Le texte du grand harae, la purification collective du Japon ancien, nous vient d’un règlement achevé en 927. Le rite, lui, apparaît dans les annales dès 676, célébré au bord de la mer à Naniwa. Deux siècles et demi séparent donc la cérémonie de la formule qu’on lui associe. Et cette formule n’est pas seule dans le rouleau. Juste après elle, le même recueil consigne une seconde incantation, prononcée le même jour, par d’autres officiants, dans une autre langue.
Une amende avant d’être un bain
Le mot harae recouvre aujourd’hui l’ensemble des rites qui ôtent la souillure. L’entrée que Nishioka Kazuhiko lui consacre dans l’Encyclopedia of Shinto rappelle un autre emploi, plus ancien. Le terme désigne aussi l’agamono, la peine imposée à qui a introduit une souillure dans l’enceinte d’une fête ou dans la communauté. Une amende, payée en biens.
Le Kojiki en donne la scène. Après les violences de Susanoo dans la plaine céleste, les dieux assemblés le condamnent à fournir mille tables chargées de biens, lui coupent la barbe, lui arrachent les ongles, puis le chassent. Personne ne se baigne.
Le misogi est l’autre opération. On y lave le corps entier pour en détacher les malheurs, les fautes et les souillures qui s’y sont fixés. La même encyclopédie précise que misogi et harae ont d’abord désigné des pratiques distinctes, avant de se souder en un mot composé, misogi-harae, où les deux sens deviennent interchangeables. Dans la pratique contemporaine, presque plus rien ne les sépare.
L’ablution est attestée bien avant les codes. La notice sur le peuple Wa, insérée au IIIᵉ siècle dans l’histoire chinoise des Wei, décrit les funérailles de l’archipel et note qu’une fois l’enterrement terminé, toute la maisonnée entre dans l’eau pour se laver. C’est la mention la plus ancienne dont on dispose, et elle vient d’un observateur étranger.
Izanagi se lave à Awagihara
Le mythe fournit une origine toute faite. Izanagi descend au Yomi chercher sa femme morte, la découvre décomposée, s’enfuit, et remonte chargé de la souillure du séjour des morts. À Awagihara, il se lave. De son œil gauche naît Amaterasu, de son œil droit Tsukuyomi, de son nez Susanoo. Le Kojiki et le Nihon shoki racontent la même séquence. L’ordre des choses est pourtant plus incertain que la scène. Le Kojiki est achevé en 712, le Nihon shoki en 720, et l’entrée « Ōharae » rédigée par Namiki Kazuko pour l’Encyclopedia of Shinto indique que la thèse dominante place l’apparition des grandes purifications régulières à la fin du VIIᵉ siècle. Les deux chronologies se recouvrent presque exactement, et l’on ne sait pas trancher entre un rite qui découlerait du mythe et un mythe mis par écrit pour fonder un rite qu’on venait d’inscrire au calendrier, parce que les documents qui permettraient de choisir ont été produits par la même cour, dans les mêmes années, au cours de la même entreprise d’unification des traditions.
Devant la porte Suzaku, deux formules pour un seul rite
Le Jingiryō, section du code consacrée aux divinités, fixe la cérémonie au dernier jour du sixième mois et au dernier jour du douzième. L’empereur, tous ses officiers et leurs familles y sont tenus. Une purification exceptionnelle peut aussi être ordonnée dans les provinces, avant le grand rite d’intronisation, ou au départ de la princesse consacrée pour Ise ou pour Kamo. Le lieu ordinaire est l’esplanade de la porte Suzaku, entrée sud de l’enceinte palatiale. Les Nakatomi y présentent le chanvre du harae et proclament la formule aux fonctionnaires rassemblés, les Fumibe de Yamato et de Kawachi remettent le sabre, les Urabe exécutent l’opération. La formule énumère d’abord les fautes célestes, celles qu’avait commises Susanoo, qui touchent toutes à la riziculture, rompre les diguettes, combler les canaux et écorcher une bête à rebours. Viennent ensuite les fautes terrestres, catalogue autrement hétérogène qui va de la blessure et du meurtre aux unions interdites, à la maladie de peau, au maléfice, aux dégâts causés par les insectes et par les oiseaux. Le texte devient très précis sur ce qu’on fait des fautes une fois énoncées. Seoritsuhime les emporte au large, Hayaakitsuhime les avale, Ibukidonushi les souffle jusqu’au pays des racines, Hayasasurahime les y égare. Quatre divinités se relaient sur ce parcours, qui va du rivage jusqu’au fond du monde sans la moindre interruption.
