Connectez-vous pour enregistrer les articles, suivre votre progression et ajouter des favoris.

Suivez-nous :
☾
Abonnez-vous pour bénéficier des playlists

Les qanats : capter l’eau sous le désert iranien, une origine disputée

Découvertes archéologiquesÉgyptologiePerse & zoroastrisme24 octobre 2026◈ 31 sources vérifiées
Wojciech Kocot / Wikimedia Commons
10 min de lecture31 sources vérifiées
L’article complet en PDFAbonnez-vous pour bénéficier du téléchargement PDF

Plus de 37 000 qanats en Iran, d’après la candidature que Téhéran a remise à l’UNESCO en février 2015. Pas un seul qanat iranien fouillé de bout en bout, d’après le bilan dressé en 2018 par deux archéologues dans la revue Water History. Les deux chiffres portent sur le même paysage, des files de cratères alignés sur des kilomètres au pied de l’Elbourz, du Zagros ou des montagnes du Khorasan, chaque cratère marquant l’orifice d’un puits creusé à la main jusqu’à une galerie où l’eau descend seule vers les champs.

Un tunnel moins pentu que la nappe

Le principe tient à une différence de pente. On fore d’abord, en haut d’un cône d’alluvions, un puits mère jusqu’au niveau de la nappe. Puis on creuse une galerie presque horizontale dont la pente reste plus faible que celle de la nappe et du terrain. En amont, elle traverse l’eau souterraine et la draine, c’est le taran des puisatiers iraniens ; plus bas, elle passe au-dessus de la nappe et se contente de transporter l’eau, c’est le koshkan, jusqu’à la sortie d’où partent les canaux d’irrigation. À intervalles réguliers, un puits vertical sert à remonter les déblais et à aérer le chantier, et c’est l’anneau de terre rejetée autour de chacun qui dessine, vu d’avion, les chapelets de cratères. En Iran, la pente moyenne de la galerie tourne autour de 0,5 %, contre 1 à 2 % dans les galeries d’Oman, des valeurs choisies pour que l’eau coule sans ronger les parois.

Les records donnent lieu à des chiffres qui ne concordent pas. La candidature iranienne attribue au qanat de Zarch, près de Yazd, 80 kilomètres répartis en trois branches, et au Qasabeh de Gonabad, dans le Khorasan, une galerie principale de plus de 13 kilomètres doublée d’une branche longue de 29 kilomètres, celle de Doolab, dont le puits mère descend à 300 mètres. L’Encyclopaedia Iranica retient pour les plus longues galeries des valeurs plus basses, une cinquantaine de kilomètres dans la région de Yazd et environ 35 à Gonabad. L’écart tient probablement à la manière de compter, branches additionnées ou galerie unique. Il ne change rien à l’essentiel. Sur plus de 2 000 galeries iraniennes relevées dans les années 1960, 36 % mesuraient entre 500 mètres et 2 kilomètres, et seize seulement dépassaient 15 kilomètres.

Le premier manuel conservé date du XIᵉ siècle. Mu​hammad al-Karajī, mathématicien d’origine persane qui fit carrière à Bag​dad, rédige vers 1017 un traité en arabe sur l’extraction des eaux cachées, qu’Aly Mazaheri a traduit en français en 1973 sous le titre La civilisation des eaux cachées. Instruments de nivellement, étaiement des galeries, curage, réception du chantier achevé : tout y passe, jusqu’à une règle de droit qui protège chaque qanat par une zone de 500 coudées, environ 250 mètres, plus étroite en sol dur qu’en sol meuble. Al-Karajī donne aussi un moyen de savoir si un puits à sec cache de l’eau, qui consiste à y descendre au bout d’une ficelle un flocon de laine sèche, sans toucher ni le fond ni les parois, à l’y laisser trois heures, puis à regarder s’il remonte humide.

