Rentré en Chine par bateau en 762, après dix ans passés en terre d’islam, un officier des Tang nommé Du Huan a décrit la ville de Kûfa et recensé les artisans chinois qu’il y avait croisés. Des peintres, dont deux qu’il nomme. Des techniciens du métier à tisser la soie. Des orfèvres. Aucun papetier. Du Huan avait été capturé à la bataille de Talas, en juillet 751, l’affrontement auquel on attribue depuis un siècle et demi l’arrivée du papier en terre d’islam.
Atlakh, cinq jours sur la Talas
Tout part d’une querelle locale entre le Ferghana et Chach, l’actuelle Tachkent. Gao Xianzhi, général d’origine coréenne qui commande le protectorat d’Anxi, s’empare du roi de Chach et le fait décapiter ; le fils du roi va chercher les Abbassides, installés depuis un an sur les ruines du califat omeyyade. Ziyâd ibn Sâlih remonte du Khorasan, et en juillet 751 les deux armées se font face sur la Talas, près d’un lieu que les géographes arabes appellent Atlakh. Cinq jours d’affrontement, puis les Karlouks, mercenaires turcs du camp Tang, passent de l’autre côté. Gao Xianzhi s’échappe avec quelques milliers d’hommes.
Les effectifs, personne ne les a comptés. Les chiffres varient d’un facteur dix selon les traditions, entre quelques dizaines de milliers et cent mille hommes, et l’historiographie du XXᵉ siècle a tenu les plus élevés pour très exagérés.
Du côté arabe, l’historiographie la plus ancienne n’a pas fait grand cas de l’affaire, et le premier récit un peu détaillé date du XIIIᵉ siècle, soit près de cinq siècles après. Du côté chinois, le Tongdian est achevé vers 801 par Du You, oncle du prisonnier Du Huan, et le Jiu Tang shu date de 945. La bataille que l’on présente comme un tournant de l’histoire mondiale a donc pour meilleurs témoins les vaincus. Quatre ans plus tard, la révolte d’An Lushan rappelle les armées Tang vers l’intérieur et vide la question centre-asiatique de son enjeu.
Devashtich écrivait déjà sur du papier chinois
En 1932, un berger ramasse au pied d’une forteresse du mont Mugh, dans le haut Zerafchan, à cent cinquante kilomètres à l’est de Samarcande, un morceau de manuscrit couvert d’une écriture que quelques savants seulement savaient lire. On crut d’abord à des feuillets de Coran. L’expédition envoyée l’année suivante remonte une archive d’une bonne quatre-vingtaine de documents, en sogdien pour l’essentiel, avec un texte arabe, un texte turc ancien et des fragments chinois. Le nom de Diwasti, transcription arabe du sogdien Devashtich, donne la clé : c’est le fonds du dernier seigneur de Panjikent, battu et exécuté par les armées musulmanes en 722. Trois contrats juridiques y sont écrits sur cuir, matériau courant dans le monde arabophone du temps, et les autres documents sur bois ou sur papier. La lettre cataloguée B-18, adressée par Devashtich à Afshun, seigneur de Khakhsar, est écrite sur un papier chinois gris pâle et fin, de dix-huit centimètres sur vingt-sept ; elle est conservée à l’Institut des manuscrits orientaux de l’Académie des sciences de Russie, à Saint-Pétersbourg, et l’ensemble figure au registre Mémoire du monde de l’UNESCO. Venu de Liangzhou, au Gansu, à plus de trois mille kilomètres à l’est, ce papier avait déjà servi d’un côté. Le seigneur de Panjikent le réservait à sa correspondance. Ses comptes de maison, il les tenait sur des baguettes de saule écorcées. Le plus long texte sogdien du lot est une paire de contrats de mariage, l’une des rares sources directes sur la condition des femmes dans la Sogdiane d’avant la conquête.
