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L’éternel retour de Nietzsche : le test du démon, la preuve du carnet

Les grands concepts expliquésLes philosophes du soupçon1 novembre 2026◈ 41 sources vérifiées
Edith Schmid (uploader Capricorn4049) / Wikimedia Commons
11 min de lecture41 sources vérifiées
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Pour Eugen Dühring, la question était réglée avant d’avoir été posée. Dans son Cours de philosophie (Cursus der Philosophie), paru à Leipzig en 1875, il écarte le système d’Eduard von Hartmann parce qu’il conduirait à une répétition sans fin des mêmes formes, et sa raison touche à la morale, puisque les principes qui rendent la vie désirable ne s’accordent pas, écrit-il, avec le retour du même (p. 84, d’après Paolo D’Iorio). Une page plus loin, il recommande de s’en garder, hüten wir uns. Dans l’exemplaire de Nietzsche, cette mise en garde porte un trait et un point d’exclamation de sa main.

« Wie, wenn »

Sept ans plus tard, l’idée que Dühring repoussait au nom de la vie entre dans un livre de Nietzsche par une conjonction. Le § 341 du Gai Savoir, au quatrième livre, que son épigraphe date de « Gênes, janvier 1882 », s’ouvre sur « Wie, wenn », et si. Un démon se glisserait un jour ou une nuit dans la plus solitaire des solitudes pour annoncer à celui qui l’écoute que cette vie, telle qu’il la vit et l’a vécue, il lui faudra la vivre encore une fois et d’innombrables fois, sans rien de nouveau, chaque douleur et chaque plaisir revenant dans le même ordre, jusqu’à cette araignée et ce clair de lune entre les arbres, l’éternel sablier de l’existence étant retourné sans cesse, et l’homme avec lui, grain de poussière parmi la poussière. Deux réponses sont prévues. On peut se jeter à terre, grincer des dents et maudire celui qui parle, ou avoir vécu un instant assez immense pour lui répondre qu’il est un dieu. La conséquence pratique reste au conditionnel. Si cette pensée prenait possession de quelqu’un, la question posée à propos de toute chose, veux-tu cela encore une fois et d’innombrables fois, pèserait sur ses actions comme le poids le plus lourd, das grösste Schwergewicht. L’aphorisme finit sur une question encore, celle de savoir à quel point il faudrait être bien disposé envers soi-même et envers la vie pour ne plus rien désirer que cette confirmation et ce sceau éternels (traduction de la rédaction, comme toutes les citations de Nietzsche ; le lecteur français dispose de celle de Patrick Wotling).

La formule est née dans un carnet. Un plan daté du « début d’août 1881 à Sils-Maria, 6 000 pieds au-dessus de la mer et bien plus haut au-dessus de toutes les choses humaines » prévoit un ouvrage sur Le Retour du même (Die Wiederkunft des Gleichen), dont l’un des points annonce « le nouveau poids », l’éternel retour (fragment posthume 11[141], numérotation de l’édition Colli-Montinari). La note 11[143] fait déjà de l’idée une épreuve. Les croyances pèsent sur un homme davantage que sa nourriture, son lieu ou sa compagnie, et la question de savoir si l’on voudrait faire une chose d’innombrables fois devient « das größte Schwergewicht ». En 1888, Ecce Homo place la naissance de la pensée en « août de l’année 1881 », près d’un bloc dressé en pyramide non loin de Surlei, au bord du lac de Silvaplana, et lui donne pour légende « 6000 Fuss jenseits von Mensch und Zeit », à 6 000 pieds au-delà de l’homme et du temps (« Ainsi parlait Zarathoustra », § 1). D’un texte à l’autre, la mer a disparu et le temps est entré dans la formule.

