes en vol, l’une sur un balai, l’autre sur un bâton. La légende marginale les appelle des vaudoises. On n’en connaît pas de représentation plus ancienne à ce jour, et celle-là désigne encore des hérétiques. La même notice localise par ailleurs la fabrication du volume à Cambrai, ce qui laisse ouverte la question de l’atelier.

Un registre du Dauphiné et les comptes d’une châtellenie

Ces textes ne sortent pas d’une bibliothèque. Ils sortent de salles d’audience. Claude Tholosan est juge-mage du Briançonnais de 1426 à 1449, et il écrit vers 1436 après plus de cent procès conduits par lui. Pierrette Paravy, qui a édité son traité en 1979 puis dépouillé le Dauphiné entier pour l’École française de Rome, travaille sur un registre de la Chambre des comptes de 526 folios, le Quintus liber fachureriorum, seul survivant d’une série disparue. Elle y relève plus de trois cent soixante personnes jugées ou dénoncées pour ce motif à la fin du Moyen Âge, dont soixante et onze dont le nom est connu pour le seul second quart du XVᵉ siècle.

Les chiffres de Fründ se lisent autrement. Le greffier lucernois parle d’une conspiration de sept cents personnes et de plus de deux cents brûlés au moment où il rédige, vers 1430. Ce sont des ordres de grandeur perçus de loin, et ils ne valent pas comme décompte d’exécutions.

On tient les procès. On ne tient ni ce qui n’a jamais fini devant un tribunal, ni la part exacte que les accusés ont prise dans la fabrication de leurs propres aveux. Les greffiers écrivaient en latin des réponses données en dialecte alpin, sous la torture ou sous sa menace, à des questions dont la liste était fixée d’avance. Ce que le document conserve le mieux, c’est la question. Il arrive même que l’événement entier reste douteux, et la Vauderie de Lyon a si longtemps flotté entre le fait et la rumeur que l’enquête que Franck Mercier et Martine Ostorero lui ont consacrée en 2015 s’intitule une énigme.

Un faux de 1829 tenu pour source pendant un siècle

L’histoire de cette invention a elle-même été faussée, et longtemps. En 1829 paraît à Paris, chez Dentu, l’Histoire de l’inquisition en France d’Étienne-Léon de Lamothe-Langon, en trois volumes. L’auteur, romancier prolifique passé par le roman noir, affirme avoir travaillé sur des archives toulousaines jamais exploitées. Il y décrit de grands procès menés par l’inquisition de Toulouse et de Carcassonne au tournant du XIVᵉ siècle, avec des noms, des dates, des chiffres, des centaines de victimes. Joseph Hansen en reprend de larges morceaux en 1901 dans ses Quellen und Untersuchungen zur Geschichte des Hexenwahns, recueil sur lequel s’est appuyée l’historiographie de la sorcellerie médiévale pendant trois quarts de siècle. Norman Cohn et Richard Kieckhefer découvrent la supercherie chacun de son côté au milieu des années 1970. Les archives invoquées n’ont jamais existé, Lamothe-Langon ne savait pas lire les écritures du XIVᵉ siècle, son texte fourmille d’anachronismes, et plusieurs épisodes qu’il raconte n’ont pas pu se produire. Il en résulte un déplacement chronologique considérable. L’origine du sabbat quitte le Languedoc de 1300 pour les Alpes des années 1430. Un siècle et demi disparaît, et avec lui l’idée d’un crime rodé de longue date par l’inquisition méridionale.

Le même recueil de 1901 a d’ailleurs tronqué la bulle d’Alexandre V, dont Hansen n’avait retenu que les articles relatifs aux nouvelles sectes et aux sorciers, en laissant de côté ceux qui visaient les juifs, l’usure et le Talmud. Martine Ostorero a montré ce que la restitution du texte entier change à sa lecture.

