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Cahokia : la ville oubliée d’Amérique du Nord, et qui l’a oubliée

Skubasteve834 / Wikimedia Commons
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Dans la lettre qu’il adresse à Thomas Jefferson le 25 juillet 1813, Henry Marie Brackenridge place en face de Saint-Louis les traces de deux anciennes villes « semblables à celles de l’ancien Mexique », qu’il peuple de plusieurs centaines de milliers d’âmes. En 1998, George Milner estime que Cahokia, le plus vaste des ensembles de tertres (des buttes de terre rapportée) de cette plaine, n’a probablement jamais compté dix mille habitants. Les deux hommes ont arpenté le même sol de l’Illinois avec des instruments qui n’avaient plus rien en commun, et l’écart entre leurs chiffres tient à deux siècles de lectures successives d’un site qui n’a laissé aucune ligne écrite.

Un jardin de trappistes sur la terrasse sud

Brackenridge a vu le grand tertre en 1811. Il raconte à Jefferson sa surprise qu’aucun voyageur ne l’ait signalé, puis l’indifférence qui a accueilli la description qu’il en avait donnée dans les journaux de Saint-Louis. Ses mesures sont celles d’un marcheur, huit cents pas de circonférence et cent pieds de hauteur, et il rapproche l’ouvrage de la pyramide de Mykérinos. Il situe les tertres sur les bords de la « cohokia », le cours d’eau qui traverse la plaine. Le nom que les bâtisseurs donnaient eux-mêmes à leur ville est perdu avec eux, faute d’écriture. Il relève enfin que la butte se dresse au milieu des alluvions, à deux milles de la première hauteur naturelle, et en conclut qu’elle a été entièrement construite de main d’homme.

À la même époque, une petite communauté de trappistes s’est installée sur un tertre voisin. La notice que le site historique d’État consacre au tertre 48 reprend un témoignage selon lequel les moines y vivent de 1810 à 1813 et cultivent un jardin sur la terrasse sud du grand monticule, qui leur doit le nom de Monks Mound. Personne ne sait sur quel tertre ils avaient bâti. Les observateurs anciens hésitent entre le tertre 41 et le tertre 48, presque tous écartent le grand tertre lui-même, et seule une fouille des deux surfaces permettrait probablement de trancher.

Jefferson répond de Monticello le 20 septembre 1813. Il n’avait jamais imaginé, écrit-il, que ces ouvrages étaient si nombreux, et il fait suivre la lettre à l’American Philosophical Society, qui en entend la lecture le 1er octobre et l’imprime en 1818 dans ses Transactions. Le texte qu’on lit aujourd’hui dans l’édition des papiers de Jefferson repose sur une copie d’une main non identifiée, conservée dans les papiers de Benjamin Smith Barton à Philadelphie. Les versions imprimées ont perdu en route le post-scriptum, où Brackenridge se corrige au sujet de la pyramide mexicaine de Papantla, qu’il avait d’abord crue revêtue de briques.

Quatre-vingts ans pour rendre les tertres à leurs bâtisseurs

La lettre de 1813 contient déjà le schéma qui va égarer l’archéologie américaine pendant trois générations. Brackenridge y distingue deux peuplements successifs. Aux Amérindiens qu’ont connus Français et Anglais, il attribue les villages palissadés, et il écarte au passage la légende d’une colonie galloise invoquée pour expliquer ces enceintes. Les grands tertres relèveraient d’une population bien plus ancienne, dont les plus vieux Indiens n’auraient conservé aucune tradition, peut-être contemporaine de l’Égypte, peut-être liée aux Toltèques, dont il suppose qu’ils ont migré du Mississippi vers le Mexique.

Cette lecture prend sa forme savante en 1848 avec Ancient Monuments of the Mississippi Valley, d’Ephraim George Squier et Edwin Hamilton Davis. Le relevé, issu d’une campagne menée en 1846 dans les vallées de l’Ohio et du Mississippi, fait date par son ampleur, mais il conforte le mythe des « Mound Builders », un peuple bâtisseur distinct des Amérindiens et jugé plus avancé qu’eux. Il faut l’argent du Congrès pour défaire ce que l’érudition avait monté. En 1882, la Smithsonian Institution crée une division de recherche sur les tertres, confiée à Cyrus Thomas au sein du Bureau of Ethnology, et ses équipes fouillent de l’Ohio au Mississippi. Le rapport paraît en 1894 dans le douzième rapport annuel du Bureau. Sept cent vingt-huit pages, de la page 3 à la page 730, pour conclure que les tertres sont l’œuvre des ancêtres des Amérindiens.

