« Lors de l’affaire de la Falaise rouge, une épidémie s’est déclarée ; j’ai brûlé mes navires et je me suis retiré de moi-même, et c’est à tort que Zhou Yu en a recueilli la gloire. » L’auteur de cette phrase est Cao Cao, le vaincu, dans une lettre envoyée après coup à Sun Quan, le souverain de Zhou Yu. Elle a survécu par un chemin détourné. Le Jiangbiao zhuan, une histoire du Sud compilée vers 300, l’avait recopiée, et Pei Songzhi en a repris l’extrait en 429 dans ses notes à la biographie de Zhou Yu, au livre 54 de la Monographie des Trois Royaumes.
Huit cent mille hommes dans une lettre
À l’automne 208, Cao Cao, maître du Nord depuis sa victoire de Guandu en 200, descend vers le Jing, la province du moyen Yangzi. Le gouverneur Liu Biao meurt, son fils se soumet, et Cao Cao entre sans combat à Jiangling avec la flotte provinciale, que les conseillers de Sun Quan comptent par milliers de mengchong et de doujian, deux catégories de vaisseaux de guerre. Battu à Changban, Liu Bei se replie jusqu’à Xiakou, au confluent de la Han et du Yangzi.
Une lettre de Cao Cao parvient alors à Sun Quan. Le Jiangbiao zhuan, cité au livre 47 sous les annales de Sun Quan, en garde la formule, qui annonce huit cent mille hommes de troupes navales et propose une « partie de chasse » commune dans le pays de Wu. Bluff de chef de guerre, et bluff efficace. Sun Quan montre la lettre à ses ministres, et tous pâlissent.
Zhou Yu refait le compte la nuit suivante. Les soldats venus du Nord, explique-t-il selon le même recueil cité au livre 54, ne dépassent pas cent cinquante ou cent soixante mille et sont épuisés ; les troupes reprises à Liu Biao n’excèdent pas soixante-dix ou quatre-vingt mille, de loyauté incertaine, ce qui fait moins de deux cent cinquante mille hommes. En face, Zhuge Liang, l’envoyé de Liu Bei, annonce dans sa biographie au livre 35 dix mille hommes revenus de Changban et au moins dix mille autres sous Liu Qi, le fils aîné de Liu Biao. La même biographie fait partir trente mille marins de Sun Quan, alors que les annales de Sun Quan donnent à Zhou Yu et à Cheng Pu dix mille hommes chacun, un écart qu’aucun texte ne permet de réduire.
Chen Shou laisse parler les trois camps
La Monographie des Trois Royaumes, ou Sanguozhi, est achevée vers 280 par Chen Shou, un lettré né au Shu qui écrit sous la dynastie Jin, héritière du Wei. Son cadre est politique, et Damien Chaussende a consacré un livre entier aux débats sur la légitimité qui le façonnent. Dans la Monographie, Cao Cao reçoit des annales, ses rivaux de simples biographies. Or ce sont justement les annales de Cao Cao, au livre 1, qui en disent le moins. Une phrase leur suffit. Cao Cao arrive à Chibi, combat Liu Bei sans succès, puis une grande épidémie emporte nombre d’officiers et de soldats, et il ramène l’armée. Ni Sun Quan, ni Zhou Yu, ni incendie. Dans la biographie de Liu Bei, au livre 32, l’ordre change, avec une grande victoire, des navires brûlés, puis une épidémie qui frappe l’armée du Nord pendant la poursuite. Les annales de Sun Quan, au livre 47, notent que Cao Cao brûle lui-même le reste de ses navires avant de se retirer, et que plus de la moitié de ses soldats, affamés et malades, périssent. Seule la biographie de Zhou Yu, au livre 54, décrit l’incendie navire par navire. Chen Shou a laissé ces versions côte à côte sans les accorder, et quand Pei Songzhi reçoit en 429 la commande d’un commentaire, il y ajoute des extraits d’histoires privées plus détaillées et souvent plus partisanes.
Le récit détaillé du feu vient donc d’un seul camp.
Mengchong doujian
Un premier engagement tourne mal pour Cao Cao, dont l’armée, note la biographie de Zhou Yu, souffre déjà de maladie. Il se retire sur la rive nord, à Wulin, et les alliés restent sur la rive sud. Huang Gai, l’un des officiers de Zhou Yu, observe que les navires adverses sont amarrés proue contre poupe et propose de les incendier. Chen Shou lui attribue « plusieurs dizaines » de vaisseaux bourrés de bois et d’herbes sèches, arrosés d’huile et couverts de tentures. L’extrait du Jiangbiao zhuan en compte dix et détaille la cargaison, des roseaux secs et du bois mort, de la graisse de poisson, des rideaux rouges, des bannières à dragons. Le chiffre de dix paraît le plus vraisemblable, car le même texte range ces dix brûlots en tête de la formation, ce qui convient à une attaque frontale. L’historien australien Rafe de Crespigny tient d’ailleurs l’expression mengchong doujian pour une désignation générique des navires de guerre.
