À Beaune, entre 1393 et 1719, la vendange s’ouvre vingt et une fois à une date qui la range parmi les cinq pour cent les plus précoces de la série locale. Entre 1720 et 2002, le cas se présente cinq fois. Thomas Labbé, Christian Pfister et quatre coauteurs ont tiré ces dates des archives de la ville, délibérations du conseil et paiements des vendangeurs compris, les ont recoupées avec les récits d’époque, puis ont publié la série en 2019 dans Climate of the Past. La première tranche recouvre le cœur de ce que les manuels appellent le petit âge glaciaire. Dans une année ordinaire, de 1354 à 1987, les coupeurs entraient dans les vignes à partir du 28 septembre.
Le mot d’un géologue de la Sierra Nevada
Une vendange hâtive renseigne peu sur l’hiver qui l’a précédée. Elle enregistre la chaleur du printemps et de l’été, parce que le ban des vendanges, la date avant laquelle nul n’avait le droit de cueillir, était arrêté collectivement quand le raisin était mûr. Vingt et un étés brûlants en un peu plus de trois siècles ressemblent mal à un âge de glace continu, et la difficulté commence avec le mot lui-même.
L’expression a été lancée en 1939 par François Matthes, géologue américain né aux Pays-Bas, dans le rapport du comité des glaciers de l’American Geophysical Union. Il ne pensait ni à Louis XIV ni aux Stuarts. Sous sa plume, la « little ice-age » désignait les quatre derniers millénaires, pendant lesquels les glaciers de montagne avaient regagné du terrain après la phase chaude du début de l’Holocène, la période géologique ouverte il y a une dizaine de milliers d’années, et c’est dans la haute Sierra Nevada, en Californie, qu’il en relevait les moraines. Le glissement vers les derniers siècles s’est fait ensuite. En France, il passe par Emmanuel Le Roy Ladurie, dont l’Histoire du climat depuis l’an mil paraît chez Flammarion en 1967, en 379 pages et trente et une figures ; Xavier de Planhol, qui en rend compte la même année dans la Revue géographique de l’Est, y voit la première synthèse en langue française sur la question. Depuis, les bornes flottent. L’Encyclopædia Britannica fait courir la phase du début du XIVᵉ siècle au milieu du XIXᵉ et chiffre à 0,6 °C la baisse des températures annuelles moyennes de l’hémisphère Nord, par rapport à la moyenne des années 1000 à 2000. Michael Mann, dans une notice d’encyclopédie parue en 2002, rappelait la définition conventionnelle, qui va du XVIᵉ siècle au milieu du XIXᵉ. Dans les deux cas, l’étiquette déborde par les deux bouts l’époque moderne, entre la fin du XVᵉ siècle et la Révolution.
La difficulté la plus sérieuse est géographique. En 2019, Raphael Neukom et ses coauteurs ont éprouvé dans Nature la cohérence des grandes phases climatiques des deux derniers millénaires, à partir de reconstitutions couvrant l’ensemble du globe. Le moment le plus froid tombe probablement au XVᵉ siècle dans le Pacifique central et oriental, au XVIIᵉ en Europe du Nord-Ouest et dans le sud-est de l’Amérique du Nord, au milieu du XIXᵉ sur la plupart des autres régions, alors que le réchauffement du XXᵉ siècle touche plus de 98 % de la surface terrestre et océanique étudiée. On préférera donc parler de froids régionaux décalés, parce que c’est la seule formule que la carte de 2019 autorise sans la forcer.
Minimum de Maunder
Le 18 juin 1976, l’astronome John Eddy publie dans Science un long article qui fixe le nom d’un creux de l’activité solaire, de 1645 à 1715, pendant lequel les taches deviennent presque introuvables. Il y rapproche ce minimum des froids européens. Le rapprochement a fait fortune, au point de servir d’explication par défaut à toute la période.
En 2012, Gifford Miller et ses coauteurs ont montré, à partir d’enregistrements arctiques précisément datés, que l’expansion des calottes de glace commence par un abaissement brutal de la limite des neiges à la fin du XIIIᵉ siècle et s’amplifie au milieu du XVᵉ. Les deux moments coïncident avec des séries d’éruptions explosives, des siècles avant le minimum d’Eddy.
Leur scénario ajoute un relais. Les aérosols volcaniques retombent en quelques années, mais la banquise gagnée sur l’Atlantique Nord aurait entretenu des étés froids longtemps après leur disparition.
