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Ragnarök : une fin du monde païenne écrite sur parchemin chrétien

Monde viking & ScandinavieMythes & légendes médiévales31 octobre 2026◈ 51 sources vérifiées
Emil Doepler / Wikimedia Commons
13 min de lecture51 sources vérifiées
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Snorri Sturluson glisse une consigne domestique au milieu de la fin du monde. Au chapitre 51 de la Gylfaginning, la partie de son Edda qui raconte les mythes, il décrit Naglfar, le navire qui portera vers le dernier combat les ennemis des dieux, et précise qu’il est fait des ongles des morts, de ceux qu’on ne leur a pas coupés. D’où une mise en garde, puisque chaque homme qui meurt avec des ongles trop longs fournit de la matière à ce bateau, dont les dieux et les hommes préféreraient qu’il ne soit jamais construit. La Völuspá, dont Snorri cite plus de quarante strophes selon Stefanie Würth, nomme Naglfar à sa strophe 48 et ne parle pas d’ongles. Snorri écrit en Islande entre 1220 et 1230, plus de deux siècles après que l’île a adopté le christianisme, en 999 ou 1000.

Son Edda reste, pour Würth, la principale source narrative du Ragnarök.

Quarante-cinq feuillets rentrés par bateau

Le poème, lui, est plus ancien que Snorri. La Völuspá, la « prophétie de la voyante », ouvre le Codex Regius de l’Edda poétique, copié en Islande entre 1260 et 1280 et conservé à Reykjavík, à l’institut Árni Magnússon, sous la cote GKS 2365 4to. Le manuscrit compte quarante-cinq feuillets de parchemin et vingt-neuf poèmes, et huit feuillets en ont disparu. En 1643, il parvient à l’évêque Brynjólfur Sveinsson, qui l’attribue à tort au savant Sæmundr, puis part en 1662 pour Copenhague, offert au roi Frédéric III, et passe trois siècles à la Bibliothèque royale. Le 21 avril 1971, le navire de guerre danois Vædderen le ramène dans le port de Reykjavík avec un autre manuscrit, et le Premier ministre Jóhann Hafstein salue dans son discours l’arrivée de « deux livres ».

Dans le Codex Regius, la Völuspá occupe les feuillets 1r à 3r, soit soixante-trois strophes dans l’édition bilingue qu’Edward Pettit a publiée en 2023. Une seconde version se lit dans Hauksbók, un volume de la collection arnamagnéenne coté AM 544 4to, cent sept feuillets de 243 millimètres sur 158, aux feuillets 20r et 21r. Le livre porte le nom de Haukr Erlendsson, qui en a copié une grande partie, mais pas ce poème. D’après la notice que Børge Nordbø lui consacre dans le Store norske leksikon, la Völuspá y a été ajoutée vers 1350, après la mort de Haukr en 1334. Cette version compte cinquante-huit strophes chez Pettit et ne décrit pas explicitement le meurtre de Baldr. Le titre même de Völuspá vient de Snorri, aucun des deux manuscrits ne le donnant. Le manuscrit probablement le plus ancien de son Edda, le codex d’Uppsala coté DG 11 4to, édité en 2012 par Heimir Pálsson, date du premier quart du XIVᵉ siècle.

Aucun de ces témoins n’est antérieur aux années 1260, et l’on place presque toujours le poème beaucoup plus tôt. Nordbø le date de la fin du Xᵉ siècle, en Islande ou peut-être en Norvège, dans les années où le christianisme gagne le Nord. Pettit retient la même époque de conversion sans s’y engager, et cherche dans un autre poème un terme avant lequel la Völuspá existait sans doute. Vers 1065, peut-être, le scalde Arnórr Þórðarson écrit à la strophe 24 de sa Þorfinnsdrápa que le soleil brillant deviendra noir et que la terre sombrera dans la mer obscure, ce qui ressemble de près à la strophe 55 de la Völuspá. On ne connaît pas le poète. On ne sait pas combien de temps son poème a vécu dans la mémoire des récitants avant d’être écrit, ni par combien de copies le poème est passé avant d’arriver au Codex Regius. Régis Boyer, qui l’a traduit en 1992 avec le reste du Codex Regius, et François-Xavier Dillmann, qui avait donné l’année précédente la traduction française des récits mythologiques de Snorri, ont travaillé comme tout le monde sur un poème sans auteur et sans date.