Polybe aux puits d’Hécatompyles

Le plus ancien texte qui décrive sans ambiguïté ces galeries est grec et date du IIᵉ siècle avant notre ère. Au livre X des Histoires (X, 28), Polybe suit la marche d’Antiochos III contre le roi parthe Arsace, en 209 avant notre ère, dans le désert qui borde au sud la chaîne de l’Elbourz, près d’Hécatompyles. Il y signale des canaux souterrains, les hyponomoi, desservis par des puits, les phreatiai, et raconte qu’Arsace tente de les combler pour priver d’eau l’armée séleucide. Il ajoute une explication qu’il présente lui-même comme un « on dit ». À l’époque où les Perses dominaient l’Asie, ils auraient accordé à quiconque amenait l’eau sur une terre jamais irriguée la jouissance de ce sol pendant cinq générations, d’où des travaux si coûteux et menés si loin que, de son temps, les usagers ignoraient où commençaient les canaux.

Pierre Briant a consacré à ce passage, en 2001, une étude qui en mesure la portée et les limites. Selon lui, Polybe décrit bien des qanats, mais lui ou sa source en comprend mal le fonctionnement, puisque les puits lui semblent destinés à puiser l’eau à boire, alors qu’ils servent au creusement et à l’entretien de la galerie. Briant soupçonne aussi l’influence d’un récit que Polybe connaissait, l’histoire fabuleuse de l’eau fournie par les Arabes à l’armée de Cambyse chez Hérodote (III, 6-9). Le témoignage vaut donc pour le piémont de l’Elbourz à la fin du IIIᵉ siècle avant notre ère ; pour l’époque perse, il ne transmet qu’une tradition. Xavier de Planhol y voit malgré tout, dans l’Encyclopaedia Iranica, la plus ancienne mention incontestable de ces galeries.

Vingt-deux galeries dans l’oasis de Kharga

La meilleure date matérielle se trouve en Égypte. Dans le sud de l’oasis de Kharga, en plein désert Occidental, l’Institut français d’archéologie orientale fouille depuis 1994 le site de ‘Ayn Manâwir. Les sources artésiennes qui avaient attiré les chasseurs-cueilleurs du Paléolithique s’y étaient taries à la fin du IIIᵉ millénaire, et l’endroit avait été abandonné. Au Vᵉ siècle avant notre ère, pendant la première domination perse, on y creuse dans le grès un réseau de galeries qui permet de réoccuper la butte. Henry Colburn en compte vingt-deux, longues de 200 à 350 mètres, d’après les relevés de Michel Wuttmann et de Thierry Gonon. Elles sont courtes parce qu’elles puisent dans des nappes perchées, que la pression artésienne de l’aquifère des grès de Nubie recharge par en dessous.

Ce qui rend le site unique tient au voisinage des galeries et d’une archive. Contre le temple de briques crues, où plusieurs centaines de statuettes de bronze ont été retrouvées, la plupart figurant Osiris, une petite pièce que l’on pense être le bureau du scribe a livré environ 450 ostraca démotiques, des tessons inscrits datés entre 483 et 370 avant notre ère. Une partie de ces textes porte sur des « jours d’eau », le temps pendant lequel un ayant droit reçoit le débit pour arroser ses parcelles, que l’on cède contre une part de la récolte ou contre de l’argent. Damien Agut-Labordère a montré qu’une transaction portant sur neuf jours d’irrigation passait déjà pour importante, et que les comptes se tenaient parfois en « statères d’Ionie », des tétradrachmes athéniens. Les ostraca livrent aussi quelque soixante-dix noms de puits, de sources et de débouchés d’eau, souvent formés sur des noms de personnes.

Le croisement a ses limites, et ses auteurs les ont dites. Michel Chauveau, qui a lu l’ensemble des textes, a jugé leur apport mince pour comprendre le fonctionnement des galeries elles-mêmes, et Briant notait en 2001 que le mot démotique désignant ces galeries n’avait pas encore été repéré dans les contrats. La date perse des qanats de ‘Ayn Manâwir repose donc sur l’association entre un réseau et un village daté, pas sur un document qui nommerait un qanat. Wuttmann rattachait le creusement à cette première phase, avec un effondrement à l’époque ptolémaïque et l’usage prolongé de quelques galeries jusque sous l’Empire romain.

