Sur 2 641 bases d’épillets de riz recueillies à Tianluoshan, un village néolithique situé à sept kilomètres de Hemudu, un peu plus d’un quart portent la cicatrice nette d’une plante qui ne lâche plus ses grains à maturité. Environ trois siècles plus tard, dans les niveaux supérieurs du même site, la proportion atteint 38,8 %. Pendant ce temps, le riz passe de 8 à 24 % des restes végétaux, et l’essentiel du reste revient aux glands, aux mâcres (ces châtaignes d’eau ramassées dans les marais) et aux fruits cueillis, selon les chiffres publiés dans Science en mars 2009 par Dorian Fuller et une équipe sino-britannique où figuraient les fouilleurs du site.
Quatre mètres de dépôts dans la vallée de la Yao
À l’été 1973, des travaux près du village de Hemudu, dans le district de Yuyao, font remonter des tessons noirs, des bois travaillés et des os d’animaux. Deux campagnes de fouille suivent, en 1973-1974 puis en 1977-1978, sur un site d’environ 40 000 mètres carrés. Quatre mètres de dépôts s’y répartissent en quatre couches, dont la plus profonde a été datée par le radiocarbone entre 7 000 et 6 000 ans avant aujourd’hui. La nappe d’eau, très haute dans cette plaine littorale, a conservé ce qui disparaît d’ordinaire sur un site de plein air, le bois, les feuilles, les coques et les graines.
Dans la couche 4, des lits de balles, de tiges et de feuilles de riz s’étendent près des constructions. Dès 1976, un article de la revue Wenwu consacré à ce riz et aux bêches en os de la même couche installe la lecture d’une société de riziculteurs. Zheng Yunfei, de l’Institut provincial d’archéologie du Zhejiang, rappelait en 2009 que le site avait été aussitôt tenu pour le berceau de la riziculture chinoise, et probablement mondiale ; le portail chinaculture.org affirme encore que ce riz devance de trois mille ans celui de l’Inde. Au début des années 1990, des restes plus anciens apparaissent dans la moyenne vallée du Yangzi, et Hemudu perd le titre de première société agricole d’Asie orientale.
Pieux, tenons et mortaises
La même couche a livré des rangées de pieux enfoncés dans la vase, des poutres et des planches. Les fouilleurs y ont reconnu une architecture dite ganlan, où le plancher repose sur des pieux au-dessus d’un sol humide ; l’une des maisons mesurait 23 mètres de long pour environ 7 de profondeur, avec une galerie de 1,3 mètre en façade. Selon le géographe Ronald Knapp, le plancher se tenait à 0,8 ou 1 mètre du sol, hors d’atteinte de l’eau. Beaucoup de bois portent des assemblages à tenon et mortaise, où une saillie taillée au bout d’une poutre s’emboîte dans une cavité creusée dans une autre, les plus anciens connus à ce jour dans l’architecture chinoise.
Encore faut-il mesurer ce qui a survécu. Les pieux ont tenu parce qu’ils étaient plantés dans un sol gorgé d’eau, tandis que plancher, parois et toiture sont restitués à partir des pieux, de leur alignement et des bois tombés autour, si bien que la hauteur du plancher et la forme du toit relèvent de la déduction, solide, appuyée sur des assemblages conservés, mais déduction tout de même. En 2017, l’équipe de Liye Xie, qui travaille avec le musée de Hemudu, écrit que les plus anciennes maisons sur pieux de Tianluoshan ont été bâties sur des sédiments côtiers, et, précise-t-elle, probablement celles de Hemudu.
