Dans Cligès, composé dans les années 1170, une impératrice aime le neveu de son mari et refuse d’avance la comparaison avec Tristan et Iseut. Fénice préférerait être démembrée plutôt que de voir rappeler à son sujet l’amour d’Ysolt et de Tristan, dont on raconte « mainte folie » (v. 3105-3124, éd. Micha). Son grief tient en deux vers, le cœur donné à un seul, le corps partagé entre deux. Le même auteur dit avoir écrit un récit « del roi Marc et d’Ysalt la blonde », que personne n’a retrouvé.
Six épaves et une saga norroise
Aucun manuscrit complet du Tristan français du XIIᵉ siècle n’a survécu, et Ian Short, présentant en 1995 à l’Académie des inscriptions et belles-lettres la dernière trouvaille, parlait de « six misérables fragments ». La version attribuée à Béroul tient dans un volume unique sur vélin, le Français 2171 de la Bibliothèque nationale de France, copié dans la seconde moitié du XIIIᵉ siècle, passé par les collections d’Étienne Baluze avant d’entrer à la Bibliothèque du roi en 1668. Le début manque, la fin aussi. Il en subsiste quelque 4 500 vers, où l’auteur se nomme deux fois, sous la forme Berox, aux vers 1268 et 1790. Le poème de Thomas, qui devait compter de 12 000 à 13 000 vers d’après les estimations reprises par ses derniers éditeurs, se réduisait avant 1995 à 3 144 vers répartis en cinq fragments. Deux d’entre eux, dits fragments Sneyd du nom d’un ancien propriétaire, sont conservés à la Bodleian Library d’Oxford sous la cote MS. Fr. d. 16, sur des feuillets de 225 × 150 millimètres, avec une initiale historiée où Iseut, assise, joue de la harpe. Un autre voisine, dans le MS. Douce d. 6 de la même bibliothèque, avec la Folie Tristan d’Oxford, où le héros se déguise en fou pour approcher la reine. Emmanuèle Baumgartner et Ian Short ont réuni en 2003 le texte de Thomas et les deux Folies dans un même volume.
Le volume Sneyd a une histoire marchande assez plate. Vendu chez Sotheby’s le 25 juin 1836 avec la collection Canonici, il part pour huit livres sterling, à un acquéreur dont le nom reste illisible sur le catalogue annoté du commissaire-priseur, et son ancienne couverture, devenue le feuillet 21, est un acte notarié de 1366.
En 1995 surgit un sixième témoin, à Carlisle, en Angleterre. C’est un feuillet unique à deux colonnes de quarante vers par face, rogné sur un bord et coupé en deux pour servir de reliure à des documents juridiques, que Michael Benskin, Tony Hunt et Ian Short publient dans le tome 113 de la Romania, daté 1992-1995. Tous les fragments connus jusque-là appartenaient au dernier tiers du poème, à partir du départ de Tristan pour la Bretagne. Celui de Carlisle donne la scène qui suit immédiatement le philtre.
Pour suivre l’intrigue de Thomas d’un bout à l’autre, il faut passer par la Norvège. Un prologue daté de 1226 attribue à un frère Robert la mise en norrois de l’histoire, à la demande du roi Hákon Hákonarson. La Tristrams saga ok Ísöndar abrège, mais elle suit le poème jusqu’à la mort des amants, et elle ne subsiste complète que dans un manuscrit islandais sur papier du XVIIᵉ siècle, quatre siècles après la traduction qu’elle transmet ; le lecteur français la trouve dans le volume de la Pléiade dirigé par Christiane Marchello-Nizia en 1995.
Le lovendrin s’use au bout de trois ans
Chez Béroul, la mère d’Iseut a préparé le breuvage pour un terme fixé d’avance, trois ans, et la notice que la BnF consacre à la légende le rappelle nettement. Le poète l’appelle lovendrin, aux vers 2138 et 2159 de l’édition d’Ernest Muret revue par L. M. Defourques, un des mots anglais qu’il glisse dans son texte avec des noms de lieux de Cornouailles qu’il paraît connaître de près. Le terme échu, le ton change. Tristan, qui revient d’avoir chassé un cerf, regrette la cour du roi. Iseut constate qu’elle est reine sans en porter le nom, « mais le non / En ai perdu par la poison » (v. 2205-2206), et elle retourne auprès de Marc. Béroul fait ainsi du philtre une cause qui a un début et un terme, ce qui s’accorde mal avec l’idée d’un amour que rien ne saurait éteindre.