Quatre siècles plus tôt, le même matériau voyageait déjà vers Samarcande. En 1907, Aurel Stein dégage dans les ruines de la tour de guet T.XII, à l’ouest de Dunhuang, le contenu d’une sacoche de courrier perdue ou saisie en route. Cinq lettres à peu près complètes, en sogdien. La deuxième, écrite par un agent nommé Nanai-vandak à ses associés de Samarcande, était protégée d’une enveloppe de soie brune et d’une toile grossière portant les instructions de livraison ; elle date probablement de juin ou juillet 313. Elle est conservée à la British Library, sous la cote Or. 8212/95, avec le reste de la sacoche.
Le papier circulait. La technique de fabrication, elle, ne tient pas dans une sacoche.
Plus à l’ouest encore, une nécropole du Caucase du nord-ouest a livré les affaires d’un marchand chinois, dont des papiers personnels. Mochtchevaïa Balka commande le col de Laba, sur une branche de la route de la soie qui contournait l’Iran, et ses tombes se datent du VIIIᵉ et du IXᵉ siècle, fourchette trop large pour situer ces papiers avant ou après 751.
Trois siècles, et un auteur qui cite un autre auteur
Le récit des papetiers prisonniers se lit d’abord chez un lettré de Nichapour. Abû Mansûr al-Tha’âlibî, mort en 1038, consacre dans ses Latâ’if al-ma’ârif une notice aux spécialités des villes, et il compte le papier parmi celles de Samarcande, en notant que ce papier a chassé de l’usage le papyrus d’Égypte et le parchemin. Puis il rapporte, sur la foi de l’auteur d’un Kitâb al-masâlik wa-l-mamâlik dont l’identité n’est pas assurée, que parmi les prisonniers chinois amenés à Samarcande par Ziyâd ibn Sâlih se trouvaient des artisans qui y fabriquèrent du papier. Bosworth en a donné la traduction anglaise en 1968. Deux cent quatre-vingt-sept ans séparent la bataille de ce témoignage, qui n’est pas de première main.
Une génération plus tôt, un libraire de Bagdad disait autre chose. Dans son Fihrist, Ibn al-Nadîm passe en revue les supports de l’écriture, les pierres, les écorces de palmier, les omoplates de chameau, le papyrus d’Égypte et le parchemin de Kûfa, et il mentionne l’introduction du papier au Khorasan par des papetiers chinois. Pas de bataille, pas de captifs, pas de ville nommée. Le récit s’est donc resserré avec le temps, du nom d’une province vaste comme la moitié de l’Iran actuel à celui d’une ville, puis d’une ville à une date de bataille et au nom d’un général.
La carrière moderne de l’histoire commence à Vienne. En 1887, Joseph von Karabacek publie Das arabische Papier à partir de la collection de papyrus de l’archiduc Rainer, et de là l’épisode de Talas comme la date de 794 pour le premier atelier de Bagdad passent dans la codicologie, où on les cite encore. Le XXᵉ siècle en a fait un tournant de civilisation, quand les chroniqueurs arabes les plus proches n’y voyaient qu’une affaire de frontière. En 2026, les pages publiques de la Bibliothèque nationale de France présentent toujours le papier comme introduit dans le monde arabe par les prisonniers de Talas, tandis que le webdocumentaire de l’Institut du monde arabe range l’histoire parmi les légendes. Deux institutions françaises, deux positions.
Écorce de mûrier, chanvre, chiffons
L’objection la plus sérieuse est matérielle, et on la doit à Jonathan Bloom. Le papier chinois était fait pour l’essentiel de fibres libériennes, écorce de mûrier et chanvre, longuement battues. Celui que l’on a fabriqué en terre d’islam l’était surtout de déchets, chiffons de lin et cordages de chanvre usés. Changer la matière première change tout ce qui précède la cuve, le tri, le défibrage, la cuisson et le blanchiment. Quel que soit le chemin emprunté par la technique, elle a été refaite plutôt que recopiée.