La seconde formule figure immédiatement après, dans le même livre VIII, et elle est en chinois. Les scribes Fumibe de Yamato présentent le sabre et invoquent l’Auguste Ciel souverain d’en haut, les grands seigneurs des trois pôles, le soleil, la lune et les étoiles, les dieux des huit directions, le Directeur des Destinées et le Directeur des Registres, à gauche le Roi Père d’Orient, à droite la Reine Mère d’Occident, les cinq empereurs des cinq directions et les quatre saisons. Ils offrent une figurine d’argent pour écarter les calamités et un sabre d’or pour prolonger le règne. L’incantation fixe ensuite les quatre bornes du monde, jusqu’à l’arbre Fusang à l’orient et jusqu’aux eaux faibles au septentrion, et s’achève sur le souhait de dix mille ans.
Aucun kami dans ce second texte. Le panthéon y est entièrement chinois, et la Reine Mère d’Occident n’a jamais été autre chose qu’une divinité du taoïsme. Les deux formules se suivent sur le même rouleau, se prononcent le même jour, à quelques pas l’une de l’autre, et ne se mélangent jamais. Les décomptes du livre VIII divergent d’ailleurs, vingt-sept formules chez Donald Philippi, vingt-neuf dans les recensions japonaises courantes, selon qu’on isole ou non l’incantation au sabre et deux ou trois variantes. Le compte élevé nous paraît le meilleur, parce qu’il rend à cette incantation son statut de texte autonome plutôt que d’appendice.
Une autre cérémonie se tenait aux mêmes dates. Le michiae no matsuri disposait aux carrefours des offrandes destinées aux entités venues de l’extérieur, nourriture, peaux de bœuf et de sanglier, assorties de l’injonction de ne pas revenir. Marianna Lázár note que sa première mention connue dans les annales date de 735, l’année où la variole remonte de Dazaifu vers la capitale.
On jetait les fautes dans les fossés de Nijō
Les fouilles des capitales ont modifié le débat. Michael Como rappelle que les sites de l’époque de Nara et du début de Heian ont livré des dizaines de milliers de vases rituels, d’ustensiles et de poupées de substitution, et que les inscriptions portées sur beaucoup d’entre elles dérivent de rites chinois d’apaisement des esprits.
Ces objets portent un nom, hitogata, la forme humaine. Ce sont des planchettes de bois découpées en silhouette. Plus de deux cents ont été retirées d’un fossé de l’avenue Nijō, à l’extérieur de la porte Mibu du palais de Heijō. Huit autres proviennent du canal Horikawa, dans la même capitale, dont trois mesurent près d’un mètre. Marianna Lázár décrit une planchette de onze centimètres, datée de la première moitié du VIIIᵉ siècle, marquée de plusieurs traits d’encre autour d’un œil, avec au dos la mention que l’œil gauche s’est mis à souffrir ce jour-là.
À partir du milieu du VIIIᵉ siècle, les hitogata se rencontrent avec une autre catégorie d’objets, les jinmen doki, poteries portant un visage dessiné à l’encre. Le site de Shōzaku, dans la préfecture de Chiba, en a livré cent vingt-trois. À Heian, la purification des sept rivières faisait souffler l’empereur sur sept poupées, qu’il caressait avant qu’on les porte à sept cours d’eau. La poupée de papier a remplacé la poupée de bois, la mécanique n’a pas bougé.
La figurine d’argent de l’incantation chinoise et la planchette du fossé de Nijō font exactement le même travail. Un corps de remplacement reçoit le mal, puis on s’en débarrasse en le confiant à l’eau courante, qui l’emporte hors de la ville.
Une souillure se purge, une faute se rachète
Les deux notions que le rite traite ne se réparent pas de la même manière. Le kegare vient de la mort, de la naissance, du sang, de la maladie. Il s’attend. On laisse courir un délai, puis l’ablution détache la tache. Le tsumi se rachète par une offrande proportionnée à sa gravité et au rang de son auteur. Dès le VIIIᵉ siècle, les deux opérations se confondent dans l’usage courant, au point que les textes finissent par employer un seul mot pour les deux. Les règlements, eux, chiffrent. Selon l’Engishiki, celui qui portait la souillure de mort devait être tenu à l’écart pendant trente jours, afin de ne pas la communiquer aux autres. Le même texte prévoit qu’elle se transmet par contact, et jusqu’à trois degrés. Yoshie Akio signale qu’à partir de 864 l’incendie accidentel entre à son tour dans la liste, avec le même interdit de trente jours qu’une mort d’homme.
