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Norito : ce que les prières rituelles du Japon doivent au VIIIᵉ siècle

Chine, Japon & IndeÉcriture & languesHistoire des religions8 novembre 2026◈ 31 sources vérifiées
国立国会図書館 / Wikimedia Commons
13 min de lecture31 sources vérifiées
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On objectera d’emblée qu’aucun norito ne nous est parvenu sur un support du VIIIᵉ siècle, et l’objection est fondée. Les vingt-sept prières qui forment le noyau du genre se lisent au livre VIII de l’Engishiki, un recueil de règlements présenté à la cour au douzième mois de 927. Le plus ancien exemplaire de ce livre, un rouleau de papier copié au XIᵉ siècle et transmis dans la famille Kujō, appartient aujourd’hui au Musée national de Tokyo, qui le conserve comme trésor national. Entre l’époque que l’on prête à ces textes et le premier papier qui les porte, il s’écoule deux siècles au moins.

Vingt-sept prières au livre VIII

L’empereur Daigo ordonne la compilation en 905. Conduite par Fujiwara no Tokihira puis par Fujiwara no Tadahira, elle est achevée en 927 et n’entre en application qu’en 967. Ses cinquante livres détaillent le fonctionnement de l’administration ; les dix premiers règlent le culte des kami, et le huitième contient les norito, rangés selon le calendrier rituel de la cour. En tête vient la prière de la Toshigoi, la fête du deuxième mois où l’on demande une bonne récolte, puis celles de quatre fêtes de sanctuaires, Kasuga, Hirose, Tatsuta et Hirano, celles qui protègent le palais et ses portes, et la grande purification du dernier jour du sixième mois. Neuf textes propres au sanctuaire d’Ise suivent. Les trois derniers servent hors calendrier, pour éloigner une divinité qui frappe de malheur, pour accompagner les offrandes au départ d’une ambassade vers la Chine des Tang, et pour la récitation du chef héréditaire d’Izumo.

Tout y est écrit en caractères chinois, mais dans l’ordre des mots du japonais. Les noms, les pronoms et les radicaux des verbes occupent des caractères de taille normale ; les particules et les terminaisons sont notées en man’yōgana, des caractères chinois employés pour leur seul son, tracés plus petits et serrés à droite de la ligne. Cette graphie porte le nom de senmyōgaki, parce que c’est aussi celle des senmyō, les édits impériaux rédigés en japonais. Elle servait à garantir une prononciation exacte au moment de la récitation, et les norito l’ont gardée longtemps après que l’écriture ordinaire eut adopté le mélange de caractères et de kana. Le papier, lui, obéit encore au règlement de 927, puisque les messages que les envoyés impériaux portent aujourd’hui à Ise s’écrivent sur papier bleu clair, ceux de Kamo sur papier cramoisi et les autres sur papier jaune.

La dernière phrase sépare deux familles de textes. Les uns s’achèvent sur un appel à l’assistance, invitée à écouter, et proclament devant les officiants réunis ; on les dit de type senmyō. Les autres se terminent par une formule d’humilité tournée vers la divinité. Le mot lui-même a reçu plusieurs explications. Celle qui approche du consensus y reconnaît nori, du verbe noru, « déclarer » une parole chargée de puissance, et un suffixe to qui revient dans des mots liés aux actes magiques ou nuisibles, comme kusoto, la souillure par les excréments. Kamo no Mabuchi et Motoori Norinaga, au XVIIIᵉ siècle, en proposaient d’autres, que plus personne ne retient sérieusement.

Le livre VIII n’était pas le premier recueil du genre. D’après Motosawa Masafumi, auteur de la notice « Norito » de l’Encyclopedia of Shinto publiée par l’université Kokugakuin, les vingt-sept textes reproduiraient à peu près tels quels ceux du livre VI du Kōnin shiki, compilé au quatrième mois de 820 et aujourd’hui perdu. Ueda Kenji, dans l’Encyclopedia of Religion, compte pour sa part vingt-quatre textes réunis en 820, et aucune des notices consultées n’explique l’écart entre les deux chiffres.