Les superlatifs attachés au site vacillent aussi. En 2020, à 1,5 kilomètre d’un site de la culture de Hemudu, la fouille de Jingtoushan a livré un amas de coquillages occupé entre 8 300 et 7 800 ans avant aujourd’hui, et un bois que son responsable, Sun Guoping, tient pour un assemblage à tenon et mortaise peut-être plus ancien encore. Le bol de bois couvert de laque rouge de Hemudu, haut d’environ 6 centimètres, sorti de terre en 1977 et conservé au musée provincial du Zhejiang, à Hangzhou, a longtemps passé pour le plus ancien objet laqué de Chine ; un arc laqué de Kuahuqiao, près de Hangzhou, plus vieux de plus d’un millénaire, le devance désormais.
Bidao
En 2006, Jiang Leping et Liu Li publient dans Antiquity de nouveaux indices sur les origines de la sédentarité et de la domestication du riz dans le bas Yangzi. L’année suivante, Dorian Fuller, Emma Harvey et Qin Ling leur répondent dans la même revue, sous un titre en forme de question, « Presumed domestication ? ». Dans le bas Yangzi, selon eux, une culture du riz encore sauvage aurait commencé vers 5000 avant notre ère et la domestication se serait accomplie vers 4000, ce qui fait des premiers habitants de Hemudu des cueilleurs sédentaires, ramassant le riz avec les noix, les glands et les châtaignes d’eau. Fuller a formulé le principe en 2009, il faut tenir une plante pour sauvage tant qu’aucune preuve de domestication n’a été produite. Un de leurs arguments vient de Hemudu même. Les nombreuses balles vides signalées dans le rapport de fouille y sont lues comme des épillets immatures, donc comme la trace d’une récolte faite avant maturité, la seule façon de ramasser un riz sauvage qui égrène spontanément. En décembre 2007, Li Liu, Gyoung-Ah Lee, Jiang Leping et Zhang Juzhong répliquent dans The Holocene que, dès 9 000 ans avant le présent, au nord comme au sud de la Chine, des groupes récoltaient le riz sauvage et amorçaient une culture qui mènerait à la domestication ; ils contestent aussi le critère de l’immaturité et l’usage fait de la taille des grains.
La réplique la plus serrée vient en 2008 de Yan Pan, membre de l’équipe de Kuahuqiao, qui reprend le passage du rapport de fouille de Hemudu (J. Zhou, 2003, p. 430) sur lequel s’appuie la lecture des épillets immatures. Le mot chinois employé, bidao, y désignerait des épillets stériles, dont le grain ne s’est pas formé faute de nutriments, à cause d’un parasite ou d’une pollinisation manquée, accident courant jusque dans les rizières modernes, où il touche 10 à 20 % des épillets. Dans le même paragraphe, le rapport ajoute que ce riz s’est révélé domestiqué et annuel. La question n’est pas close pour autant, car le volume de 2003 contient aussi un chapitre, signé S. Tang, Y. Sato et W. Yu, consacré à la découverte de grains de riz sauvage normaux parmi le riz carbonisé de Hemudu. Le rapport de référence du site fournit donc des arguments aux deux camps, et le mot de domestication, appliqué au riz de la couche 4, désigne une proportion qu’il reste à mesurer.
Des glands dans les fosses de Tianluoshan
Tianluoshan a été repéré en 2001 par des habitants qui foraient un puits, et il est fouillé sans interruption depuis 2004 ; à l’ouest du village, qui couvre environ 3 hectares, s’étendent 6,3 hectares de rizières anciennes. Sur le matériel des fouilles de 2004 à 2007, l’équipe de Fuller, Qin Ling, Zheng Yunfei et Sun Guoping a classé les bases d’épillets en trois catégories, sauvage, domestique, immature, d’après une comparaison avec 140 populations de riz actuelles. La part domestique monte de 27,4 à 38,8 % entre 6 900 et 6 600 ans avant aujourd’hui, pendant que se multiplient les mauvaises herbes typiques des champs cultivés. Dans les niveaux anciens, des fosses de stockage contenaient encore des glands, et les dépôts mêlent balles de riz, coques de glands, coques de mâcres et pépins de kakis.
