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Ibn Fadlân chez les Rus’ en 922 : le témoignage qui glace le sang

Bjørn Christian Tørrissen / Wikimedia Commons
12 min de lecture29 sources vérifiées
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Un trait d’encre a peut-être suffi pour changer un cadre de porte en seau à lait. Dans l’exemplaire du dictionnaire géographique de Yâqût que la Bibliothèque royale de Copenhague tient de Frederik Christian von Haven, qui l’avait acheté à Constantinople en 1761, la lettre kâf d’un mot de la ligne inférieure se loge sous les consonnes m.l.b. et passe pour une voyelle. L’orientaliste danois Jens Lassen Rasmussen, auteur en 1814 de la première traduction européenne du récit d’Ibn Fadlân, lit milban, le récipient où l’on trait. Les éditeurs suivants liront malban, le montant d’une porte. L’hypothèse de l’œil qui glisse est de Tonicha Upham, qui l’a avancée en 2025. Chez Rasmussen, l’esclave que les Rus’ vont tuer se penche donc au-dessus d’un seau, et il faut attendre la traduction allemande de Christian Martin Frähn, imprimée à Saint-Pétersbourg en 1823 d’après de meilleurs manuscrits, pour qu’elle retrouve son cadre de porte.

Le secrétaire de Sûsan al-Rassî

Le 21 juin 921 (safar 309), une ambassade quitte Bagdad sous la conduite de l’eunuque Sûsan al-Rassî. Le calife al-Muqtadir répond au roi des Bulghârs de la moyenne Volga, Almish ibn Shilkî, devenu musulman sous le nom de Ja’far ibn ’Abd Allâh, qui voudrait échapper à la tutelle du khagan khazar. Ahmad ibn Fadlân, client de Muham​mad ibn Sulaymân, chef du bureau de l’armée, doit lire la lettre du calife, remettre les présents et surve​iller les juristes chargés d’instruire les convertis. Ces juristes prennent peur au moment de monter vers le nord. C’est donc lui qui enseigne. La route passe par Boukhara, à la cour des Samanides, puis par le Khwârazm, où l’on hiverne à Jurjâniyya. Au printemps 922, il faut encore soixante-dix jours de steppe, à travers l’Emba et l’Oural. L’ambassade atteint le pays bulghâr le 11 ou le 12 mai 922 (muharram 310), selon les éditeurs, Sâmî al-Dahhân retenant le dimanche 11.

De l’homme, on ne sait rien hors de ce qu’il dit de lui. La nature du texte divise. Clifford Edmund Bosworth y voyait en 1984 un récit tiré du rapport officiel remis à Bagdad après le retour. James E. Montgomery, qui l’a réédité en 2014, pense au contraire qu’il n’est jamais revenu au centre de l’empire et qu’il a circulé au Khwârazm ou à Boukhara. Il y reconnaît un arabe moyen, informel, celui des fonctionnaires dont on ne recopiait pas les notes. Yâqût dit en avoir vu de nombreuses copies et mentionne le retour de l’auteur, sans date ni détail. Pour nommer ceux qu’il rencontre, Rûsiyya, la forme qu’emploie Ibn Fadlân, vaut mieux ici que Varègues, mot des chroniques grecques et slaves qu’il ignorait et qui tranche d’avance la question de leur origine.

« Comme des palmiers »

Ibn Fadlân voit les Rûsiyya débarquer pour commercer sur l’Atil, nom arabe de la Volga. Il n’a jamais vu de corps plus accomplis, écrit-il. Ils sont grands comme des palmiers, blonds et rougeauds. Chaque homme porte une hache, une épée de type franc à lame large et cannelée, un couteau, et ne s’en sépare jamais. De la pointe des pieds jusqu’au cou, il est couvert de lignes vert sombre et de figures. Les femmes portent sur la poitrine un disque de fer, d’argent, de cuivre ou d’or selon la fortune du mari, et au cou un anneau d’or ou d’argent par tranche de dix mille dirhams. Devant un poteau sculpté d’un visage d’homme, le marchand se prosterne, énumère ses esclaves et ses zibelines avec leur prix, et réclame un acheteur riche qui ne discute pas.