En aval, les dates se resserrent. Un atelier fonctionne à Bagdad dans les dernières années du VIIIᵉ siècle, sous Hârûn al-Rachîd, et le calife ordonne l’emploi du papier dans l’administration, la falsification y étant plus difficile que sur le parchemin. L’Égypte passe au papier au IXᵉ siècle, le papyrus disparaît au Xᵉ. Les qualités prennent des noms de villes, baghdâdî, samarqandî, et la réputation d’un papier suit celle de son eau. Francis Richard signale, d’après al-Bîrûnî, un marteau hydraulique à Samarcande, comparable à celui qui décortiquait le riz.
L’objection que l’on doit à Samarcande
Le camp adverse n’est pas un camp de pieux répétiteurs. Dans le manuel de codicologie arabe de la fondation Al-Furqan, en 2005, Francis Richard tient la victoire de juillet 751 pour le point de départ d’une expansion massive du papier en terre d’islam, et il pose que des artisans chinois capturés furent envoyés monter des moulins à Samarcande, ville déjà réputée pour ses canaux. Il ajoute deux éléments absents du récit d’al-Tha’âlibî, la fabrication de papier dans un monastère manichéen de la ville, et l’entrée du chiffon dans la pâte.
Le mécanisme, lui, est vraisemblable. Le captif qualifié était une voie de transfert ordinaire, et la liste de Du Huan le prouve pour d’autres métiers, puisqu’il a vu à Kûfa des peintres chinois et des techniciens du métier à tisser. Étienne de la Vaissière a montré comment les élites d’Asie centrale, iraniennes et turques, sont montées dans l’empire abbasside au siècle suivant jusqu’à commander les armées de Samarra. Des hommes et des savoir-faire sont passés par ces canaux, et un atelier de Samarcande a très bien pu employer des Chinois.
Le nom de la ville a d’ailleurs survécu à ses moulins, samarqandî ayant fini par désigner une simple qualité marchande.
L’absence de papetier dans la liste de Du Huan ne prouve rien, puisque le texte ne subsiste qu’en fragments, qu’il décrit la situation de Kûfa alors que l’atelier supposé se trouvait à Samarcande, et qu’un officier peut n’avoir jamais croisé les hommes envoyés à deux mille kilomètres de là. Elle vaut tout de même mieux que le silence des chroniqueurs arabes, parce qu’elle vient d’un témoin qui était sur place et qui, lui, s’intéressait aux métiers.
Aucune feuille datée avant 866
Le plus ancien manuscrit arabe daté sur papier est une copie incomplète du Gharîb al-hadîth d’Abû Ubayd al-Qâsim ibn Sallâm, 241 feuillets, achevée en 866 (dhû al-qa’da 252 de l’hégire). Elle se trouve à la bibliothèque de l’université de Leyde sous la cote Or. 298, numérisée, et elle ne porte aucune indication du lieu de copie. Entre la bataille et ce volume, cent quinze ans et pas une feuille de papier arabe portant une date.
Le reste des blancs se dit vite. Aucun moule médiéval du monde arabe n’a survécu, de sorte que la reconstitution des gestes du papetier repose sur des conjectures. Les ateliers de Samarcande n’ont pas de trace fouillée. Le champ de bataille n’a jamais été identifié avec certitude : Atlakh est un toponyme de géographes arabes, et les chercheurs kazakhs et kirghiz le placent de part et d’autre de la frontière actuelle, un monument commémoratif ayant été élevé du côté kirghiz en mai 2021. Quant au Jingxingji de Du Huan, ce qu’il en survit tient en quelque mille cinq cents caractères insérés dans l’encyclopédie de son oncle, et porte surtout sur les mœurs, les religions et la médecine des pays traversés.
Trois dates circulent pour la première fabrique de Bagdad, 794, 795 et 796, et aucun document ne tranche.
En 751, l’administration égyptienne délivrait encore sur papyrus, à trois moines du monastère d’Abû-Harmîs, l’autorisation d’aller travailler un mois en Haute-Égypte. Deux exemplaires presque identiques sont conservés sous la même cote à la Bibliothèque nationale de France, Arabe 4634, sur des feuilles de 24,5 sur 21 centimètres. Des paysans les ont sortis d’une jarre à Saqqara, le consul de France les a envoyés à Paris, et ils ont été les premiers papyrus arabes publiés.