Ramenée à son mouvement, l’épreuve se refait en trois phrases. Supposons que tout ce qu’on vit doive revenir exactement, sans fin et sans variante. Chaque instant cesse alors d’être un passage que le temps efface, puisqu’il sera voulu ou subi un nombre infini de fois. La manière dont on reçoit cette supposition, avec effroi ou avec joie, mesure le rapport qu’on entretient avec sa propre vie. Les deux textes ne posent pourtant pas la question au même endroit. La note 11[143] la place avant l’action, comme un critère pour choisir ce qu’on va faire, tandis que le § 341 la place devant une vie déjà vécue, avec l’araignée et la douleur qu’on n’a pas choisies, si bien que celui qui voudrait seulement mieux faire la prochaine fois n’a pas encore répondu au démon, puisqu’il n’y aura pas de prochaine fois différente.

Le carnet démontre ce que le livre suppose

Le même carnet contient aussi une démonstration. La note 11[148] part d’une prémisse physique, le monde des forces ne subit aucune diminution (Die Welt der Kräfte erleidet keine Verminderung) et n’atteint jamais l’équilibre. Tout état qu’il peut atteindre, il l’a donc déjà atteint d’innombrables fois, et la note contient déjà le sablier du livre, « Dein ganzes Leben wird wie eine Sanduhr immer wieder umgedreht werden », ta vie entière sera retournée sans cesse comme un sablier. La note 11[152] ferme l’argument par l’autre bout. Si les combinaisons possibles des forces n’étaient pas épuisées, aucune infinité de temps ne se serait encore écoulée ; or une infinité s’est écoulée. Une force finie, donc un nombre fini d’états, un temps infini, aucun état final, et la conclusion suit, tout revient.

Paolo D’Iorio a replacé ces notes dans les discussions de thermodynamique et de « processus du monde » des années 1870. Elles répondent à La Force (Die Kraft) de Johannes Vogt, paru en 1878, et l’intérêt de Nietzsche a été éveillé par La Connexion des choses (Der Zusammenhang der Dinge) d’Otto Caspari, qui traitait de perversion éthique le processus cyclique de Hartmann. D’Iorio soutient que Nietzsche reprend les termes de ce débat en les parodiant, et il voit une parodie en préparation dans le trait tracé en face de la phrase de Dühring. Le § 109 du Gai Savoir reprend huit fois la formule, Hüten wir uns, gardons-nous de penser que le monde soit un être vivant, gardons-nous de dire qu’il y a des lois dans la nature, et il déclare chaos pour l’éternité le caractère d’ensemble du monde. Louis-Auguste Blanqui, enfermé au fort du Taureau à la fin de 1871, avait de son côté tiré de corps simples en nombre fini, combinés dans un espace infini, d’innombrables sosies de chacun, dans L’Éternité par les astres, parue à Paris en 1872, et Walter Benjamin le jugeait sur ce point plus proche de Nietzsche que de Baudelaire.

Nietzsche n’a publié aucune de ces preuves.

Les carnets ne disent pas pourquoi. Nietzsche doutait peut-être de sa physique, il réservait peut-être la preuve au livre projeté en 1881, jamais écrit sous ce titre, ou il jugeait que l’épreuve n’en avait pas besoin, et aucun texte connu ne permet de choisir. La recherche a longtemps penché pour la troisième hypothèse. Bernd Magnus intitule son livre de 1978 Nietzsche’s Existential Imperative, Alexander Nehamas écrit en 1985 que l’éternel retour n’a pas grand-chose à voir, s’il a quoi que ce soit à voir, avec la nature de l’univers (p. 6), et Maudemarie Clark partage ce doute en 1990. Neil Sinhababu, dans une étude parue fin 2024, constate que la recherche récente suit largement Nehamas, et prend le parti inverse. L’argument des carnets repose selon lui sur les deux prémisses du théorème de récurrence que Henri Poincaré rend public le 21 janvier 1889, et que Poincaré ne semble pas avoir tiré de Nietzsche, un nombre fini d’états et un temps infini.