Le loup avale Odin

La voyante raconte la fin dans un ordre que Snorri a ensuite rendu presque canonique. À la strophe 40, le soleil s’obscurcit pendant les étés qui suivent et le temps devient partout mauvais, et les deux manuscrits ne s’accordent même pas sur le verbe, var ða dans le Codex Regius, verða, « deviennent », dans Hauksbók. La strophe 44 annonce que les frères se battront et s’entretueront, puis nomme les âges qui précèdent l’effondrement du monde, l’âge des épées où les boucliers se fendent, l’âge des vents, l’âge des loups. Heimdallr souffle dans le Gjallarhorn à la strophe 45 pendant qu’Odin consulte la tête de Mímir, et Naglfar se détache à la strophe 48. À la strophe 52, Odin part combattre le loup et le dieu Freyr, désigné comme le tueur de Beli, marche contre Surtr, le géant du feu. La mort d’Odin passe par une périphrase, l’aimé de Frigg va tomber. Víðarr, son fils, le venge à la strophe 53 en enfonçant son épée jusqu’au cœur du fils de Hveðrungr, un des noms de Loki, c’est-à-dire du loup. Puis le soleil noircit, la terre s’enfonce dans la mer et les étoiles quittent le ciel, à la strophe 55. À la strophe 57, la voyante voit la terre ressortir des flots, verte, et à la strophe 60 les champs poussent sans avoir été semés, le mal se répare et Baldr revient. Une salle couverte d’or se dresse à Gimlé, plus belle que le soleil.

Snorri garde la trame et la remplit. Il fait précéder la fin de trois hivers de grandes batailles, où les frères s’entretuent par cupidité, puis de trois hivers à la suite sans été entre eux, l’hiver qu’il nomme Fimbulvetr. Un loup, Skǫll, avale le soleil, la terre tremble, le chien Garm et le dieu Týr s’entretuent, et la mâchoire inférieure de Fenrir touche la terre tandis que la supérieure touche le ciel. Le loup avale Odin, et Snorri précise que ce sera sa fin. Pour la vengeance, il abandonne l’épée de la strophe 53. Víðarr pose dans la gueule du loup un pied protégé par une chaussure dont la matière, écrit-il, s’amasse depuis toujours, saisit de la main la mâchoire supérieure et déchire la gueule. Surtr jette ensuite le feu sur la terre et brûle le monde entier.

« Ragna rǫk »

Dans la Völuspá, le nom de la fin revient en refrain aux strophes 43, 47 et 56, um ragna rǫk, et le poème ne connaît que cette forme. Ragna est le génitif pluriel de regin, les puissances, un terme abstrait dont Judith Jesch, de l’université de Nottingham, souligne qu’il ne dit pas clairement qui sont ces puissances. Rǫk désigne le destin, la fin, le jugement. Un vers de la strophe 39 de la Lokasenna, autre poème du Codex Regius, parle pourtant d’attendre ragna røkrs, l’obscurité des puissances, et Snorri écrit ragnarøkkr, le crépuscule, dans la Gylfaginning comme dans les Skáldskaparmál. Pettit tient cette forme pour une probable étymologie populaire, un mot rare réinterprété d’après un mot courant qui lui ressemblait.

L’écart touche au sens. Le rǫk des poèmes annonce une fin, le røkkr de Snorri une tombée du jour, qui suppose un lendemain. Jesch rapporte qu’un linguiste a proposé en 2007 de voir dans les deux formes deux mots apparentés, qui désigneraient l’un et l’autre le crépuscule au sens d’un passage, de la lumière à l’ombre ou de l’ombre à la lumière, et donc un renouvellement des puissances. Elle juge pour sa part la différence mince, puisque le récit finit de toute façon par la destruction mutuelle des dieux et des monstres, avec l’espoir du retour de Baldr et de Hǫðr. Mieux vaut traduire le refrain par « destin des puissances », parce que c’est la seule forme que donne la Völuspá et qu’elle se comprend sans correction.

