Dans le Japon d’aujourd’hui, une miko seconde les prêtres d’un sanctuaire, pour le rituel comme pour les écritures. Les femmes rituelles du Kojiki, achevé en 712, et du Nihon shoki, présenté à la cour en 720, ont d’autres manières. L’une danse sur une cuve retournée, la robe défaite, devant la grotte où s’est enfermée la déesse du soleil. Une autre, possédée, annonce à son époux qu’un pays riche en or l’attend à l’ouest ; il traite les dieux de menteurs, repousse sa cithare, et on le retrouve mort à la lueur d’une lampe.
Trois graphies, aucune étymologie sûre
Le mot s’écrit de trois façons, 巫女, 神子 ou 巫子, et son origine reste obscure. Dans l’Encyclopedia of Shinto de l’université Kokugakuin, la notice de Nishimuta Takao envisage deux pistes, une forme abrégée de kamiko, l’objet dans lequel le dieu se manifeste, ou une déformation du titre honorifique miko, « noble enfant », qui marque à la fois la haute naissance et la puissance spirituelle. Aucune des deux ne s’impose.
Les chroniques disent kannagi. C’est le terme que le Kojiki, le Nihon shoki et le recueil plus tardif Nihon ryōiki appliquent aux personnes qui reçoivent les dieux. Au Xᵉ siècle, le dictionnaire Wamyō ruijushō distingue le fu, chamane femme, du geki, chamane homme, ce qui suffit à montrer que la fonction n’est pas réservée aux femmes. Sous les codes de l’époque de Nara, les ritualistes féminines attachées au Jingikan, le département des Divinités, portent le nom de mikannagi, et le Shoku Nihongi, suite officielle du Nihon shoki, les nomme mikanko. Il faut attendre un dictionnaire bien plus tardif, le Wakun no shiori, pour que miko devienne le terme générique.
Le Jingikan, formellement créé par le code d’Asuka Kiyomihara au sixième mois de 689, avait pourtant un tableau d’effectifs précis. Celui que résume Takashio Hiroshi aligne un directeur, ses adjoints et ses secrétaires, puis trente kanbe et vingt urabe, desservants héréditaires du culte, trente serviteurs et deux manœuvres.
Aucune femme n’y figure.
Les mikannagi existent bel et bien puisque les textes les nomment, mais hors de cet organigramme, et les sources dont on dispose disent peu de chose de leur recrutement, de leur nombre ou de leur rang.
Une cuve retournée devant la grotte céleste
Le récit est commun aux deux chroniques. La déesse du soleil, Amaterasu, s’est enfermée dans une grotte du ciel. Devant la porte de roche, Ame-no-Uzume entre en possession, se pare de saule et d’autres plantes, défait ses vêtements jusqu’à découvrir ses seins et son sexe, et frappe du pied une cuve renversée qui résonne sous elle. Les dieux assemblés éclatent de rire, et Amaterasu, intriguée par le vacarme, finit par sortir. Le nom même de la danseuse renvoie peut-être à la parure des médiums, puisque l’élément uzu s’écrit avec le caractère de l’épingle à cheveux ; Mori Mizue, qui signe la notice de l’Encyclopedia of Shinto, avance cette hypothèse sans la donner pour sûre, et le Kogo shūi y lisait déjà autre chose, l’idée d’une femme redoutable et courageuse. Uzume reparaît plus loin dans le Kojiki, quand le petit-fils du ciel descend sur terre. Elle seule ose affronter Sarutahiko, dieu à l’allure inquiétante posté à la frontière entre le ciel et la terre, puis l’accompagne jusqu’à Ise. Là, elle fait jurer obéissance aux poissons, et comme l’holothurie, ce concombre de mer sans bouche, refuse de répondre, elle lui en taille une d’un coup de couteau.
Le mythe fonde un lignage. Pour prix de ses services, Uzume reçoit un nom tiré de celui de Sarutahiko et devient l’ancêtre des Sarume no kimi. Le treizième jour du deuxième mois de 807, un ritualiste de quatre-vingts ans, Inbe no Hironari, remet au souverain le Kogo shūi, plaidoyer de sa famille contre la mainmise des Nakatomi sur les rites de cour. Il y fait remonter à la danse d’Uzume l’origine du chinkonsai, la cérémonie d’apaisement des âmes que célèbrent les Sarume, et qui figure parmi les treize rites annuels fixés par les lois sur les divinités.