L’étiquette de « ville oubliée » qui suit encore Cahokia gagne à être prise au mot. On a mesuré et décrit le site dès 1811, avant de l’attribuer pendant près d’un siècle à un autre peuple que celui qui l’avait élevé. Brackenridge, et c’est ce qui rend sa lettre plus utile que bien des textes qui l’ont suivie, avait vu juste sur l’artificialité du grand tertre et sur l’orientation des monticules vers les points cardinaux, que la notice du tertre 48 relève encore aujourd’hui, tout en se trompant sur l’âge des ouvrages comme sur leurs auteurs.

Lohmann, vers 1050

Parler d’une Cahokia médiévale n’a de sens que par commodité de calendrier. Le découpage européen ne s’applique pas à la vallée du Mississippi, où les archéologues datent par phases locales nommées d’après des sites fouillés, Lohmann de 1050 à 1100, Stirling de 1100 à 1200, Moorehead ensuite, puis Sand Prairie, dont les bornes varient selon les auteurs. L’évaluation rédigée par l’ICOMOS pour l’UNESCO en 2016 situe l’occupation principale entre 800 et 1400, sur près de 1 600 hectares et quelque cent vingt tertres, et fait du site le plus grand établissement précolombien au nord du Mexique.

Vers 1050, la plaine change d’échelle en deux générations. L. V. Benson, Timothy Pauketat et E. Cook décrivent en 2009 pour la phase Lohmann la construction soudaine et planifiée du centre, l’afflux d’habitants, l’abandon des villages antérieurs et la réorganisation des cultures de la plaine inondable, le tout pendant l’une des périodes de cinquante ans les plus humides du dernier millénaire, d’après les séries de cernes d’arbres. Pauketat a baptisé ce moment big bang mississippien, et fait passer la population du centre de mille ou deux mille habitants à environ seize mille en un demi-siècle. Au cœur de l’ensemble, Monks Mound couvre plus de cinq hectares et s’élève à trente mètres. Le mot tertre lui convient mieux que celui de pyramide, qu’on lit souvent, puisque l’ouvrage est fait de terre et non de pierre.

La population est la vraie ligne de partage. Ni recensement ni inscription ne la fournissent, et toutes les estimations partent des maisons. En 1997, Pauketat et Neal Lopinot extrapolent, à partir des secteurs fouillés, le nombre de maisons occupées et l’étendue de l’habitat, puis multiplient l’un par l’autre, ce qui donne dix à quinze mille habitants au plus fort. George Milner refait le calcul en 1998 en tenant compte des terres cultivables disponibles et de la durée d’occupation des maisons, et descend sous les dix mille. Une maison fouillée ne dit pas combien d’années elle a été habitée, et tout le calcul pivote sur ce chiffre. Derrière l’arithmétique, deux modèles politiques s’opposent. Pour Milner, Cahokia est une chefferie complexe, un chef suprême entouré de centres alliés assez autonomes, où les objets de prestige circulent par échange sans tribut, et l’organisation étatique, sans être exclue, n’est requise par aucune donnée. L’évaluation de 2016 reprend le terme de chefferie complexe tout en avançant dix à vingt mille habitants entre 1050 et 1150, et le formulaire d’inscription du site au registre fédéral des monuments historiques en proposait encore quarante mille. Le camp de la ville a pour lui un argument que les maisons ne fournissent pas. En 2014, Philip Slater et ses collègues mesurent dans 133 dents appartenant à 87 individus, prélevées dans treize contextes funéraires de la région, le strontium, un élément dont la signature varie avec la géologie et passe dans les dents par l’eau et la nourriture. Ils en concluent que la population de Cahokia venait de plusieurs lieux, dans la plaine et au-delà. Une agglomération qui attire des immigrants de loin a au moins ce trait des villes, quel que soit le nom qu’on donne à son gouvernement.

Feature 101

Le tertre 72 (Mound 72) ne paie pas de mine. Il a pourtant changé deux fois l’image de Cahokia.

C’est une butte basse à crête, au sud du grand tertre, que Melvin Fowler commence à fouiller en 1967 et qui livre les restes d’environ 270 individus. Au centre de la structure numérotée Feature 101, sous le petit tertre primitif désigné 72Sub1, deux corps reposent sur un lit d’environ vingt mille perles discoïdales taillées dans des coquillages marins. Fowler y voit deux hommes de haut rang entourés de guerriers, et s’appuie sur le motif de l’oiseau, associé aux guerriers et aux êtres surnaturels dans plusieurs traditions amérindiennes, pour y lire des chefs guerriers mythiques.