Trois roues sur un même axe

Georg Simmel a opposé à la preuve un contre-exemple qu’on peut construire avec un jouet. Dans une note de Schopenhauer et Nietzsche (Schopenhauer und Nietzsche, 1907), il imagine trois roues de même taille montées sur un même axe, marquées chacune d’un point, les trois points alignés au départ. La deuxième tourne deux fois plus vite que la première, la troisième à une vitesse égale à 1/π de celle de la première. L’alignement initial, conclut Simmel, ne reviendra jamais, et cette seule possibilité suffit à montrer que la preuve est une illusion (2ᵉ éd., 1920, p. 246, note, d’après Paul Loeb).

L’exercice se fait de tête. À chaque tour complet de la première roue, la deuxième en a fait deux, et leurs points se retrouvent alignés. Pour que la troisième les rejoigne, il faudrait qu’après un nombre entier de tours de la première elle ait accompli elle aussi un nombre entier de tours, ce qui supposerait que π soit le quotient de deux entiers, et il ne l’est pas. Le troisième point repassera aussi près qu’on voudra de l’alignement, jamais dessus. Le contre-exemple vise un maillon précis. Un nombre fini de choses ne fournit pas un nombre fini d’états dès que leurs positions varient de façon continue, et la conclusion de 11[148] réclame une prémisse que la constance de la force ne donne pas à elle seule. Le théorème de Poincaré, tel que le présente Sinhababu, décrit d’ailleurs un retour approché, presque tous les états d’un système conservatif revenant une infinité de fois aussi près qu’on veut de leur point de départ.

Paul Loeb conteste en 2022 que le contre-exemple atteigne Nietzsche. Les roues de Simmel tournent indépendamment les unes des autres, à des vitesses fixées par un expérimentateur, alors que les forces de Nietzsche sont liées entre elles par la nécessité, et Loeb renvoie à l’argument de méthode du § 109. Il soupçonne même chez Simmel un motif théologique inaperçu, qui divinise le cosmos en lui accordant une nouveauté éternelle. La question de savoir si les carnets fournissent la prémisse manquante, celle qui limiterait le nombre des états du monde, reste disputée entre les lecteurs de Simmel et ceux de Loeb.

« Une affaire de complète indifférence »

Abandonner la cosmologie ne met pas l’épreuve à l’abri. Ivan Soll, dans un essai de 1973 recueilli par Robert C. Solomon, soutient que la perspective de la répétition infinie des plaisirs et des peines de la vie présente devrait être en réalité une affaire de complète indifférence (p. 339). L’objection que n’importe quel lecteur formerait prolonge la sienne. Si rien ne passe d’un cycle à l’autre, aucun souvenir, aucune trace, qu’ajoute la millième répétition à la première, pour celui qui la vit ?

Sinhababu répond que la répétition n’apporte aucune information et qu’elle multiplie la valeur. Une vie dont le bilan est positif, répétée sans fin, vaut une infinité de fois ce bilan, et cet infini expliquerait la violence des deux réactions que décrit le § 341. Il en trouve l’idée dès le plan d’août 1881, où Nietzsche note l’importance infinie de nos connaissances, de nos erreurs et de nos habitudes pour tout ce qui vient. L’oubli joue même en sa faveur, puisqu’une bonne journée dont on a tout oublié paraîtra aussi neuve à son retour que la première fois.

Fritz Mauthner avait soulevé en 1910 une difficulté d’un autre ordre, dans son Dictionnaire de philosophie (Wörterbuch der Philosophie), où il range Nietzsche sous le mot grec apokatastasis, la restau​ration de toutes choses, dont il attribue aux stoïciens la version la plus stricte, le retour des mêmes événements après chaque conflagration du monde. Il y voit « die greulichste Karrikatur des Determinismus », la plus affreuse caricature du déterminisme, et retourne l’épreuve contre la doctrine. Si la croyance au retour changeait un seul souffle de la conduite des hommes, son influence devrait abolir le retour du même. On peut inclure l’adoption de la pensée dans ce qui revient, et la doctrine redevient cohérente, mais il faudrait alors montrer que l’épreuve garde ce qui la rendait pesante, la possibilité de mal répondre au démon.