Le souverain repousse sa cithare
La scène se passe au palais de Kashihi, dans le Tsukushi, au nord de Kyūshū, à la veille d’une expédition contre les Kumaso. Dans le Kojiki, le souverain Chūai joue de la cithare à sept cordes, et le ministre Takeshiuchi no Sukune, debout sur le saniwa, une aire tenue pure, demande l’ordre des dieux. L’impératrice, possédée, répond qu’un pays d’or et d’argent s’étend à l’ouest et qu’il lui est donné. Chūai objecte que d’une hauteur on ne voit vers l’ouest que la mer, traite les dieux de menteurs et repousse l’instrument. Sur l’insistance du ministre, il le reprend et en joue sans conviction, puis le son s’éteint. On approche une lumière. Il est mort. Le mot koto désigne ici un instrument à cordes posé à plat, et on préférera « cithare » au « luth » de la traduction anglaise de Basil Hall Chamberlain, parce qu’un luth suppose un manche que cet instrument n’a pas.
Au livre IX, le Nihon shoki reprend la consultation après la mort du souverain et en change la distribution. L’impératrice se fait elle-même officiante, Takeshiuchi no Sukune tient cette fois la cithare, et un ancêtre des Nakatomi, Ikatsu no Omi, est appelé comme saniwa, mot que le texte écrit avec des caractères qui désignent celui qui examine les dieux. Sugiyama Shigetsugu résume le schéma en trois rôles fixes, un homme au centre qui joue, une femme possédée, un second homme qui entend et transmet. Le même partage revient au livre V, sous le règne de Sujin, quand une parente du souverain que le texte présente comme sa tante, Yamatototohimomoso-hime, révèle en transe le nom du dieu Ōmononushi, sans cithare cette fois.
Ces règnes appartiennent à la chronologie légendaire des chroniques. Alain Rocher a montré, dans sa thèse soutenue à Grenoble en 1989 puis dans Mythe et souveraineté au Japon en 1997, que le récit des annales obéit à une temporalité mythologique plutôt qu’à la succession du temps historique, et rien ne permet de dater la scène de Kashihi. Ce qu’elle documente sûrement, c’est la manière dont les lettrés du début du VIIIᵉ siècle se représentaient une consultation réussie et la place qu’ils y laissaient à la parole féminine, indispensable et tenue entre deux hommes.
Une prêtresse inventée par les modernes ?
La lecture qui domine le XXᵉ siècle part d’un folkloriste. En 1913, sous le pseudonyme de Kawamura Haruki, Yanagita Kunio publie dans la revue Kyōdo kenkyū douze articles réunis sous le titre « Fujo kō ». Il y distingue les miko attachées aux grands sanctuaires, qui dansent aux fêtes, des médiums itinérantes qui vont de village en village, et leur suppose une origine commune dont le prestige se serait dégradé au Moyen Âge. Nakayama Tarō, dans son Nihon fujo shi de 1930, oppose de même les kannagi de sanctuaire aux kuchiyose, médiums qui font parler les morts. En 1940, Yanagita publie Imo no chikara, « la puissance de la sœur », en s’appuyant sur la croyance d’Okinawa en l’onari, la sœur protectrice, dont le frère emporte en voyage le mouchoir ou le peigne comme amulette.
Hori Ichirō a donné en 1975, dans le Japanese Journal of Religious Studies, la version la plus construite de cette thèse. La société japonaise ancienne aurait comporté une charge tenue par une femme médium dont les oracles guidaient le gouvernement, et les traditions du Kojiki et du Nihon shoki auraient été réécrites sous l’influence d’une Chine attachée à la succession masculine. Il aligne quatre configurations qui se répondent, Sujin et sa parente en transe, Chūai et Jingū entre la cithare et le saniwa, Himiko, la reine du Yamatai que la chronique chinoise des Wei décrit recluse, servie par un seul homme qui transmet ses paroles pendant que son frère cadet gouverne, et enfin les rois Shō des Ryūkyū, flanqués jusqu’à l’époque moderne d’une sœur ou d’une tante portant le titre de kikoe-ōkimi. Son argument le plus fort est ce dernier cas, une institution bien documentée, dont les prêtresses de village, les noro, relevaient selon lui d’une autorité centrale dès le XVᵉ siècle.