Le crépuscule des dieux vient donc surtout de Snorri, et il a failli rester chez lui. Stefanie Würth notait en 2002 que la forme composée ragnarøkkr, que l’on ne trouve que dans l’Edda en prose, n’avait guère été reprise, sauf par Richard Wagner, qui donne à la dernière journée de L’Anneau du Nibelung le titre de Götterdämmerung, le Crépuscule des dieux des affiches françaises. La lecture d’un mythographe islandais du XIIIᵉ siècle, relayée par un compositeur allemand du XIXᵉ, a fini par passer pour le nom même du mythe.

L’hiver de 536

Les trois hivers sans été ont trouvé, depuis une quinzaine d’années, un candidat dans les carottes de glace. En 2012, dans la revue Antiquity, Bo Gräslund et Neil Price examinent la crise climatique ouverte en 536. Ils laissent de côté sa cause, retiennent un refroidissement que de bonnes données scientifiques attestent, relèvent aux latitudes septentrionales des abandons d’habitats et des déplacements de population vers la même époque, et estiment que de fortes raisons circonstancielles permettent de penser que l’événement a laissé une empreinte dans la poésie et la sculpture scandinaves. Leur titre reprend le crépuscule des dieux, avec un point d’interrogation.

Trois ans plus tard, une équipe conduite par Michael Sigl publie dans Nature une chronologie des éruptions volcaniques des deux mille cinq cents dernières années, tirée de carottes de glace. Elle place en 536 une grande éruption aux hautes latitudes de l’hémisphère Nord, suivie vers 540 d’une autre, sous les tropiques, et les étés de l’hémisphère Nord restent anormalement froids de 536 à 550. Rutger Sernander croyait déjà en 1910 à un Fimbulvetr réel, mais il le plaçait deux mille à deux mille cinq cents ans plus tôt.

Les chiffres de population circulent plus vite que les preuves. En 2019, un article du portail ScienceNorway prête à l’historien du climat Fredrik Charpentier Ljungqvist l’idée qu’environ la moitié de la population a pu disparaître de la vallée du Mälar, d’Öland et de Gotland, où près de la moitié des bâtiments auraient été abandonnés. Le même article admet que la peste de Justinien, active à partir de 541, n’a laissé aucune trace prouvée dans les pays nordiques. Ses chiffres sont des estimations, tirées des abandons de fermes et du recul des trouvailles archéologiques.

Le lien avec le mythe ne se démontre pas. Près de sept siècles séparent 536 de la Gylfaginning, et personne ne sait par quel chemin le souvenir d’étés froids aurait traversé tout ce temps avant d’être mis par écrit, ni pourquoi il aurait pris la forme de trois hivers.

Gosforth, Andreas, Skarpåker

Les pierres sont plus anciennes que les parchemins, mais deux des plus citées ont été taillées par des chrétiens. Dans le cimetière de l’église St Mary de Gosforth, en Cumbria, une croix de grès rouge haute de 4,42 mètres, datée du début du Xᵉ siècle et protégée par Historic England sous le numéro 1012643, porte sur sa face est, au-dessus de la crucifixion, un personnage armé d’une lance à la mâchoire d’une bête. La notice y reconnaît Víðarr vengeant son père, c’est-à-dire l’épisode de la mâchoire, absent de la Völuspá et raconté par Snorri. Sur la face ouest, Heimdallr tient sa corne, et un captif lié, identifié à Loki, se trouve devant une femme agenouillée qui tend un bol, Sigyn. Lilla Kopár lisait en 2012 la crucifixion comme un écho du sacrifice d’Odin sur l’arbre du monde ; Craig Davis, qui a rendu compte de son livre, doute que le sculpteur ait cherché une lecture aussi fine et penche pour des images choisies pour leur force émotionnelle.

Sur l’île de Man, la dalle n° 128 de l’église de Kirk Andreas, la croix de Thorwald, montre sur une face Odin englouti par le loup, et sur l’autre une figure qui tient une croix et un livre en foulant un serpent, qu’on prend pour le Christ ressuscité. Un fragment d’inscription, sur la tranche, dit que Thorvaldr a dressé la pierre, et Dirk Steinforth lui a consacré une monographie en 2022. Le 24 janvier 2024, la cour consistoriale du diocèse de Sodor et Man a autorisé le transfert des sculptures de l’église, jusque-là scellées dans des coffres de béton, vers des vitrines de verre blindé, et la presse locale annonçait le chantier pour novembre 2025. La paroisse comptait aussi y gagner de la place pour ses réunions, au fond de la nef. L’église garde onze dalles sculptées, du VIIᵉ au XIᵉ siècle.