Le berceau introuvable

L’hypothèse qui a le plus circulé est celle d’Henri Goblot. Dans Les qanats. Une technique d’acquisition de l’eau, en 1979, il fait naître la galerie drainante dans les mines, où il fallait évacuer l’eau des travaux parvenus sous la nappe, et il en situe le berceau en Ourartou, le royaume du lac de Van, au début du Iᵉʳ millénaire avant notre ère, avant d’attribuer aux Achéménides sa diffusion jusqu’à l’Égypte et à l’Oman. L’argument ourartéen reposait en partie sur un texte précis, la lettre de Sar​gon II au dieu Assur, une tablette de 430 lignes conservée au Louvre sous le numéro AO 5372, qui raconte la campagne assyrienne de 714 contre l’Ourartou et décrit les aménagements hydrauliques rencontrés en chemin ; un mot akkadien de ce récit avait été compris comme le nom d’un qanat. Mirjo Salvini a démonté cette lecture en 2001, dans un article au titre sans détour, « Pas de qanāts en Urartu ! ». Les ouvrages que décrit Sar​gon sont des canaux de surface, adaptés aux vallées plus arrosées qui s’étendent à l’est du lac, et l’argument minier perd du même coup son lieu de naissance. L’idée a pourtant survécu à sa réfutation, puisque l’évaluation rédigée par l’ICOMOS en 2016, pour la candidature des qanats persans, citait encore parmi les indices anciens une description apparente de qanat dans une inscription de Sar​gon II datée de 714.

Le camp arabe s’appuie sur des fouilles. En 2002, W. Y. al-Tikriti a soutenu, à partir des galeries mises au jour dans l’oasis d’al-Aïn, à Hili et à Bidaa Bint Saud, dans les actuels Émirats arabes unis, que le falaj, nom local de ces galeries, était apparu dans le sud-est de l’Arabie à l’âge du Fer, plusieurs siècles avant de se répandre en Iran. D’autres galeries de la même période ont été dégagées depuis à al-Madam, dans l’émirat de Sharjah. Xavier de Planhol répondait en 2011 par une distinction technique. Selon lui, les sites étudiés dans la péninsule d’Oman ne montrent que des drains de sous-écoulement, des galeries peu profondes qui recueillent l’eau infiltrée sous le lit d’un oued, sans puits mère, creusées depuis l’aval, et inventées un peu partout de façon indépendante. Le qanat proprement dit, qui va chercher une nappe sous un cône d’alluvions, serait né sur le plateau iranien, où l’Iran et l’Afghanistan concentrent aujourd’hui plus de 80 % de son usage mondial. Son meilleur argument tient à ‘Ayn Manâwir, puisque la technique y arrive complète et sans tâtonnement, ce qui suppose un long apprentissage ailleurs.

En 2011, aucune galerie du plateau iranien n’était datée par l’archéologie avant l’Islam.

Rémy Boucharlat, qui fouillait déjà l’oasis d’al-Aïn au début des années 1980, a tiré de ce désordre une autre conclusion en 2016. Le qanat serait une invention polycentrique et multipériode, née en plusieurs lieux et à plusieurs époques, sans modèle unique qui se serait diffusé. Julien Charbonnier et Kristen Hopper s’y rallient en 2018, en soulignant que les galeries anciennes d’Arabie, d’Égypte et du Fezzan libyen puisent dans des nappes très différentes et appartiennent à des sociétés sans lien culturel attesté. La distinction de Planhol garde pourtant sa valeur, et c’est elle qu’il vaut mieux retenir pour lire n’importe quelle comparaison, parce qu’elle oblige chaque camp à dire s’il parle d’un drain de lit d’oued ou d’une galerie qui capte une nappe sous un cône d’alluvions, deux ouvrages que la querelle a longtemps rangés sous le même nom.