« Le Nakatomi proclame les paroles de purification »

Pour le VIIIᵉ siècle, le témoin le plus ferme est une loi. Le Jingiryō, la section du code consacrée au culte des kami, fixe les acteurs et le calendrier. Aux fêtes de la Toshigoi et des Tsukinami, les « fêtes mensuelles » du sixième et du douzième mois, les Nakatomi récitent les norito tandis que les Inbe préparent et distribuent les offrandes. Le jour de l’avènement, un Nakatomi prononce les « paroles de bon augure des divinités célestes ». La grande purification est réglée pas à pas. Les Nakatomi présentent le chanvre rituel, les scribes de Yamato et de Kawachi offrent des sabres et lisent leurs propres paroles, un texte que l’Engishiki conserve et que les Nakatomi ne récitent jamais, puis tous les fonctionnaires, hommes et femmes, sont rassemblés au lieu du rite ; le Nakatomi proclame alors les paroles de purification et les devins Urabe accomplissent l’expulsion. Chaque district fournit un sabre, une peau et une houe, chaque foyer un brin de chanvre, et le chef héréditaire de la province un cheval. D’après le Kokushi daijiten, c’est à partir du code Taihō, en 701, que la grande purification est devenue un rite régulier ; le texte conservé du Jingiryō appartient au code Yōrō, appliqué à partir de 757.

Ces gestes ont un passé proche. Au huitième mois de 676, la cinquième année du règne de Tenmu, le Nihon shoki rapporte une grande purification ordonnée dans tout le pays, pour laquelle chaque chef de province livre un cheval et une mesure de toile, chaque chef de district un sabre et une peau de cerf ; d’autres purifications générales sont notées en 681 et en 686. Le Kojiki, achevé en 712, fait déjà réciter de « grandes paroles de norito » par Ame-no-Koyane, l’ancêtre divin des Nakatomi, devant la grotte où s’est enfermée la déesse du soleil. Quant aux paroles de bon augure de l’avènement, elles ne sont connues que par le journal de Fujiwara no Yorinaga, qui les recopie telles qu’Ōnakatomi no Kiyochika les prononça en 1142 à la grande fête des prémices de l’empereur Konoe ; une autre version, dite en 1108 pour Toba, ne survit que dans une copie du début du XVIᵉ siècle.

Codes et annales attestent le rite, les récitants et le mot. Aucun ne donne le texte récité.

Hirose, Tatsuta et la colline d’Asuka

Faute de manuscrit ancien, on date les norito par les fêtes qu’ils accompagnent. La fête de la grande abstinence de Hirose et celle des divinités du vent de Tatsuta apparaissent en 675, et le texte du chef d’Izumo est récité pour la première fois en 716 ; la fête de Kasuga, elle, n’existe pas avant 768, et celles de Hirano et de Kudo-Furuseki sont des créations de l’ère Enryaku, entre 782 et 806. Plusieurs noms de lieux renvoient au temps où la cour résidait à Asuka et à Fujiwara. Certains auteurs vont plus loin et rattachent les expressions amatsu yashiro et kunitsu yashiro, « sanctuaires du ciel » et « sanctuaires de la terre », présentes dans quatre norito et dans les paroles des Nakatomi, au code d’Ōmi, en vigueur de 671 à 689. Motosawa reconnaît de son côté que la prière de la Toshigoi, celle des fêtes mensuelles et celle de la grande purification ont traversé plusieurs états avant leur forme connue.

