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Merlin : Myrddin, Arfderydd et les origines galloises du mythe

Mythes & légendes médiévalesSavoirs, universités & penseurs5 septembre 202631 sources vérifiées
Martinvl / Wikimedia Commons
9 min de lecture31 sources vérifiées
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Giraud de Barri compte deux Merlin. Dans l’Itinerarium Kambriae, achevé en 1191 après la tournée galloise de l’archevêque Baldwin, il sépare celui « qu’on appelait aussi Ambrosius », engendré par un incube et prophétisant sous le roi Vortigern, et un autre venu d’Écosse, nommé Celidonius d’après la forêt calédonienne où il rendait ses oracles, et Silvester parce qu’une apparition surgie en pleine bataille l’avait jeté aux bois. Giraud écrit cinquante-cinq ans après l’Historia regum Britanniae de Geoffroy de Monmouth. Il place son second Merlin au temps d’Arthur.

« Dysgogan Myrddin »

La plus ancienne mention connue du nom tient en deux mots gallois. Armes Prydein Fawr, la Grande Prophétie de Bretagne, ouvre plusieurs de ses laisses par la formule « Dysgogan Myrddin », Myrddin prophétise, employée comme on invoquerait une caution. Le poème appelle les Bretons insulaires à s’unir aux Scots, aux Irlandais et aux hommes de Dublin pour rejeter les Anglais à la mer.

Sur la date, la langue et les allusions politiques concordent et donnent les environs de 930, dans les années qui précèdent Brunanburh. Gary German a replacé cet appel dans la géopolitique de la mer d’Irlande, en observant que la coalition rêvée par le poète ne correspond à aucune alliance réellement formée. Le texte ne survit que dans un manuscrit, le Livre de Taliesin, copié par un scribe unique dans la première moitié du XIVᵉ siècle, trente-huit feuillets, aujourd’hui Peniarth MS 2. Quatre siècles séparent donc la composition supposée de la copie conservée.

Ce que le poème donne est mince et sûr. Vers 930, en gallois, le nom de Myrddin sert de garantie à une prophétie politique adressée à des vivants.

Rien de plus. Pas de folie, pas de forêt, pas de bataille, pas d’Arthur.

L’homme du Livre noir ne se nomme pas

Le Livre noir de Carmarthen est un volume de vélin épais, cinquante-quatre feuillets en huit cahiers, incomplet, écrit par une seule main à des moments différents de sa vie : les vingt premiers feuillets portent de grandes lettres, le module se resserre au feuillet 21. Quatre poèmes y touchent à la légende. Dans Yr Afallennau, un homme s’adresse à un pommier ; dans Yr Oianau, à un porcelet. Il vit seul dans le bois de Celyddon, les seigneurs de Rhydderch l’entourent, et sa sœur le hait parce qu’il a tué ses enfants. Cet homme reste anonyme. Myrddin n’est nommé que dans le troisième poème, l’Ymddiddan Myrddin a Thaliesin ; le nom de lieu Caerfyrddin apparaît une fois dans les Oianau.

Les poèmes sont stratifiés. Les vers qui annoncent les succès et les revers des Gallois face aux Normands du sud du pays ont été composés après les faits qu’ils prétendent prédire, entre la fin du XIIᵉ siècle et le début du XIIIᵉ ; le noyau auquel ils se sont accrochés remonte probablement au IXᵉ ou au Xᵉ siècle. Ce noyau raconte un guerrier devenu fou pendant une bataille et réfugié dans une forêt du Nord, où il acquiert le don de prédire. Aucun des deux étages ne se laisse dater au feuillet près, et les éditeurs travaillent sur des fourchettes d’un siècle.

Le volume a eu des propriétaires bavards. Jasper Gryffyth, gardien de l’hôpital de Ruthin mort en 1614, y a inscrit son nom en caractères hébreux, et la collection Peniarth fut achetée 5 500 livres en 1904, dont 400 pour le seul Livre noir.