Dans le Södermanland, près de Nyköping, la pierre de Skarpåker, un granite coté Sö 154, porte l’inscription d’un père, Gunnarr, pour son fils Lyðbjôrn, et la ligne qui la termine se lit de deux façons. La carte runique suédoise en ligne, Runkartan, donne d’une part iarþ sal rifna uk ubhimin, « la terre sera déchirée, et le haut ciel », et d’autre part une autre coupe des mêmes runes, iarþsalr ifna, qui fait apparaître une salle terrestre à côté du haut ciel. La première lecture est celle qu’on rapproche de la fin du monde. Kees Samplonius tient pourtant le couple de la terre et du ciel pour une formule juridique, sans rien d’eschatologique, et place dans un contexte chrétien l’image du ciel qui se brise.

Un poème écrit par un chrétien ?

La querelle la plus vive porte sur une demi-strophe que seul Hauksbók conserve. Numérotée 57 par Pettit, avant-dernière de cette version, elle annonce que le puissant viendra au jugement des puissances, Þá kømr inn ríki at regindómi, et le Codex Regius n’en garde aucune trace. Beaucoup y lisent une addition chrétienne, le Christ du Jugement dernier. Gro Steinsland reconnaît plutôt dans ce puissant Heimdallr, souverain à venir façonné sur le modèle du Christ, hypothèse qu’elle a reprise en 2013. Nordbø juge improbable une interpolation qui annoncerait le retour du Christ, parce qu’un lecteur médiéval n’aurait pas fait régner le Christ aux côtés des dieux païens, et y voit un emprunt d’image. Pettit relève ailleurs dans le poème des parallèles bibliques, le châtiment des pécheurs aux strophes 37 et 38 à côté du chapitre 21 de l’Apocalypse, l’obscurcissement du soleil et des étoiles aux strophes 54 et 55 à côté du chapitre 13 de l’Évangile de Marc, et la demi-strophe de Hauksbók à côté du verset où le Fils de l’homme vient sur les nuées. Aucun de ces rapprochements ne prouve à lui seul un emprunt, et pourtant leur nombre, ajouté au fait que les deux manuscrits sortent d’ateliers chrétiens et que celui de Hauksbók date du milieu du XIVᵉ siècle, rend difficile, quand on y pense un peu, de traiter le poème comme un témoin intact de ce que croyaient les Islandais de l’an mil.

Les positions les plus tranchées se font face dans un même volume, The Nordic Apocalypse, dirigé en 2013 par Terry Gunnell et Annette Lassen à partir d’un colloque tenu au Musée national d’Islande en 2008. Samplonius y soutient que les sociétés germaniques n’avaient aucune idée d’une fin du monde avant le contact avec le christianisme, rapproche le feu noir de Surtr de celui de l’enfer et du Jugement dans la prédication chrétienne du haut Moyen Âge, et tient le poète pour un chrétien qui présentait le passé païen comme une préfiguration. John McKinnell trie au contraire les éléments du poème selon le jugement qu’un chrétien médiéval aurait porté sur eux, pour isoler ce qui ne peut pas venir de l’Église. Henning Kure montre que c’est Snorri, en citant les strophes, qui les a rapprochées de l’Apocalypse. Dans sa recension de 2014, Kevin Wanner juge la thèse de Samplonius chimérique, puisque l’auteur fait lui-même remonter l’influence chrétienne chez les Germains aux IIᵉ et IIIᵉ siècles, et reproche au livre de prendre le christianisme pour l’étalon du paganisme.

Stig Wikander, dès 1960, rangeait déjà les mythes nordiques de la fin à côté des traditions iraniennes et relevait que l’Inde n’en gardait qu’une version épique. Würth rappelait en 2002 que les tentatives pour séparer les motifs chrétiens des autres n’ont jamais restitué de version purement païenne, et résumait la position moyenne, celle d’un poète probablement non chrétien qui puisait largement dans la Bible.