Le mot, lui, a gardé la trace d’un itinéraire. Le persan kâghad, dont l’arabe a fait kâghid, vient du sogdien kâghdâ, le terme par lequel les Sogdiens désignaient le papier, et ce terme sogdien avait lui-même été emprunté au grec khartês, d’où sort aussi l’arabe qirtâs, qui désigne le papyrus. Pas un mot chinois dans la chaîne. Le nom du papier a suivi la route des marchands de Samarcande, celle des lettres oubliées dans une sacoche à l’ouest de Dunhuang, quand le récit de sa fabrication a suivi celle d’une bataille de cinq jours.
Pour aller plus loin
Le sujet touche au mouvement de traduction gréco-arabe de Bagdad, où l’abondance du support accompagne le travail des traducteurs et la Maison de la sagesse. Il rejoint l’histoire des réseaux marchands sogdiens, dont les lettres de la tour de Dunhuang sont le premier témoignage suivi. Il croise enfin les débuts de l’imprimerie xylographique en Chine, technique que le monde musulman a longtemps connue sans l’adopter.
On raconte souvent la même histoire. Une armée arabe bat une armée chinoise au bord d’une rivière d’Asie centrale, emmène des prisonniers, et découvre grâce à eux le secret du papier. La bataille a bien eu lieu, en juillet 751, quelque part dans la vallée de la Talas, entre les actuels Kazakhstan et Kirghizstan. Elle a bien produit des captifs, envoyés vers l’ouest. Le reste résiste mal à l’examen.
Des lettres plus vieilles que la bataille
Les archéologues ont retrouvé en Asie centrale des documents écrits sur papier bien avant cette date. Dans une forteresse de montagne à l’est de Samarcande, un berger a mis au jour les archives d’un petit seigneur local. Une de ses lettres est écrite sur un papier venu de Chine, à plus de trois mille kilomètres de là. Elle date de 722.
Ce papier coûtait cher. Le seigneur le réservait à son courrier et notait ses comptes de maison sur des baguettes de saule écorcées. Il se servait même de feuilles déjà couvertes d’écriture d’un côté, en utilisant le verso. Un objet rare, importé, que l’on ne gaspillait pas.
Plus ancien encore, un sac de courrier oublié dans une tour de guet du désert chinois contenait des lettres de marchands adressées à Samarcande. Elles sont écrites sur papier et remontent au début du IVᵉ siècle. Le matériau faisait donc la route vers l’ouest longtemps avant que des armées arabes n’atteignent la région.
Des papiers qui ne se fabriquent pas pareil
Un historien du papier, Jonathan Bloom, a soulevé une objection de fabrication. Le papier chinois se faisait surtout avec de l’écorce de mûrier et du chanvre neuf, battus très longtemps. Celui que l’on a produit en terre d’islam se faisait surtout avec des déchets, de vieux chiffons de lin et des cordages usés.
Si la matière de départ n’est pas la même, toute la préparation diffère. Un artisan chinois arrivant dans un atelier de Samarcande n’aurait pas pu transmettre ses gestes tels quels. La technique a donc été reconstruite sur place, quel que soit le chemin par lequel l’idée est arrivée.
Le spécialiste des manuscrits orientaux Francis Richard défend pourtant l’autre lecture, et il a de bons arguments. Des artisans qualifiés capturés à la guerre étaient une voie de transmission courante à l’époque. Un officier chinois fait prisonnier, revenu chez lui bien plus tard, a lui-même décrit les peintres et les tisserands chinois qui travaillaient dans une grande ville d’Irak. Le mécanisme est donc plausible, et personne ne le nie. Il manque seulement la preuve qu’il a joué pour le papier.