Trois mots latins pour la bataille d’Arfderydd

Les Annales Cambriae enregistrent l’affrontement à l’année 573. Le meilleur témoin, le texte dit A, occupe les feuillets 190 à 193 du manuscrit Harley 3859 de la British Library, d’une main du début du XIIᵉ siècle, glissé sans titre dans un exemplaire de l’Historia Brittonum. Il porte trois mots : Bellum Armterid. Rien d’autre.

La suite, que tout le monde cite, est plus tardive. Elle vient du texte B, aux Archives nationales à Kew sous la cote E 164/1, manuscrit du XIIIᵉ siècle, qui ajoute que la bataille opposa les fils d’Eliffer à Gwenddolau fils de Ceidio, et que Merlin en devint fou.

Andrew Breeze a relevé ce que la formulation trahit. Le nom écrit dans cette addition est Merlinus, forme latine issue de Geoffroy de Monmouth. L’annale qu’on produit d’ordinaire comme ancrage historique de la folie de Merlin est donc postérieure au roman qu’elle est censée fonder.

La bataille elle-même a sans doute eu lieu, et William Forbes Skene identifiait dès 1868 Arfderydd à Arthuret, au sud de l’Esk, sur la foi du nom de lieu. Mais l’année de 573 vient d’annales compilées à St Davids vers le milieu du Xᵉ siècle, et aucune source contemporaine de l’événement ne la confirme.

Moridunum, forteresse de la mer

Carmarthen s’appelle en gallois Caerfyrddin, et beaucoup y lisent la forteresse de Myrddin. La ville a pourtant porté un autre nom. Chef-lieu de la cité des Demetae, elle figure chez Ptolémée et dans l’Itinéraire d’Antonin sous la forme Moridunum, mot brittonique qui signifie forteresse de la mer. Moridunum donne régulièrement en gallois la finale -fyrddin, et le préfixe caer, forteresse, a été ajouté par la suite, ce qui produit une tautologie, la forteresse de la forteresse-de-la-mer, et ouvre la voie à une lecture nouvelle, la forteresse d’un certain Myrddin.

A. O. H. Jarman en a tiré la proposition qui structure tout le débat depuis les années 1950. Le nom du personnage viendrait du toponyme, non l’inverse. Un prophète aurait été déduit d’un nom de ville mal découpé, puis doté peu à peu d’une biographie et d’une bataille. La proposition est reçue par la quasi-totalité des celtisants, elle demeure une reconstitution, et aucun texte ne la documente directement.

Une hypothèse ancienne veut que Geoffroy ait latinisé Myrddin en Merlinus plutôt qu’en Merdinus, forme attendue, pour éviter la ressemblance avec un mot anglo-normand ordurier. Elle circule depuis la fin du XIXᵉ siècle sans qu’aucune ligne de Geoffroy l’appuie. On la laissera de côté, faute de pouvoir la vérifier.

Le clerc d’Oxford et le garçon sans père

Geoffroy de Monmouth publie d’abord les Prophetiae Merlini, en circulation dès 1135, dédiées à Alexandre, évêque de Lincoln. Elles passent ensuite dans l’Historia regum Britanniae, achevée vers 1136, où elles forment le livre VII, chapitres 106 à 111.

Le récit qui les encadre ne lui appartient pas. L’Historia Brittonum, compilée vers 828 et conservée dans ce même Harley 3859, raconte aux chapitres 40 à 42 comment le roi Vortigern, en fuite devant les Saxons, tente de bâtir une citadelle dont les matériaux disparaissent chaque nuit, comment ses devins réclament le sang d’un enfant né sans père pour lever le sort, comment les hommes du roi finissent par trouver un tel garçon, et comment celui-ci, au lieu d’être égorgé, confond les devins et révèle ce que la fondation dissimule, un étang souterrain et deux dragons qui s’y combattent, le blanc pour les Saxons, le rouge pour les Bretons. L’enfant s’appelle Ambrosius, et le lieu portera son nom, Dinas Emrys, la forteresse d’Emrys. Ce texte n’est pas non plus un témoin direct. Il a été compilé vers 828, il ne nous est parvenu que par des copies du XIᵉ siècle et des siècles suivants, réparties en plusieurs recensions qui divergent, et l’attribution au moine Nennius repose sur une préface que tous les manuscrits ne portent pas. Trois siècles séparent déjà la compilation des événements qu’elle place au Vᵉ siècle, et rien n’y distingue la tradition orale de l’invention de compilateur. Geoffroy garde la scène, garde les dragons, garde Vortigern, et remplace le nom par Merlinus, substitution qu’il couvre d’une glose devenue célèbre, Merlinus qui était aussi appelé Ambrosius. Son prophète se trouve ainsi installé au milieu du Vᵉ siècle, auprès d’Aurelius Ambrosius, d’Uther Pendragon et bientôt d’Arthur, à plus d’un siècle de la bataille d’Arfderydd.