Cinq ans plus tard, Mathew Owens et sept coauteurs ont repris la question depuis la physique solaire, dans le Journal of Space Weather and Space Climate, et ils démontent au passage une preuve populaire, les foires tenues sur la Tamise gelée à Londres. Le vieux pont de Londres, avec ses arches étroites, agissait comme un barrage, et c’est son remplacement, joint aux travaux d’endiguement des quais, qui explique pour l’essentiel que le fleuve ne prenne plus en glace à Londres depuis le début du XIXᵉ siècle. Les gels recensés, en outre, ne sont pas plus fréquents pendant le minimum de Maunder.
« Exorciser et bénir ces Montagnes de glace »
Dans la vallée de Chamonix, le glacier que les habitants appellent alors glacier des Bois est la langue terminale de l’actuelle Mer de Glace, et il descend jusqu’aux terres cultivées. En 1690, Jean d’Arenthon d’Alex, évêque de Genève, accepte de monter jusqu’à lui. Son biographe, le chartreux Innocent Le Masson, raconte l’épisode dans la Vie qu’il publie en 1697. À chaque visite pastorale, écrit-il, les paroissiens priaient le prélat d’aller « exorciser et bénir ces Montagnes de glace », offraient de payer le voyage et assuraient que depuis son dernier passage le glacier avait reculé de plus de quatre-vingts pas. L’évêque y va. Le Masson ajoute qu’il détient une attestation jurée par les notables du lieu, passée par acte public, selon laquelle le glacier s’est encore retiré après la bénédiction.
Pour ces montagnards, la démarche a sa logique. Le glacier avance sur des champs, des granges et des chemins, rien n’interdit d’y voir une menace que la prière peut conjurer, et l’évêque est l’homme qui dispose des formules. Le recul constaté après la bénédiction confirme le rite, comme le recul constaté avant l’avait justifié. Le glacier, lui, suit sa propre chronologie, et Le Roy Ladurie décrit des glaciers chamoniards plus longs d’environ un kilomètre qu’aujourd’hui, qui bousculent des hameaux dès la fin du XVIᵉ siècle et le restent jusque vers 1860, avec des hauts et des bas. Depuis le XVIIIᵉ siècle, selon l’office de tourisme de la vallée, le front de la Mer de Glace a reculé de plus de 2,5 kilomètres.
Wolfgang Behringer a tiré un fil plus sombre en 1999, dans la revue Climatic Change. Faire le temps comptait parmi les pouvoirs que la tradition prêtait aux sorcières. À la fin du XIVᵉ siècle et au XVᵉ, cette croyance se change en l’idée d’une vaste conspiration capable de provoquer des phénomènes jugés contraires à la nature, et vers 1500 le pouvoir de déclencher la grêle fait l’objet de controverses savantes. Behringer repère des réactions de recherche de boucs émissaires dès le début des années 1560, alors que les climatologues situaient jusque-là le début du refroidissement en 1565. Le lien qu’il trace est chronologique et mental. Il n’explique pas à lui seul pourquoi une même saison froide ouvre des procès dans une juridiction et aucun dans la voisine.
Onze jours sous moins quinze degrés
Le 6 janvier 1709, le froid s’abat sur Paris, et deux observateurs le mesurent. Philippe de La Hire consigne ses lectures plusieurs fois par jour dans des journaux conservés à l’Observatoire ; le médecin et botaniste Louis Morin tient, trois ou quatre fois par jour, des relevés commencés le 1er février 1665 et poursuivis jusqu’au 13 juillet 1716, aujourd’hui à la bibliothèque de l’Institut. Leurs instruments n’ont ni point zéro commun ni degré défini, et les valeurs brutes doivent être recalculées avant toute comparaison avec les mesures actuelles. Relues en 1992 par Jean-Pierre Legrand et Maxime Le Goff, les séries de Morin donnent une vague de onze jours à partir du 6 janvier, avec des minima entre moins 15 et moins 18 °C, sauf le 17 où le thermomètre ne descend qu’à moins 7,5. Le dégel s’amorce le 24. Une deuxième vague suit du 4 au 10 février, autour de moins 5, puis une remontée jusqu’à 12 °C, puis une rechute du 21 février au 3 mars, avec moins 13,5 le 24 février.