Le poème du Codex Regius ne s’arrête ni sur la salle d’or de Gimlé ni sur le retour de Baldr. À la strophe 63, la dernière, un dragon sombre arrive en volant, Níðhǫggr, qui porte des cadavres dans ses ailes, et la phrase suivante revient à la voyante, nú mun hon søkkvask, maintenant elle va s’enfoncer. Le texte ne dit pas si le dragon appartient encore au monde détruit ou déjà à celui qui renaît, et sa dernière image laisse la voyante disparaître pendant que le dragon chargé de morts vole toujours au-dessus de la plaine.

Pour aller plus loin

Le récit d’Ibn Fadlân, qui voit les Rus’ brûler un chef sur la Volga en 922, donne l’autre versant de la religion nordique, celui des rites. Les femmes vikings guerrières, entre tombes de Birka et Geste des Danois, butent sur la même distance entre les faits et les textes ; les trésors monétaires de Gotland montrent ce que vaut une loi d’Odin rapportée par Snorri. Wagner et le crépuscule des dieux rejoignent aussi le casque à cornes viking, autre image nordique inventée au XIXᵉ siècle.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Völuspá, version du Codex Regius de l’Edda poétique, 63 strophes, citées aux str. 40, 43-45, 47-48, 52-53, 55, 57, 60, 62 et 63 (numérotation de Pettit 2023), refrain « um ragna rǫk » aux str. 43, 47 et 56 ; leçon « var ða » à la str. 40 Reykjavík, Stofnun Árna Magnússonar í íslenskum fræðum, GKS 2365 4to, f. 1r-3r ; manuscrit de 45 feuillets copié en Islande entre 1260 et 1280 ; éd. et trad. Pettit 2023 ; trad. fr. Boyer 1992
  2. Völuspá, version de Hauksbók, 58 strophes chez Pettit, leçon « verða » à la str. 40, demi-strophe H 57 « Þá kømr inn ríki at regindómi », ajoutée vers 1350 après la mort de Haukr Erlendsson (1334) collection arnamagnéenne, AM 544 4to, f. 20r-21r, 107 feuillets de 243 × 158 mm  ; éd. et trad. Pettit 2023
  3. Lokasenna, str. 39, « bíða ragna røkrs » Reykjavík, Stofnun Árna Magnússonar, GKS 2365 4to ; éd. et trad. Pettit 2023, n. 100
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Sources primaires (suite)

  1. Snorri Sturluson, Edda, Gylfaginning, chap. 51 (numérotation courante) : Naglfar fait des ongles non coupés des morts, trois hivers de batailles puis trois hivers sans été, Skǫll, Garm et Týr, mâchoires de Fenrir, Odin avalé, chaussure et geste de Víðarr, incendie de Surtr ; forme « ragnarøkkr » dans la Gylfaginning et les Skáldskaparmál trad. fr. Dillmann 1991  ; trad. anglaise reproduite par Colorado Online World Mythology
  2. Snorri Sturluson, Edda, version d’Uppsala, premier quart du XIVᵉ siècle, probablement le plus ancien manuscrit conservé de l’œuvre Uppsala, Universitetsbibliotek, DG 11 4to ; éd. Heimir Pálsson 2012
  3. Arnórr Þórðarson jarlaskáld, Þorfinnsdrápa, str. 24, « Bjǫrt verðr sól at svartri, søkkr fold í mar døkkvan », vers 1065 ( ?) cité d’après Pettit 2023, note à Vsp. 55
  4. Bible, Apocalypse 21, 8 ; Évangile selon Marc 13, 24-26 rapprochements avec Vsp. 37-38, 54-55 et H 57 relevés par Pettit 2023
  5. Croix de Gosforth, grès rouge, h. 4,42 m sur socle à trois degrés, début du Xᵉ siècle, faces est (personnage à la mâchoire d’une bête, identifié à Víðarr, au-dessus d’une crucifixion) et ouest (Heimdallr et sa corne, Loki lié, Sigyn et son bol) Gosforth (Cumbria), cimetière de l’église St Mary, Historic England, List Entry 1012643
  6. Croix de Thorwald, dalle sculptée, Odin englouti par le loup sur une face, figure à la croix et au livre foulant un serpent sur l’autre, inscription fragmentaire « Thorvaldr a dressé cette pierre » île de Man, église de Kirk Andreas, n° 128 (Kirk Andreas MM 128) ; faculté de la cour consistoriale de Sodor et Man du 24 janvier 2024
  7. Pierre runique de Skarpåker, granite, inscription de Gunnarr pour son fils Lyðbjôrn, lectures « iarþ sal rifna uk ubhimin » et « iarþsalr ifna uk ubhimin » Runtuna, commune de Nyköping (Södermanland), Sö 154, Riksantikvarieämbetet Runtuna 297:1