Douze à quinze ans plus tard, il écrit tout autre chose. La Vita Merlini, poème en hexamètres latins dédié à Robert de Chesney, évêque de Lincoln à partir de décembre 1148, est postérieure à cette date et antérieure à la mort de Geoffroy en 1155. Elle ne subsiste complète que dans un manuscrit, le Cotton Vespasian E IV de la British Library, aux feuillets 112 à 138. Le Merlin qu’on y rencontre est roi de Dyfed, combat contre Gwenddolau aux côtés de Peredur et de Rhydderch, perd la raison sur le champ de bataille et s’enfuit dans la forêt de Celyddon. C’est la légende du Nord, et Geoffroy raccommode en faisant dire à son héros qu’il avait connu Arthur bien des années plus tôt.

Le père viendra plus tard. Vers 1200, Robert de Boron donne à Merlin un démon pour géniteur, dans un poème dont il ne subsiste que 502 vers, interrompus au milieu d’une phrase, dans le manuscrit Français 20047 de la Bibliothèque nationale de France. Giraud de Barri connaissait déjà l’incube.

L’objection d’Oliver Padel

Le modèle qui a dominé la seconde moitié du XXᵉ siècle est celui d’A. O. H. Jarman, exposé dès les années 1950 et repris en 1991 dans The Arthur of the Welsh. Un prophète du sud du pays de Galles, né d’un nom de ville, aurait absorbé bien avant Geoffroy la légende d’un homme sauvage du Nord, du type de celle qu’on raconte au sujet de Lailoken. Geoffroy n’aurait eu qu’à puiser dans un ensemble déjà soudé, la moitié méridionale pour l’Historia, la moitié septentrionale pour la Vita.

Oliver Padel a attaqué ce modèle en 2006 dans les Cambrian Medieval Celtic Studies par une question de bon sens, pourquoi écrire un livre entier de prophéties dans la bouche d’un personnage dont on ne sait manifestement rien, puis par la vérification qui fait le cœur de son article, à savoir que les textes gallois où Myrddin est l’homme des bois sont tous susceptibles d’être postérieurs à 1151. Les Afallennau et les Oianau sont plus anciens, mais leur locuteur n’a pas de nom. L’Ymddiddan nomme Myrddin, mais n’en fait pas un combattant d’Arfderydd. La soudure pourrait donc être de Geoffroy.

Le camp adverse n’est pas démuni, et il faut lui donner sa version forte. Armes Prydein montre que le nom de Myrddin faisait autorité en matière de prophétie deux siècles avant Geoffroy. Le noyau ancien des poèmes du Livre noir contient déjà Arfderydd, Rhydderch, Celyddon et Gwenddydd. Geoffroy trouve donc le nom, l’homme des bois et la bataille en place, et son apport se réduirait à l’agrafe. Nikolai Tolstoy lui a répondu en 2008 dans Arthurian Literature en défendant l’ancienneté de la tradition galloise.

Le témoignage écossais n’arbitre pas. La Vita Kentigerni de Jocelin de Furness, écrite avant 1199, connaît à la cour de Rhydderch un fou nommé Laloecen, sans plus. Les deux récits latins qu’on appelle Lailoken A et Lailoken B, où le sauvage annonce sa triple mort et se fait enterrer à Drumelzier sur la Tweed, ne subsistent que dans un manuscrit du XVᵉ siècle, le Cotton Titus A XIX de la British Library. C’est ce texte tardif, écrit trois siècles après Geoffroy, qui précise que certains disent que cet homme était Merlin.