Le résultat dément la lecture de 1976, celle d’un riz pleinement domestiqué, et précise celle de 2007. Le riz de Tianluoshan est cultivé, puisque les adventices l’accompagnent et que la sélection le transforme d’une couche à l’autre ; il n’est pas encore domestiqué, puisque près des deux tiers des épillets ne portent pas le caractère domestique. Fuller estimait que la domestication avait probablement duré au moins deux millénaires, sans pouvoir dater le début de la culture qui l’a précédée. Zheng Yunfei, cosignataire de l’étude, retenait une formule plus favorable aux villageois, qui n’auraient peut-être pas été les premiers à cultiver le riz mais l’ont cultivé et ont fini par le domestiquer. En 2010, Fuller et Qin ont proposé d’y voir l’effet d’un recul régional des chênes, donc des glands, hypothèse qu’ils confrontent aux séquences polliniques disponibles.
Au début de la séquence, avec 8 % des restes végétaux, le riz reste un aliment d’appoint.
Des bêches qui n’ont pas toutes bêché
Les bêches en os ont fait autant que le riz pour installer l’image d’un Hemudu paysan. Taillées dans des omoplates de buffles d’eau ou de cerfs, rainurées et percées pour l’emmanchement, elles ont été rapprochées du si, l’outil à retourner la terre des textes chinois anciens, que des reliefs d’époque Han montrent aux mains du Divin Laboureur. Un exemplaire de la couche 4, inventorié HMDT224(4)B:175, long de 18,2 centimètres, garde encore sa ligature et un bout de manche. En 2017, Liye Xie, Xuejiao Lu, Sun Guoping et Weijin Huang ont examiné 155 de ces outils et les ont comparés à des répliques taillées dans des omoplates de bovins, achetées à l’abattoir du village de Tianluoshan et maniées par trente-trois paysans et ouvriers de la région. Sur les 80 outils dont l’usure a pu être lue, 50 portent des traces de terre et 30 des traces de fibres, de peaux ou d’écorces. Au mieux, la moitié servait donc de si, sur une terre très meuble, et les auteurs jugent que Hemudu ne devrait pas être qualifié de société agricole. Le mot de bêche convient d’ailleurs mieux que celui de houe, puisque les exemplaires retrouvés avec leur ligature étaient emmanchés dans l’axe et que les répliques montées en houe ont à peine entamé le sol le plus tendre.
La même étude fournit pourtant à l’autre camp son meilleur argument. À Hemudu, selon un barème que les auteurs donnent pour approximatif, les outils usés par la terre l’ont été environ huit fois plus souvent en sol de rizière que dans les habitats. En 2023, l’équipe de Junmei Sawada a relevé sur 22 défunts de Hemudu et de Tianluoshan, échantillon qu’elle juge elle-même réduit, plus de caries et de lésions des os longs que chez des chasseurs-cueilleurs du Guangxi, en partie imputables au travail en rizière, tout en décrivant une économie diversifiée qui ne dépendait pas outre mesure du riz. Le désaccord porte moins sur les faits que sur le seuil à partir duquel une société mérite le nom d’agricole.
La mer à la porte
À Kuahuqiao, l’équipe de Yongqiang Zong a montré en 2007 que des communautés néolithiques brûlaient, il y a environ 7 700 ans, les fourrés d’aulnes d’un marais pour y cultiver le riz, jusqu’à ce que la mer submerge le site vers 7 550 ans avant le présent. Dans la vallée de la Yao, les carottages publiés en 2018 par l’équipe de Yan Liu montrent une mer stabilisée vers 7 600 ans avant le présent, puis une plaine alluviale gagnant peu à peu le fond de la vallée ; les premiers arrivants s’y installent au plus tard vers 7 000 ans, et la culture de Hemudu y dure environ deux millénaires.