Le fond que les juges n’ont pas fabriqué

Dire que des savants ont construit ce crime ne règle pas tout, et l’objection la plus sérieuse porte un nom. En 1989, Carlo Ginzburg publie Storia notturna, traduit en français en 1992 sous le titre Le Sabbat des sorcières. Sa thèse tient dans un écart. Les réponses des accusés ne coïncident pas toujours avec ce que demandent les juges, et par cette faille affleure un fond plus ancien de croyances sur les sorties nocturnes de l’âme. Ginzburg avait rencontré ce fond dès 1966 chez les benandanti du Frioul, qui déclaraient sortir la nuit pour combattre les sorcières et que l’inquisition a mis des décennies à convertir en sorciers eux-mêmes. Le sabbat serait alors une formation de compromis entre une culture savante du complot et une culture folklorique de l’extase.

Une partie de son argument fait consensus chez les médiévistes lausannois. La généalogie du complot tient debout, de l’accusation portée en 1321 contre les lépreux et les juifs au transfert du mot synagogue sur la secte nouvelle ; Kathrin Utz Tremp a suivi cet arrière-plan jusqu’aux procès de Pignerol et de Turin de 1387-1388, où éléments vaudois et éléments de sorcellerie se mêlent déjà. Ostorero écrit elle-même que son enquête sur Feugeyron renforce l’hypothèse de Ginzburg, à sa manière. Reste disputée la profondeur qu’il donne à ce fond folklorique, avec sa morphologie eurasiatique et sa très longue durée. La preuve manque sur ce second versant, faute de chaînes de transmission documentées, et c’est là que la démonstration convainc le moins.

Un contemporain avait déjà le mot. Vers 1470, un carme du couvent de Lyon nommé Humbert de Costa rédige un traité intitulé De synagoga demonum, resté inconnu jusqu’à sa découverte récente. Il s’adresse au roi de France, puis à l’université de Paris, puis au pape, pour combattre la croyance à l’effectivité des assemblées nocturnes. Franck Mercier et Martine Ostorero en ont publié en 2026 une analyse assortie de l’édition critique de ses chapitres les plus neufs, cinq cent quarante-sept pages. Selon eux, Humbert de Costa appelle lui-même ce qu’il combat l’invention du sabbat.

Pour aller plus loin

La longue tradition médiévale de l’illusion, dont le canon Episcopi n’est qu’un maillon, vaudrait sa propre notice. En 1321, l’accusation de complot portée contre les lépreux et les juifs fournit l’autre antécédent direct de la secte imaginée dans les Alpes. Quant au passage de la démonologie à l’imprimé, avec la trentaine de traités recensés entre les années 1450 et la fin du siècle, il ouvre une histoire de diffusion distincte de celle de l’invention.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Réginon de Prüm, *Libri duo de synodalibus causis et disciplinis ecclesiasticis*, vers 906, livre II, chapitre 371 (canon Episcopi) édition et traduction allemande de Wilfried Hartmann, Monumenta Germaniae Historica, Collectiones canonum 1, Wiesbaden, 2023, p. 610-613
  2. Décret de Gratien, causa 26, quaestio 5, canon 12 (canon Episcopi), vers 1140 *Corpus iuris canonici*, éd. Emil Friedberg, t. I, Leipzig, col. 1030
  3. Hans Fründ, Rapport sur la chasse aux sorciers et aux sorcières menée dès 1428 dans le diocèse de Sion, rédigé vers 1430 édition et traduction du moyen allemand par Catherine Chène, dans *L’imaginaire du sabbat*, Lausanne, 1999
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Sources primaires (suite)