Le désaccord tient à un silence. Dans les Afallennau, le fou du bois de Celyddon parle longuement sans dire qui il est ; Jarman y voyait l’ellipse commode d’une légende que tout auditoire gallois connaissait, Padel y voit la preuve que l’identification n’était pas encore faite, et aucun manuscrit aujourd’hui connu ne permet de choisir entre les deux lectures.

Pour aller plus loin

Ce dossier croise la fabrication même de l’Historia regum Britanniae, ce très ancien livre en langue bretonne que Geoffroy prétend traduire et que personne n’a retrouvé. Il rejoint les royaumes brittoniques du Nord, ce Hen Ogledd dont Rheged et le Strathclyde gardent la mémoire, et il ouvre sur le passage de la matière de Bretagne au français, de Wace au cycle du Graal.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Livre noir de Carmarthen (Llyfr Du Caerfyrddin), vélin, 54 feuillets en huit cahiers, main unique écrivant avant et autour de 1250, contient *Yr Afallennau*, *Yr Oianau*, *Ymddiddan Myrddin a Thaliesin* et *Y Bedwenni* Aberystwyth, Llyfrgell Genedlaethol Cymru / National Library of Wales, Peniarth MS 1
  2. Livre de Taliesin (Llyfr Taliesin), 38 feuillets, scribe unique, première moitié du XIVᵉ siècle, contient *Armes Prydein Fawr* National Library of Wales, Peniarth MS 2
  3. *Annales Cambriae*, texte A, annale 573, « Bellum Armterid » Londres, British Library, Harley MS 3859, f. 190r-193r
Voir les 28 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. *Annales Cambriae*, texte B, développement de l’annale d’Arfderydd nommant les fils d’Eliffer et Gwenddolau fils de Ceidio, et ajoutant la folie de Merlinus Londres (Kew), The National Archives, E 164/1, p. 2-26
  2. *Historia Brittonum*, chapitres 40 à 42, Vortigern, l’enfant sans père Ambrosius et les deux dragons de Dinas Emrys Londres, British Library, Harley MS 3859
  3. Geoffroy de Monmouth, *Historia regum Britanniae*, livre VII, chapitres 106 à 111, prophéties de Merlin devant Vortigern
  4. Geoffroy de Monmouth, *Vita Merlini*, hexamètres latins, dédicace à Robert de Chesney, seul manuscrit complet Londres, British Library, Cotton MS Vespasian E IV, f. 112-138
  5. Giraud de Barri, *Itinerarium Kambriae*, II, 8, distinction entre Merlinus Ambrosius et Merlinus Celidonius dit Silvester édition James F. Dimock, *Giraldi Cambrensis Opera* VI, Londres, 1868
  6. Jocelin de Furness, *Vita sancti Kentigerni*, composée à la demande de l’évêque Jocelin de Glasgow, donc avant 1199, mention du fou Laloecen à la cour de Rhydderch édition A. P. Forbes, Édimbourg, 1874
  7. *Vita Merlini Silvestris*, récits dits Lailoken A et Lailoken B, manuscrit du XVᵉ siècle Londres, British Library, Cotton MS Titus A XIX
  8. Robert de Boron, *Merlin*, fragment de 502 vers interrompu en cours de phrase, à la suite des 3 500 octosyllabes du *Joseph d’Arimathie* Paris, Bibliothèque nationale de France, Manuscrits, Français 20047