Ces alternances ont fait autant de dégâts que le froid lui-même. Marcel Lachiver, en croisant les mesures de Paris, Montpellier, Bordeaux et Marseille avec les témoignages, a compté sept vagues de froid successives, et il insiste sur leur effet destructeur pour la végétation. Blés d’hiver, arbres fruitiers et vignes y passent. Saint-Simon, qui écrit d’ordinaire sur Versailles, relève des rivières prises jusqu’à leur embouchure et des bouteilles d’élixirs et de liqueurs éclatées par le gel. En mars 1709, La Clef du cabinet des princes de l’Europe, périodique consacré à la politique étrangère, rapporte qu’on a trouvé « des familles entières mortes de froid ».
La monarchie réagit, cette fois. Le blé est interdit d’exportation en décembre 1708, l’orge autorisée en semis de remplacement en avril 1709, les stocks recensés le même mois, et l’on organise distributions de soupe et ateliers publics. Jean Nicolas a compté les émeutes de subsistance, dix en février, vingt-huit en mars, cinquante-sept en avril et quarante-neuf en mai ; à Tours, une ouvrière en soie est pendue sur la place du grand marché. Le bilan démographique est une reconstitution. Lachiver estime à environ 100 000 les morts du froid au premier trimestre 1709, à 200 000 ceux de la malnutrition jusqu’à l’automne, à 300 000 ceux des épidémies jusqu’en 1710, dysenterie, typhoïde, typhus, scorbut, et Le Roy Ladurie reprend le total d’environ 600 000. La répartition par cause relève de l’estimation, pas du comptage.
La plus lourde mortalité du règne date de seize ans plus tôt.
En 1693-1694, le bilan dépasse 1 300 000 morts, après une récolte de 1692 déjà déficitaire, un printemps 1693 très pluvieux et un échaudage d’été, c’est-à-dire des grains flétris par la chaleur avant d’arriver à maturité. Un printemps pourri et un coup de chaud ont ainsi tué plus de deux fois autant qu’un grand hiver. Le Roy Ladurie explique la place de 1709 dans la mémoire par d’autres raisons, la guerre de Succession d’Espagne qui appauvrit le royaume depuis 1701, et le fait que cet hiver clôt l’ère des grandes mortalités, les décès se comptant ensuite en milliers ou en centaines plutôt qu’en centaines de milliers. Pour la rigueur du froid lui-même, il cite d’autres hivers, dont celui de 1788-1789, record parisien avec quatre-vingt-six jours de gelée entre décembre et février.
Amsterdam prospère, l’Anatolie se soulève
Le Roy Ladurie avait posé en 1967 une règle de prudence. Paul Veyret, en rendant compte du livre l’année suivante dans la Revue de géographie alpine, saluait un historien de métier qui ne cherche pas à expliquer l’histoire par le climat.
Geoffrey Parker a pris le chemin inverse en 2013. Dans Global Crisis, publié par Yale University Press, la crise générale du XVIIᵉ siècle, faite de guerres, de révoltes et de famines, repose sur un socle de conditions climatiques associées au petit âge glaciaire. Deux ans plus tôt, Sam White avait appliqué une démarche voisine à l’Empire ottoman. Pour l’Anatolie, le découpage européen en Renaissance et en Grand Siècle n’a pas de prise, et la chronologie pertinente est celle des révoltes que les sources ottomanes appellent celali, entre 1595 et 1610. White y lit la rencontre de réquisitions militaires et d’une région déjà éprouvée par le froid, la sécheresse et la famine, et il fait de ces années un tournant durable pour la population, l’usage des terres et l’économie de la région.
En 2018, Dagomar Degroot a opposé un contre-exemple. The Frigid Golden Age soutient que la République des Provinces-Unies a prospéré entre 1560 et 1720, pendant les décennies les plus froides et en partie grâce à elles, parce que marchands, militaires et investisseurs ont su tirer parti des conditions nouvelles. Daniel Curtis, qui en a rendu compte en 2019 dans l’American Historical Review, formule l’objection la plus solide. La démonstration porte surtout sur quelques zones côtières, et elle laisse ouverte la question de savoir pourquoi des communautés soumises aux mêmes pressions n’ont pas su, ou pas pu, s’adapter de la même façon. Les livres de White et de Degroot paraissent d’ailleurs dans la même collection de Cambridge University Press, Studies in Environment and History.
