Quarante-sept centimètres et sept millimètres. C’est la largeur, à sa base, de la soie peinte en forme de T trouvée en 1972 dans la tombe n° 1 de Mawangdui, à Changsha, et conservée au musée du Hunan. Au British Museum, la bande centrale d’une soie funéraire rapportée d’Astana par Aurel Stein mesure 47,5 centimètres. Plus de six siècles séparent les deux pièces, un demi-centimètre leurs mesures. Sur celle de Londres, Fuxi et Nüwa nouent leurs queues de serpent au-dessus d’un disque lunaire. Sur celle de Changsha, un seul corps de serpent occupe le ciel, et personne ne s’accorde sur le nom de celui qui le porte.
Zidanku, et le nom de l’épouse
En septembre 1942, des pilleurs vident une tombe du royaume de Chu à Zidanku, au sud-est de l’ancienne enceinte de Changsha, et en tirent un carré de soie couvert d’écriture, avec au centre deux textes tête-bêche et sur le pourtour douze divinités des mois. Le manuscrit part pour les États-Unis en 1946. En 1973, guidé par les pilleurs d’autrefois, le musée du Hunan fouille la tombe, dont le mobilier situe le dépôt entre le milieu et la fin des Royaumes combattants.
Le premier texte raconte une création. Dans la lecture qu’en donne Feng Shi, de l’Académie chinoise des sciences sociales, Fuxi, dont le nom s’écrit ici Baoxi, vit de pêche et de chasse dans un univers informe et noyé sous les eaux. Il prend Nüwa pour épouse. Leurs quatre enfants fixent le ciel et la terre, puis, faute de soleil et de lune, arpentent à tour de rôle la voûte céleste pour déterminer équinoxes et solstices. Si cette lecture tient, Fuxi et Nüwa sont mariés par écrit plus de deux siècles avant qu’on les peigne ensemble.
Charles Le Blanc, dans le volume collectif dirigé avec Rémi Mathieu en 2007, part du Huainanzi, compilé à la cour de Liu An, roi de Huainan mort en 122 avant notre ère, qu’il tient pour la source la plus ancienne du mythe du couple. Le manuscrit de Zidanku, plus ancien d’un siècle et demi au moins, reculerait ce point de départ. Personne ne peut pourtant contrôler la lecture sur l’original dans une collection publique, car le volume I, qui porte le récit de la création, est resté en mains privées quand la Smithsonian a rendu les volumes II et III à la Chine, le 16 mai 2025.
Les autres témoins anciens parlent surtout d’elle. Dans le Huainanzi, elle fond des pierres de cinq couleurs pour réparer le ciel. Les « Questions au Ciel », poème des Chants de Chu, demandent qui a façonné son corps, et au IIᵉ siècle de notre ère le commentateur Wang Yi lui prête une tête humaine et un corps de serpent. À la fin des Han, Ying Shao rapporte dans le Fengsu tongyi, par un fragment que seule conserve une encyclopédie du Xᵉ siècle, qu’elle pétrit les premiers hommes dans la terre jaune avant de traîner une corde dans la boue, d’où les nobles et les humbles. Aucun de ces textes ne fait d’elle la sœur de Fuxi, ce que les notices de musée répètent pourtant volontiers. Jean Levi a intitulé sa contribution au volume de 2007 « L’invention du mythe de Fuxi et Nügua ».
Cinq noms pour un seul corps de serpent
La bannière de Mawangdui est faite de trois épaisseurs de soie fine, qu’une baguette de bambou gainée de rubans tenait par le haut. Selon le musée du Hunan, on la portait en tête du cortège funèbre avant de l’étendre sur le cercueil le plus intérieur de Xin Zhui, l’épouse du marquis de Dai, dans une tombe que le musée place entre 206 et 163 avant notre ère. En haut, le soleil porte son corbeau, la lune son crapaud et son lièvre. Au centre, une figure à tête humaine prolonge son buste par un long corps de serpent rouge.