Gilles Deleuze a déplacé le problème dans Nietzsche et la philosophie (1962), où l’éternel retour devient une pensée sélective, une roue qui expulse le négatif. D’Iorio objecte que cette lecture repose sur une seule note de 1881, 11[311], lue hors contexte et dans une traduction française qui omet « für mich », pour moi.

Drehorgeln

Dans Ainsi parlait Zarathoustra, ceux qui énoncent la doctrine le plus simplement se font rabrouer. Au début de la troisième partie, « De la vision et de l’énigme » montre Zarathou​stra devant un portique où deux chemins se rejoignent, que personne n’a suivis jusqu’au bout, et dont le nom est écrit au fronton, « Augenblick », l’instant. Le nain qui l’accompagne murmure avec mépris que tout ce qui est droit ment et que le temps lui-même est un cercle. « Du Geist der Schwere ! sprach ich zürnend, mache dir es nicht zu leicht ! », esprit de pesanteur, dit Zarathou​stra avec colère, ne te rends pas la chose trop facile. Il reprend la question à sa manière, en demandant si l’araignée lente qui rampe au clair de lune n’est pas déjà venue, et la scène finit sur un berger qui étouffe, un lourd serpent noir pendu à la bouche, à qui une voix crie « Beiss zu ! », mords, et qui se relève transformé, riant (§ 2).

Dans « Le convalescent », ce sont les animaux de Zarathou​stra, l’aigle et le serpent, qui lui chantent la doctrine en une phrase que tout manuel pourrait reprendre, « Alles geht, Alles kommt zurück ; ewig rollt das Rad des Seins », tout s’en va, tout revient, éternellement roule la roue de l’être. Zarathou​stra leur demande s’ils en ont déjà fait une rengaine, ein Leier-Lied, et les traite de bouffons et d’orgues de Barbarie, Drehorgeln (§ 2). On rend ici Leier-Lied par « rengaine » plutôt que par chanson de vielle, parce que le reproche porte sur la répétition machinale et que le mot français le dit sans glose. Le texte ne précise pas si le reproche vise le contenu de la phrase ou la facilité avec laquelle les bêtes la récitent, elles qui lui disent aussi qu’il est le maître de l’éternel retour, et Zarathou​stra s’écrie dans le même chapitre que l’homme revient éternellement, le petit homme, de sorte que l’une des formulations les plus nettes de la doctrine cosmologique que Nietzsche ait publiées se trouve dans la bouche de deux animaux que leur maître compare à des instruments qui jouent tout seuls.