Personne ne sait quand ce texte a été composé, ni vraiment par qui. Au vers 3849, le manuscrit porte « mal dagres », que certains éditeurs corrigent en mal d’Acre, la maladie des croisés au siège de la ville en 1190 et 1191, ce qui tirerait le poème vers la fin du siècle ; Gabriella Ronchi a consacré à ce seul mot un article en 1989. D’autres critiques, attentifs à une influence possible de l’école d’Abélard, remontent jusque vers 1160. Même la langue de l’auteur divise. Le catalogue de la Base de français médiéval le classe dans le domaine franco-picard, quand une étude parue en 2001 dans Arthurian Literature le situe au sud-ouest du domaine d’oïl, probablement en Normandie méridionale ou en Anjou. La fourchette retenue par ce même catalogue, entre 1165 et 1200, paraît la plus sage, parce qu’elle s’en tient à ce que porte le manuscrit.
La mer, l’amer
Chez Thomas, selon la même notice de la BnF, le philtre agit sans limite de durée.
Le fragment de Carlisle montre ce que devient alors le breuvage chez un poète qui préfère l’analyse au sortilège. À peine le philtre bu, Iseut se plaint, sur le navire, d’un mal qu’elle appelle l’amer, et Tristan ne parvient plus à savoir si elle parle de la mer, de l’amour ou de l’amertume, ni si elle dit que la mer est amère ou que l’amour l’est, de sorte que l’aveu passe par un calembour avant de passer par les corps, et que le lecteur, avec Tristan, reste suspendu à un mot qui veut dire trois choses à la fois.
Il serait commode d’en conclure que l’amour fatal est une trouvaille moderne. Le XIIᵉ siècle s’y oppose. Marie de France, dans le lai du Chèvrefeuille que conserve le manuscrit Harley 978 de la British Library, résume d’entrée l’histoire des amants par leur amour, leurs douleurs et leur mort commune, « E puis mururent en un jur » (v. 10). Plus loin, Tristan taille une baguette de coudrier, y grave son nom et se compare au chèvrefeuille enlacé à l’arbre, que l’on ne peut séparer sans les faire mourir tous deux, image que Marie serre en un vers, « Ne vus sanz mei, ne mei sanz vus » (v. 78). L’association de l’amour et de la mort appartient donc aux textes médiévaux eux-mêmes. Les versions du XIIᵉ siècle divergent sur la cause, un poison à durée fixe chez Béroul, un désir sans échéance chez Thomas.
Un poème de 1900 en costume du XIIᵉ siècle
En 1900, Joseph Bédier publie chez H. Piazza, à Paris, un Roman de Tristan et Iseut « reconstitué d’après les poëmes français du XIIme siècle », illustré par Robert Engels. Le livre est un montage. Bédier y fond, dans une prose continue, des épisodes tirés des fragments français et de leurs adaptations étrangères, qu’il énumère lui-même dans une note sur ses sources, et il découpe le tout en chapitres aux titres simples, « Le philtre », « La forêt du Morois ». Gaston Paris, qui préface le volume, assume le paradoxe en toutes lettres, parlant d’un poème du milieu du XIIᵉ siècle mais « composé à la fin du dix-neuvième ».
Le sous-titre a changé avec les tirages. « Traduit et restauré » dans l’édition courante de 1900 chez Sevin et Rey, « reconstitué » dans l’édition de luxe, « renouvelé » à partir de 1912, d’après le relevé qu’en a fait Alain Corbellari en 2000. En 1929, le livre en est à sa 298ᵉ édition, celle que Corbellari a prise pour base de son édition critique parue chez Droz en 2012 ; dès la sortie, les jugements s’étaient partagés entre ceux qui y voyaient un rapiéçage arbitraire des vieux textes et ceux pour qui ce Tristan était le seul possible.