Ce glissement a une histoire, et Yoshie Akio s’est employé à l’écrire. Son article de 1995 reproche aux études d’ethnologie, à la science des religions et à l’histoire du shinto de confondre la souillure, la faute et la calamité, et de traiter ces notions hors du temps. Entre le VIIIᵉ et le Xᵉ siècle, montre-t-il, la cour construit un appareil d’évitement qui légitime la monarchie et le rôle de l’aristocratie. Les organes de gouvernement s’y présentent comme la civilisation face à une société rurale tenue pour encore barbare. La discrimination sociale qui en découlera est logée dans le dispositif dès le départ.
Le même milieu vivait sous d’autres contraintes du même ordre. Bernard Frank a mesuré ce que les interdits de direction, calculés par le bureau du Yin et du Yang, imposaient de détours à l’aristocratie de Heian, plusieurs dizaines de jours par an.
Soixante et onze hivers dans une cour de Tokyo
Le 11 janvier 2026, une centaine de personnes sont entrées dans des bacs d’eau glacée, dans la cour du sanctuaire Teppōzu Inari, à Tokyo. Elles avaient d’abord couru autour du quartier et fait des exercices d’échauffement, puis elles ont invoqué les grandes divinités du harae avant de se verser l’eau au seau. C’était la soixante et onzième édition. La cérémonie remonte donc à 1955, elle a longtemps été réservée aux membres du sanctuaire, et les inscriptions sont aujourd’hui ouvertes au public.
Rien de tout cela ne règle la question de l’ancienneté, et le camp qui défend un fond archaïque dispose d’appuis qu’il faut prendre dans leur version forte. La notice chinoise du IIIᵉ siècle montre une maisonnée entière qui se lave après un enterrement, quatre siècles avant les codes et avant tout dieu taoïste invoqué devant la porte Suzaku. Les mots eux-mêmes résistent, puisque harae, misogi, tsumi et kegare sont des termes japonais, pas des emprunts au chinois, et que les fautes énumérées par la formule appartiennent au monde d’un village de riziculteurs. Yoshie Akio rappelle enfin que la formule conservée dans un document du début du Xᵉ siècle peut être ramenée, par son contenu et par son style, à la fin du VIIᵉ ou au début du VIIIᵉ siècle, au moment précis où naît le rite d’État.
L’apport continental explique l’appareil, les figurines, le calendrier des deux mois. Il n’explique pas les mots.
Deux termes anciens résistent d’ailleurs encore. Les sources mentionnent un yoshi no harae et un ashi no harae, la purification bonne et la purification mauvaise. Suzuki Shigetane, commentateur des formules de l’Engishiki, y voyait deux peines, l’une frappant les fautes restées cachées, l’autre celles qui avaient été découvertes. L’entrée « Harae » de l’Encyclopedia of Shinto, qui rapporte sa lecture, ajoute que le sens des deux termes n’est pas clair, et aucun document connu ne permet aujourd’hui de départager son hypothèse d’une autre.
Pour aller plus loin
Le sujet croise la voie du Yin et du Yang, l’Onmyōdō, dont les spécialistes de cour fabriquaient et manipulaient les figurines de substitution. Il croise aussi la compilation du Kojiki et du Nihon shoki au début du VIIIᵉ siècle, qui fixe par écrit les mythes d’où le rite tire son origine déclarée. Il rejoint enfin l’épidémie de variole des années 730, qui montre comment l’État de Nara mobilisait ses cérémonies contre une crise sanitaire.
On présente souvent les purifications japonaises comme un geste immémorial et purement local. Un prêtre agite un rameau de papier, un visiteur se rince les mains à l’entrée d’un sanctuaire, quelqu’un entre dans l’eau froide au petit matin. Ces gestes sont anciens, et personne ne le conteste. Mais quand on remonte aux textes les plus vieux, on tombe sur autre chose que ce qu’on attendait.