Avant l’attaque, Huang Gai écrit à Cao Cao pour annoncer sa défection, en invoquant l’arithmétique, puisque les hommes des six commanderies du Jiangdong ne sauraient tenir contre le million des plaines centrales. Cao Cao répond au messager qu’il craint une ruse, mais que la récompense sera sans précédent si l’offre est sincère. Le jour venu, un vent violent souffle du sud-est. Au milieu du fleuve, les dix navires hissent la voile, les équipages crient qu’ils se rendent, et les soldats de Cao Cao sortent des camps pour regarder. À un peu plus de deux li, la mesure itinéraire chinoise, on allume tous les brûlots ensemble. Ils filent « comme des flèches », le feu consume la flotte du Nord et gagne les palissades du rivage, et la biographie de Zhou Yu ajoute une fumée qui couvre le ciel, des hommes et des chevaux brûlés ou noyés en grand nombre.
Huang Gai manque d’y laisser la vie. D’après le Wushu, cité dans sa biographie au livre 55, une flèche perdue le jette dans l’eau glacée de l’hiver, et des soldats de Wu le repêchent sans le reconnaître avant de le déposer dans les latrines, où il trouve la force d’appeler Han Dang, un autre général, qui identifie aussitôt sa voix.
« Les navires furent brûlés par Bei »
Le Shanyang gong zaiji, une chronique consacrée au dernier empereur Han, devenu duc de Shanyang après son abdication, raconte une autre fin, que Pei Songzhi cite sous les annales de Cao Cao. Liu Bei y incendie les navires, et l’armée rentre à pied par la route de Huarong, une piste à travers les marais. La boue coupe le chemin, le vent souffle fort, et Cao Cao fait porter aux soldats affaiblis des bottes d’herbe pour combler la boue et laisser passer la cavalerie. Piétinés par les hommes et les chevaux, les malades s’enlisent et meurent en grand nombre. Sorti des marais, Cao Cao exulte. Liu Bei est de sa trempe, explique-t-il, mais il a eu son idée trop tard, car un feu allumé plus tôt les aurait tous anéantis.
Trois camps revendiquent donc l’incendie, et chacun y trouve son compte. Le Wu en fait l’œuvre de Huang Gai ; la chronique du duc de Shanyang le donne à Liu Bei ; Cao Cao se l’attribue dans sa lettre, si bien qu’une retraite ordonnée prend la place d’une déroute. En 2004, le géographe historique Zhang Xiugui, de l’université Fudan, a proposé de lire ces récits comme les étapes d’une même campagne, avec un premier choc à Chibi, une poursuite le long du fleuve jusqu’à Wulin, puis la fuite par Huarong à travers l’actuelle plaine du Jianghan. Le champ de bataille s’étire alors sur plus de trois cents li, environ cent cinquante kilomètres, et plusieurs incendies peuvent y avoir eu lieu sans qu’aucun texte mente.
Sans le feu, Cao Cao aurait perdu quand même
Sur un point au moins, les quatre récits de Chen Shou s’accordent, la maladie. Zhou Yu l’avait annoncée à Sun Quan avant la campagne, en prédisant que des soldats des plaines centrales menés au loin entre fleuves et lacs, étrangers à l’eau et au climat, tomberaient malades à coup sûr. Seul le moment varie, avant le premier combat chez Zhou Yu, après l’échec dans les annales de Cao Cao, pendant la poursuite chez Liu Bei, et au cours de la retraite chez Sun Quan. Au Vᵉ siècle, Pei Songzhi tranche dans une note à la biographie de Jia Xu, conseiller de Cao Cao. La défaite tenait selon lui au destin, une épidémie ayant émoussé le tranchant de l’armée et un vent du sud ayant donné au feu sa force ; le Ciel, conclut-il, en fut l’auteur.
Une hypothèse diffusée en Chine y voit une bilharziose aiguë, maladie parasitaire contractée dans l’eau douce, que les troupes du Nord auraient attrapée en s’entraînant sur le fleuve à l’automne, saison où la contamination culmine, dans une région alors très infestée. Les textes, eux, ne décrivent aucun symptôme et emploient des mots génériques, jibing, la maladie, ou yi, l’épidémie, qui conviennent à n’importe quelle fièvre de camp. On ne sait pas de quoi sont morts les soldats du Nord.