Au Rijksmuseum d’Amsterdam, salle 2,6, le Paysage d’hiver avec patineurs de Hendrick Avercamp, peint vers 1608, montre des centaines de silhouettes sur une rivière gelée et, au premier plan à gauche, des corneilles et un chien sur la carcasse d’un cheval mort de froid. Avercamp, sourd et muet de naissance, était surnommé à Kampen « de Stomme », le muet. Le tableau sert souvent d’illustration au petit âge glaciaire. Le peintre composait pourtant des scènes génériques et idéalisées, note le canon des œuvres néerlandaises établi par le réseau CODART, et il lui arrivait, selon le musée, d’en peindre en plein été. Le panneau porte un enregistrement climatique d’une autre nature, hors de l’image. Il est fait de trois planches de chêne, et l’examen dendrochronologique mené au musée en 2002 date de 1582 le cerne de bois de cœur le plus récent, si bien que le chêne débité pour ce paysage d’hiver avait poussé pendant des étés dont Beaune consignait, au même moment, les dates de vendange.
Pour aller plus loin
La famine de 1693-1694, que l’encyclopédie traite séparément, prolonge directement la section consacrée à l’hiver 1709. Les chasses aux sorcières du Saint-Empire et la prospérité maritime des Provinces-Unies, avec la Compagnie néerlandaise des Indes orientales, reprennent les deux autres fils de l’article.
L’image est tenace. On imagine trois siècles d’hivers glacés, avec des rivières gelées, des patineurs et des glaciers qui descendent jusqu’aux villages. Les chercheurs qui ont repris les archives et les mesures décrivent quelque chose de plus irrégulier, avec des froids qui ne frappent pas partout en même temps et des étés parfois brûlants.
Un nom venu de Californie
L’expression « petit âge glaciaire » a été inventée en 1939 par un géologue américain. Il parlait alors de quatre mille ans d’avancées des glaciers dans les montagnes de Californie, bien avant les siècles de Louis XIV.
Le nom a ensuite été appliqué à une période plus récente. En France, c’est l’historien Emmanuel Le Roy Ladurie qui l’a fait connaître, avec un livre paru en 1967. Les dates de début et de fin varient selon les auteurs, souvent entre le XIVᵉ et le XIXᵉ siècle. Le refroidissement moyen de l’hémisphère Nord reste modeste, de l’ordre de 0,6 °C selon une grande encyclopédie.
Une étude parue en 2019 a comparé les régions du globe. Le moment le plus froid ne tombe pas au même siècle partout. Il se situe au XVᵉ dans une partie du Pacifique, au XVIIᵉ en Europe du Nord-Ouest, au milieu du XIXᵉ dans la plupart des autres régions.
Les vignes de Beaune racontent la même chose à leur façon. Une vendange précoce signale un printemps et un été chauds. Entre 1393 et 1719, la ville en a connu vingt et une très précoces, contre cinq entre 1720 et 2002.
Le soleil, les volcans et la Tamise
En 1976, un astronome a donné son nom scientifique à une longue période, de 1645 à 1715, pendant laquelle le soleil ne montrait presque plus de taches. On en a longtemps fait la cause du froid.
Les travaux récents donnent plutôt le premier rôle aux volcans. De grandes séries d’éruptions, à la fin du XIIIᵉ siècle puis au milieu du XVᵉ, ont refroidi le climat. La glace de mer gagnée sur l’Atlantique Nord aurait ensuite prolongé ce froid.
Les célèbres foires organisées sur la Tamise gelée, à Londres, ne prouvent pas grand-chose. Le vieux pont de la ville, avec ses arches étroites, retenait l’eau comme un barrage et l’aidait à geler. Et ces gels ne sont pas plus fréquents pendant la période sans taches solaires.
Un évêque sur le glacier
Dans la vallée de Chamonix, un glacier descendait jusqu’aux champs. En 1690, l’évêque de Genève accepte de monter le bénir, à la demande des habitants. Ceux-ci affirmaient qu’il avait déjà reculé de plus de quatre-vingts pas depuis sa visite précédente. Le biographe de l’évêque dit posséder un acte, juré par les notables, selon lequel le glacier a encore reculé après la cérémonie.
Pour ces montagnards, la démarche était logique, puisque la prière pouvait arrêter une menace. Aujourd’hui, le front de ce glacier a reculé de plus de deux kilomètres et demi depuis le XVIIIᵉ siècle.
Un historien allemand a rapproché le mauvais temps des chasses aux sorcières. On prêtait aux sorcières le pouvoir de provoquer la grêle, et il repère des recherches de coupables dès le début des années 1560.