La phrase suivante a fait leur réputation. Ce sont, dit-il, les plus sales des créatures de Dieu, qui ne se nettoient ni après leurs besoins, ni après l’acte sexuel, ni même les mains après le repas. Le vocabulaire est celui d’un faqîh, d’un juriste musulman. La toilette qui suit les besoins naturels et le grand lavage qui lève la janâba, l’impureté rituelle majeure, sont des obligations de la loi, et il juge à leur aune. La scène suivante le confirme. Chaque matin, une esclave apporte à son maître une grande bassine. Il s’y lave les mains, le visage et les cheveux, y trempe son peigne, s’y mouche et y crache. La bassine passe ensuite au voisin, puis au suivant, jusqu’au dernier homme de la maison. Ces marchands se lavent donc tous les jours, dans une eau commune, et une eau souillée ne purifie pas. Montgomery doute d’ailleurs que l’ambassadeur ait assisté lui-même à cette scène d’intérieur. Le portrait se fait plus dur ensuite. Les Rus’ voyagent avec de belles esclaves destinées à la vente et ont des rapports avec elles sous les yeux de leurs compagnons ; les esclaves malades meurent seuls sous une tente, puis sont laissés aux chiens et aux oiseaux.

Dix jours sous un toit de planches

On lui a dit que la moindre des choses, à la mort d’un de leurs chefs, est de le brûler. Il veut le vérifier. L’occasion vient avec la mort d’un grand, déposé dans une fosse couverte d’un toit pendant dix jours, le temps de coudre ses vêtements. Les biens d’un riche se partagent en trois, pour la famille, pour les habits funéraires, pour la boisson du jour où son esclave mourra avec lui. La famille demande aux esclaves qui veut l’accompagner. Une jeune femme répond moi, et ne peut plus revenir sur sa parole. Deux autres esclaves la servent et lui lavent même les pieds, et chaque jour elle boit et chante.

Le jour venu, Ibn Fadlân se rend au fleuve. Le navire a été tiré à terre et posé sur un échafaudage dressé autour de quatre poteaux de bouleau, avec un lit couvert de brocart de soie byzantin. Arrive une vieille femme que les Rus’ appellent l’ange de la mort, chargée de coudre les vêtements, de préparer le corps et de tuer l’esclave. Il la décrit massive et sombre, ni jeune ni vieille. Exhumé, le mort a noirci de froid sans sentir mauvais. On l’habille d’un pantalon, de bottes, d’une tunique et d’un caftan de soie à boutons d’or, on le coiffe d’un bonnet bordé de zibeline, puis on l’assied dans un pavillon dressé sur le pont, avec ses armes. On jette à bord un chien coupé en deux, deux chevaux qu’on a fait courir jusqu’à la sueur avant de les dépecer, deux vaches, un coq et une poule.

Le vendredi, à l’heure de la prière du soir, on conduit l’esclave devant une construction semblable à un cadre de porte. Les pieds posés dans les mains des hommes, elle est soulevée trois fois au-dessus et prononce chaque fois quelques mots. On lui tend une poule. Elle lui tranche la tête et la jette, et les hommes lancent le corps de l’animal dans le navire. Selon l’interprète, elle a vu son père et sa mère, puis toute sa parenté morte, assise, enfin son maître au paradis, un paradis beau et vert, entouré de ses hommes, qui l’appelle. Elle donne ses bracelets à la vieille et ses anneaux de chevilles aux deux servantes, filles de celle-ci. On lui tend une coupe, puis une autre, sur lesquelles elle chante longuement. Hébétée, elle hésite au seuil du pavillon, et la vieille la saisit par la tête pour l’y entraîner. Les hommes frappent leurs boucliers avec des bâtons pour couvrir ses cris, afin, croit comprendre Ibn Fadlân, que les autres esclaves ne refusent pas un jour de mourir avec leur maître. Six hommes ont des rapports avec elle. On la couche près du mort. Deux hommes lui tiennent les pieds, deux les mains, deux autres serrent une corde passée en croix autour de son cou, pendant que la vieille lui enfonce à plusieurs reprises un large poignard entre les côtes.

Le plus proche parent du mort s’avance alors, nu, à reculons, une torche dans une main et l’autre sur l’anus, et met le feu au bois placé sous le navire. Chacun jette son brandon. Un vent violent se lève. À côté d’Ibn Fadlân, un Rus’ parle à l’interprète, qui traduit que les Arabes sont des sots, parce qu’ils livrent aux vers ceux qu’ils aiment le plus, quand les Rus’ les brûlent pour qu’ils entrent aussitôt au paradis. L’homme rit longuement. En une heure à peine, il ne reste qu’une cendre fine. Sur le tertre rond qu’on élève, on plante un poteau de bouleau où l’on écrit le nom du mort et celui du roi des Rus’.