La formule qui ouvre le livre, un « beau conte d’amour et de mort », imite l’appel d’un jongleur à son auditoire. Elle est de Bédier. C’est pourtant par elle que beaucoup de lecteurs français sont entrés dans la légende, avec l’idée d’une histoire tout entière tendue vers sa fin.
« Tristan et Iseut ne s’aiment pas »
Le 12 février 1939, Les Nouvelles littéraires publient un entretien avec un essayiste suisse sous ce titre à double détente. Denis de Rougemont y soutient que les amants sont épris de l’amour lui-même, et de la mort qui l’accomplit, et que l’amour courtois des troubadours est directement issu de l’hérésie cathare. Le livre paraît la même année chez Plon, sous le titre L’Amour et l’Occident, et fait de la légende le grand mythe européen de l’adultère. Rougemont connaît l’objection. Il écrit lui-même que les romanistes concluent à l’unanimité à l’absence de tout lien entre cathares et troubadours, puis passe outre au nom de l’intuition des « aventureux » qu’il cite.
La réplique vient vite. Étienne Gilson lui écrit le 1er avril 1939, et Henri-Irénée Marrou, qui défendait sa propre lecture de l’amour courtois, engage avec lui une discussion dont Daniel Schulthess a publié en 2022 les documents restés inédits, en montrant qu’elle portait sur la méthode historique autant que sur les cathares. En février 1956, Rougemont reconnaît dans un entretien que sa thèse a été « souvent attaquée par les historiens », et il ajoute, curieusement pour l’auteur du livre, qu’il aimerait un amour « moins fatal ».
Le livre garde un point solide. Il prenait au sérieux une association de l’amour et de la mort que Thomas et Marie de France posent bel et bien, et que Chrétien, dans les années 1170, jugeait déjà honteuse à raconter ; l’erreur tient au chemin cathare par lequel Rougemont faisait passer ce lien, beaucoup plus qu’au lien lui-même.
Drustanus, fils de Cunomorus
Avant les romans, il y a des noms. La plupart des critiques cherchent l’origine de la légende dans des récits celtiques, et la notice de la BnF la rapproche d’un récit irlandais attesté dès le Xᵉ siècle, où l’épouse d’un roi oblige le neveu de celui-ci à l’enlever et à fuir avec elle en forêt.
En Cornouailles, au bord de l’A3082 qui mène à Fowey, se dresse un fût de granit de 2,67 mètres. Sur sa face sud-ouest, deux lignes latines, gravées dans une écriture insulaire dérivée des capitales romaines, ont été lues « Drustanus repose ici, fils de Cunomorus ». On a proposé d’y reconnaître Tristan et le roi Marc, et de placer à Castle Dore, tout proche, le château du roi. La fiche d’Historic England, qui protège le monument depuis 1929, ne va pas plus loin. Elle date l’inscription d’une période allant du Vᵉ ou VIᵉ siècle au XIᵉ, soit cinq à six siècles d’incertitude, et rien sur la pierre ne nomme ni Iseut ni aucun philtre.
La pierre a été déplacée à plusieurs reprises depuis que les antiquaires la décrivent, au milieu du XVIᵉ siècle, avant d’être posée sur un socle moderne à deux degrés. Sa face nord-est porte en relief une croix en tau, et son sommet la mortaise qu’on y a creusée lorsque le mémorial a servi de croix de chemin, pour recevoir une tête de croix aujourd’hui disparue.
Pour aller plus loin
Le sujet rejoint celui de Chrétien de Troyes et de son Lancelot, où un chevalier aime lui aussi la reine de son seigneur. Il croise l’histoire du catharisme et de sa répression, que la thèse de Rougemont a tirée vers la littérature, ainsi que celle des sagas de chevaliers traduites à la cour de Hákon Hákonarson.
On raconte Tristan et Iseut comme l’histoire d’un amour plus fort que tout, qui ne peut finir que dans la mort. Tristan est le neveu du roi Marc, qui règne sur la Cornouailles. Il ramène d’Irlande la jeune Iseut, que son oncle doit épouser. Pendant la traversée, les deux jeunes gens boivent par erreur une boisson magique qui fait naître l’amour, ce qu’on appelle un philtre. La question est de savoir si les textes du Moyen Âge disaient déjà que cet amour était fatal.