Le mot voulait dire amende
Deux mots japonais couvrent ces pratiques. Le harae est l’ensemble des rites qui ôtent le mal. Le misogi est le bain qui lave le corps entier.
Dans les emplois les plus anciens, le premier de ces mots ne désigne pas un geste religieux. Il désigne une peine. Celui qui avait apporté une souillure dans une fête ou dans son village devait livrer des biens pour la réparer. Le récit fondateur du panthéon japonais le montre bien : un dieu turbulent est condamné à fournir mille tables d’offrandes, on lui coupe la barbe et on lui arrache les ongles, puis on le chasse. Il n’entre dans aucune eau.
Le bain, lui, est attesté très tôt. Un rapport chinois du IIIᵉ siècle décrit les funérailles de l’archipel et note qu’une fois l’enterrement fini, toute la maisonnée descend se laver. Les deux pratiques ont donc coexisté longtemps avant de se confondre dans l’usage courant.
Deux prières le même jour
À partir du VIIIᵉ siècle, la cour organise deux fois par an une purification générale. Elle a lieu au dernier jour du sixième mois et au dernier jour du douzième, sur l’esplanade qui précède la porte sud du palais. L’empereur, ses fonctionnaires et leurs familles doivent y assister.
Un officiant y proclame en japonais une longue prière. Elle énumère les fautes du pays, d’abord celles qui abîment les rizières, ensuite une liste très mêlée où voisinent le meurtre, les unions interdites, les maladies de peau et les dégâts des insectes. Elle décrit enfin le chemin par lequel quatre divinités emportent tout cela vers le large, puis vers le fond du monde.
Une seconde prière suit, le même jour, sur le même rouleau. Elle est rédigée en chinois et ne s’adresse à aucune divinité japonaise. Des scribes offrent un sabre et invoquent le Ciel souverain, les astres, le Roi Père d’Orient et la Reine Mère d’Occident, qui sont des figures du taoïsme. Ils présentent une petite figurine d’argent pour écarter les malheurs. Les deux textes se succèdent sans jamais se mélanger.
Des silhouettes de bois dans un fossé
Les fouilles des anciennes capitales ont apporté la surprise. On y a sorti par dizaines de milliers des vases, des ustensiles et surtout des planchettes de bois découpées en forme de corps humain. Beaucoup portent des inscriptions à l’encre qui reprennent des formules chinoises.
Ces silhouettes servaient de remplaçants. On y transférait le mal, puis on les jetait à l’eau courante. L’une d’elles, longue de onze centimètres, porte des traits d’encre autour d’un œil et, au dos, une note indiquant que l’œil gauche s’était mis à faire souffrir son propriétaire ce jour-là.
La figurine d’argent de la prière chinoise et la planchette jetée au fossé font le même travail. C’est le point qui a le plus changé la façon d’écrire cette histoire.
L’argument d’en face
Rien de tout cela ne prouve que les purifications japonaises viennent du continent. Trois éléments tiennent solidement dans l’autre sens. Le bain après un enterrement est décrit quatre siècles avant l’installation du rite de cour. Les quatre mots qui portent toute l’affaire sont japonais et non chinois. Et la longue prière, bien que recopiée dans un règlement du Xᵉ siècle, peut être ramenée par sa langue à l’époque où la cérémonie officielle se met en place.
Un historien japonais a par ailleurs montré que l’évitement de la souillure a servi à la cour à se présenter comme le camp de la civilisation, face à des campagnes jugées grossières. Les règlements fixaient trente jours d’écart pour qui avait approché un mort. Cette peur a nourri, plus tard, des exclusions durables.
L’image la plus concrète de tout cela reste un fossé de la capitale de Nara, où plus de deux cents de ces silhouettes de bois attendaient dans la vase quand les archéologues les en ont tirées.