La même année, l’équipe de Keyang He publie, pour le site voisin de Yushan, des comptages de pollens, de phytolithes et de diatomées qui divisent la culture de Hemudu en deux phases autour de 6 000 ans avant le présent, et attribue la coupure à des fluctuations du niveau marin.
Le départ final est plus obscur. Pour l’équipe de Yan Liu, l’abandon de la vallée après 5 000 ans avant le présent demeure discuté, et elle avance l’engorgement rapide de cette plaine très basse en même temps que des raisons sociales, que les sédiments seuls ne permettent pas de saisir. Entre l’équipe de Keyang He, qui lit dans les dépôts de Yushan une mer capable d’interrompre une culture en pleine croissance, et celle de Yan Liu, qui associe à l’eau des causes humaines qu’aucun carottage ne date, la question de savoir pourquoi les gens de Hemudu ont laissé leurs pieux dans la vase n’a pas reçu de réponse que les deux laboratoires partagent.
Pour aller plus loin
La culture de Liangzhu, qui succède à Hemudu dans le bas Yangzi vers 5 000 ans avant le présent, montre la suite de l’histoire du riz domestiqué. Les sites de Kuahuqiao et de Shangshan, plus anciens, permettent de remonter vers ses débuts, et le blé et l’orge du Proche-Orient offrent un point de comparaison pour la durée de toute domestication.
On lit souvent que le riz cultivé serait né à Hemudu, un village chinois vieux d’environ 7 000 ans. Il se trouvait au sud de la baie de Hangzhou, sur une côte basse et marécageuse. Le site a été découvert en 1973, pendant des travaux. Son sol gorgé d’eau avait gardé le bois des maisons et des couches entières de déchets de riz. Depuis, une question divise les chercheurs. Ces villageois étaient-ils vraiment des paysans ?
Un village posé sur des poteaux
Les fouilleurs ont d’abord trouvé des rangées de poteaux de bois enfoncés dans la vase. Ces poteaux soutenaient autrefois un plancher, placé au-dessus d’un sol humide. L’une des maisons mesurait 23 mètres de long. Ses poutres tenaient ensemble par un système d’encoches, où une pointe taillée au bout d’une pièce venait se loger dans un creux.
Seuls les poteaux ont vraiment survécu, parce qu’ils étaient plantés dans la terre mouillée. Le plancher, les murs et le toit ont disparu. Toute image de ces maisons est donc une reconstitution. Les chercheurs qui connaissent le mieux le site emploient eux-mêmes le mot probablement quand ils en parlent.
Un riz à mi-chemin
Une plante sauvage laisse tomber ses grains dès qu’ils sont mûrs. Le riz que l’on cultive aujourd’hui les garde attachés à la tige jusqu’à la récolte. Ce changement vient d’un tri répété par les humains, saison après saison. Les spécialistes appellent ce long processus la domestication.
Pour savoir où en était ce changement, des chercheurs se sont tournés vers Tianluoshan. Ce village voisin a été découvert par des habitants qui creusaient un puits. Les savants y ont examiné des milliers de petites attaches qui reliaient les grains à leur tige. Au début, un peu plus d’un quart seulement portaient la marque d’un riz qui garde ses grains. Trois siècles plus tard, cette part avait nettement augmenté.
Le riz restait pourtant un aliment secondaire. Dans les couches les plus anciennes, les glands et les châtaignes d’eau des marais dominent largement les restes de plantes. Les villageois cultivaient donc un riz en train de changer, tout en mangeant surtout ce qu’ils ramassaient. Pour l’un des chercheurs, cette transformation a sans doute pris au moins deux millénaires.
Sur ce point, les spécialistes se disputent. Un camp affirme que les premiers habitants de Hemudu récoltaient un riz encore sauvage. L’autre répond que la culture du riz avait commencé bien plus tôt dans la région. Un seul mot chinois du rapport de fouille, compris de deux façons, a même nourri la querelle. Ce rapport contient d’ailleurs des arguments pour les deux camps.