Des livres arrivés en morceaux
Les plus anciens récits de cette histoire en français ne nous sont pas parvenus en entier. Le poème d’un certain Béroul tient dans un seul livre copié à la main. Ce livre a perdu ses premières et ses dernières pages. Il en reste environ 4 500 vers.
Un autre poète, Thomas, a raconté la même histoire. De son œuvre, on ne garde que des morceaux conservés à Oxford. En 1995, un nouveau feuillet a été reconnu à Carlisle, en Angleterre. Quelqu’un l’avait coupé en deux pour relier des papiers de justice. Ce feuillet raconte justement la scène qui suit la boisson magique.
Pour lire l’histoire de Thomas jusqu’au bout, c’est en Norvège qu’il faut chercher. Le roi de ce pays l’a fait traduire dans la langue de son royaume. La traduction porte la date de 1226. Elle raccourcit le poème, mais elle le suit jusqu’à la mort des amants.
Une magie qui s’use
Chez Béroul, la mère d’Iseut a préparé le philtre pour une durée précise. Son effet s’arrête au bout de trois ans. Tristan regrette alors la vie à la cour. Iseut, de son côté, se dit reine sans en porter le nom. Elle retourne auprès de son mari.
Chez Thomas, le philtre ne s’arrête jamais. Les deux poètes ne racontent donc pas la même chose. Pour le premier, l’amour a une cause magique qui finit par s’épuiser. Pour le second, rien ne vient en fixer la fin.
Une femme poète de cette époque, Marie de France, va plus loin. Dans un court poème, elle compare les amants au chèvrefeuille enroulé autour d’une branche de noisetier. Si on les sépare, les deux plantes meurent. Elle rappelle aussi que Tristan et Iseut sont morts le même jour. Le lien entre l’amour et la mort existe donc bien au Moyen Âge.
Deux lecteurs modernes
En 1900, le savant Joseph Bédier publie un Tristan en prose. Il y coud ensemble des passages pris chez les anciens poètes et chez leurs adaptateurs étrangers. Son préfacier le reconnaît franchement, c’est un poème du Moyen Âge écrit à la fin du XIXᵉ siècle. Le livre commence par une formule de Bédier lui-même, un beau conte d’amour et de mort.
Denis de Rougemont, un essayiste suisse, va encore plus loin en 1939. Pour lui, Tristan et Iseut sont amoureux de l’amour lui-même, et de la mort. Il pense que cette manière d’aimer vient d’un mouvement chrétien que l’Église combattait comme une hérésie, celui des cathares. Ce mouvement aurait inspiré des poètes chanteurs de cour, ceux qu’on appelle les troubadours.
Les historiens lui répondent aussitôt. Un premier contradicteur lui écrit dès la même année, un autre discute avec lui de sa méthode. Rougemont reconnaît plus tard que sa thèse a été souvent attaquée. Il avoue même qu’il aimerait un amour moins fatal.
Son livre avait pourtant vu une chose juste. Les poèmes du Moyen Âge unissaient déjà l’amour et la mort. L’erreur portait sur le chemin imaginé pour rattacher cette idée aux cathares.
Une pierre au bord de la route
Avant les poèmes, il y a peut-être des noms. En Cornouailles, près de la ville de Fowey, une haute pierre de granit se dresse au bord d’une route. Elle mesure 2,67 mètres. Une inscription latine y nomme un certain Drustanus. Elle le dit fils d’un homme appelé Cunomorus.
Certains spécialistes reconnaissent dans ces deux noms Tristan et le roi Marc. Aucune preuve ne vient confirmer ce rapprochement. La date de l’inscription reste incertaine, à plusieurs siècles près. Surtout, la pierre ne parle ni d’Iseut ni d’aucune boisson magique.
Sur l’autre face, on distingue encore une croix en forme de T. Au sommet, un trou creusé plus tard devait recevoir une tête de croix, qui a disparu depuis.