La méthode a une faiblesse, que les philologues ont formulée. En 2000, Okimori Takuya rappelait que la rédaction des norito de l’Engishiki ne coïncide pas avec la création des fêtes qu’ils accompagnent. Mabuchi Yōko, qui construit à l’Institut national de la langue japonaise un corpus annoté de ces prières à partir de l’exemplaire Kujō, en tire la conséquence ; on ne peut pas verser sans examen ces textes au compte de la langue ancienne, même s’ils restent un des rares témoins d’une époque pauvre en écrits. Le plus probable est que chaque prière superpose des strates d’âges différents. On ne sait pas trancher texte par texte, parce qu’aucune copie antérieure au Xᵉ siècle ne permet de comparer deux états d’une même prière.

Ame-no-Hohi n’a pas trahi

Un seul norito se laisse suivre au VIIIᵉ siècle, le dernier du livre, les « paroles divines de bon augure » du kuni no miyatsuko d’Izumo. Le titre désignait le chef héréditaire de la province ; depuis l’arrivée en 708 d’un gouverneur nommé par la cour, ce chef n’administrait plus que le district d’Ou et présidait au culte. Le Shoku Nihongi, la chronique officielle des années 697 à 791, note une première récitation en 716 par Izumo no omi Hatayasu, une deuxième en 724 par Izumo no Hiroshima, et les mentions se poursuivent dans les chroniques suivantes jusqu’en 833. Le cérémonial, lui, n’est connu que par l’Engishiki. Le chef nouvellement nommé reçoit au bureau des divinités un sabre à garniture d’or, du fil et des étoffes de soie, de la toile et vingt houes ; il rentre à Izumo, observe un an d’abstinence en rendant un culte aux divinités de sa province, puis remonte à la capitale avec les prêtres, les chefs de district et ses fils. Il offre soixante-huit joyaux, un sabre orné d’or et d’argent, un miroir, deux rouleaux d’étoffe, un cheval, deux cygnes blancs et cinquante charges de vivres, et il récite. Puis il repart, recommence une année d’abstinence et revient réciter une seconde fois. Le texte déclare que le chef a apaisé les cent quatre-vingt-six sanctuaires de la province, puis raconte comment Ame-no-Hohi, l’ancêtre de la lignée, a fait descendre son fils Ame-no-Hinadori, flanqué de Futsunushi, pour soumettre les divinités rebelles et adoucir Ōnamuchi, le grand dieu qui avait façonné le pays, et comment Ōnamuchi a logé son âme paisible dans un miroir, installé sur le mont Miwa, avant de placer les âmes de trois de ses enfants à Kamo de Katsuragi, à Unate et à Asuka, en « proches gardiens » du petit-fils impérial. Le Kojiki et le Nihon shoki racontent autrement la mission d’Ame-no-Hohi. Envoyé sur terre, il s’y laisse séduire par Ōnamuchi et ne fait pas son rapport pendant trois ans.

La mention d’Asuka a servi à dater le texte. Une divinité postée à Asuka pour garder le souverain ne se comprendrait bien, selon cet argument, qu’au temps où la cour y résidait. Komura Hiroshi répond qu’un texte récité à chaque investiture a dû être retouché au fil des récitations pour donner sens au rite, et qu’un toponyme ancien peut survivre en changeant de fonction. Il en tire une lecture politique, où la lignée d’Izumo aurait profité de la cérémonie pour imposer sa propre version du mythe, celle d’un ancêtre fidèle et efficace.

Le sens du rite divise davantage. Tsuda Sōkichi y voyait la soumission du chef d’Izumo, et cette lecture a longtemps dominé. Ōura Motohiko a proposé en 1986 d’en faire un élément des rites d’avènement. En 2009, Mizubayashi Takeshi, en s’appuyant sur l’enchaînement des avènements, des investitures et des récitations, a soutenu que les cérémonies de 716 et de 724 rejouaient la cession du pays par Ōnamuchi au sein de l’intronisation, que le rite s’est transformé à partir du milieu du VIIIᵉ siècle, et que le texte de l’Engishiki en est une version réajustée au début du Xᵉ. La lecture de la soumission garde un appui que Komura lui-même lui accorde, puisque le texte rappelle que l’ancêtre a reçu l’ordre de bénir le règne impérial et que ses descendants le font depuis, ce qui vaut serment de fidélité. Aucune des trois thèses ne l’emporte de façon décisive, faute de connaître le texte récité avant le Xᵉ siècle.