  1. Johannes Nider, *Formicarius*, livre II chapitre 4 et livre V chapitres 3, 4 et 7, composé entre 1436 et 1438 édition et traduction par Catherine Chène, dans *L’imaginaire du sabbat*, Lausanne, 1999
  2. *Errores gazariorum seu illorum qui scopam vel baculum equitare probantur*, anonyme, val d’Aoste, vers 1436 édition et traduction par Kathrin Utz Tremp et Martine Ostorero, dans *L’imaginaire du sabbat*, Lausanne, 1999
  3. Manuscrit des *Errores gazariorum* inséré dans un résumé chronologique des sessions du concile de Bâle Biblioteca Apostolica Vaticana, Vat. lat. 456
  4. Second manuscrit des *Errores gazariorum*, dans un recueil d’actes du concile de Bâle Universitätsbibliothek Basel, A II 34
  5. Claude Tholosan, *Ut magorum et maleficiorum errores*, vers 1436 édition par Pierrette Paravy, *Mélanges de l’École française de Rome. Moyen Âge, Temps modernes*, 91, 1979, p. 354-379 ; traduction française de Martine Ostorero dans *L’imaginaire du sabbat*, p. 362-415
  6. Martin Le Franc, *Le Champion des dames*, livre IV, vers 17377-18200, composé vers 1440-1442 Paris, Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits, Français 12476, parchemin, 150 feuillets, 292 × 198 mm, copie datée de 1451
  7. Dessin marginal de deux « vaudoises » en vol, l’une sur un balai, l’autre sur un bâton Paris, Bibliothèque nationale de France, Français 12476, folio 105 verso
  8. *Quintus liber fachureriorum*, registre de la Chambre des comptes du Dauphiné, 526 folios, seul volume conservé d’une série disparue source principale de l’enquête de Pierrette Paravy sur les procès dauphinois
  9. Comptes de la châtellenie de Cly, val d’Aoste, frais de l’exécution de Jeannette Cauda, brûlée à Chambave le jour de la Saint-Laurent 1428 retrouvés par Ezio Emerico Gerbore
  10. Bulle d’Alexandre V à l’inquisiteur Ponce Feugeyron, 30 août 1409, cinq articles texte intégral publié par Shlomo Simonsohn, *The Apostolic See and the Jews. Documents 1394-1464*, vol. 2, Toronto, 1989, p. 658-661
  11. Nicolas Jacquier, *Flagellum haereticorum fascinariorum*, 1458, première impression Francfort-sur-le-Main, 1581
  12. Humbert de Costa, *De synagoga demonum*, vers 1470, couvent des Carmes de Lyon édition critique partielle par Franck Mercier et Martine Ostorero, Florence, 2026

Bibliographie

  1. Martine Ostorero, Agostino Paravicini Bagliani et Kathrin Utz Tremp (dir.), avec la collaboration de Catherine Chène, *L’imaginaire du sabbat. Édition critique des textes les plus anciens (1430 c.-1440 c.)*, Lausanne, 1999, 571 p., « Cahiers lausannois d’histoire médiévale » 26, ISBN 2-940110-16-6 Université de Lausanne
  2. Martine Ostorero, *Le diable au sabbat. Littérature démonologique et sorcellerie (1440-1460)*, Florence, 2011, XVII-806 p., « Micrologus’ Library » 38 SISMEL, Edizioni del Galluzzo
  3. Martine Ostorero, « Itinéraire d’un inquisiteur gâté : Ponce Feugeyron, les juifs et le sabbat des sorciers », *Médiévales*, 43, 2002, p. 103-117, DOI 10,3406/medi.2002,1561 Presses universitaires de Vincenneshttps://doi.org/10.3406/medi.2002.1561
  4. Kathrin Utz Tremp, « La “naissance” du sabbat. Autour de l’arrière-plan hérétique des Errores Gazariorum », *Cahiers de recherches médiévales et humanistes*, 22, 2011, p. 243-253 Classiques Garnier
  5. Pierrette Paravy, « À propos de la genèse médiévale des chasses aux sorcières : le traité de Claude Tholosan, juge dauphinois (vers 1436) », *Mélanges de l’École française de Rome. Moyen Âge, Temps modernes*, 91 (1), 1979, p. 333-379 École française de Rome
  6. Pierrette Paravy, *De la chrétienté romaine à la Réforme en Dauphiné*, Rome, 1993, 2 vol., « Collection de l’École française de Rome » 183 École française de Rome
  7. Franck Mercier, *La Vauderie d’Arras. Une chasse aux sorcières à l’Automne du Moyen Âge*, Rennes, 2006 Presses universitaires de Rennes
  8. Franck Mercier et Martine Ostorero, *L’Énigme de la Vauderie de Lyon. Enquête sur l’essor de la chasse aux sorcières entre France et Empire (1430-1480)*, Florence, 2015 SISMEL, Edizioni del Galluzzo
  9. Franck Mercier et Martine Ostorero, avec la collaboration de Catherine Chène, *Combattre l’invention du sabbat*. Le « *De synagoga demonum* » d’Humbert de Costa (vers 1470), le premier traité contre la chasse aux sorcières ?, Florence, 2026, VIII-547 p., « Micrologus’ Library » 132, ISBN 978-88-9290-454-5 SISMEL, Edizioni del Galluzzo
  10. Michael D. Bailey, *Battling Demons. Witchcraft, Heresy, and Reform in the Late Middle Ages*, University Park, 2002, « Magic in History » Pennsylvania State University Press
  11. Matthew S. Champion, « Crushing the Canon : Nicolas Jacquier’s Response to the Canon Episcopi in the *Flagellum haereticorum fascinariorum* », *Magic, Ritual, and Witchcraft*, 6 (2), 2011, p. 183-211, DOI 10,1353/mrw.2011,0022 University of Pennsylvania Presshttps://doi.org/10.1353/mrw.2011.0022
  12. Norman Cohn, *Démonolâtrie et sorcellerie au Moyen Âge. Fantasmes et réalités*, traduit de l’anglais par Sylvie Laroche et Maurice Angeno, Paris, 1982, « Bibliothèque historique » Payot (édition originale *Europe’s Inner Demons*, Londres, 1975)
  13. Richard Kieckhefer, *European Witch Trials. Their Foundations in Popular and Learned Culture, 1300-1500*, Berkeley, 1976 University of California Press
  14. Carlo Ginzburg, *Le Sabbat des sorcières*, traduit de l’italien par Monique Aymard, Paris, 1992 Gallimard (édition originale *Storia notturna. Una decifrazione del sabba*, Turin, 1989, Einaudi)