Montgomery s’étonne que l’ambassadeur ait consigné ce mépris pour les sépultures musulmanes.

L’interprète, second auteur du récit

Ibn Fadlân ne comprenait pas un mot de ce qu’il entendait. Les visions de l’esclave, l’adieu chanté sur la coupe, la plaisanterie sur les Arabes lui parviennent par un interprète dont on ignore le nom, les langues et même le nombre. Montgomery le tient pour le second protagoniste du texte et n’exclut pas qu’il ait trompé un ambassadeur parfaitement sincère. Jens Peter Schjødt, historien des religions nordiques, a relevé en 2007 une limite plus nette. Ce qui se passe sous le pavillon, la corde et le poignard, ni Ibn Fadlân ni son interprète ne pouvaient le voir, et le récit suppose des informateurs qui connaissaient le rituel de l’intérieur. Les mots aussi ont voyagé. Selon Schjødt, l’« ange de la mort » et le « paradis » sont des équivalents arabes choisis par l’interprète. Le jardin vert où le maître attend parmi les siens rappelle assez le paradis du Coran, où le croyant retrouve ses parents, pour que Montgomery y soupçonne une islamisation de la vision.

La traduction moderne pèse à son tour. Le mot qui désigne la victime, jâriya, signifie aussi bien jeune fille qu’esclave. Upham juge que le contexte, celui de marchands qui vendent des jawârî au marché bulghâr, impose la seconde lecture, que refusait l’orientaliste soviétique Andreï Kovalevski. Les traducteurs danois et anglais du XIXᵉ siècle, eux, supprimaient purement et simplement les passages sexuels. Pour les deux servantes, Marius Canard écrivait « jeunes filles ». Le mot esclaves, que retient Montgomery, paraît préférable, puisque le texte vient de montrer ces mêmes hommes vendant des jawârî.

Le lieu de la crémation n’est pas donné, et le mort n’a pas de nom. L’archéologue Mike Parker Pearson ouvrait en 1999 un manuel d’archéologie funéraire sur ce tertre de la Volga que personne n’a jamais identifié, et le texte ne fournit aucun repère qui permettrait de le chercher.

Le manuscrit 5229 de Mashhad

Pendant plus d’un siècle, on n’a lu ce récit que par fragments, ceux que Yâqût recopie dans son Dictionnaire des pays sous les entrées « Rûs » et « Atil ». Le texte continu reparaît au printemps 1923, à Mashhad, dans la bibliothèque du sanctuaire de l’imam Rezâ. Ahmet Zeki Validi Togan, homme politique bachkir qui fuit la Russie soviétique, y obtient l’accès au manuscrit 5229 après plusieurs lettres à Rezâ Khân, alors ministre de la Guerre, et l’appui du consul de Turquie. C’est une copie du XIIIᵉ siècle d’un recueil géographique du Xᵉ. Sans appareil photographique, il recopie le texte à la main pendant une nuit. Le récit s’arrête avant le retour. Luke Treadwell a proposé en 2020 que les « éditeurs » qui encadrent ce recueil soient des personnages inventés par le poète voyageur Abû Dulaf, auteur de deux autres textes du volume.

Deux traductions paraissent en 1939, à quelques mois d’intervalle. Togan publie la sienne à Leipzig, chez Brockhaus. L’autre sort à Moscou et à Léningrad, préparée par Kovalevski d’après une photocopie offerte à l’URSS par l’Iran, et imprimée sans son nom, parce qu’il est au Goulag depuis 1938 ; Marek Dziekan a retracé en 2023 ce que ces circonstances ont fait à l’étude du texte. Kovalevski reprend son travail sous son nom en 1956, à Kharkov. En français, la traduction de Marius Canard, professeur à Alger, paraît en 1958, puis en volume chez Sindbad trent​e ans plus tard. L’édition bilingue de Montgomery est la première à suivre le manuscrit sans le corriger systématiquement d’après Yâqût.

Qui étaient les Rûsiyya ?