Qui est-ce ? En 2021, Wei Zheng et Xie Anqi, de l’université de Pékin, recensaient dans la revue du musée du Palais au moins cinq identifications, Fuxi, Nüwa, Xihe, Zhulong le « dragon-flambeau » et Taiyi l’« Un suprême », chacune avec ses arguments, chacune contredite par un détail. Le musée du Hunan hésite lui-même d’une page à l’autre de son site, où la figure est tantôt Nüwa, avec la mention d’une autre théorie qui y voit un dragon de feu, tantôt Zhu Long sans autre précision. Jerome Silbergeld avait publié dès 1982, dans Early China, une « note de prudence » sur la lecture des images de Mawangdui à travers les textes transmis.
Wei Zheng et Xie Anqi penchent pour Nüwa. On leur oppose que le couple est déjà cité ensemble à la fin des Royaumes combattants, ce qui empêcherait de choisir l’un des deux pour une figure isolée. Ils répondent qu’aucun texte ne correspond entièrement à la bannière, que les « Questions au Ciel » et le Classique des monts et des mers ne nomment qu’elle, et que dans le culte de la fécondité, sujet selon eux de toute la peinture, la figure féminine pèse davantage. Ils envisagent aussi un être où le yin et le yang se fondraient, Fuxi et Nüwa en un seul corps. On parlera ici de corps de serpent plutôt que de queue de dragon, puisque la description transmise par Wang Yi dit serpent. Sur la bannière voisine de la tombe n° 3, le dieu placé au même endroit est devenu illisible.
Luoyang sépare les époux
Le premier couple presque sûr ne se touche pas. Dans la tombe de Bu Qianqiu et de son épouse, à Luoyang, la peinture court sur la face intérieure des briques de faîte du plafond, longue de 4,51 mètres pour 31 centimètres de haut, aujourd’hui au musée des Tombes anciennes de Luoyang. À un bout, Fuxi et le soleil. À l’autre, Nüwa et la lune. Entre eux, le défunt chevauche un serpent et sa femme un oiseau à trois têtes, escortés par un officiant vêtu de plumes. Wei Zheng et Xie Anqi datent la tombe d’un peu après le milieu des Han occidentaux, sous les règnes de Zhao et de Xuan. Juste dessous reposait le couvercle du cercueil, là où les tombes plus anciennes recevaient une bannière, et la notice du musée voit dans cette peinture l’héritière de la soie funéraire.
L’identification tient à peu de chose, Wei Zheng et Xie Anqi le reconnaissent, puisqu’elle repose sur la seule forme des figures, tête humaine et corps de serpent. Zhao Jinchao a contesté en 2019, dans la revue Asian Studies de Ljubljana, une identification qu’il juge trop absolue, en rappelant qu’un autre duo divin, Changyi et Xihe, est rattaché par les textes au monde céleste. Dans la tombe de Qianjingtou, un peu plus tardive, il relève que les deux divinités ont l’une et l’autre une apparence masculine. Dans le même numéro, Nataša Vampelj Suhadolnik souligne combien sont rares, dans les tombes, les inscriptions qui nomment les deux figures.
« Il traça les trigrammes et noua les cordelettes »
Wu Liang, lettré confucéen qui avait préféré l’étude aux charges publiques, meurt en 151 de notre ère à soixante-quatorze ans, et son sanctuaire funéraire de Jiaxiang, dans le Shandong, date de la même année. Sur le mur ouest, le deuxième registre aligne de droite à gauche les souverains des origines. Fuxi ouvre la file avec Nüwa, suivis de Zhurong, Shennong, Huangdi, Zhuanxu, Ku, Yao, Shun, Yu et Jie, le dernier roi des Xia. Ici, enfin, les queues s’entrelacent. Nüwa tient le compas, Fuxi l’équerre, et ces outils de dessinateur, qui tracent l’un le cercle et l’autre le carré, renvoient au ciel rond et à la terre carrée. À côté de chaque figure, un cartouche donne un nom et une phrase, et l’épigraphiste Hong Gua a transcrit ces cartouches au XIIᵉ siècle dans son Lishi. Celui de Fuxi dit qu’il fonda le premier l’œuvre royale, traça les trigrammes et noua les cordelettes pour gouverner tout ce qui s’étend entre les mers. Dans la liste de Hong Gua, aucun cartouche ne nomme Nüwa, reconnue seulement par sa place, son corps et son compas. Le même Hong Gua note que la séquence forme un seul segment, de Fuxi à Jie, de l’inventeur de la royauté à celui qui la perdit pour sa dynastie, et Wu Hung, dans son livre de 1989 sur le sanctuaire, lit l’ensemble des murs comme une histoire de l’humanité ouverte par les créateurs de la culture.