Pour aller plus loin

Le surhomme, que l’article consacré au prologue de Zarathou​stra relie au démon du § 341 par la lecture de Heidegger, forme l’autre doctrine du livre. Les arguments de Zénon d’Élée sur l’infini posent sous une autre forme la question des roues de Simmel, et la conflagration stoïcienne, sous laquelle Mauthner range Nietzsche, donne à l’idée du retour sa version antique.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Friedrich Nietzsche, *Die fröhliche Wissenschaft*, 1882 ; livre IV, « Sanctus Januarius », épigraphe datée « Genua im Januar 1882 », § 341 (« Das grösste Schwergewicht » : « Wie, wenn », le démon, l’araignée et le clair de lune, le sablier, les deux réponses, le poids le plus lourd, le sceau éternel) ; livre III, § 109 (huit occurrences de « Hüten wir uns », « Hüten wir uns, zu denken, dass die Welt ein lebendiges Wesen sei », « Hüten wir uns, zu sagen, dass es Gesetze in der Natur gebe », « Der Gesammt-Charakter der Welt ist dagegen in alle Ewigkeit Chaos ») ; § 109 et épigraphe du livre IV consultés sur Projekt Gutenberg ; structure du § 341 vérifiée dans la traduction anglaise de l’édition Cambridge, p. 194-195 ; traduction de la rédaction
  2. Friedrich Nietzsche, *Le Gai Savoir*, trad. Patrick Wotling, dans *Œuvres*, préface de Patrick Wotling, Paris, 2000, « Mille & une pages », 1 338 p. Flammarion
  3. Friedrich Nietzsche, fragments posthumes de l’automne 1881, carnet M III 1, numérotation de l’édition Colli-Montinari (KSA 9) : 11[141] (plan de *Die Wiederkunft des Gleichen*, « das neue Schwergewicht », « Anfang August 1881 in Sils-Maria, 6000 Fuss über dem Meere und viel höher über allen menschlichen Dingen ! », l’importance infinie de nos connaissances et de nos habitudes, cette dernière d’après Neil Sinhababu), 11[143] (« das größte Schwergewicht »), 11[148] (« Die Welt der Kräfte erleidet keine Verminderung », le sablier), 11[152] (l’épuisement des combinaisons) ; texte allemand consulté sur The Nietzsche Channel ; 11[311] cité d’après Paolo D’Iorio ; traduction de la rédaction
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Sources primaires (suite)

  1. Friedrich Nietzsche, *Also sprach Zarathustra*, troisième partie, « Vom Gesicht und Räthsel », § 2 (le portique « Augenblick », « Alles Gerade lügt », « Du Geist der Schwere ! sprach ich zürnend, mache dir es nicht zu leicht ! », l’araignée au clair de lune, le berger et le serpent, « Beiss zu ! ») ; « Der Genesende », § 2 (« Alles geht, Alles kommt zurück ; ewig rollt das Rad des Seins », « Leier-Lied », « Drehorgeln », « der kleine Mensch kehrt ewig wieder ») ; texte consulté sur Projekt Gutenberg ; traduction de la rédaction ; trad. française de Geneviève Bianquis revue par Paul Mathias dans *Œuvres*, Flammarion, 2000
  2. Friedrich Nietzsche, *Ecce homo. Wie man wird, was man ist*, rédigé en 1888, publié en 1908 ; « Also sprach Zarathustra », § 1 (« Grundconception des Werks », « Ewige-Wiederkunfts-Gedanke », « höchste Formel der Bejahung », « August des Jahres 1881 », « 6000 Fuss jenseits von Mensch und Zeit », « am See von Silvaplana », le bloc « unweit Surlei ») ; texte consulté sur Projekt Gutenberg ; traduction de la rédaction ; trad. française d’Éric Blondel dans *Œuvres*, Flammarion, 2000
  3. Eugen Dühring, *Cursus der Philosophie als streng wissenschaftlicher Weltanschauung und Lebensgestaltung*, Leipzig, 1875, p. 82-85 (p. 84, la répétition des mêmes formes et ce qui rend la vie désirable ; p. 85, « hüten wir uns », annoté par Nietzsche), cité d’après Paolo D’Iorio Koschny
  4. Johannes Vogt, *Die Kraft. Eine real-monistische Weltanschauung*, Leipzig, 1878, et Otto Caspari, *Der Zusammenhang der Dinge. Gesammelte philosophische Aufsätze*, Breslau, 1881, p. 444-445, cités d’après Paolo D’Iorio
  5. Louis-Auguste Blanqui, *L’Éternité par les astres. Hypothèse astronomique*, écrite au fort du Taureau à la fin de 1871, Paris, 1872 ; introduction consultée sur l’Archive Internet des Marxistes
  6. Henri Poincaré, théorème de récurrence (rendu public le 21 janvier 1889, publié en 1890), cité d’après Neil Sinhababu