En 2016, Thomas Emerson et quatre collègues reprennent les plans, les carnets et les rapports de fouille, et quatre d’entre eux examinent les squelettes chacun de leur côté. Les deux corps centraux sont ceux d’un homme et d’une femme, entourés d’autres couples d’un homme et d’une femme et d’ossements déposés en paquets. La lecture d’une tombe de héros masculins ne résiste pas. Celle qui la remplace rapproche la sépulture du symbolisme de la fertilité et de l’agriculture que l’on retrouve ailleurs dans la ville.

La lecture de Fowler n’avait rien d’une fantaisie. En 1971, sur le flanc est de Monks Mound, on a retrouvé une tablette de grès d’une dizaine de centimètres, seul exemplaire complet de son type, gravée d’un homme costumé en oiseau, faucon ou aigle, avec au revers un quadrillage qui figure peut-être une peau de serpent. L’homme-oiseau existe donc bien dans l’imagerie de Cahokia, sans dire pour autant qui repose sous le tertre 72. La date de la tablette flotte elle-même, puisque la notice de l’Illinois State Museum la place vers 1300 et que la légende de sa propre photographie lui donne environ neuf cents ans.

Les fosses collectives posent une autre question. Plusieurs d’entre elles renferment des jeunes femmes, âgées de douze à vingt-cinq ans selon l’étude d’Andrew Thompson, Kristin Hedman et Philip Slater parue en 2015, et l’une compte plus de cinquante corps. Une étude dentaire antérieure les faisait venir de communautés extérieures, comme des offrandes ; le strontium et la forme des dents indiquent au contraire qu’elles avaient vécu à Cahokia ou dans ses environs. Une autre fosse, vers 1150, réunit des hommes, des femmes et quelques enfants tués sur place, crânes enfoncés, décapitations, pointes de projectiles, que les auteurs interprètent comme des rivaux politiques issus de la même communauté. Aucun texte ne dit le sens de ces mises à mort, et l’archéologie n’en restitue que la procédure.

Horseshoe Lake

Le déclin commence tôt. D’après Benson, Pauketat et Cook, une sécheresse sévère de quinze ans frappe la région vers 1150, le complexe agricole de Richland, sur les hauteurs de l’Illinois, est presque entièrement abandonné, et l’on dresse à peu près au même moment une palissade de quelque vingt mille troncs autour de Monks Mound et de la grande place. À la fin de la phase Stirling, vers 1200, la population aurait diminué de moitié. Vers 1350, Cahokia et une grande partie de la vallée centrale du Mississippi sont désertées.

Les carottes prélevées dans Horseshoe Lake, un ancien méandre du Mississippi tout proche du site, ont fourni deux instruments nouveaux. En 2015, Samuel Munoz et ses collègues y repèrent la signature sédimentaire d’une grande crue du fleuve, placée vers 1200, en précisant qu’ils n’écartent pas le rôle de la sécheresse. En 2019, l’équipe d’A. J. White dose dans les mêmes boues les stanols fécaux, des molécules produites par la digestion humaine qui ruissellent jusqu’au lac et dont la concentration suit le nombre d’habitants du bassin. Leur courbe épouse les estimations archéologiques, ramène la grande crue vers 1150 et y associe des étés plus secs, à la transition entre l’anomalie climatique médiévale et le petit âge glaciaire.

L’explication la plus répandue dans la vulgarisation voulait que la ville ait épuisé ses forêts au point de noyer sa propre plaine sous les débordements des ruisseaux. Caitlin Rankin, Casey Barrier et Timothy Horsley l’ont mise à l’épreuve en fouillant autour d’un tertre de la plaine de Cahokia Creek, là où ces crues auraient dû laisser leurs dépôts. Publié en 2021, leur résultat est net : la surface sur laquelle repose le tertre est restée stable jusqu’à l’ère industrielle, au milieu du XIXᵉ siècle. L’étude laisse ouverte la possibilité d’un changement écologique, mais constate qu’il n’a pas modifié les sols comme on le supposait. Les deux résultats ne se contredisent probablement pas, puisque la tranchée teste les débordements d’un ruisseau et que les carottes du lac enregistrent ceux du fleuve.