Bibliographie

  1. Edward Pettit, The Poetic Edda : A Dual-Language Edition, Cambridge, 2023, xvi-878 p., DOI 10,11647/OBP.0308 Open Book Publishershttps://doi.org/10.11647/OBP.0308
  2. Régis Boyer, L’Edda poétique, textes présentés et traduits par Régis Boyer, Paris, 1992, 685 p., coll. L’espace intérieur Fayard
  3. Snorri Sturluson, L’Edda. Récits de mythologie nordique, traduit du vieil islandais, introduit et annoté par François-Xavier Dillmann, Paris, 1991, 231 p., coll. L’aube des peuples Gallimard
  4. Heimir Pálsson (éd.), The Uppsala Edda : DG 11 4to, 2012 Viking Society for Northern Research
  5. Terry Gunnell et Annette Lassen (dir.), The Nordic Apocalypse : Approaches to Völuspá and Nordic Days of Judgement, Acta Scandinavica 2, Turnhout, 2013, xviii-240 p., DOI 10,1484/M.BOOKS.6,09070802050003050401080202 Brepolshttps://doi.org/10.1484/M.BOOKS.6.09070802050003050401080202
  6. Kees Samplonius, « The Background and Scope of Vǫluspá », dans Gunnell et Lassen (dir.), The Nordic Apocalypse, 2013, p. 113-139 Brepols
  7. John McKinnell, « Heathenism in Vǫluspá : A Preliminary Survey », dans Gunnell et Lassen (dir.), The Nordic Apocalypse, 2013 Brepols
  8. Gro Steinsland, « Vǫluspá and the Sibylline Oracles with a Focus on the “Myth of the Future” », dans Gunnell et Lassen (dir.), The Nordic Apocalypse, 2013 Brepols
  9. Henning Kure, « Wading Heavy Currents : Snorri’s Use of Vǫluspá », dans Gunnell et Lassen (dir.), The Nordic Apocalypse, 2013 Brepols
  10. Stefanie Würth, « Ragnarök. Götterdämmerung und Weltende in der nordischen Literatur », Jahrbuch der Oswald von Wolkenstein Gesellschaft 13, 2001-2002 (notice du dépôt de Tübingen au nom de Stefanie Gropper) Oswald von Wolkenstein-Gesellschaft
  11. Stig Wikander, « Från Bråvalla till Kurukshetra », Arkiv för nordisk filologi 75, 1960, p. 183-193 Arkiv för nordisk filologi
  12. Bo Gräslund et Neil Price, « Twilight of the gods ? The “dust veil event” of AD 536 in critical perspective », Antiquity 86 (332), 2012, p. 428-443, DOI 10,1017/S0003598X00062852 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/S0003598X00062852
  13. Michael Sigl, Mai Winstrup, Joseph R. McConnell et al., « Timing and climate forcing of volcanic eruptions for the past 2 500 years », Nature 523 (7562), 2015, p. 543-549, DOI 10,1038/nature14565 Naturehttps://doi.org/10.1038/nature14565
  14. Lilla Kopár, Gods and Settlers : The Iconography of Norse Mythology in Anglo-Scandinavian Sculpture, Studies in the Early Middle Ages 25, Turnhout, 2012 Brepols
  15. Dirk H. Steinforth, Thorvald’s Cross : The Viking-Age Cross-Slab “Kirk Andreas MM 128” and its Iconography, Oxford, 2022 Archaeopress