Bibliographie

  1. A. O. H. Jarman, « The Merlin Legend and the Welsh Tradition of Prophecy », dans Rachel Bromwich, A. O. H. Jarman et Brynley F. Roberts (dir.), *The Arthur of the Welsh : The Arthurian Legend in Medieval Welsh Literature*, Cardiff, 1991, p. 117-145 University of Wales Press
  2. A. O. H. Jarman (éd.), *Ymddiddan Myrddin a Thaliesin*, 2ᵉ édition, Cardiff, 1967 University of Wales Press
  3. O. J. Padel, « Geoffrey of Monmouth and the Development of the Merlin Legend », *Cambrian Medieval Celtic Studies* 51, été 2006, p. 37-65 Cambrian Medieval Celtic Studies
  4. Nikolai Tolstoy, « Geoffrey of Monmouth and the Merlin Legend », dans *Arthurian Literature* XXV, 2008 D. S. Brewer
  5. Ifor Williams (éd.), *Armes Prydein : The Prophecy of Britain. From the Book of Taliesin*, traduction anglaise de Rachel Bromwich, Mediaeval and Modern Welsh Series 6, Dublin, 1972 Dublin Institute for Advanced Studies
  6. Basil Clarke (éd. et trad.), *Life of Merlin. Geoffrey of Monmouth : Vita Merlini*, Cardiff, 1973 University of Wales Press
  7. Philippe Walter (dir.), *Le Devin maudit. Merlin, Lailoken, Suibhne. Textes et étude*, traductions de Jean-Charles Berthet, Christine Bord et Nathalie Stalmans, Grenoble, 1999, 254 p., coll. « Moyen Âge européen » ELLUG, Université Stendhal
  8. Gary German, « L’*Armes Prydein Vawr* et la bataille de Brunanburh : les relations géopolitiques entre Bretons, Anglo-Saxons et Scandinaves dans la Bretagne insulaire du Xᵉ siècle », dans Magali Coumert et Yvon Tranvouez (dir.), *Landévennec, les Vikings et la Bretagne. En hommage à Jean-Christophe Cassard*, Brest, 2015, p. 171-210 CRBC, Université de Bretagne occidentale
  9. Andrew Breeze, *British Battles 493-937 : Mount Badon to Brunanburh*, coll. « Anthem Studies in British History », Londres, 2020 Anthem Press
  10. H. L. D. Ward, « Lailoken (or Merlin Silvester) », *Romania* 22, nº 88, 1893, p. 504-526 Romania
  11. Jean-Michel Picard, « Merlin, Suibhne et Lailoken. À propos d’un livre récent », *Revue belge de philologie et d’histoire* 80, fascicule 4, 2002, p. 1495-1503 Revue belge de philologie et d’histoire
  12. William F. Skene, *The Four Ancient Books of Wales*, Édimbourg, 1868, 2 vol. Edmonston and Douglas
  13. A. P. Forbes (éd.), *Lives of S. Ninian and S. Kentigern*, Historians of Scotland V, Édimbourg, 1874 Edmonston and Douglas

Sources en ligne

  1. « The Black Book of Carmarthen » National Library of Waleshttps://www.library.wales/discover-learn/digital-exhibitions/manuscripts/the-middle-ages/the-black-book-of-carmarthen
  2. « Book of Taliesin » National Library of Waleshttps://www.library.wales/discover-learn/digital-exhibitions/manuscripts/the-middle-ages/book-of-taliesin
  3. « Armes Prydein » CODECS, Online Database and e-Resources for Celtic Studies, fondation A. G. van Hamelhttps://codecs.vanhamel.nl/Armes_Prydein
  4. « Histoire du Graal et Roman de Merlin » BnF Essentiels, Bibliothèque nationale de Francehttps://essentiels.bnf.fr/fr/image/f1c0f8e7-9af1-4d8a-a4be-28181bf1b6ef-histoire-graal-et-roman-merlin
  5. « Lailoken (or Merlin Silvester) » Persée, *Romania*https://www.persee.fr/doc/roma_0035-8029_1893_num_22_88_5789
  6. « Merlin, Suibhne et Lailoken. A propos d’un livre récent » Persée, *Revue belge de philologie et d’histoire*https://www.persee.fr/doc/rbph_0035-0818_2002_num_80_4_4684
  7. « Gary German » Centre de recherche bretonne et celtique, université de Bretagne occidentalehttps://www.univ-brest.fr/crbc/fr/membre/gary-german
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