Ibn Fadlân ne dit pas d’où ils viennent. Il les nomme Rûsiyya et ne les range jamais parmi les Saqâliba, nom qu’il donne pourtant au peuple du roi bulghâr. Rasmussen leur trouvait en 1814 une ressemblance non négligeable avec « nos pères ». Dans sa version latine de 1825, il rendait le jardin de l’esclave par Valhalla. La lecture scandinave naît là, dans un concours de la Société royale danoise des sciences qui valut au jeune orientaliste une médaille d’argent. Elle a des arguments sérieux. Les épées franques, le bateau incinéré sous un tertre, l’esclave qui suit son maître ont des répondants dans le monde nordique, et à Plakun, face à Staraïa Ladoga, une nécropole d’une soixantaine de tertres compte plusieurs tombes à bateau incinérées. Le roi des Rus’ qu’Ibn Fadlân décrit pour finir, assis sur un trône incrusté de pierres avec quatre cents compagnons prêts à mourir avec lui, ressemble pourtant davantage à un khagan turc sacré. Et le mort de la Volga porte des boutons que le costume nordique de l’époque ignorait. Montgomery concluait en 2000 à un groupe en cours d’assimilation, élite marchande et guerrière d’origine scandinave déjà marquée par les Khazars, les Bulghârs et les Slaves. Une lecture ukrainienne qui faisait de ces Rus’ des Sévériens, tribu slave de la rive gauche du Dniepr, est aujourd’hui abandonnée, et Upham rappelle qu’elle s’appuyait en partie sur le seau à lait de Rasmussen.

Le roman a fait le reste. En 1976, Michael Crichton publie chez Knopf Eaters of the Dead, présenté comme « le manuscrit d’Ibn Fadlan ». Les premiers chapitres suivent la Risâla, la suite récrit Beowulf, et les notes mêlent éditions réelles et manuscrits inventés. La bibliothèque de l’université Texas A&M range encore le volume sous la cote DL31, avec les histoires de la Scandinavie. Le film tiré du roman en 1999, The 13th Warrior, donne à l’ambassadeur les traits d’Antonio Banderas.

Une poule par-dessus le cadre

L’archéologie du Nord ne fournit aucune scène comparable, seulement des tombes. À Flakstad, dans les Lofoten, des sépultures découvertes au début des années 1980 ont livré dix individus, dont au moins trois sans tête, couchés dans des tombes doubles ou triples. Elise Naumann et ses collègues ont montré en 2014 que les morts réunis dans une même fosse ne partageaient pas la même lignée maternelle. Les décapités avaient surtout mangé du poisson, leurs compagnons bien plus de viande. L’hypothèse d’esclaves suivant leur maître dans la mort en sort renforcée, sans devenir automatique. À Gerdrup, au nord de Roskilde, une tombe double du IXᵉ siècle fouillée en 1981, une femme enterrée avec une lance et un homme apparemment tué avant l’inhumation, passait pour l’exemple même du maître et de son esclave, jusqu’à ce que l’ADN publié en 2021 par Ole Kastholm et Ashot Margaryan révèle une mère et son fils.

Sur le rite lui-même, deux positions se font face. En 1970, Peter Foote et David Wilson, dans The Viking Achievement, ne trouvaient aucun parallèle nordique à l’ange de la mort, aux rapports rituels ni au parent nu qui allume le bûcher, et jugeaient le cadre de porte et le paradis vert trop vagues pour fonder un rapprochement. Schjødt leur a opposé en 2007 un détail précis. Au premier livre des Gesta Danorum, que le clerc danois Saxo Grammaticus achève au début du XIIIᵉ siècle, près de trois siècles après la crémation de la Volga, une femme conduit le héros Hadingus vivant au pays des morts. Devant un mur infranchissable, elle tranche la tête d’un coq et la lance par-dessus, et l’on entend le coq chanter de l’autre côté. Sur la Volga, une femme sur le point de rejoindre les morts décapite une poule, et ce sont les hommes qui jettent le corps vers le navire du mort, inversion terme à terme où Schjødt voit la preuve que l’univers rituel de ces Rus’ était apparenté à celui des Scandinaves païens que racontera Saxo.