Satow contre Kitagawa

En 1878, Ernest Satow présentait devant la Société asiatique du Japon la première traduction du livre VIII et pensait y saisir les rites que pratiquaient les Japonais avant l’arrivée du bouddhisme et de la philosophie chinoise. Les lettrés du kokugaku, les « études nationales », avaient ouvert la voie au XVIIIᵉ siècle ; Kamo no Mabuchi commente l’ensemble des norito de l’Engishiki, Motoori Norinaga la grande purification et le texte d’Izumo, et tous cherchent sous les textes une liturgie plus ancienne à restaurer.

Les traducteurs suivants ont rendu ces textes lisibles hors du Japon. Donald Philippi publie à Tokyo en 1959 une traduction anglaise des vingt-sept norito, augmentée de cinq prières tirées d’autres sources, et Felicia Bock donne en 1972 la traduction des livres VI à X de l’Engishiki. Lorsque Princeton réédite Philippi en 1990, la préface de Joseph Kitagawa prend le contre-pied de Satow et présente les prières comme le produit d’un État japonais naissant, au moment où il subit massivement l’influence de la civilisation chinoise et du bouddhisme.

Un cas précis donne raison à Kitagawa. Alfonso Falero et Santiago Martín, qui ont traduit en espagnol la prière de la Toshigoi en 2020, montrent que l’institution de cette fête comme rite d’État prend modèle sur un rite de la Chine des Tang relevant du ministère des Rites, d’où la lecture sino-japonaise de son nom, kinensai. Le souverain de Yamato y gagnait une autorité reconnue par le modèle chinois, tout en conservant des éléments propres à une société de riziculteurs. La grande purification, de son côté, a changé de camp au moins une fois. Au milieu ou à la fin du XIIᵉ siècle, un commentaire du bouddhisme ésotérique, le Nakatomi harae kunge, la tient pour l’équivalent d’une dhāraṇī, une formule incantatoire, et promet à qui l’accomplit l’Éveil immédiat ; Mark Teeuwen et Hendrik van der Veere, qui l’ont traduit en 1998, le considèrent comme le plus ancien texte du Ryōbu shintō, l’interprétation des cultes des kami par le bouddhisme ésotérique.

Le camp de l’ancienneté garde des arguments. Le Kojiki connaît le mot et le geste dès 712, le Jingiryō en fixe les récitants, et la notice de Kokugakuin tient les origines du genre pour très anciennes, ce que l’emprunt d’un cadre chinois n’exclut pas. Un rite peut recevoir des Tang son calendrier et son nom savant tout en gardant des formules plus vieilles que lui ; rien, dans les textes conservés, ne permet de séparer les unes de l’autre avec certitude.

Les fautes célestes rayées en 1914

Au milieu de la grande purification se trouve une liste. Le texte y nomme les tsumi que pourraient commettre « les hommes du ciel qui se multiplient », c’est-à-dire les sujets du souverain. « Faute » rend mieux ce mot que « péché », parce que la liste mêle aux actes coupables des maladies de peau et des invasions d’insectes, qui n’engagent la volonté de personne. La liste ouvre sur huit fautes célestes, la rupture des levées de rizière, le comblement des canaux, l’arrachage des vannes, le semis redoublé, la pose de piquets, l’écorchement d’une bête vivante, l’écorchement à rebours, la souillure par les excréments. Les fautes terrestres suivent, blessures faites à la peau des vivants et des morts, deux affections cutanées, quatre formes d’inceste, l’union avec une bête, les calamités dues aux insectes rampants, aux dieux d’en haut et aux oiseaux d’en haut, la mort donnée au bétail et les maléfices. On en compte treize ou quatorze selon que l’on sépare ou non les deux dernières. Plusieurs fautes célestes reprennent les méfaits que le Kojiki et le Nihon shoki prêtent au dieu Susanoo contre les rizières et les rites d’Amaterasu, et le Sekai daihyakka jiten de Heibonsha note que les critères du classement restent obscurs, les quatre incestes pouvant n’être que des redites. Le texte confie ensuite les fautes à quatre divinités, dont Seoritsu-hime, qui les emportent par les rivières jusqu’au grand océan, puis vers le pays des racines où elles disparaissent.