La version complète donne le détail de l’incantation chinoise récitée devant la porte du palais, l’affaire de la planchette marquée à l’œil gauche, et la démonstration par laquelle un historien relie l’évitement de la souillure à la fabrication d’une hiérarchie sociale.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Engishiki, livre VIII (Jingi 8, norito), « Minazuki no tsugomori no ōharae », formule de la grande purification du dernier jour du sixième mois, compilation achevée en 927
- Engishiki, livre VIII, « Yamato no Fumi no Imikibe no tachi o tatematsuru toki no ju », incantation prononcée lors de la remise du sabre, placée immédiatement après la formule précédente
- Engishiki, manuscrit de l’époque de Heian, XIᵉ siècle, Trésor national, ancien fonds de la famille Kujō Musée national de Tokyo
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Sources primaires (suite)
- Kojiki, 712, livre I : ablution d’Izanagi à Awagihara, naissance d’Amaterasu, de Tsukuyomi et de Susanoo ; châtiment de Susanoo, mille tables d’offrandes, barbe coupée et ongles arrachés
- Nihon shoki, 720 : grande purification de 676 célébrée au bord de la mer à Naniwa ; purification ordonnée dans toutes les provinces en 686
- Sanguozhi, « Wei shu », notice sur le peuple Wa, IIIᵉ siècle : ablution de la maisonnée entière après les funérailles
- Hitogata de bois, plus de deux cents pièces, fossé de l’avenue Nijō devant la porte Mibu du palais de Heijō, époque de Nara ; huit planchettes de cyprès du canal Horikawa, dont trois de près d’un mètre
Bibliographie
- Donald L. Philippi, *Norito. A Translation of the Ancient Japanese Ritual Prayers*, Princeton, 1990 (1ʳᵉ édition 1959) Princeton University Press
- Michael I. Como, *Weaving and Binding. Immigrant Gods and Female Immortals in Ancient Japan*, Honolulu, 2009 University of Hawai’i Press
- Yoshie Akio et François Macé, « Éviter la souillure. Le processus de civilisation dans le Japon ancien », *Annales. Histoire, Sciences Sociales* 50 (2), 1995, p. 283-306, DOI 10,3406/ahess.1995,279367 Éditions de l’EHESShttps://doi.org/10.3406/ahess.1995.279367
- Marianna Lázár, « Archaeology and Onmyōdō. Human-Shaped Ritual Objects Associated with Purification Rites and Curses », dans Halina Zawiszová, Giorgio Strafella et Martin Lavička (dir.), *Embodied Entanglements. Gender, Identity, and the Corporeal in Asia*, Olomouc Asian Studies 3, Olomouc, 2025, p. 327-350, ISBN 978-80-244-6582-1 Palacký University Olomouc
- Bernard Frank, *Kata-imi et kata-tagae. Étude sur les interdits de direction à l’époque Heian*, Paris, 1998, 288 p. Collège de France, Institut des hautes études japonaises
- François Macé, *La Mort et les funérailles dans le Japon ancien*, Paris, 1986 Publications orientalistes de France
- Masumi et Maryse Shibata (introduction, traduction intégrale et notes), *Le Kojiki. Chronique des choses anciennes*, Paris, 1969, 268 p. G.-P. Maisonneuve et Larose
- Chikara Abe, *Impurity and Death. A Japanese Perspective*, 2003, ISBN 1-58112-195-4 Universal Publishers
Sources en ligne
- « Ōharae », Namiki Kazuko Encyclopedia of Shinto, université Kokugakuinhttps://d-museum.kokugakuin.ac.jp/eos/detail/id=9119
- « Harae », Nishioka Kazuhiko Encyclopedia of Shinto, université Kokugakuinhttps://d-museum.kokugakuin.ac.jp/eos/detail/id=8732
- « Misogi », Nishioka Kazuhiko Encyclopedia of Shinto, université Kokugakuinhttps://d-museum.kokugakuin.ac.jp/eos/detail/id=8723
- « Basic Terms of Shinto : T » (notice *tsumi*, fautes célestes et fautes terrestres) Institute for Japanese Culture and Classics, université Kokugakuinhttps://www2.kokugakuin.ac.jp/ijcc/wp/bts/bts_t.html
- « Éviter la souillure. Le processus de civilisation dans le Japon ancien », extrait, résumé et notes Persée, revue *Annales. Histoire, Sciences Sociales*https://www.persee.fr/doc/ahess_0395-2649_1995_num_50_2_279367
- « National Treasure Gallery : Engishiki (detailed rules of the Ritsuryo Statute) » Tokyo National Museumhttps://www.tnm.jp/modules/r_exhibition/index.php?controller=item&id=5374
- « Japan : 100 worshippers endure icy waters for Shinto ritual in Tokyo » Euronewshttps://www.euronews.com/video/2026/01/12/japan-100-worshippers-endure-icy-waters-for-shinto-ritual-in-tokyo


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