Dater une galerie par ses déblais

Une galerie se date mal. On la cure, on la prolonge et on en abaisse le fond quand la nappe baisse, si bien que le chantier d’origine disparaît sous ses réfections. La seule archive continue est le déblai, cette couronne de terre rejetée autour de chaque puits, couche après couche, du creusement au dernier curage. La luminescence stimulée optiquement, qui mesure depuis combien de temps des grains minéraux n’ont pas vu la lumière, permet de dater ce déblai. Morteza Fattahi l’a appliquée au qanat de Miam, dans la plaine de Dasht-e Bayaz, au nord-est de l’Iran. Un premier essai sur le quartz avait donné des âges minimaux de 15 800 et 22 100 ans, que l’archéologie de la région exclut, parce que les grains n’avaient pas été assez blanchis par le soleil au moment du creusement. Avec des grains isolés de feldspath, l’étude publiée en 2015 conclut que la galerie était encore entretenue il y a au moins 1 600 à 2 600 ans. Le déblai sert même aux sismologues, car la faille de Dasht-e Bayaz a décalé de dix mètres la ligne des puits, ce qui donne une vitesse de glissement de 4,3 à 5,2 millimètres par an. L’introduction de Water History cite cette étude comme l’indice possible d’un début dès l’âge du Bronze, ce que les résumés publiés de l’article ne formulent pas, et précise que le contexte archéologique de ce qanat est inconnu.

Les âges affichés par les qanats inscrits au patrimoine mondial ne sortent pas de ce genre d’analyse. En 2016, à Istanbul, le Comité du patrimoine mondial a inscrit onze galeries choisies parmi plus de 37 000, parmi lesquelles le Qasabeh de Gonabad, donné pour remonter aux IIIᵉ et IVᵉ siècles avant notre ère, et deux qanats de Bam âgés d’une centaine d’années. Dans son évaluation de mars 2016, l’ICOMOS avait recommandé de différer l’inscription, et précisait que les dates de chaque qanat venaient de la candidature iranienne elle-même. Pour Gonabad, de Planhol jugeait en 2011 que les tessons parthes ou sassanides signalés dans les galeries n’étaient pas assez documentés pour servir de preuve. Les recensements bougent aussi avec les époques, entre les 40 000 qanats en service d’un rapport de 1942 et les 30 000 de 1961, dont 20 000 encore actifs, une dizaine d’années après l’arrivée des puits à pompe.

Deux lignes de conduite se font face. Xavier de Planhol tient la question pour réglée dans ses grandes lignes, place sur le plateau iranien le passage de la galerie de mine à la galerie d’irrigation et renonce seulement à en donner la date. Julien Charbonnier et Kristen Hopper proposent au contraire de cesser de débattre de l’origine tant que manquent les dates absolues, et de constituer d’abord une bibliothèque de qanats cartographiés, fouillés et datés, puits mère compris.

Pour aller plus loin

Le sujet rejoint l’histoire de l’Égypte sous la domination perse, avec le temple d’Hibis élevé au nom de Darius Iᵉʳ dans la même oasis de Kharga, et celle de l’empire parthe, dont Polybe raconte la guerre contre Antiochos III. Il croise aussi les jardins persans, dont certains, comme le jardin de Pahlavanpur près de Yazd, sont encore arrosés par un qanat.

Se connecter pour enregistrer
Se connecter pour enregistrer
Suivez-nous :

Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Polybe, *Histoires*, X, 28 (campagne d’Antiochos III contre Arsace, 209 avant notre ère, région d’Hécatompyles) édition de référence
  2. [Tablette de la huitième campagne de Sar​gon II d’Assyrie (lettre au dieu Assur), 714 avant notre ère, argile cuite, 37,5 × 24,5 cm, 430 lignes, provenance Assur]( Musée du Louvre, AO 5372 (TCL 3)https://collections.louvre.fr/en/ark:/53355/cl010166028
  3. Ostraca démotiques de ‘Ayn Manâwir (O.Man.), environ 450 tessons datés de 483 à 370 avant notre ère, bâtiment accolé au temple fouilles de l’Institut français d’archéologie orientale, oasis de Kharga ; édition Michel Chauveau et Damien Agut-Labordère
Voir les 28 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. [Galeries drainantes de ‘Ayn Manâwir, 22 qanats de 200 à 350 m creusés dans le grès à partir du Vᵉ siècle avant notre ère]( Institut français d’archéologie orientale, oasis de Kharga, Égyptehttps://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-02051616
  2. Mu​hammad al-Karajī, *Kitāb inbāṭ al-miyāh al-khafiya*, composé vers 1017, copie du XVIIᵉ siècle University of Pennsylvania, Lawrence J. Schoenberg Collection, LJS 399
  3. [Qanat Qasabeh de Gonabad, galerie principale de plus de 13 km et branche de Doolab de plus de 29 km, puits mère de 300 m]( Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO, élément 1506-001https://whc.unesco.org/en/list/1506/maps
  4. Qanat de Miam, plaine de Dasht-e Bayaz, Khorasan, déblais de puits datés par luminescence Institut de géophysique de l’université de Téhéran

Bibliographie

  1. Henri Goblot, *Les qanats. Une technique d’acquisition de l’eau*, Industrie et artisanat 9, Paris, Mouton et École des hautes études en sciences sociales, 1979, 236 p., réimpression 2023, [DOI 10,1515/9783112321409]( Moutonhttps://doi.org/10.1515/9783112321409
  2. Pierre Briant (dir.), *Irrigation et drainage dans l’Antiquité. Qanāts et canalisations souterraines en Iran, en Égypte et en Grèce*, Persika 2, Paris, Thotm éditions, 2001, 190 p. ([présentation et sommaire]( Thotm éditionshttp://www.achemenet.com/dotAsset/69b4b991-3f35-4204-a696-9817a1e78326.pdf
  3. Pierre Briant, « Polybe X.28 et les qanāts : le témoignage et ses limites », dans Pierre Briant (dir.), *Irrigation et drainage dans l’Antiquité*, Paris, 2001, p. 15-40 Thotm éditions
  4. Michel Wuttmann, « Les qanāts de ‘Ayn-Manâwîr (oasis de Kharga, Égypte) », dans Pierre Briant (dir.), *Irrigation et drainage dans l’Antiquité*, Paris, 2001, p. 109-135 Thotm éditions
  5. Michel Chauveau, « Les qanāts dans les ostraca de Manâwir », dans Pierre Briant (dir.), *Irrigation et drainage dans l’Antiquité*, Paris, 2001, p. 137-142 Thotm éditions
  6. Thierry Gonon, « Les qanats d‘Ayn Manawir (oasis de Kharga, Égypte). Techniques de creusement et dynamique de l’exploitation d’une ressource épuisable de la Première Domination perse au IIᵉ siècle de l’ère commune », dans *Wasserversorgung aus Qanaten. Qanate als Vorbilder im Tunnelbau*, Schriftenreihe der Frontinus-Gesellschaft 26, Bonn, 2005, p. 39-57 Frontinus-Gesellschaft
  7. Mirjo Salvini, « Pas de qanāts en Urartu ! », dans Pierre Briant (dir.), *Irrigation et drainage dans l’Antiquité*, Paris, 2001, p. 143-155 Thotm éditions
  8. Al-Karajī, *La civilisation des eaux cachées. Traité de l’exploitation des eaux souterraines (composé en 1017)*, texte établi, traduit et commenté par Aly Mazaheri, Nice, Université de Nice, IDERIC, 1973, 187 p. ([notice]( Université de Nicehttps://ismi.mpiwg-berlin.mpg.de/bibcite/reference/15579
  9. Damien Agut-Labordère, [« L’orge et l’argent. Les usages monétaires à ‘Ayn Manâwir à l’époque perse »]( *Annales. Histoire, Sciences sociales* 69 (1), 2014, p. 75-90 Éditions de l’EHESShttps://shs.cairn.info/revue-annales-2014-1-page-75?lang=fr
  10. Rémy Boucharlat, « Qanāt and Falaj : Polycentric and Multi-Period Innovations. Iran and the United Arab Emirates as Case Studies », dans A. N. Angelakis et alii (dir.), *Underground Aqueducts Handbook*, Boca Raton, 2016, p. 279-301 CRC Press
  11. W. Y. al-Tikriti, [« The south-east Arabian origin of the falaj system »]( *Proceedings of the Seminar for Arabian Studies* 32, 2002, p. 117-138 Seminar for Arabian Studieshttps://www.jstor.org/stable/41223728
  12. Julien Charbonnier et Kristen Hopper, « The Qanāt : a multidisciplinary and diachronic approach to the study of groundwater catchment systems in archaeology », *Water History* 10 (1), 2018, p. 3-11, [DOI 10,1007/s12685-018-0214-9]( Springerhttps://doi.org/10.1007/s12685-018-0214-9
  13. Morteza Fattahi, « OSL dating of the Miam Qanat (Kāriz) system in NE Iran », *Journal of Archaeological Science* 59, 2015, p. 54-63, [DOI 10,1016/j.jas.2015,04 006]( Elsevierhttps://doi.org/10.1016/j.jas.2015.04.006
  14. Behzad Ataie-Ashtiani et Craig T. Simmons, « The millennium-old hydrogeology textbook The Extraction of Hidden Waters by the Persian mathematician and engineer Abubakr Mohammad Karaji (953 CE-1029 CE) », *Hydrology and Earth System Sciences* 24, 2020, p. 761-769, [DOI 10,5194/hess-24-761-2020]( Copernicus Publicationshttps://doi.org/10.5194/hess-24-761-2020