Bibliographie

  1. Paolo D’Iorio, « Nietzsche et l’éternel retour. Genèse et interprétation », dans *Nietzsche*, Paris, 2000, « Cahiers de l’Herne », p. 361-389 L’Herne
  2. Paolo D’Iorio, « The Eternal Return : Genesis and Interpretation », *Lexicon Philosophicum*, Invited Papers, LPh 2, 2014 (version revue de l’article de 2000 ; Dühring, Vogt, Caspari, la note 11[311] et la lecture de Deleuze) Lexicon Philosophicum, CNR
  3. Georg Simmel, *Schopenhauer und Nietzsche. Ein Vortragszyklus*, 1907 ; 2ᵉ éd. inchangée, 1920, p. 246, note (les trois roues), d’après Paul Loeb – Duncker & Humblot ; trad. anglaise Helmut Loiskandl, Deena Weinstein et Michael Weinstein, *Schopenhauer and Nietzsche*, 248 p. University of Illinois Press
  4. Paul S. Loeb, « Nietzsche’s Solution to the Philosophical Problem of Change », dans Keith Ansell-Pearson et Paul S. Loeb (dir.), *Nietzsche’s Thus Spoke Zarathustra : A Critical Guide*, Cambridge, 2022, chap. 6, p. 125-147 (réponse à Simmel) Cambridge University Press
  5. Neil Sinhababu, *Nietzsche on the Eternal Recurrence*, « Elements in the Philosophy of Friedrich Nietzsche », Cambridge, en ligne décembre 2024, imprimé janvier 2025 (Soll, Nehamas, Clark, Poincaré, la note 11[141]) Cambridge University Press
  6. Ivan Soll, « Reflections on Recurrence : A Re-examination of Nietzsche’s Doctrine, *Die Ewige Wiederkehr des Gleichen* », dans Robert C. Solomon (dir.), *Nietzsche : A Collection of Critical Essays*, Garden City (New York), 1973, p. 339 (cité d’après Sinhababu) Anchor Books
  7. Bernd Magnus, *Nietzsche’s Existential Imperative*, Bloomington et Londres, 1978 Indiana University Press
  8. Alexander Nehamas, *Nietzsche : Life as Literature*, Cambridge (Mass.), 1985, p. 6 (cité d’après Sinhababu) Harvard University Press
  9. Maudemarie Clark, *Nietzsche on Truth and Philosophy*, Cambridge, 1990 Cambridge University Press
  10. Gilles Deleuze, *Nietzsche et la philosophie*, Paris, 1962 ; rééd. « Quadrige », n° 237, 1997, 232 p. Presses universitaires de France
  11. Fritz Mauthner, *Wörterbuch der Philosophie. Neue Beiträge zu einer Kritik der Sprache*, Munich et Leipzig, 1910, article « ἀποκατάστασις » ; texte consulté dans la réédition Diogenes, 1980 Georg Müller