La version complète donne le vers de Béroul où le manuscrit évoque peut-être le siège d’Acre, et la lettre qu’un premier contradicteur adressa à Rougemont au printemps 1939.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Béroul, Tristan, manuscrit unique sur vélin, seconde moitié du XIIIᵉ siècle, incomplet du début et de la fin, v. 1268 et 1790 (nom de l’auteur), 2138 et 2159 (lovendrin), 2173 et 2205-2206 (fin de l’effet du philtre), 3849 (« mal dagres ») ; provenance Baluze, Mazarin, Bibliothèque du roi en 1668 Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits, Français 2171
- Thomas, Tristan, fragments dits Sneyd, fol. 4r-10v et 11r-17r, feuillets de 225 × 150 mm, initiale historiée d’Iseut à la harpe, feuillet 21 formé d’un acte notarié de 1366 Bodleian Library, Oxford, MS. Fr. d. 16
- Thomas, Tristan (fragment) et Folie Tristan d’Oxford, 46 feuillets de parchemin, XIIIᵉ et XIVᵉ siècles Bodleian Library, Oxford, MS. Douce d. 6
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Sources primaires (suite)
- Thomas, Tristan, fragment de Carlisle, feuillets de garde 1 et 286 du cartulaire de Holm Cultram, un feuillet à deux colonnes de quarante vers par face, rogné et coupé en deux pour relier des documents juridiques, identifié en 1995 Cumbria Archive Service, Carlisle, DCHA/11/2
- Marie de France, Chèvrefeuille, v. 10 et 78, dans le recueil des lais British Library, MS Harley 978
- Chrétien de Troyes, Cligès, v. 1-4 (prologue) et 3105-3124 (discours de Fénice), dans Les romans de Chrétien de Troyes, II, Cligès, éd. Alexandre Micha, Paris, 1965 Honoré Champion
- Frère Robert, Tristrams saga ok Ísöndar, prologue daté de 1226, trad. française dans Christiane Marchello-Nizia (dir.), Tristan et Yseut. Les premières versions européennes, Paris, 1995 Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade
- Joseph Bédier, Le roman de Tristan et Iseut, reconstitué d’après les poëmes français du XIIme siècle, illustré par Robert Engels, préface de Gaston Paris, Paris, 1900 H. Piazza (exemplaire numérisé, BnF, Gallica)
- Lettre d’Étienne Gilson à Denis de Rougemont, 1er avril 1939, Fonds Denis de Rougemont, ID 61 Bibliothèque publique et universitaire de Neuchâtel
- Pierre dite de Tristan (Castle Dore Stone), fût de granit de 2,67 m, inscription latine en deux lignes sur la face sud-ouest, croix en tau sur la face nord-est, bord de l’A3082, Fowey (Cornouailles) Historic England, National Heritage List for England, entrée 1016287
Bibliographie
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- Gabriella Ronchi, « Per una malattia in meno : le mal d’Acre (Béroul, 3849) », Medioevo Romanzo XIV, 1989, p. 171-180 Medioevo Romanzo
- Michael Benskin, Tony Hunt et Ian Short, « Un nouveau fragment du Tristan de Thomas », Romania 113, n° 451-452, 1992 [1995], p. 289-319, DOI 10,3406/roma.1992,7166 Société des amis de la Romaniahttps://doi.org/10.3406/roma.1992.7166
- Ian Short, « Un nouveau fragment du Roman de Tristan et Iseut de Thomas (information) », Comptes rendus des séances de l’Académie des inscriptions et belles-lettres 139 (1), 1995, p. 199-206 Académie des inscriptions et belles-lettres
- Emmanuèle Baumgartner et Ian Short (éd.), Le Roman de Tristan par Thomas, suivi de La Folie Tristan de Berne et La Folie Tristan d’Oxford, Champion Classiques Moyen Âge 1, Paris, 2003 Honoré Champion
- Christiane Marchello-Nizia (dir.), Tristan et Yseut. Les premières versions européennes, Paris, 1995 Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade
- Alain Corbellari, « Joseph Bédier : (d’)écrire la passion. L’écriture et la fortune du roman de Tristan et Iseut », dans Michèle Gally (dir.), La trace médiévale et les écrivains d’aujourd’hui, Paris, 2000, p. 105-120, DOI 10,3917/puf.gally.2000,01,0107 Presses universitaires de Francehttps://doi.org/10.3917/puf.gally.2000.01.0107
- Joseph Bédier, Le Roman de Tristan et Iseut, éd. Alain Corbellari, Textes littéraires français 619, Genève, 2012, LXXXII-298 p. Droz
- Denis de Rougemont, L’Amour et l’Occident, Paris, 1939 Plon
- Daniel Schulthess, « L’amour courtois, origines et signification : le débat Denis de Rougemont – Henri-Irénée Marrou, avec deux lettres inédites d’Étienne Gilson et Louis Massignon », Revue de théologie et de philosophie 154 (1), 2022, p. 105-121 Revue de théologie et de philosophie
Sources en ligne
- « Français 2171 » Bibliothèque nationale de France, BnF Archives et manuscritshttps://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc487230
- « Paris. Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits, Français 2171 » Biblissimahttps://portail.biblissima.fr/ark:/43093/mdatac35900cc3d0f72e736cbffa0733fee8b24415bec
- « Catalogue de la BFM : Béroul : Tristan » Base de français médiéval, laboratoire IHRIMhttp://txm.ish-lyon.cnrs.fr/bfm/catalog/beroul
- « The Composition of the Tristran of Beroul (I) », Arthurian Literature XVIII, 2001 Cambridge University Presshttps://www.cambridge.org/core/books/abs/arthurian-literature-xviii/composition-of-the-tristran-of-beroul/87599B7499AB252E755610BA99111FD2
- « MS. Fr. d. 16 - Medieval Manuscripts » Bodleian Libraries, University of Oxfordhttps://medieval.bodleian.ox.ac.uk/catalog/manuscript_4888
- « MS. Douce d. 6 - Medieval Manuscripts » Bodleian Libraries, University of Oxfordhttps://medieval.bodleian.ox.ac.uk/catalog/manuscript_4770
- « The Carlisle Fragment of Thomas’s Tristan » Judy Shoaf, University of Floridahttps://people.clas.ufl.edu/jshoaf/carlisle-tristan/
- « La légende de Tristan » BnF Essentielshttps://essentiels.bnf.fr/fr/litterature/moyen-age-1/d7bd41ad-1f27-4e9b-aeaa-bd0afeb3adf0-tristan-et-iseut/article/ba431adc-4765-49fc-8566-82b0b8ebd32c-legende-tristan
- « Quelques notes sur Chrétien de Troyes et le Roman de Tristan », dans Mélanges de langue et littérature françaises du Moyen Âge offerts à Pierre Jonin Presses universitaires de Provence, OpenEdition Bookshttps://books.openedition.org/pup/3704
- « Le roman de Tristan et Iseut : reconstitué d’après les poëmes français du XIIme siècle / [par] J. Bédier ; et illustré par Robert Engels » Gallica, BnFhttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1521861p
- « Joseph BÉDIER, Le Roman de Tristan et Iseut, éd. Alain CORBELLARI, Genève, Droz, 2012 », compte rendu, Le Moyen Âge, 2013/3 Cairn.infohttps://shs.cairn.info/revue-le-moyen-age-2013-3-page-XX?lang=fr
- « Non, Tristan et Iseut ne s’aiment pas, nous dit Denis de Rougemont (12 février 1939) – Les Nouvelles littéraires » Rougemont 2,0, Université de Genèvehttps://www.unige.ch/rougemont/articles/nlit/ddr19390212nlit
- « L’Amour et l’Occident (1939) » Rougemont 2,0, Université de Genèvehttps://www.unige.ch/rougemont/livres/ddr19390600ao
- « Livre II. Les origines religieuses du mythe (1939, L’Amour et l’Occident (1972)) » Rougemont 2,0, Université de Genèvehttps://www.unige.ch/rougemont/livres/ddr19721100ao/4
- « Denis de Rougemont et l’amour-passion, phénomène historique (4 février 1956) » Rougemont 2,0, Université de Genèvehttps://www.unige.ch/rougemont/articles/1951-1956/ddr19560204ifep
- « The Tristan Stone, early Christian memorial stone and wayside cross, 75m north of Polscoe, Fowey - 1016287 » Historic Englandhttps://historicengland.org.uk/listing/the-list/list-entry/1016287