Sources en ligne

  1. [« The Persian Qanat »]( Centre du patrimoine mondial de l’UNESCOhttps://whc.unesco.org/en/list/1506
  2. [« The Persian Qanat (Islamic Republic of Iran) No 1506 », évaluation de l’ICOMOS, mars 2016]( Centre du patrimoine mondial de l’UNESCOhttps://whc.unesco.org/document/152821
  3. [« KĀRIZ ii. Technology »]( Encyclopaedia Iranicahttps://www.iranicaonline.org/articles/kariz_2
  4. [« KĀRIZ iv. Origin and Dissemination », Xavier de Planhol]( Encyclopaedia Iranicahttps://www.iranicaonline.org/articles/kariz_4/
  5. [« Kharga Oasis », Henry P. Colburn]( Encyclopaedia Iranicahttps://www.iranicaonline.org/articles/kharga-oasis/
  6. [« Irrigation et drainage dans l’Antiquité. Qanats et canalisations souterraines en Iran, en Égypte et en Grèce », compte rendu par Philip Kaplan]( Bryn Mawr Classical Reviewhttps://bmcr.brynmawr.edu/2002/2002.05.34
  7. [« Damien Agut-Labordere, The agricultural landscape of Ayn Manawir (Kharga Oasis, Egypt) through the Persian period ostraca », compte rendu par Rémy Boucharlat]( Abstracta Iranicahttps://journals.openedition.org/abstractairanica/48173
  8. [« Rémy Boucharlat. Qanat and Falaj : Polycentric and Multi-Period Innovations », compte rendu]( Abstracta Iranicahttps://journals.openedition.org/abstractairanica/48569
  9. [« Investigation on the Potential of OSL for Dating Qanat in the Dasht-e Bayaz Region of Northeastern Iran Using the SAR Protocol for Quartz »]( Journal of Seismology and Earthquake Engineeringhttps://www.jsee.ir/article_240621.html
  10. [« Slip Rate Determination of Dasht-e Bayaz Fault Using Single Grain OSL Dating of Miam Qanat System in Eastern Iran »]( Journal of Seismology and Earthquake Engineeringhttps://jsee.ir/article_240802.html
La lettre

Vous avez aimé cet article ?

Les nouveaux récits de l’encyclopédie et l’enquête du moment.