L’objection la plus solide vient de l’histoire des femmes. Yoshie Akiko soutient dans Tsukurareta Himiko, paru en 2005 et réédité en 2018, que l’image d’une reine mystérieuse et cachée, qui laisse à son frère le pouvoir réel, est une création de l’époque moderne. Le partage lui-même, le sacré aux femmes et la politique aux hommes, relève à ses yeux d’une lecture, celle des chroniqueurs puis celle des historiens. Elle relit la chronique des Wei, les fudoki, le Kojiki, le Nihon shoki et les tablettes de bois pour faire de Himiko un souverain doté d’un pouvoir effectif, du même type que le roi guerrier Wakatakeru. Elle rappelle que la règle patrilinéaire n’entre dans le droit qu’avec les codes de la fin du VIIᵉ siècle, et que les chroniques, compilées juste après, tendent à privilégier la lignée masculine. Les analyses des tumulus suggèrent selon elle que les chefs inhumés comptaient entre 30 et 50 % de femmes, certaines enterrées avec des armes, un ordre de grandeur qu’elle avance en entretien sans en détailler la base.
L’archéologie ne départage pas. Le musée national de Tokyo conserve sous le numéro J-21160 une statuette funéraire en terre cuite, un haniwa, trouvée à Ōizumi, dans le Gunma, et datée du VIᵉ siècle. Haute de 68,5 centimètres, elle montre une femme assise sur un siège haut, le chignon piqué d’un peigne, avec des colliers de perles à deux rangs et, à la hanche gauche, un miroir à cinq grelots et une bourse. La notice de l’Agence pour les affaires culturelles y reconnaît une femme de très haut rang et, « probablement », une prêtresse tenant le premier rôle dans une fête. Elle ajoute que les personnages assis vont d’ordinaire par couples, homme et femme, et que l’on ignore tout du tumulus d’origine. Le couple supposé conforte la lecture de Hori. Le siège, marque de rang, conforte celle de Yoshie. Faute de contexte de fouille, aucun des deux camps ne peut invoquer ce qui entourait la statuette.
« Se purifier d’abord, approcher ensuite »
Le Nihon shoki rattache le culte d’Ise à deux princesses. Sous Sujin, Toyosuki-iri-hime reçoit un oracle d’Amaterasu et installe la déesse au village de Kasanui, dans le Yamato ; plus tard, la divinité la quitte et prend possession de Yamato-hime, qui devient son « bâton auguste », le support qu’elle habite. La chronologie des chroniques place la fondation d’Ise à une date très haute, que l’Encyclopædia Universalis repousse d’au moins deux siècles, peut-être quatre. Le dossier change de nature avec Tenmu, vainqueur en 672 de la guerre de Jinshin, qui attribue sa victoire à la protection d’Amaterasu. En 673, deuxième année de son règne, le Nihon shoki rapporte qu’il veut faire servir la princesse Ōku au sanctuaire de la déesse et l’installe au palais de purification de Hatsuse, pour qu’elle se purifie d’abord et approche la divinité ensuite.
Ōku est la première saiō, princesse consacrée d’Ise, dont l’existence soit assurée, et elle doit cette certitude à une tablette de bois inscrite à son nom, un mokkan, retrouvée à Asuka, dans le centre de l’actuelle préfecture de Nara. Le Man’yōshū conserve aussi les poèmes qu’elle composa pour son frère cadet, tué sur un soupçon de trahison. Après elle, plus de soixante princesses se succèdent sur quelque six cent soixante ans, jusqu’au XIVᵉ siècle, et l’Engishiki, recueil de procédures dont la compilation commence en 905, en fixe le protocole. La princesse est choisie par divination sur carapace de tortue parmi les femmes non mariées de la famille impériale, passe un an recluse dans une salle du palais, puis une autre année dans un palais provisoire hors de la capitale, et ne gagne Ise que deux ou trois ans après sa désignation. Elle en repart à l’abdication ou à la mort du souverain.