Sur une autre pierre des sanctuaires de la famille Wu, présentée par le musée d’art de l’université de Princeton, le couple noue aussi ses queues, et le cartouche voisin est resté vide.
Lu Xun collectionnait les estampages des sanctuaires Wu. L’un d’eux est exposé au musée Lu Xun de Pékin.
Le modèle gravé au Shandong a voyagé. Nataša Vampelj Suhadolnik montre que les Fuxi et Nüwa des tombes peintes du corridor du Hexi, entre 220 et 316, reprennent le schéma régional du Shandong, puis accumulent sur les mêmes figures tous les attributs disponibles, le soleil et la lune, le compas et l’équerre.
Des soies clouées au plafond, à Astana
Plus à l’ouest encore, et des siècles plus tard, le motif réapparaît à Astana, nécropole de l’aristocratie de l’oasis de Tourfan du IIIᵉ au VIIIᵉ siècle. Ueno Aki, qui a consacré deux articles à ces peintures en 1974, relevait que les seules soies connues sur ce sujet proviennent de Tourfan. L’expédition japonaise Ōtani en avait rapporté dix, réparties entre Kyōto, Tenri, Séoul et Lüshun, et les fouilles chinoises en ont livré beaucoup d’autres depuis 1959. Selon Ueno, les rapports de fouille laissent entendre qu’on les fixait à la voûte de la chambre funéraire, où elles tenaient lieu de ciel étoilé. Le musée national de Corée conserve un exemplaire sur chanvre de 189 centimètres sur 79, bordé de petits trous, probablement ceux des clous qui l’attachaient.
Le British Museum classe pourtant ces peintures parmi les bannières, et la notice de Roderick Whitfield reprise sur son site rapproche certaines d’entre elles de la soie en T de Mawangdui, ressemblance que la version chinoise de la même notice attribue au hasard, quand les bandes latérales ont perdu leur partie basse. Inventorié 1928,1022,0 203, l’exemplaire de Stein mesure 216 centimètres sur 91,5. Nüwa s’y tient à droite, à la place ordinaire de Fuxi, et chacun passe une main derrière la nuque de l’autre. Les corps s’enroulent trois fois, et la lune, sous les queues, est peinte exactement comme le soleil du haut, sans même une différence de couleur.
La datation de l’ensemble n’est pas fixée. Ueno Aki répartit ces peintures entre le VIᵉ et le VIIIᵉ siècle et observe que les exemplaires rapportés par Stein accompagnent des épitaphes de la fin du VIIᵉ siècle, alors que la notice de Roderick Whitfield, reprise par le British Museum, les fait courir du début du VIᵉ au milieu du VIIᵉ siècle.
Pour aller plus loin
Le sujet croise les tombes de Mawangdui et leurs manuscrits sur soie, le manuscrit de Zidanku et la mythologie du royaume de Chu, ainsi que le royaume de Gaochang et la route de la soie. Il rejoint aussi la figure de la Reine Mère de l’Occident, qui prend place à côté de Fuxi et Nüwa dans l’imagerie funéraire des Han tardifs.
Une déesse chinoise nommée Nüwa a le haut du corps humain et le bas en forme de serpent. Son compagnon Fuxi a la même forme, et on les associe tous deux à la création des hommes. Sous la dynastie des Han, on peignait une soie, on la portait aux funérailles, puis on l’étendait dans la tombe. Cet objet s’appelle une bannière funéraire. On lit souvent que le couple s’enlace sur ces bannières.
Un serpent sans compagne
La plus célèbre de ces soies a été retrouvée en 1972 dans une tombe de Changsha, dans le sud de la Chine. Elle couvrait le cercueil de l’épouse d’un marquis. On l’avait d’abord portée en tête du cortège funèbre. Tout en haut, on voit le soleil avec son corbeau et la lune avec son crapaud et son lièvre.
Entre ces deux astres se dresse un personnage à tête humaine. Son corps finit en un long serpent rouge. Il est seul, sans aucune compagne enroulée autour de lui.