Les pages qui manquent
Le récit des prisonniers papetiers apparaît pour la première fois chez un lettré persan mort au XIᵉ siècle. Il écrit près de trois siècles après l’événement, et il ne parle pas en son nom, il cite un géographe plus ancien dont on ignore l’identité. Une génération avant lui, un libraire de Bagdad évoquait des papetiers chinois installés dans une grande province de l’est, sans mentionner ni bataille ni captifs.
Les absences sont plus parlantes encore. Aucun atelier de Samarcande n’a été retrouvé par les fouilles. Aucun moule à papier médiéval n’a survécu dans le monde arabe, si bien que l’on ignore les gestes exacts des papetiers. Personne ne sait au juste où l’affrontement s’est produit, et les chercheurs des pays voisins situent le site chacun de leur côté de la frontière.
Un détail achève de brouiller la belle histoire. L’année de la bataille, l’administration égyptienne délivrait encore ses autorisations de circulation sur papyrus, à des moines d’un monastère de la région de Saqqara. Ces feuilles sont aujourd’hui à Paris.
Le plus ancien livre arabe daté écrit sur papier est conservé à Leyde, aux Pays-Bas. Il a été achevé en 866, et il ne dit pas où il a été copié.
L’article complet donne le contenu exact de la notice du XIᵉ siècle, la cote de la lettre sogdienne de 722, l’objection technique sur les chiffons et le désaccord actuel sur l’emplacement du champ de bataille.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Lettre de Devashtich, seigneur de Panjikent, à Afshun, seigneur de Khakhsar, document B-18 du mont Mugh, 722, papier chinois gris pâle, h. 18 × l. 27 cm Institut des manuscrits orientaux de l’Académie des sciences de Russie, Saint-Pétersbourg
- Lettre ancienne sogdienne n° 2, de Nanai-vandak à ses associés de Samarcande, encre sur papier, tour de guet T.XII à l’ouest de Dunhuang, juin ou juillet 313 The British Library, Or. 8212/95
- Lettre ancienne sogdienne n° 1, même provenance, encre sur papier The British Library, Or. 8212/92
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Sources primaires (suite)
- Sauf-conduit délivré en 751 à trois moines du monastère d’Abû-Harmîs, papyrus, 24,5 × 21 cm, trouvé dans une jarre à Saqqara, deux exemplaires sous la même cote Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits, Arabe 4634
- Abû Ubayd al-Qâsim ibn Sallâm, Gharîb al-hadîth, copie incomplète datée de dhû al-qa’da 252 de l’hégire (866), 241 feuillets de papier, écriture droite, lieu de copie non indiqué Universiteitsbibliotheek Leiden, Legatum Warnerianum, Or. 298
- Du Huan, Jingxingji, description de Kûfa et liste des artisans chinois, fragments conservés dans le Tongdian de Du You, livres 192 et 193
- Al-Tha’âlibî, Latâ’if al-ma’ârif, notice sur les spécialités de Samarcande, citant l’auteur d’un Kitâb al-masâlik wa-l-mamâlik non identifié
- Ibn al-Nadîm, Kitâb al-Fihrist, notice sur les supports de l’écriture, mention de l’introduction du papier au Khorasan par des papetiers chinois, citée d’après la notice de Marie-Geneviève Guesdon pour la BnF
- Papiers personnels d’un marchand chinois, nécropole de Mochtchevaïa Balka, haut Bolchaïa Laba, Karatchaïévo-Tcherkessie, VIIIᵉ-IXᵉ siècle Musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg
Bibliographie
- Jonathan M. Bloom, Paper Before Print. The History and Impact of Paper in the Islamic World, New Haven, 2001 Yale University Press