Le protocole ne prévoit à aucun moment qu’elle parle au nom de la déesse. En 1031, lors d’une fête du sanctuaire, la princesse Yoshiko dénonce des puissants qui manquent de respect à Ise et accuse de malversations le chef de l’administration de Saikū, en présentant ses paroles comme des oracles. Selon le musée, c’est la première fois qu’une saiō rend des oracles ; la nouvelle gagne la capitale, et la crise est assez grave pour qu’on lui donne ensuite pour successeur une enfant (la même page prête pourtant à une princesse antérieure, Masako, des oracles reçus en songe, si bien que la nouveauté tenait probablement au caractère public de la scène). La gardienne de pureté de l’époque classique et la possédée des chroniques appartiennent à deux registres que la cour, en 1031, ne souhaitait visiblement pas voir se confondre. Sur le site de Saikū, à Meiwa, la fouille a mis au jour une palissade de la fin du VIIᵉ siècle, contemporaine à peu près d’Ōku. Elle n’a livré aucune tablette de bois, parce que le sol du plateau, trop sec, ne conserve pas le bois, et la seule tablette au nom de la première princesse d’Ise que l’on puisse y voir est la réplique, exposée au musée historique de Saikū, d’un exemplaire trouvé à Asuka.
Pour aller plus loin
Le récit de Jingū ouvre sur la figure de Himiko et la question du Yamatai, traitées dans l’article consacré à la reine chamane. Le chinkonsai rejoint l’histoire des rites de cour fixés par les codes du VIIIᵉ siècle, et les poèmes de la princesse Ōku mènent au Man’yōshū, la plus ancienne anthologie poétique japonaise.
Dans le Japon ancien, des femmes parlaient-elles au nom des dieux, et ce rôle leur donnait-il du pouvoir ? La question touche aux débuts de l’État japonais, autour de l’actuelle région de Nara. Pour y répondre, on dispose surtout de deux chroniques écrites pour la cour au VIIIᵉ siècle. Elles racontent d’abord l’histoire des dieux, puis celle des premiers souverains. Les spécialistes les lisent depuis plus d’un siècle sans parvenir à s’entendre.
Un nom venu bien après les textes
On appelle aujourd’hui ces femmes des miko. Le mot sert d’abord à nommer les femmes qui assistent les prêtres d’un sanctuaire. Les historiens l’emploient aussi pour celles qui entraient en transe afin de faire parler un dieu. Les chroniques anciennes disent pourtant autre chose. Elles parlent de kannagi, un mot désignant ceux qui reçoivent les dieux, et ce mot vaut aussi pour des hommes.
Miko ne devient un nom général que bien plus tard. Son origine exacte reste inconnue. Les savants hésitent entre un objet où le dieu se manifeste et un titre réservé aux enfants de haute naissance.
Une danse devant la grotte, une voix d’impératrice
La première scène se passe chez les dieux. La déesse du soleil s’est cachée au fond d’une grotte. Une autre déesse, Uzume, se met à danser devant l’entrée. Comme possédée, elle se dénude et frappe du pied une cuve renversée. Les dieux rient si fort que la déesse du soleil sort pour voir. Bien plus tard, une famille de la cour se disait encore descendante de cette danseuse.
La seconde scène met en scène une impératrice, Jingū. Son époux joue d’un instrument à cordes pendant qu’un ministre attend la réponse divine. Le dieu parle alors par la bouche de l’impératrice. Il promet au souverain un pays riche, loin à l’ouest. L’époux refuse d’y croire et cesse de jouer. Il reprend sans conviction, puis la musique s’arrête et on le découvre mort.
Dans ce récit, la femme porte la voix du dieu, mais deux hommes l’entourent. L’un fait la musique, l’autre écoute et explique. Ces souverains sont légendaires, et personne ne peut dater la scène.
Des princesses gardées pures à Ise
Avec le temps, la cour fait de ce rôle une charge officielle. Une princesse non mariée part servir la grande déesse au sanctuaire d’Ise. On l’appelle saiō, c’est-à-dire la princesse consacrée d’Ise. La première dont l’existence soit sûre se nomme Ōku, fille de l’empereur Tenmu. En 673, son père l’envoie d’abord se purifier dans un palais à l’écart. Une tablette de bois portant son nom a été retrouvée dans l’ancienne capitale.
Plus de soixante princesses lui succèdent. La fonction disparaît au XIVᵉ siècle. On attend d’elles qu’elles restent pures et retirées du monde. En 1031, l’une d’elles annonce des oracles en public et accuse des puissants. La cour s’en inquiète, et lui choisit plus tard une enfant pour successeur.