Son nom reste une énigme. Les spécialistes lui en ont proposé au moins cinq, parmi lesquels Nüwa, Fuxi, ou un dragon dont le nom signifie dragon-flambeau. Le musée qui garde la soie ne lui donne pas le même nom sur toutes les pages de son site. Deux chercheurs de Pékin penchent pour Nüwa, ou pour un être qui réunirait les deux époux en un seul corps.
Deux époux aux deux bouts du ciel
Le couple apparaît un peu plus tard, à Luoyang, dans les plaines du fleuve Jaune. Il n’est pas peint sur une soie, mais sur le plafond d’une tombe. Le dieu se tient à une extrémité de la peinture, près du soleil. La déesse se tient à l’autre extrémité, près de la lune.
Quatre mètres et demi de ciel les séparent. Dans cet espace, le mort voyage sur un serpent et sa femme sur un oiseau à trois têtes. Juste en dessous reposait le cercueil, à l’endroit où l’on posait autrefois une bannière. Le musée voit dans ce plafond l’héritier de la soie funéraire.
Même ici, le doute demeure. On reconnaît ces deux figures à leur seule forme, une tête humaine sur un corps de serpent. Les inscriptions qui les nomment sont rares dans les tombes de cette époque. Un spécialiste propose d’y voir un autre couple divin, lié au ciel lui aussi. Il remarque que dans une tombe un peu plus tardive, les deux figures ont plutôt l’air de deux hommes.
Les queues nouées dans la pierre
Il faut attendre l’année 151 pour voir enfin les deux queues s’enrouler. La scène est gravée dans le Shandong, sur les murs de pierre d’un petit sanctuaire funéraire. Ce monument honore un lettré nommé Wu Liang, mort cette année-là. Sur un des murs, le couple ouvre une longue file de rois légendaires.
Nüwa y tient un compas, l’outil qui sert à tracer un cercle. Fuxi tient une équerre, l’outil qui sert à tracer un carré. Le cercle renvoie au ciel, que l’on imaginait rond. Le carré renvoie à la terre, que l’on imaginait carrée.
À côté de chaque roi, une courte légende gravée donne son nom et une phrase sur lui. On appelle cette légende un cartouche. Celui de Fuxi le présente comme le premier à avoir fondé la royauté. Un érudit a recopié toutes ces légendes bien plus tard, et dans sa liste aucune ne parle de Nüwa. On la reconnaît seulement à sa place, à son corps et à son compas.
Des soies accrochées loin à l’ouest
Les soies où le couple s’enlace vraiment viennent d’un cimetière situé dans une oasis, bien plus à l’ouest. Ce cimetière s’appelle Astana. Elles datent de plusieurs siècles après la fin des Han. On y voit les deux dieux serrés l’un contre l’autre, sous le soleil, la lune et les étoiles.
D’après les rapports de fouille, on les fixait sans doute au plafond de la chambre du mort, où elles figuraient le ciel. Un exemplaire gardé en Corée porte sur ses bords de petits trous. Ce sont probablement les traces des clous.
Une de ces soies se trouve au grand musée de Londres, qui la range pourtant parmi les bannières. Chacun des deux dieux y passe une main derrière la nuque de l’autre. Leurs corps font trois tours l’un autour de l’autre.
La date de ces soies divise encore les spécialistes. Un chercheur japonais les fait descendre jusqu’au VIIIᵉ siècle. La notice du musée de Londres, elle, les arrête au milieu du VIIᵉ siècle.
Sous les queues de la soie de Londres, la lune a reçu exactement la couleur du soleil.