Un travail de Sissel Schroeder et des auteurs de l’étude des stanols, résumé en 2019 dans l’archive numérique tDAR, ajoute un décalage que les données disponibles n’expliquent pas. La céramique de type cahokien apparaît dans des sites de l’arrière-pays du Midwest avant les changements climatiques enregistrés dans le lac, et le recul démographique ne s’accélère qu’après la crue et la baisse des pluies d’été. Des habitants quittaient donc Cahokia avant que l’eau et la sécheresse ne leur en donnent une raison mesurable, et les boues de Horseshoe Lake, qui comptent les vivants, ne disent rien des motifs de ceux qui sont partis les premiers.

Pour aller plus loin

Le mythe d’un peuple bâtisseur venu d’ailleurs a son équivalent africain au Grand Zimbabwe, dont l’attribution a été disputée à l’époque coloniale. Les Toltèques, que Brackenridge croyait sortis du Mississippi, relèvent de l’histoire de Tula et du Mexique central. Le climat reconstitué à Horseshoe Lake croise enfin la question de l’anomalie climatique médiévale dans l’Atlantique Nord et de l’installation scandinave au Groenland.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Monks Mound, ouvrage de terre rapportée, h. 30 m, plus de 5 ha à la base Cahokia Mounds State Historic Site, Collinsville (Illinois), bien n° 198 de la Liste du patrimoine mondial
  2. Tertre 72 (Mound 72), tertre à crête fouillé par Melvin L. Fowler à partir de 1967, environ 270 individus, sépulture à perles Feature 101 sous le tertre primitif 72Sub1 Cahokia Mounds State Historic Site, Collinsville (Illinois)
  3. Tablette dite « Birdman », grès, h. env. 10 cm, homme costumé en oiseau, quadrillage au revers, trouvée en 1971 sur le flanc est de Monks Mound Illinois State Museum, numéro d’inventaire
Voir les 29 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Henry Marie Brackenridge, lettre à Thomas Jefferson, Baton Rouge, 25 juillet 1813, copie d’une main non identifiée, imprimée dans les *Transactions of the American Philosophical Society*, nouvelle série, 1, 1818, p. 151-159 American Philosophical Society, Philadelphie, Benjamin Smith Barton Papers, Series II, Indian materials
  2. Thomas Jefferson, lettre à Henry M. Brackenridge, Monticello, 20 septembre 1813, copie de presse Library of Congress, Thomas Jefferson Papers
  3. Ephraim George Squier et Edwin Hamilton Davis, *Ancient Monuments of the Mississippi Valley*, Washington, 1848, relevé issu d’une campagne de 1846 Smithsonian Institution
  4. Cyrus Thomas, « Report on the Mound Explorations of the Bureau of Ethnology », dans *Twelfth Annual Report of the Bureau of Ethnology to the Secretary of the Smithsonian Institution, 1890-1891*, Washington, 1894, p. 3-730 Bureau of Ethnology, Smithsonian Institution

Bibliographie

  1. George R. Milner, *The Cahokia Chiefdom : The Archaeology of a Mississippian Society*, Washington, 1998, xvi + 216 p. Smithsonian Institution Press
  2. Timothy R. Pauketat et Neal H. Lopinot, « Cahokian Population Dynamics », dans Timothy R. Pauketat et Thomas E. Emerson (dir.), *Cahokia : Domination and Ideology in the Mississippian World*, Lincoln, 1997, p. 103-123 University of Nebraska Press
  3. L. V. Benson, Timothy R. Pauketat et E. Cook, « Cahokia’s Boom and Bust in the Context of Climate Change », *American Antiquity* 74 (3), 2009, p. 467-483 Society for American Archaeology
  4. Melvin L. Fowler, Jerome C. Rose, Barbara Vander Leest et Steven R. Ahler (dir.), *The Mound 72 Area : Dedicated and Sacred Space in Early Cahokia*, Reports of Investigations 54, Springfield, 1999 Illinois State Museum
  5. Thomas E. Emerson, Kristin M. Hedman, Eve A. Hargrave, Dawn E. Cobb et Andrew R. Thompson, « Paradigms Lost : Reconfiguring Cahokia’s Mound 72 Beaded Burial », *American Antiquity* 81 (3), 2016, p. 405 et suiv., DOI 10,7183/0002-7316,81,3.405 Society for American Archaeologyhttps://doi.org/10.7183/0002-7316.81.3.405
  6. Andrew R. Thompson, Kristin M. Hedman et Philip A. Slater, « New Dental and Isotope Evidence of Biological Distance and Place of Origin for Mass Burial Groups at Cahokia’s Mound 72 », *American Journal of Physical Anthropology*, 2015, DOI 10,1002/ajpa.22791 Wileyhttps://doi.org/10.1002/ajpa.22791
  7. Philip A. Slater et alii, « Immigrants at the Mississippian Polity of Cahokia : Strontium Isotope Evidence for Population Movement », *Journal of Archaeological Science*, 2014 Journal of Archaeological Science
  8. Samuel E. Munoz et alii, « Cahokia’s Emergence and Decline Coincided with Shifts of Flood Frequency on the Mississippi River », *Proceedings of the National Academy of Sciences*, 2015, DOI 10,1073/pnas.1501904112 PNAShttps://doi.org/10.1073/pnas.1501904112
  9. A. J. White, Lora R. Stevens, Varenka Lorenzi, Samuel E. Munoz, Sissel Schroeder, Angelica Cao et Taylor Bogdanovich, « Fecal Stanols Show Simultaneous Flooding and Seasonal Precipitation Change Correlate with Cahokia’s Population Decline », *Proceedings of the National Academy of Sciences* 116 (12), 2019, p. 5461-5466, DOI 10,1073/pnas.1809400116 PNAShttps://doi.org/10.1073/pnas.1809400116
  10. Caitlin G. Rankin, Casey R. Barrier et Timothy J. Horsley, « Evaluating Narratives of Ecocide with the Stratigraphic Record at Cahokia Mounds State Historic Site, Illinois, USA », *Geoarchaeology*, 2021, DOI 10,1002/gea.21848 Wileyhttps://doi.org/10.1002/gea.21848