Pour aller plus loin

La conversion des Bulghârs de la Volga à l’islam et le khaganat khazar, dont leur roi cherchait à s’affranchir, forment l’arrière-plan politique de l’ambassade. La formation de la Rus’ de Kiev et le débat sur les Varègues prolongent la question de l’identité des Rûsiyya, de même que les trésors de dirhams enfouis en Scandinavie.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Ibn Fadlân, Kitâb (Risâla), récit de l’ambassade d’al-Muqtadir au roi des Bulghârs, dans un recueil géographique (majmû’a) comprenant aussi Ibn al-Faqîh et les deux Risâla d’Abû Dulaf, copie provisoirement datée du XIIIᵉ siècle Mashhad, bibliothèque du sanctuaire de l’imam Rezâ (Âstân-e Qods-e Razavi), ms. 5229 [À VÉRIFIER : cote donnée d’après Treadwell 2020 et Upham 2025, notice de l’établissement non consultée]
  2. Ibn Fadlân, Ibn Faḍlān’s Reisebericht, éd. et trad. A. Zeki Validi Togan, Abhandlungen für die Kunde des Morgenlandes XXIV, 3, Leipzig, F. A. Brockhaus, 1939
  3. Ibn Fadlân, Putešestvie Ibn-Fadlana na Volgu, trad. [A. P. Kovalevskij], introduction d’I. Ju. Kračkovskij, Moscou et Léningrad, 1939 ; A. P. Kovalevskij, Kniga Akhmeda Ibn-Fadlana o ego puteshestvii na Volgu v 921-922 gg., Kharkov, 1956 (fac-similé et traduction)
Voir les 26 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Ibn Fadlân, Risâlat Ibn Fadlân, éd. Sâmî al-Dahhân, Damas, 1959 : départ de Bagdad le 21 juin 921, arrivée chez le roi bulghâr le dimanche 11 mai 922
  2. Yâqût al-Hamawî, Mu’jam al-buldân, article « Rûs », éd. Ferdinand Wüstenfeld, Jacut’s Geographisches Wörterbuch, vol. II, Leipzig, 1867, p. 834
  3. Yâqût al-Hamawî, Mu’jam al-buldân, exemplaire acheté à Constantinople en 1761 par Frederik Christian von Haven, articles « Rûs » et « Atil », passage du malban au fol. 261a Copenhague, Det Kongelige Bibliotek, Cod. Arab. 99 [À VÉRIFIER : cote et folio donnés d’après Upham 2025, notice de l’établissement non consultée]
  4. Jens Lassen Rasmussen, Om Arabernes og Persernes Handel og Bekiendtskab med Rusland og Skandinavien i Middelalderen, Copenhague, 1814, p. 57-70 (traduction du passage sur les Rus’, « ressemblance » p. 70) ; De Arabum Persarumqve Commercio cum Russia et Scandinavia Medio Ævo, Copenhague, 1825, p. 43 (al-janna rendu par Valhalla)
  5. Christian Martin Frähn, Ibn Foszlan’s und anderer Araber Berichte über die Russen älterer Zeit, Saint-Pétersbourg, 1823
  6. Saxo Grammaticus, Gesta Danorum, I, viii, 14 : Hadingus au pays des morts, le coq décapité lancé par-dessus le mur, éd. J. Olrik et H. Ræder, Copenhague, 1931, p. 30
  7. Michael Crichton, Eaters of the Dead. The Manuscript of Ibn Fadlan Relating His Experiences with the Northmen in A.D. 922, New York, Alfred A. Knopf, 1976, 193 p., bibliographie p. 191-193