Faut-il pour autant réduire la Falaise rouge à une épidémie ? La version la plus favorable à Cao Cao est la sienne, et elle concède l’essentiel, puisque ses navires ont brûlé. La biographie de Liu Bei, écrite hors du camp de Wu, parle elle aussi de vaisseaux incendiés. Une armée minée par la fièvre, puis privée de sa flotte et rejetée dans les marais, fournit la lecture qui contredit le moins de textes à la fois. Le Sud échappe à Cao Cao, et la coupure ouverte sur le Yangzi se prolonge, après la chute des Han en 220, par plus de trois siècles de fragmentation politique, que Pablo Blitstein retrace dans le volume de l’Histoire générale de la Chine consacré au haut Moyen Âge.
Puqi, Wuchang, Huangzhou
On ignore à quel endroit du fleuve ont brûlé les navires. Les textes imposent seulement un premier combat sur la rive sud, en amont de Xiakou, d’où partent les alliés, et en aval de Baqiu, près de l’actuelle Yueyang, que Cao Cao dépasse selon ses annales. Puqi, dont la falaise fait face à Wulin, a été rebaptisée Chibi en 1998, et des couteaux, des lances, des pointes de flèche et des haches ont été exhumés dans la ville et ses environs. En 2012, l’archéologue Li Zhiming, du musée de Chibi, reconnaissait pourtant qu’aucun de ces objets ne pouvait être rattaché directement à la bataille et qu’aucune sépulture de combattant n’avait été identifiée.
Le site le plus célèbre en littérature est celui que presque tous les spécialistes écartent, et Zhang Xiugui juge que la colline de Huangzhou, sur la rive nord, n’a rien à voir avec la bataille. Cette falaise a pourtant inspiré au IXᵉ siècle le poète Du Mu, qui dit y avoir ramassé dans le sable une hallebarde brisée, puis au XIᵉ siècle Su Shi, exilé sur place. Xiaofei Tian a fait de cette hallebarde le titre de son livre sur la mémoire littéraire des Trois Royaumes, en montrant qu’après Du Mu la Falaise rouge supplante la terrasse de l’Oiseau de bronze comme sujet favori des poètes.
La fiction a pris d’autres libertés. Dans le roman de Luo Guanzhong, au XIVᵉ siècle, Zhuge Liang fait lever le vent depuis un autel au chapitre 49, et les « bateaux de paille » du chapitre 46 ont probablement pour modèle une scène de 213, à Ruxu, rapportée par le Weilüe, où la barque de Sun Quan, criblée de flèches sur un flanc, menace de chavirer jusqu’à ce qu’il la fasse tourner pour recevoir les traits de l’autre côté.
Pour le lieu du premier choc, deux lectures savantes s’opposent encore. Zhang Xiugui le situe à la colline de Chiji, au sud-ouest de l’ancienne Wuchang, aujourd’hui dans Wuhan, une hauteur qui a disparu depuis ; Rafe de Crespigny, qui suit le Commentaire au Classique des eaux rédigé par Li Daoyuan au début du VIᵉ siècle, place le combat sur la rive sud, en aval de la ville actuelle de Chibi, dans le district de Jiayu. Ni l’un ni l’autre ne retient Puqi, la seule ville qui porte aujourd’hui officiellement le nom de Chibi, comme théâtre du premier engagement.
Pour aller plus loin
La méthode de Pei Songzhi, qui juxtapose les histoires privées au texte de Chen Shou, se retrouve dans tous les épisodes de la fin des Han, à commencer par la bataille de Guandu. Le Roman des Trois Royaumes, qui a fixé la version populaire de la Falaise rouge, mérite une entrée à part, tout comme Cao Cao poète, figure centrale des lettres de l’ère Jian’an.
Comment le maître de la Chine du Nord a-t-il perdu la bataille de la Falaise rouge ? Tout le monde se pose la question, et les spécialistes ne la tranchent pas. En 208, sur le Yangzi, le grand fleuve du centre de la Chine, ce seigneur affronte deux alliés du Sud. Il s’appelle Cao Cao. Il perd, et le Sud lui échappe. Mais les récits anciens ne racontent pas sa défaite de la même façon.
L’armée qui descendait le fleuve
Cao Cao arrive en position de force. Il vient de prendre sans combattre une grande flotte de guerre, celle de la province qu’il a conquise. Dans une lettre à l’un des deux alliés, Sun Quan, il se vante de commander huit cent mille hommes. Les ministres de Sun Quan pâlissent en la lisant.