L’hiver 1709 et les autres
Le 6 janvier 1709, un froid terrible tombe sur Paris. Deux savants le mesurent avec des thermomètres encore imparfaits. Pendant onze jours, la température descend chaque nuit entre moins 15 et moins 18 °C. Plusieurs vagues de froid se succèdent ensuite, séparées par des redoux qui abîment les cultures.
Les blés, les arbres fruitiers et les vignes gèlent. Le pain devient rare et cher, des émeutes éclatent, et un historien estime les morts à environ 600 000 en France, par le froid, la faim puis les épidémies.
Pourtant, la pire catastrophe du règne de Louis XIV a eu lieu en 1693-1694, après un printemps très pluvieux et un été trop chaud pour les grains. Elle a fait plus de 1 300 000 morts.
Le climat n’a pas eu partout les mêmes effets. Un historien montre que la République néerlandaise a prospéré pendant les décennies les plus froides. Un autre lie le froid et la sécheresse à de grandes révoltes dans l’Empire ottoman, entre 1595 et 1610.
Au Rijksmuseum d’Amsterdam, un tableau peint vers 1608 montre des centaines de patineurs sur une rivière gelée, et un cheval mort de froid au premier plan. Le bois du panneau vient d’un chêne dont le dernier cerne conservé date de 1582.
Les relevés détaillés de l’hiver 1709, le débat sur les causes du refroidissement et la discussion entre historiens sur le poids du climat occupent l’article classique.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Hendrick Avercamp, Paysage d’hiver avec patineurs, vers 1608, huile sur panneau de trois planches de chêne, 77,3 × 131,9 cm, signé « HAenricus / Av » sur le mur d’une cabane, examen dendrochronologique du 8 avril 2002 Rijksmuseum, Amsterdam, SK-A-1718
- Louis Morin, relevés météorologiques pluriquotidiens tenus à Paris du 1er février 1665 au 13 juillet 1716 Bibliothèque de l’Institut de France [cote À VÉRIFIER], exploités par J.-P. Legrand et M. Le Goff (1992)
- Philippe de La Hire, journaux d’observations météorologiques, janvier 1709 Observatoire de Paris [cote À VÉRIFIER]
Voir les 43 sources restantesMasquer les autres sources
Sources primaires (suite)
- Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon, Mémoires, année 1709, éd. A. de Boislisle, Paris, Hachette, t. XVII [année d’édition du tome À VÉRIFIER] passages sur les rivières gelées et les liqueurs éclatées
- La Clef du cabinet des princes de l’Europe, livraison de mars 1709, mention des « familles entières mortes de froid » Bibliothèque nationale de France, exemplaire numérisé sur Gallica [volume et page À VÉRIFIER]
- Dom Innocent Le Masson, La Vie de messire Jean d’Arenthon d’Alex, évêque et prince de Genève, 1697, in-8° [lieu d’édition À VÉRIFIER : Lyon ou Annecy selon les notices ; page À VÉRIFIER], récit de la bénédiction des glaciers de Chamonix en 1690
- Délibérations municipales et comptes des paiements aux vendangeurs de la ville de Beaune, 1354-2018, source de la série des dates de vendange Archives municipales de Beaune [cotes détaillées dans Labbé et al. 2019, non reportées ici, À VÉRIFIER]
Bibliographie
- Emmanuel Le Roy Ladurie, Histoire du climat depuis l’an mil, Paris, 1967, 379 p., coll. « Nouvelle Bibliothèque scientifique » Flammarion
- Marcel Lachiver, Les Années de misère. La famine au temps du Grand Roi, 1680-1720, Paris, 1991 Fayard
- Jean-Pierre Legrand et Maxime Le Goff, Les Observations météorologiques de Louis Morin entre 1670 et 1713, Monographie de la Direction de la météorologie nationale n° 6, 1992 Direction de la météorologie nationale
- Jean Nicolas, La Rébellion française. Mouvements populaires et conscience sociale, 1661-1789, Paris, 2008, coll. « Folio histoire », p. 355-367 Gallimard
- François E. Matthes, « Report of Committee on Glaciers, April 1939 », Transactions of the American Geophysical Union 20 (4), 1939, p. 518 et suiv. American Geophysical Union
- John A. Eddy, « The Maunder Minimum », Science 192 (4245), 18 juin 1976, p. 1189-1202, DOI 10,1126/science.192,4245,1189 Sciencehttps://doi.org/10.1126/science.192.4245.1189