Une puissance des sœurs ?
L’idée d’un pouvoir sacré des femmes vient d’un folkloriste, Yanagita Kunio. Il la lance en 1913 et la développe ensuite dans un livre. Il s’appuie sur une croyance d’Okinawa, où la sœur protège son frère quand il voyage. D’autres chercheurs ont prolongé cette piste. Selon eux, le pouvoir était partagé. La sœur parlait aux dieux, le frère gouvernait.
Ce camp garde de solides appuis. Les scènes de transe encadrée par deux hommes figurent bel et bien dans les chroniques. Okinawa a aussi connu une institution de ce genre, avec des prêtresses de village.
Une historienne, Yoshie Akiko, conteste ce tableau. Pour elle, l’image de la femme sacrée et cachée est surtout une construction moderne. Les chroniques ont été écrites juste après l’adoption de règles qui favorisaient la lignée des hommes. Elles auraient rangé les femmes du côté du sacré et laissé la politique aux hommes. Selon elle, certaines de ces femmes ont réellement gouverné. Les deux lectures s’opposent toujours.
Au musée national de Tokyo, une statuette de terre cuite du VIᵉ siècle montre une femme assise, couverte de perles, un miroir à grelots accroché à la hanche. On y voit probablement une prêtresse, mais personne ne sait de quelle tombe elle provient.
La version complète détaille la consultation de Kashihi, avec le rôle exact de l’homme qui joue et de celui qui interprète, et revient sur l’oracle de 1031 qui troubla la cour.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- *Kojiki*, livre I (Ame-no-Uzume devant la grotte céleste ; Uzume et Sarutahiko) et livre II, règne de Chūai, consultation de Kashihi (section XCVI de la traduction Chamberlain), 712 [Internet Sacred Text Archive](https://sacred-texts.com/shi/kj/kj103.htm
- *Nihon shoki*, livre I (âge des dieux), livre V (règne de Sujin : Yamatototohimomoso-hime, Toyosuki-iri-hime, Yamato-hime), livre IX (Jingū, consultation avec Ikatsu no Omi pour saniwa) et livre XXIX (Tenmu, deuxième année, 673 : la princesse Ōku au palais de purification de Hatsuse), 720 [traduction Aston, Smithsonian Libraries](https://library.si.edu/es/digital-library/book/nihongi1asto
- *Kogo shūi*, Inbe no Hironari, présenté le treizième jour du deuxième mois de 807 (origine du chinkonsai des Sarume) [notice de l’Encyclopedia of Shinto](https://d-museum.kokugakuin.ac.jp/eos/detail/?id=8634
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Sources primaires (suite)
- *Engishiki*, livre V, procédures relatives à la princesse consacrée d’Ise, compilation commencée en 905, en vigueur en 967 [Saiku Historical Museum](https://www.bunka.pref.mie.lg.jp/saiku/p0048200004.htm
- Haniwa de femme assise (埴輪 腰かける巫女), terre cuite, h. 68,5 cm, Ōizumi (Kokai), préfecture de Gunma, VIᵉ siècle, Bien culturel important Musée national de Tokyo, [J-21160](https://colbase.nich.go.jp/collection_items/tnm/J-21160?locale=ja
- Tablette de bois (mokkan) portant le nom de la princesse Ōku, Asuka (préfecture de Nara) réplique exposée au [musée historique de Saikū, Meiwa](https://www.bunka.pref.mie.lg.jp/saiku/p0048200014.htm
Bibliographie
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- Pierre Vinclair (trad.), *Kojiki. Chronique des faits anciens*, 2011 Le Corridor bleu ([liste des traductions, Kokugakuin](https://kojiki.kokugakuin.ac.jp/wp-content/uploads/2019/03/ac32491f7eda71c28889f91a3da288cd.pdf
- Alain Rocher, *Mythe et souveraineté au Japon*, Paris, 1997, VI-350 p., coll. « Orientales » [Presses universitaires de France](https://openlibrary.org/books/OL416950M