L’un des deux commandants de Sun Quan s’appelle Zhou Yu. Il refait le compte pour son maître. Selon lui, l’ennemi aligne moins de deux cent cinquante mille soldats. Beaucoup sont épuisés, et une partie vient de l’armée de la province conquise, dont la loyauté reste incertaine.
Face à eux, les alliés réunissent quelques dizaines de milliers d’hommes. Le second allié, Liu Bei, apporte ses propres troupes. Leurs chiffres exacts changent d’un récit ancien à l’autre. Aucun texte ne permet de choisir.
Dix bateaux remplis de roseaux
Un premier accrochage tourne mal pour Cao Cao. Il recule sur la rive nord du fleuve. Ses navires y sont attachés les uns aux autres, de l’avant à l’arrière. Un officier de Zhou Yu, Huang Gai, propose de les brûler tous ensemble.
Il prépare des bateaux chargés de matières qui flambent, faits pour être lancés en feu contre l’ennemi. On les appelle des brûlots. Un récit ancien en compte plusieurs dizaines. Un autre n’en compte que dix. Ce second récit décrit leur chargement, avec des roseaux secs, du bois mort, de la graisse de poisson et des rideaux rouges.
Pour approcher sans être attaqué, Huang Gai ruse. Il fait croire à Cao Cao qu’il veut changer de camp. Le jour venu, un fort vent souffle du sud-est. Les bateaux avancent voiles hissées, et leurs marins crient qu’ils se rendent. Tout s’embrase à courte distance, et le vent pousse le feu sur la flotte, puis jusqu’aux camps du rivage.
Un incendie que chacun réclame
Sur un point, tout le monde est d’accord. La flotte de Cao Cao a brûlé. Les récits du camp de Sun Quan donnent tout le mérite à Huang Gai. Une autre chronique attribue le feu à Liu Bei. Cao Cao, lui, écrit qu’il a brûlé ses navires de sa propre main avant de partir.
Sa retraite se fait à pied, par une piste de marais. La boue bloque le passage. Il fait jeter des bottes d’herbe sous les chevaux par ses soldats les plus faibles. Beaucoup meurent piétinés ou enlisés.
Une maladie frappe aussi l’armée du Nord. Tous les récits en parlent, mais pas au même moment. Une hypothèse avancée en Chine accuse un parasite que l’on attrape dans l’eau douce. Les textes ne décrivent pourtant aucun symptôme. Personne ne sait de quoi ces soldats sont morts.
Faut-il alors oublier le feu ? Ce serait aller trop vite. Même Cao Cao reconnaît que ses navires ont brûlé. La lecture qui heurte le moins de textes réunit les deux, une armée affaiblie par la maladie, puis privée de sa flotte.
Une falaise sans adresse
On ne sait pas où la bataille a eu lieu. Plusieurs collines du bord du fleuve ont porté le nom de Falaise rouge. Une ville l’a même pris officiellement en 1998. Le choix n’a pas mis fin au désaccord.
Un géographe chinois place le premier combat sur une colline proche de l’actuelle Wuhan. Cette colline a disparu depuis. Un historien australien le situe ailleurs, sur la rive sud, un peu plus bas sur le fleuve que la ville qui a pris le nom. Aucun des deux ne donne raison à cette ville.
Des poètes ont même chanté une troisième falaise, sur la rive nord. Presque tous les spécialistes l’écartent. Elle reste pourtant la plus célèbre dans les livres.
Près de la ville rebaptisée, on a déterré des couteaux, des lances et des pointes de flèche. Personne ne peut les rattacher avec certitude à cet hiver-là.