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- Mathew J. Owens, Mike Lockwood, Ed Hawkins, Ilya Usoskin, Gareth S. Jones, Luke Barnard, Andrew Schurer et John Fasullo, « The Maunder minimum and the Little Ice Age : an update from recent reconstructions and climate simulations », Journal of Space Weather and Space Climate 7, 2017, A33, DOI 10,1051/swsc/2017034 EDP Scienceshttps://doi.org/10.1051/swsc/2017034
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- Paul Veyret, compte rendu de E. Le Roy Ladurie, Histoire du climat depuis l’an mil, Revue de géographie alpine 56 (3-4), 1968, p. 639-640 Revue de géographie alpine
Sources en ligne
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- « Winter Landscape with Skaters, Avercamp » Rijksmuseum, Storieshttps://www.rijksmuseum.nl/en/stories/one-hundred-masterpieces/story/winter-landscape-skaters
- « Winter Landscape », notice du canon des œuvres néerlandaises CODART Canonhttps://canon.codart.nl/artwork/winter-landscape-with-ice-skaters/
- « Le grand hiver 1709 », entretien avec Emmanuel Le Roy Ladurie, 6 mars 2020 Météo-Francehttps://meteofrance.com/meteo-a-z/le-grand-hiver-1709
- « No evidence for globally coherent warm and cold periods over the preindustrial Common Era » Naturehttps://www.nature.com/articles/s41586-019-1401-2
- « The longest homogeneous series of grape harvest dates, Beaune 1354-2018, and its significance for the understanding of past and present climate » Climate of the Past, Copernicushttps://cp.copernicus.org/articles/15/1485/2019/
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- « Abrupt onset of the Little Ice Age triggered by volcanism and sustained by sea-ice/ocean feedbacks » Geophysical Research Letters, Wiley Online Libraryhttps://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1029/2011GL050168
- « The Maunder Minimum » Sciencehttps://www.science.org/doi/10.1126/science.192.4245.1189
- « Climatic Change and Witch-hunting : the Impact of the Little Ice Age on Mentalities » Springer Nature Linkhttps://link.springer.com/article/10.1023/A:1005554519604
- « Little Ice Age (LIA) » Encyclopædia Britannicahttps://www.britannica.com/science/Little-Ice-Age
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- « The Origins and Development of the Term « Little Ice Age » », Canadian-American Slavic Studies 50 (1), 2016, p. 41-60 Brillhttps://brill.com/view/journals/css/50/1/article-p41_4.xml
- « Les Glaciers de la vallée de Chamonix » Chamonix-Mont-Blanc, office de tourismehttps://www.chamonix.com/la-vallee/incontournables/les-glaciers-de-la-vallee-de-chamonix
- « Le glacier des Bois », transcription du récit de Le Masson sur la bénédiction de 1690 Tout Chamonixhttps://www.toutchamonix.fr/les_articles/le-glacier-des-bois/
- « La Vie de Messire Jean d’Arenthon d’Alex... avec son directoire pour bien mourir... » Catalogue collectif de France, Bibliothèque nationale de Francehttps://ccfr.bnf.fr/portailccfr/ark:/16871/0019707969
- « Emmanuel Le Roy Ladurie », Entretiens patrimoniaux, collection Paroles d’historiens INAhttps://entretiens.ina.fr/paroles-d-historiens/Leroyladurie/emmanuel-le-roy-ladurie/transcription/40
- « Le Roy Ladurie (Emmanuel). Histoire du climat depuis l’an mil », compte rendu de Xavier de Planhol Perséehttps://www.persee.fr/doc/rgest_0035-3213_1967_num_7_4_2006_t1_0510_0000_3
- « Ladurie (Em.). Histoire du climat depuis l’an mil », compte rendu de Paul Veyret Perséehttps://www.persee.fr/doc/rga_0035-1121_1968_num_56_3_3384_t1_0639_0000_2
- « The Climate of Rebellion in the Early Modern Ottoman Empire » Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/books/climate-of-rebellion-in-the-early-modern-ottoman-empire/C022031EDC39F862EA87DBC88D66B888
- « Dagomar Degroot. The Frigid Golden Age : Climate Change, the Little Ice Age, and the Dutch Republic, 1560-1720 », compte rendu de Daniel R. Curtis The American Historical Review, Oxford Academichttps://academic.oup.com/ahr/article-abstract/124/2/602/5426255


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