La liste a gêné dès que l’État moderne a voulu étendre le rite à tous les sanctuaires. En 1872, le ministère de l’Enseignement religieux y impose une cérémonie en deux temps et des paroles de purification abrégées, où les fautes ne sont plus désignées que d’un terme général. La même année, la préfecture de Kyoto demande au ministère quels crimes, au regard du nouveau droit pénal, ces paroles prétendent effacer, et redoute qu’un malentendu ne fasse rougir le pays devant les étrangers ; elle a entendu dire que le texte ancien énumérait la rupture des levées et l’inceste. En 1914, une instruction du ministère de l’Intérieur rétablit un texte conforme à l’Engishiki, mais en retire le contenu de la liste, vingt et une ou vingt-deux fautes selon le décompte. Yatsuka Kiyotsura, qui siégeait parmi les rédacteurs, a raconté plus tard le motif retenu. La liste parut peu naturelle pour les fautes célestes, contraire à la morale pour les fautes terrestres, et l’on craignit d’en faire la publicité. Meguro Wasaburō protesta dès mai 1914 contre l’amputation d’un texte reçu des anciens. Le texte récité aujourd’hui dans les sanctuaires rattachés à l’Association des sanctuaires shintō a gardé la coupure, et Ueda Kenji, de l’université Kokugakuin, demandait encore en 1990 si la décision avait été juste.

La liste n’a pas quitté le livre VIII de l’Engishiki, et sa plus ancienne copie se trouve toujours au Musée national de Tokyo, dans le rouleau Kujō où des lecteurs de l’époque de Heian ont ajouté à l’encre, entre les lignes, la prononciation japonaise des caractères.