Sources en ligne

  1. « Codex Regius » Encyclopaedia Britannicahttps://britannica.com/topic/Codex-Regius
  2. Notice bibliographique associée à GKS 2365 4to, « Eddukvæði », Islande, 1260-1280 handrit.ishttps://handrit.is/manuscript/list/bibliography/Gu%C3%B0Gun2001a;jsessionid=F3377001E67C2505F1DA7E3F387DE457?lang=en
  3. « Einsdæmi í mannkynssögunni », 25 août 2020 Stjórnarráð Íslandshttps://www.stjornarradid.is/efst-a-baugi/frettir/stok-frett/2020/08/25/Einsdaemi-i-mannkynssogunni/
  4. « Skráningarfærsla handrits » AM 544 4to, Hauksbók handrit.ishttps://handrit.is/manuscript/view/en/AM04-0544
  5. « Voluspå », Børge Nordbø, mis à jour le 25 novembre 2024 Store norske leksikonhttps://snl.no/Volusp%C3%A5
  6. « The Poetic Edda : A Dual-Language Edition » Open Book Publishershttps://www.openbookpublishers.com/books/10.11647/obp.0308
  7. Edward Pettit, Vǫluspá (Codex Regius), texte, traduction et notes Open Book Publishershttps://books.openbookpublishers.com/10.11647/obp.0308/ch1.xhtml
  8. Edward Pettit, Lokasenna, texte, traduction et notes Open Book Publishershttps://books.openbookpublishers.com/10.11647/obp.0308/ch8.xhtml
  9. Edward Pettit, Vǫluspá (Hauksbók), texte, traduction et notes Open Book Publishershttps://books.openbookpublishers.com/10.11647/obp.0308/ch32.xhtml
  10. « Snorri Sturluson » Encyclopédie Laroussehttps://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Snorri_Sturluson/144624
  11. « The Uppsala Edda : DG 11 4to » Viking Society for Northern Researchhttps://vsnr.org/editions/the-uppsala-edda-dg-11-4to/
  12. « 2,8 Ragnarok, The Norse Destruction Myth, from Snorri Sturlson’s Prose Edda » Colorado Online World Mythology, Pressbookshttps://pressbooks.ccconline.org/worldmythology-cccs/?p=67
  13. « The meaning of Ragnarok », Judith Jesch, 19 février 2014 Words on Words, University of Nottinghamhttps://blogs.nottingham.ac.uk/wordsonwords/?p=4591
  14. « Ragnarök : Götterdämmerung und Weltende in der nordischen Literatur » Universitätsbibliographie, Universität Tübingenhttps://bibliographie.uni-tuebingen.de/xmlui/handle/10900/46415
  15. « Twilight of the Gods ? The “dust veil event” of AD 536 in critical perspective » Cambridge Core, Antiquityhttps://www.cambridge.org/core/journals/antiquity/article/abs/twilight-of-the-gods-the-dust-veil-event-of-ad-536-in-critical-perspective/4FABB859643B4B4213B97D0F98ED8D85
  16. « New timeline links volcanic eruptions to centuries of cold temperature extremes », 8 juillet 2015 Yale News, Yale Universityhttps://news.yale.edu/2015/07/08/new-timeline-links-volcanic-eruptions-centuries-cold-temperature-extremes
  17. « The long, harsh Fimbul winter is not a myth », Nancy Bazilchuk et Bård Amundsen, 24 décembre 2019 ScienceNorwayhttps://sciencenorway.no/archaeology-climate-cultural-history/the-long-harsh-fimbul-winter-is-not-a-myth/1613223
  18. « High cross in St Mary’s churchyard », List Entry 1012643 Historic Englandhttps://historicengland.org.uk/listing/the-list/list-entry/1012643
  19. Craig R. Davis, compte rendu de Lilla Kopár, Gods and Settlers, The Medieval Review 14,10,21 Indiana Universityhttps://scholarworks.iu.edu/journals/index.php/tmr/article/view/18704
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  26. « WIKANDER, Oscar Stig », Bo Utas et Jacques Duchesne-Guillemin Encyclopaedia Iranicahttps://iranicaonline.org/articles/wikander-oscar-stig
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