La version complète donne le texte du cartouche de Fuxi et suit le manuscrit sur soie qui marierait peut-être les deux dieux bien avant les images, un manuscrit resté en mains privées.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Manuscrit sur soie de Zidanku (Changsha), volume I, chapitre de la création, fin du IVᵉ ou début du IIIᵉ siècle avant notre ère collection privée (volumes II et III restitués à la Chine en mai 2025)
- Chants de Chu, « Questions au Ciel », avec le commentaire de Wang Yi (IIᵉ siècle de notre ère)
- Huainanzi, chapitre VI, « Lan ming », compilé à la cour de Liu An, roi de Huainan traduction française dans *Philosophes taoïstes II*, Pléiade, 2003
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Sources primaires (suite)
- Ying Shao, *Fengsu tongyi*, fragment sur la création des hommes conservé par le *Taiping yulan*, juan 78
- [Bannière en T de la tombe n° 1 de Mawangdui, trois épaisseurs de soie, l. 205 cm, larg. 92 cm en haut et 47,7 cm en bas, mise au jour en 1972]( Musée du Hunan, Changshahttps://web.hnmuseum.com/en/node/1454
- [Peinture du faîte du plafond de la tombe de Bu Qianqiu, Han occidentaux, 31 × 451 cm]( Musée des tombes anciennes de Luoyanghttps://artsandculture.google.com/asset/ascent-to-immortality-ceiling-mural-of-bu-qianqiu-tomb%EF%BC%88local%EF%BC%89-unknown/iwFrJTIGb-xpZw
- [Sanctuaire de Wu Liang (151), mur ouest, deuxième registre, estampage]( Jiaxiang, Shandong ; estampage au musée de l’Institut d’histoire et de philologie, Academia Sinica, Taipeihttps://museum.sinica.edu.tw/en/collection/5/item/117/
- Hong Gua, *Lishi*, juan 16, « Wu Liang citang huaxiang », transcription des cartouches du sanctuaire de Wu Liang (XIIᵉ siècle)
- [Bannière funéraire de Fuxi et Nüwa, soie peinte, 216 × 91,5 cm, Astana, tombe groupe v (Stein Ast.v.1,02)]( British Museum, Londres, 1928,1022,0 203https://www.britishmuseum.org/collection/object/A_1928-1022-0-203
- [Peinture de Fuxi et Nüwa, chanvre, 189 × 79 cm, Astana, collection Ōtani]( Musée national de Corée, Séoulhttps://en.unesco.org/silkroad/silk-road-themes/mouvable-heritage-and-museums/fuxi-and-nuwa
Bibliographie
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Sources en ligne
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- [« Hunan Museum Finds Overpainting Traces on Millennia-old Silk Painting »]( Hunan Today (Xinhua)https://www.hunantoday.cn/news/xhn/202505/29438392.html
- [« 故宫院刊︱马王堆一号汉墓帛画三题 »]( (reprise de l’article de Wei Zheng et Xie Anqi) The Paper (澎湃新闻)https://m.thepaper.cn/baijiahao_16137932
- [« 冯时|尚未回归的楚帛书第一卷写了什么? »]( (extrait de Feng Shi) The Paper (澎湃新闻)https://m.thepaper.cn/newsDetail_forward_30905190
- [« National Museum of Asian Art Announces the Transfer of Ancient Manuscript Fragments to China »]( Smithsonian Institutionhttps://dashboard.si.edu/newsdesk/releases/national-museum-asian-art-announces-transfer-ancient-manuscript-fragments-china
- [« US museum returns to China ancient silk manuscripts from Warring States period »]( China Daily, repris par le gouvernement du Henanhttps://english.henan.gov.cn/2025/05-17/3158993.html
- [« HUAINANZI [HOUAI-NAN-TSEU] »]( Encyclopædia Universalishttps://www.universalis.fr/encyclopedie/huainanzi-houai-nan-tseu/
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- [« Wu Family Shrines Pictorial Stones »]( Princeton University Art Museumhttps://static.artmuseum.princeton.edu/asian-art/china/viewers/wu-shrine-viewer
- [« 【文化中国行】山东嘉祥武氏祠:石刻上的华夏文明 »]( CCTV, repris par Yangtse Evening Posthttps://www.yzwb.net/news/yw/202506/t20250630_229142.html
- [« Paintings of Fu-hsi and Nu-wa from Astana (Part I) »]( Tokyo National Research Institute for Cultural Propertieshttps://tobunken.repo.nii.ac.jp/records/6555
- [« Paintings of Fu-hsi and Nu-wa from Astana (Part II) »]( Tokyo National Research Institute for Cultural Propertieshttps://tobunken.repo.nii.ac.jp/records/6560
- [« Approches critiques de la mythologie chinoise »]( OpenEdition Books, Presses de l’Université de Montréalhttps://books.openedition.org/pum/19027?lang=en




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