Pour aller plus loin

Les norito se lisent avec le Kojiki et le Nihon shoki, qui leur fournissent leurs récits d’origine, et avec les édits impériaux en japonais conservés par le Shoku Nihongi, écrits dans la même graphie. La grande purification mène aussi vers le sanctuaire d’Ise, auquel le livre VIII consacre neuf prières, et vers le mythe de la cession du pays par Ōnamuchi, que le texte d’Izumo raconte à sa façon.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Engishiki, livre VIII (Norito), vingt-sept prières, présenté au douzième mois de 927 ; plus ancienne copie conservée, livre VIII de l’exemplaire de la famille Kujō, rouleau de papier, encre, époque de Heian, XIᵉ siècle, trésor national – Musée national de Tokyo, B-2370-7 [fiche « 延喜式 巻八 », Bunka isan online, Agence pour les affaires culturelles](https://online.bunka.go.jp/heritages/detail/598896
  2. Engishiki, règlement des fêtes extraordinaires (Rinji-sai shiki), cérémonial du kuni no miyatsuko d’Izumo, dons reçus au bureau des divinités et offrandes présentées à la cour cité d’après Komura (voir bibliographie)
  3. Jingiryō, section du code Yōrō (appliqué à partir de 757) consacrée au culte, articles sur la Toshigoi et les Tsukinami, sur l’avènement et sur la grande purification des sixième et douzième mois, avec les contributions des provinces cité d’après la notice « 大祓 » du Kokushi daijiten et Motosawa (voir sources en ligne)
Voir les 28 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Nihon shoki, Tenmu 5 (676), huitième mois ; Tenmu 10 (681), septième mois ; Shuchō 1 (686), septième mois, grandes purifications générales cité d’après la notice « 大祓 » du Kokushi daijiten
  2. Kojiki (712), livre I, épisode de la grotte céleste (« grandes paroles de norito » d’Ame-no-Koyane) et mission d’Ame-no-Hohi auprès d’Ōnamuchi cité d’après Motosawa et Komura
  3. Shoku Nihongi, Reiki 2 (716), deuxième mois, et Jinki 1 (724), récitations des paroles divines d’Izumo par Izumo no omi Hatayasu et Izumo no Hiroshima cité d’après Komura et l’entrée « 出雲国造 » du Sekai daihyakka jiten
  4. Fujiwara no Yorinaga, Taiki bekki, Kōji 1 (1142), paroles de bon augure des Nakatomi prononcées par Ōnakatomi no Kiyochika à la grande fête des prémices de l’empereur Konoe ; copie établie d’après le texte révisé par Tsuboi Yoshichika – Bibliothèque de l’université de Nagoya, cote 176,4-N [notice, Kotenseki Descriptive Database](https://da.adm.thers.ac.jp/en/item/n004-20230901-00839
  5. Nakatomi harae kunge, commentaire bouddhique ésotérique de la grande purification, milieu ou fin du XIIᵉ siècle traduit dans Teeuwen et van der Veere 1998 (voir bibliographie)
  6. Instruction n° 4 du ministère de l’Intérieur du 27 mars 1914 sur la grande purification des sanctuaires, et instruction n° 7 du ministère de l’Enseignement religieux du 18 juin 1872 sur la cérémonie en deux temps citées d’après Tōgō 2024
  7. Yatsuka Kiyotsura, « Jinja saishiki no hensen (ge) », Jinja shinpō, 10 mars 1951 ; Meguro Wasaburō, « Kaitei jinja saishiki no kachi », Zenkoku shinshokukai kaihō 187, mai 1914 cités d’après Tōgō 2024