Sources en ligne

  1. « Notice bibliographique L’imaginaire du sabbat : édition critique des textes les plus anciens (1430 c. - 1440 c.) » Bibliothèque nationale de France, Catalogue généralhttps://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb375892190
  2. « Français 12476 - Archives et manuscrits - BnF » Bibliothèque nationale de France, département des Manuscritshttps://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc436735
  3. « Sorcière(s) (Paris, BnF, Français 12476 f.105v) » Biblissimahttps://portail.biblissima.fr/ark:/43093/ifdata0b35638d13b5efb78a5980624af18e64f3765ef4
  4. « Le Champion des Dames, par MARTIN LE FRANC, prevost de l’église de Lausane (1440) » Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b525033083/f216.image
  5. « *Médiévales*. Itinéraire d’un inquisiteur gâté : Ponce Feugeyron, les juifs et le sabbat des sorciers » dépôt institutionnel de l’Université de Lausannehttps://api.unil.ch/iris/server/api/core/bitstreams/435c0c59-a799-4478-8278-8b091ded2c73/content
  6. « À propos de la genèse médiévale des chasses aux sorcières : le traité de Claude Tholosan, juge dauphinois (vers 1436) » Perséehttps://www.persee.fr/doc/mefr_0223-5110_1979_num_91_1_2490
  7. « La vauderie d’Arras - Chapitre 13. Les sorcières volent-elles vraiment ? Les réponses divergentes de la théologie et du droit procédural » OpenEdition Books, Presses universitaires de Renneshttps://books.openedition.org/pur/21495
  8. « La “naissance” du sabbat. Autour de l’arrière-plan hérétique des Errores Gazariorum » OpenEdition Journals, Cahiers de recherches médiévales et humanisteshttps://journals.openedition.org/crmh/12545
  9. « Le diable au sabbat : littérature démonologique et sorcellerie (1440-1460) » LabeLettres, Université de Lausannehttps://wp.unil.ch/labelettres/le-diable-au-sabbat-litterature-demonologique-et-sorcellerie-1440-1460/
  10. « Franck Mercier » Pages personnelles, Université Rennes 2https://perso.univ-rennes2.fr/franck.mercier
  11. « Crushing the Canon : Nicolas Jacquier’s Response to the Canon Episcopi in the *Flagellum haereticorum fascinariorum* » Project MUSE, University of Pennsylvania Presshttps://muse.jhu.edu/article/456096/summary
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