Bibliographie

  1. Marius Canard, « La relation du voyage d’Ibn Fadlân chez les Bulgares de la Volga », Annales de l’Institut d’études orientales (Alger) 16, 1958, p. 41-146 Institut d’études orientales, Alger
  2. Ibn Fadlân, Voyage chez les Bulgares de la Volga, traduit de l’arabe, présenté et annoté par Marius Canard, Paris, 1988 (1989 au catalogue de la BnF) Sindbad
  3. James E. Montgomery, « Ibn Faḍlān and the Rūsiyyah », Journal of Arabic and Islamic Studies 3, 2000, p. 1-25, DOI 10,5617/jais.4553 Journal of Arabic and Islamic Studieshttps://doi.org/10.5617/jais.4553
  4. Ibn Faḍlān, Mission to the Volga, éd. et trad. James E. Montgomery, dans Abū Zayd al-Sīrāfī et Aḥmad Ibn Faḍlān, Two Arabic Travel Books, Library of Arabic Literature, New York, 2014 New York University Press
  5. Luke Treadwell, « Who Compiled and Edited the Mashhad Miscellany ? », Al-’Uṣūr al-Wusṭā 28, 2020, p. 45-73, DOI 10,52214/uw.v28i1,8409 Middle East Medievalistshttps://doi.org/10.52214/uw.v28i1.8409
  6. Tonicha Upham, « Translation, Interpretation, and the Politics of Ibn Faḍlān. Identifying (with) the Rūs. A Response to Maksym Kyrychenko », Scandia 91 (2), 2025, p. 351-371 Scandia, Lund
  7. Marek M. Dziekan, « The Remarkable History of the First Editions of Kitāb by Ibn Fadlān. Oriental Studies and Politics in the Mid-20th Century », Kwartalnik Historii Nauki i Techniki 68 (2), 2023, p. 9-17, DOI 10,4467/0023589XKHNT.23 013,17875 Polska Akademia Naukhttps://doi.org/10.4467/0023589XKHNT.23
  8. Jens Peter Schjødt, « Ibn Fadlan’s Account of a Rus Funeral : To What Degree Does It Reflect Nordic Myths ? », dans Pernille Hermann, Jens Peter Schjødt et Rasmus Tranum Kristensen (dir.), Reflections on Old Norse Myths, Studies in Viking and Medieval Scandinavia 1, Turnhout, 2007 Brepols
  9. Peter Foote et David M. Wilson, The Viking Achievement, Londres, 1970, p. 408-411 Sidgwick & Jackson
  10. Elise Naumann, Maja Krzewińska, Anders Götherström et Gunilla Eriksson, « Slaves as burial gifts in Viking Age Norway ? Evidence from stable isotope and ancient DNA analyses », Journal of Archaeological Science 41, 2014, p. 533-540, DOI 10,1016/j.jas.2013,08 022 Elsevierhttps://doi.org/10.1016/j.jas.2013.08
  11. Ole Kastholm et Ashot Margaryan, « Reconstructing the Gerdrup Grave – the story of an unusual Viking Age double grave in context and in the light of new analysis », Danish Journal of Archaeology 10, 2021, p. 1-20, DOI 10,7146/dja.v10i0,126750 Danish Journal of Archaeologyhttps://doi.org/10.7146/dja.v10i0.126750
  12. Mike Parker Pearson, The Archaeology of Death and Burial, College Station, 1999, chap. 1 Texas A&M University Press

Sources en ligne

  1. « AḤMAD B. FAŻLĀN », article de Clifford Edmund Bosworth, 1984, DOI 10,1163/2330-4804_EIRO_COM_4916 Encyclopaedia Iranicahttps://www.iranicaonline.org/articles/ahmad-b-5/
  2. « Ibn Fadlan’s ’Mission to the Volga’ : An Extraordinary Narrative by a Not-so-extraordinary Writer », entretien avec James E. Montgomery, 15 janvier 2015 ArabLithttps://arablit.org/2015/01/15/ibn-fadlans-mission-to-the-volga-an-extraordinary-narrative-by-a-not-so-extraordinary-writer/
  3. « Double graves with headless slaves », entretien avec Elise Naumann, 2013 Université d’Oslo, Department of Archaeology, Conservation and Historyhttps://www.hf.uio.no/iakh/english/research/news-and-events/news/2013/double-graves-with-headless-slaves.html
  4. « 08,10,10, Hermann, Schødt, and Kristensen, eds., Reflections on Old Norse Myths », compte rendu The Medieval Review, Indiana University ScholarWorkshttps://scholarworks.iu.edu/journals/index.php/tmr/article/view/16685
  5. « Eaters of the dead : the manuscript of Ibn Fadlan relating his experiences with the Northmen in A.D. 922 », notice, cote DL31 .C74 1976 Texas A&M University Librarieshttps://libcat.library.tamu.edu/Record/in00000482887
  6. « Kitāb Muʿǧam al-buldān », éd. Ferdinand Wüstenfeld, Leipzig, 1866-1873, reproduction numérique Universitäts- und Landesbibliothek Sachsen-Anhalthttps://opendata.uni-halle.de/handle/1981185920/99902
  7. « Canard, Marius (1888-1982) », notice de personne FRBNF11895005 Bibliothèque nationale de France, catalogue généralhttps://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb11895005g
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