Bibliographie

  1. Donald L. Philippi (trad.), Norito : A Translation of the Ancient Japanese Ritual Prayers, préface de Joseph M. Kitagawa, Princeton, Princeton University Press, 1990, 136 p., ISBN 9780691014890 (1ʳᵉ éd. Tokyo, Institute for Japanese Culture and Classics, 1959) [Princeton University Press](https://press.princeton.edu/node/27983
  2. Felicia Gressitt Bock (trad.), Engi-shiki. Procedures of the Engi Era, Books VI-X, Tokyo, Sophia University, 1972 cité d’après le [compte rendu du Japanese Journal of Religious Studies 4/4, décembre 1977](https://nirc.nanzan-u.ac.jp/journal/6/article/525/pdf/download
  3. Ernest Satow, traduction des norito du livre VIII de l’Engishiki présentée devant l’Asiatic Society of Japan, 1878 citée d’après le compte rendu du Japanese Journal of Religious Studies 4/4 (1977) et The Japan Times (2015)
  4. Kamo no Mabuchi, Norito kō et commentaire des norito de l’Engishiki ; Motoori Norinaga, Ōharae no kotoba kōshaku et Izumo no kuni no miyatsuko kamuyogoto goshaku cités d’après Motosawa
  5. Mark J. Teeuwen et Hendrik van der Veere, Nakatomi Harae Kunge. Purification and Enlightenment in Late-Heian Japan, Munich, Iudicium, coll. « Buddhismus-Studien » 1, 1998, 118 p., ISBN 3-89129-690-8 [Iudicium Verlag](https://iudicium.de/katalog/690-8.htm
  6. Alfonso Falero et Santiago Martín, « Estudio y traducción del norito : toshigoi no matsuri/kinensai », Mirai. Estudios Japoneses 4, 2020, p. 107-117, DOI 10,5209/MIRA.69942 [Universidad de Salamanca, dépôt Gredos](https://gredos.usal.es/handle/10366/146823
  7. Mizubayashi Takeshi, « Kodai tennōsei ni okeru Izumo kanren shogishiki to Izumo shinwa », Kokuritsu rekishi minzoku hakubutsukan kenkyū hōkoku 152, 2009 [Musée national d’histoire japonaise, dépôt institutionnel](https://rekihaku.repo.nii.ac.jp/record/1725/files/kenkyuhokoku_152_05.pdf
  8. Komura Hiroshi, « « Izumo no kuni no miyatsuko kamuyogoto » no shinwa », Kokubungaku kenkyū 189, Waseda daigaku kokubun gakkai [Université Waseda, dépôt institutionnel](https://waseda.repo.nii.ac.jp/record/68386/files/Kokubungakukenkyu_189_2.pdf
  9. Ōura Motohiko, « « Izumo no kuni no miyatsuko kamuyogoto » sōjō girei no seiritsu », Shien 45 (2), 1986 cité d’après Komura
  10. Tsuda Sōkichi, Nihon koten no kenkyū, I, dans Tsuda Sōkichi zenshū 1, Tokyo, Iwanami shoten, 1963 cité d’après Komura
  11. Okimori Takuya, Nihon kodai no hyōki to buntai, Tokyo, Yoshikawa kōbunkan, 2000 cité d’après Mabuchi 2019
  12. Mabuchi Yōko, « Seichi na hyōki jōhō o yūsuru « Engishiki norito » kōpasu no kōchiku », Jinmon kagaku to dētabēsu, actes du 25ᵉ colloque public, 2019, p. 75-80 [Jinmon kagaku to dētabēsu kyōgikai](https://www.jinbun-db.com/journal/pdf/vol_25/P75.pdf
  13. Tōgō Shigehiko, « Kindai ni okeru Ōharae-shiki, Ōharae-kotoba no saikō to hen’yō », Tokyo, Kokugakuin daigaku, 2024, p. 131-169, DOI 10,57529/0002001024 [Université Kokugakuin, dépôt institutionnel](https://k-rain.repo.nii.ac.jp/record/2001024/files/kenkyucenterkiyo_011_003.pdf
  14. Ueda Kenji, Shintō shingaku, Tokyo, Jinja shinpōsha, 1990 cité d’après Tōgō 2024

Sources en ligne

  1. [« Norito », Motosawa Masafumi, Encyclopedia of Shinto]( Kokugakuin University Digital Museumhttps://d-museum.kokugakuin.ac.jp/eos/detail/?id=8632
  2. [« Norito », Ueda Kenji, Encyclopedia of Religion (1987)]( Encyclopedia.comhttps://encyclopedia.com/environment/encyclopedias-almanacs-transcripts-and-maps/norito
  3. [« 大祓 », notice du Kokushi daijiten]( JapanKnowledgehttps://japanknowledge.com/introduction/keyword.html?i=1842
  4. [« 国津罪 », Sekai daihyakka jiten]( Kotobank, Heibonshahttps://kotobank.jp/word/%E5%9B%BD%E6%B4%A5%E7%BD%AA-55721
  5. [« 出雲国造 », Sekai daihyakka jiten]( Kotobank, Heibonshahttps://kotobank.jp/word/%E5%87%BA%E9%9B%B2%E5%9B%BD%E9%80%A0-30898
  6. [Compte rendu de Norito, trad. Donald L. Philippi, 5 septembre 2015]( The Japan Timeshttps://japantimes.co.jp/culture/2015/09/05/books/book-reviews/norito-ritual-prayers-show-ancient-japan-struggling-spiritual-identity
  7. [Compte rendu de Norito, trad. Donald L. Philippi, Japanese Journal of Religious Studies 19/4]( Nanzan Institute for Religion and Culturehttps://nirc.nanzan-u.ac.jp/journal/6/article/841/pdf/download
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