Sources en ligne

  1. « Cahokia Mounds State Historic Site » UNESCO, Centre du patrimoine mondialhttps://whc.unesco.org/en/list/198
  2. « Cahokia Mounds State Historic Site (United States of America) No 198 Bis », évaluation de l’ICOMOS, 2016 UNESCO, Centre du patrimoine mondialhttps://whc.unesco.org/document/154808
  3. « Henry M. Brackenridge to Thomas Jefferson, 25 July 1813 » Founders Online, National Archiveshttps://founders.archives.gov/documents/Jefferson/03-06-02-0269
  4. « Thomas Jefferson to Henry M. Brackenridge, 20 September 1813 » Founders Online, National Archiveshttps://founders.archives.gov/documents/Jefferson/03-06-02-0407
  5. « Mound 48 » Cahokia Mounds State Historic Sitehttps://cahokiamounds.org/mound/mound-48/
  6. « Cahokia Mounds Bird Man Tablet » The Story of Illinois, Illinois State Museumhttps://story.illinoisstatemuseum.org/node/20
  7. « Report on the mound explorations of the Bureau of Ethnology » Smithsonian Research Onlinehttps://repository.si.edu/items/afbd009e-b39c-44c6-8a2a-58d111313d98
  8. « Mound Builders » e-WV, The West Virginia Encyclopediahttps://www.wvencyclopedia.org/entries/1375
  9. « New clues to ancient Mississippi culture », 19 décembre 2002 The Christian Science Monitorhttps://csmonitor.com/2002/1219/p14s01-stgn.html
  10. « Cahokia Mounds (Monks Mounds) », formulaire d’inscription au National Register of Historic Places National Park Service, NPGalleryhttps://npgallery.nps.gov/GetAsset/a916ef19-e5fd-45db-99d5-30e77a99f742
  11. « Fresh look at burials, mass graves, tells a new story of Cahokia », 2016 Illinois News Bureau, université de l’Illinoishttps://news.illinois.edu/fresh-look-at-burials-mass-graves-tells-a-new-story-of-cahokia/
  12. « Ancient bones, teeth, tell story of strife at Cahokia » Illinois News Bureau, université de l’Illinoishttps://news.illinois.edu/ancient-bones-teeth-tell-story-of-strife-at-cahokia/
  13. « Scholars Revisit Cahokia’s Beaded Burial », 5 août 2016 Archaeology, Archaeological Institute of Americahttps://archaeology.org/news/2016/08/05/160805-cahokia-beaded-burial/
  14. « As the river rises : Cahokia’s emergence and decline linked to Mississippi River flooding », mai 2015 The Source, Washington University in St. Louishttps://source.washu.edu/2015/05/as-the-river-risescahokias-emergence-and-decline-linked-to-mississippi-river-flooding/
  15. « Migration, Population Change, and Climate at Cahokia », Sissel Schroeder, A. J. White, Lora Stevens, Samuel Munoz et Varenka Lorenzi, 2019 tDAR, The Digital Archaeological Recordhttps://core.tdar.org/document/451018/migration-population-change-and-climate-at-cahokia
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