Des outils en os mis à l’épreuve
Les bêches de Hemudu sont taillées dans des omoplates de buffle d’eau ou de cerf, puis fixées au bout d’un manche. Elles ont longtemps servi de preuve que les habitants retournaient la terre de leurs champs. Des chercheurs en ont fabriqué des copies et les ont confiées à des paysans de la région. Ils ont ensuite comparé l’usure des copies avec celle des vrais outils.
La moitié au plus de ces bêches avait servi à creuser la terre, et seulement une terre très meuble. D’autres portent les traces d’un travail des peaux ou des écorces. Pour ces chercheurs, il vaut mieux ne pas parler de société agricole à Hemudu.
L’autre camp garde un argument solide. Les bêches qui ont touché la terre l’ont surtout fait dans des sols de rizière. Chez les habitants, les squelettes montrent aussi plus de caries et de lésions que ceux de chasseurs-cueilleurs, en partie à cause du travail des champs. Le désaccord tient donc au moment où l’on accepte d’appeler quelqu’un paysan.
Une vallée abandonnée
Ces villages vivaient près de la mer, dans une plaine très basse. La mer y a monté puis reculé à plusieurs reprises. Une équipe pense que ces mouvements ont déjà coupé une première fois l’essor de cette culture. Une autre juge que le départ final des habitants reste discuté. Elle évoque l’eau qui noyait les terres basses, mais aussi des raisons sociales que les couches de boue ne racontent pas.
Du village, il reste aussi un petit bol de bois couvert de laque rouge, haut d’environ 6 centimètres. Il est conservé au musée provincial du Zhejiang, à Hangzhou.
La version complète raconte la querelle née d’un seul mot chinois, et décrit la bêche retrouvée avec sa ligature et un bout de manche, sous son numéro d’inventaire.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Bêche sur omoplate conservant sa ligature et un fragment de manche, l. 18,2 cm, larg. 9,8 cm, couche 4 de Hemudu, n° HMDT224(4)B:175 rapport de fouille de 2003, pl. 26-1, reproduite dans [Xie et al., 2017, fig. 4a](https://link.springer.com/article/10.1007/s10816-015-9271-x
- Bêches sur omoplate de buffle d’eau et de cervidé du site de Hemudu, 93 exemplaires examinés, dont HMD 271 et HMD 336 Musée du site de Hemudu, Yuyao (Zhejiang)
- Bol en bois laqué rouge, h. env. 6 cm, fouille de 1977, culture de Hemudu [Musée provincial du Zhejiang, Hangzhou](https://global.chinadaily.com.cn/a/202409/24/WS66f1f0ffa3103711928a9538.html
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Sources primaires (suite)
- Pieux et bois assemblés à tenon et mortaise de la couche 4, maison longue de 23 m sur env. 7 m site de Hemudu, Yuyao (Zhejiang)
- Bases d’épillets de riz de Tianluoshan, 2 641 spécimens classés, fouilles 2004-2007 publiées par [Fuller et al., *Science*, 2009](https://doi.org/10.1126/science.1166605
- Institut provincial du patrimoine et d’archéologie du Zhejiang, *Hemudu. Xinshiqi shidai yizhi kaogu fajue baogao* (rapport de fouille), Pékin, 2003, notamment J. Zhou, p. 429-430, et S. Tang, Y. Sato et W. Yu, p. 440-444 Wenwu chubanshe
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Sources en ligne
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- [« New evidence supports China as the cradle of rice cultivation »]( Stone Pages Archaeo News, d’après China Dailyhttps://www.stonepages.com/news/archives/003240.html
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- [« Data for : Middle-Holocene Sea-Level Fluctuations Interrupted the Developing Hemudu Culture in the Lower Yangtze River, China »]( Keyang He et alii, 2018 Mendeley Datahttps://data.mendeley.com/datasets/w9yx95j2w4
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