- Basil Hall Chamberlain (trad.), « A Translation of the Kojiki or Records of Ancient Matters », *Transactions of the Asiatic Society of Japan* X, supplément, 1882 Asiatic Society of Japan
- W. G. Aston (trad.), *Nihongi : Chronicles of Japan from the Earliest Times to A.D. 697*, Londres, 1896 [Japan Society, Kegan Paul, Trench, Trübner & Co.](https://library.si.edu/es/digital-library/book/nihongi1asto
- Hori Ichirō, « Shamanism in Japan », trad. David Reid, *Japanese Journal of Religious Studies* 2 (4), décembre 1975, p. 231 et suiv. [Nanzan Institute for Religion and Culture](https://nirc.nanzan-u.ac.jp/journal/6/article/485/pdf/download
- Yanagita Kunio (sous le pseudonyme de Kawamura Haruki), « Fujo kō », *Kyōdo kenkyū* 1, 1913, repris dans *Yanagita Kunio shū*, vol. 9, Tokyo, 1969, p. 221-301 Chikuma Shobō
- Yanagita Kunio, *Imo no chikara*, 1940, repris dans *Yanagita Kunio shū*, vol. 9, Tokyo, 1969, p. 1-219 Chikuma Shobō
- Nakayama Tarō, *Nihon fujo shi*, Tokyo, 1930, réimpr. Tokyo, Yagi Shoten, 1974 Ōokayama Shoten
- Yoshie Akiko, *Tsukurareta Himiko. « Onna » no sōshutsu to kokka*, Tokyo, 2005, 208 p., Chikuma shinsho 528 ; rééd. Chikuma gakugei bunko, 2018, 224 p. [Chikuma Shobō](https://www.chikumashobo.co.jp/product/9784480098917/
Sources en ligne
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- [« Fugeki »]( Encyclopedia of Shinto, université Kokugakuinhttps://d-museum.kokugakuin.ac.jp/eos/detail/?id=8971
- [« Ritsuryō Jingikan »]( Takashio Hiroshi Encyclopedia of Shinto, université Kokugakuinhttps://d-museum.kokugakuin.ac.jp/eos/detail/?id=8743
- [« Amenouzume »]( Mori Mizue Encyclopedia of Shinto, université Kokugakuinhttps://d-museum.kokugakuin.ac.jp/eos/detail/?id=9422
- [« Kogoshūi »]( Motosawa Masafumi Encyclopedia of Shinto, université Kokugakuinhttps://d-museum.kokugakuin.ac.jp/eos/detail/?id=8634
- [« 1. Ancient Shinto (1) »]( Sugiyama Shigetsugu Encyclopedia of Shinto, université Kokugakuinhttps://d-museum.kokugakuin.ac.jp/eos/detail/?id=9113
- [« Saniwa »]( Encyclopedia of Shinto, université Kokugakuinhttps://d-museum.kokugakuin.ac.jp/eos/detail/?id=8570
- [« Nonomiya »]( Inoue Nobutaka Encyclopedia of Shinto, université Kokugakuinhttps://d-museum.kokugakuin.ac.jp/eos/detail/?id=8835
- [« Section XCVI. Emperor Chiū-ai (Part II. – The Possession of Korea Divinely Promised) »]( trad. Basil Hall Chamberlain Internet Sacred Text Archivehttps://sacred-texts.com/shi/kj/kj103.htm
- [« Appointment of the Saio »]( Saiku Historical Museum, préfecture de Miehttps://www.bunka.pref.mie.lg.jp/saiku/p0048200004.htm
- [« Representative Saio »]( Saiku Historical Museum, préfecture de Miehttps://www.bunka.pref.mie.lg.jp/saiku/p0048200022.htm
- [« The beginnings of the Saiku »]( Saiku Historical Museum, préfecture de Miehttps://www.bunka.pref.mie.lg.jp/saiku/p0048200014.htm
- [« 埴輪 腰かける巫女 »]( Bunka isan online, Agence pour les affaires culturelleshttps://online.bunka.go.jp/heritages/detail/506231
- [« En finir avec le mythe de l’empereur mâle : un nouveau regard sur la société du Japon ancien »]( Itakura Kimie Nippon.comhttps://www.nippon.com/fr/japan-topics/d00808/
- [« ISE, sanctuaire »]( Encyclopædia Universalishttps://www.universalis.fr/encyclopedie/ise-sanctuaire/
- [« Les figures de l’origine dans la mythologie japonaise »]( thèse d’Alain Rocher theses.frhttps://theses.fr/1989GRE39040

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