- Jean-Pierre Drège, Le papier dans la Chine impériale. Origine, fabrication, usages, Paris, 2017, ccx + 462 p., « Bibliothèque chinoise » 24, ISBN 978-2-251-44669-1 Les Belles Lettres
- Étienne de la Vaissière, Asie centrale 300-850. Des routes et des royaumes, Paris, 2024, 638 p. Les Belles Lettres
- Étienne de la Vaissière, Samarcande et Samarra. Élites d’Asie centrale dans l’empire abbasside, Paris, 2007, 310 p., Cahiers de Studia Iranica 35, ISBN 978-2-910640-21-7 Peeters, pour l’Association pour l’avancement des études iraniennes
- Francis Richard, « The Writing Surface : Paper », dans Muhammad Isa Waley (dir.), Islamic Codicology. An Introduction to the Study of Manuscripts in Arabic Script, Londres, 2005, p. 49-64, DOI 10,56656/100099,03 Al-Furqan Islamic Heritage Foundationhttps://doi.org/10.56656/100099.03
- C. E. Bosworth (trad.), The Lata’if al-ma’arif of Tha’alibi. The Book of Curious and Entertaining Information, Édimbourg, 1968, 164 p. Edinburgh University Press
Sources en ligne
- « L’arrivée du papier dans le Maghreb et au Moyen-Orient », par Marie-Geneviève Guesdon BnF, Les Essentielshttps://essentiels.bnf.fr/fr/livres-et-ecritures/formes-et-usages-des-livres/74c24a4a-ad1c-415e-918b-c8d336b4f3a6-supports-ecrit/article/9315cd2f-5235-4fe6-aa33-bed09151c0bc-arrivee-papier-dans-maghreb-et-moyen-orient-1
- « Sauf-conduit », notice de l’image, papyrus Arabe 4634 BnF, Les Essentielshttps://essentiels.bnf.fr/fr/image/ea0a66b0-10fd-41c1-aa31-ca8e2083e5ab-sauf-conduit-1
- « Ancient Letters » The Sogdians : Influencers on the Silk Roads, National Museum of Asian Art, Smithsonianhttps://sogdians.si.edu/ancient-letters/
- « The (Re)discovery of the Sogdians » The Sogdians, Smithsonianhttps://sogdians.si.edu/the-rediscovery-of-the-sogdians/
- « The Castle on Mount Mugh and Its Documents » The Sogdians, Smithsonianhttps://sogdians.si.edu/sidebars/the-castle-on-mount-mugh-and-its-documents-exemplified-by-letter-v-18
- « Collection of documents from Mount Mugh » UNESCO, Mémoire du mondehttps://www.unesco.org/en/memory-world/collection-documents-mount-mugh
- « A Few of Our Favourite Things : #14 Nicholas Sims-Williams » International Dunhuang Programme, British Libraryhttps://idp.bl.uk/blog/a-few-of-our-favourite-things-14-nicholas-sims-williams/
- « Gharib al-Hadith (incomplete) Or. 298 » Universiteit Leiden, Digital Collectionshttps://digitalcollections.universiteitleiden.nl/view/item/2000455
- « SOGDIAN LANGUAGE i. Description » Encyclopaedia Iranicahttps://www.iranicaonline.org/articles/sogdian-language-01/
- « Paper », dossier The Silk Road Smithsonian Folklife Festivalhttps://festival.si.edu/2002/the-silk-road/paper/smithsonian
- « Opening of New Permanent Exposition “Moshchevaya Balka : A Monument to the North Caucasian Silk Road” » Musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourghttps://hermitagemuseum.org/news/hm11_5_50?lng=en
- « Pourquoi la bataille de Talas (751) a-t-elle encore une influence de nos jours ? » Institut du monde arabe, webdocumentaire « Vous avez dit arabe ? »https://vous-avez-dit-arabe.webdoc.imarabe.org/histoire/l-expansion-arabo-musulmane/pourquoi-la-bataille-de-talas-751-a-t-elle-encore-une-influence-de-nos-jours
- « In Search of the Battle of Talas » Islamic Horizonshttps://islamichorizons.net/in-search-of-the-battle-of-talas/
- Compte rendu de Jean-Pierre Drège, Le papier dans la Chine impériale, Arts asiatiques 73, 2018 Perséehttps://www.persee.fr/doc/arasi_0004-3958_2018_num_73_1_2018_t22_0176_0000_4


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