La version complète cite la lettre où Huang Gai justifie sa fausse défection et la réponse de Cao Cao, puis raconte comment le même Huang Gai, repêché sans être reconnu, finit déposé dans des latrines.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Chen Shou, *Sanguozhi* (Monographie des Trois Royaumes), *Wei shu*, livre 1, « Annales de l’empereur Wu » (*Wudi ji*), avec la note de Pei Songzhi citant le *Shanyang gong zaiji* (route de Huarong) rédaction vers 280, commentaire de 429, éd. Zhonghua shuju, Pékin
- Chen Shou, *Sanguozhi*, *Shu shu*, livre 32, biographie de Liu Bei (*Xianzhu zhuan*), et livre 35, biographie de Zhuge Liang éd. Zhonghua shuju, Pékin
- Chen Shou, *Sanguozhi*, *Wu shu*, livre 47, annales de Sun Quan (*Wuzhu zhuan*), avec les notes de Pei Songzhi citant le *Jiangbiao zhuan* (lettre aux « huit cent mille hommes ») et le *Weilüe* (Ruxu, 213) éd. Zhonghua shuju, Pékin
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Sources primaires (suite)
- Chen Shou, *Sanguozhi*, *Wu shu*, livre 54, biographie de Zhou Yu, avec les notes de Pei Songzhi citant le *Jiangbiao zhuan* (compte de Zhou Yu, dix brûlots, lettres de Huang Gai et de Cao Cao) éd. Zhonghua shuju, Pékin
- Chen Shou, *Sanguozhi*, *Wu shu*, livre 55, biographie de Huang Gai, avec la note de Pei Songzhi citant le *Wushu* éd. Zhonghua shuju, Pékin
- Pei Songzhi, note à la biographie de Jia Xu, *Sanguozhi*, *Wei shu*, livre 10 (le Ciel auteur de la défaite) commentaire présenté en 429
- Luo Guanzhong, *Sanguo yanyi* (Roman des Trois Royaumes), chapitres 46 et 49 XIVᵉ siècle
- Du Mu, « Chibi », poème sur la hallebarde brisée, composé à Huangzhou années 840
Bibliographie
- Rafe de Crespigny, *Generals of the South : The Foundation and Early History of the Three Kingdoms State of Wu*, Asian Studies Monographs, New Series 16, Canberra, 1990, édition en ligne 2004, mise en dépôt 2018 [Australian National University, Open Research](https://openresearch-repository.anu.edu.au/items/3f9f4ff5-730e-4153-a5ce-e2b8a6dd6afc/full
- Zhang Xiugui, « Ancient “Red Cliff” Battlefield : A Historical-Geographic Study », trad. Han Zhaoqing et Fabien Simonis, *Frontiers of History in China* 1 (2), 2006, p. 214-235, DOI 10,1007/s11462-006-0003-3 (article original paru dans *Fudan xuebao*, 2004, n° 3) [Springer](https://link.springer.com/article/10.1007/s11462-006-0003-3
- Xiaofei Tian, *The Halberd at Red Cliff : Jian’an and the Three Kingdoms*, Harvard-Yenching Institute Monograph Series 108, Cambridge (Mass.), 2018, 454 p. [Harvard University Asia Center](https://www.hup.harvard.edu/books/9780674977037
- Damien Chaussende, *Des Trois royaumes aux Jin. Légitimation du pouvoir impérial en Chine au IIIᵉ siècle*, coll. « Histoire » 104, Paris, 2010, 480 p. [Les Belles Lettres](https://www.lesbelleslettres.com/livre/9782251381046/des-trois-royaumes-aux-jin
- Pablo A. Blitstein, *Le Haut Moyen Âge chinois. Histoire générale de la Chine (220-589)*, coordonné par Damien Chaussende, coll. « Histoire » 158, Paris, 2024, 528 p. [Les Belles Lettres](https://www.lesbelleslettres.com/livre/9782251455822/le-haut-moyen-age-chinois
Sources en ligne
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- [« 三國志 : 吳書十 : 黃蓋傳 »]( Chinese Text Projecthttps://ctext.org/text.pl?node=604246&if=gb
- [« 三國志 : 蜀志二 »]( Chinese Text Projecthttps://ctext.org/wiki.pl?chapter=257508&if=en
- [« 三國演義 : 七星壇諸葛祭風,三江口周瑜縱火 »]( Chinese Text Projecthttps://ctext.org/sanguo-yanyi/ch49/zh
- [« 孔明何曾借東風 », Sun Yongjin]( Bureau de l’éducation de Hong Konghttps://www.edb.gov.hk/attachment/tc/curriculum-development/kla/chi-edu/resources/lit/31_3688.pdf
- [« 曹操为何惨败于赤壁? »]( Academy of Chinese Studies (中國文化研究院)https://chiculture.org.hk/sc/china-five-thousand-years/4281
- [« 赤壁古战场:七大以弱胜强战役中唯一留存了原貌 », 13 octobre 2012]( China News Service (中国新闻网)https://www.chinanews.com.cn/cul/2012/10-13/4245117.shtml
- [« 被小说骗了!“草船借箭”不是诸葛亮干的 », 21 novembre 2022]( China News Service (中国新闻网)https://www.chinanews.com.cn/cul/2022/11-21/9898682.shtml
- [« Review : The Halberd at Red Cliff : Jian’an and the Three Kingdoms, by Xiaofei Tian »]( *Studies in Late Antiquity*, University of California Presshttps://online.ucpress.edu/SLA/article/4/3/353/110917/Review-The-Halberd-at-Red-Cliff-Jian-an-and-the

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