Sources en ligne

  1. « Die fröhliche Wissenschaft – Friedrich Wilhelm Nietzsche » (livre III, § 109) Projekt Gutenberghttps://projekt-gutenberg.org/authors/friedrich-wilhelm-nietzsche/books/die-froehliche-wissenschaft/chapter/6
  2. « Die fröhliche Wissenschaft – Friedrich Wilhelm Nietzsche » (livre IV, « Sanctus Januarius ») Projekt Gutenberghttps://projekt-gutenberg.org/authors/friedrich-wilhelm-nietzsche/books/die-froehliche-wissenschaft/chapter/7
  3. « Nietzsche The Gay Science section 341 » (traduction anglaise, p. 194-195) Wesleyan Universityhttps://sshieh.web.wesleyan.edu/wescourses/etexts/232/Nietzsche%20The%20Gay%20Science%20section%20341.pdf
  4. « The Nietzsche Channel : Nachlass Herbst 1881 11 [101-200] » The Nietzsche Channelhttp://www.thenietzschechannel.com/notebooks/german/nachc/nachc11b.htm
  5. « Also sprach Zarathustra – Friedrich Wilhelm Nietzsche » (chapitre « Vom Gesicht und Räthsel ») Projekt Gutenberghttps://projekt-gutenberg.org/authors/friedrich-wilhelm-nietzsche/books/also-sprach-zarathustra-ein-buch-fuer-alle-und-keinen/chapter/48
  6. « Also sprach Zarathustra – Friedrich Wilhelm Nietzsche » (chapitre « Der Genesende ») Projekt Gutenberghttps://projekt-gutenberg.org/authors/friedrich-wilhelm-nietzsche/books/also-sprach-zarathustra-ein-buch-fuer-alle-und-keinen/chapter/59
  7. « Ecce homo – Friedrich Wilhelm Nietzsche » (chapitre « Also sprach Zarathustra ») Projekt Gutenberghttps://projekt-gutenberg.org/authors/friedrich-wilhelm-nietzsche/books/ecce-homo/chapter/11
  8. « Oeuvres » (Nietzsche, éd. Patrick Wotling, Flammarion, 2000) Nantilus, catalogue des bibliothèques de Nantes Universitéhttps://nantilus.univ-nantes.fr/vufind/Record/PPN051023008/Details
  9. « The Eternal Return : Genesis and Interpretation » (Paolo D’Iorio) Lexicon Philosophicum, CNRhttps://lexicon.cnr.it/ojs/index.php/LP/article/download/414/338/3167
  10. « A Refutation of Georg Simmel’s (Alleged) Refutation of Nietzsche’s Proof of Eternal Recurrence » (Paul S. Loeb) Academia.eduhttps://www.academia.edu/80000080/A_Refutation_of_Georg_Simmels_Alleged_Refutation_of_Nietzsches_Proof_of_Eternal_Recurrence
  11. « Nietzsche’s Solution to the Philosophical Problem of Change » Cambridge Corehttps://core-prod.cambridgecore.org/core/books/nietzsches-thus-spoke-zarathustra/nietzsches-solution-to-the-philosophical-problem-of-change/5DCE6E9172A082003D4CD7CABF86E559
  12. « Nietzsche on the Eternal Recurrence » (Neil Sinhababu) Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/elements/nietzsche-on-the-eternal-recurrence/E4C94EE80AF02A4364B1B3C0D6AC3BFD
  13. « SINNOT 9 » (Neil Sinhababu, *Nietzsche on the Eternal Recurrence*, version préparatoire) PhilArchivehttps://philarchive.org/archive/SINNOT-9
  14. « Schopenhauer and Nietzsche » (Georg Simmel, trad. Loiskandl, Weinstein et Weinstein) University of Illinois Presshttps://www.press.uillinois.edu/books/?id=p062285
  15. « Nietzsche’s Existential Imperative » (Bernd Magnus) Max Planck Digital Libraryhttps://ebooks.mpdl.mpg.de/ebooks/Record/EB002052389
  16. « Nietzsche et la philosophie » (Gilles Deleuze, PUF) CiNii Bookshttps://ci.nii.ac.jp/ncid/BA35437654?l=en
  17. « Wörterbuch der Philosophie. Erster Band. A - Intuition » (article « ἀποκατάστασις ») Projekt Gutenberghttps://projekt-gutenberg.org/authors/fritz-mauthner/books/woerterbuch-der-philosophie-erster-band-a-intuition/chapter/25
  18. « Wörterbuch der Philosophie ; neue Beiträge zu einer Kritik der Sprache » Penn Libraries, University of Pennsylvaniahttps://find.library.upenn.edu/catalog/9921739533503681/citation
  19. « Oeuvres de Louis-Auguste Blanqui 1872 » (*L’Éternité par les astres*, introduction) Archive Internet des Marxisteshttps://www.marxists.org/francais/blanqui/1872/introduction.htm
  20. « Critical assessments » (Blanqui, *L’Éternité par les astres*, et le jugement de Walter Benjamin) The Blanqui Project, Kingston Universityhttps://blanqui.kingston.ac.uk/?p=554
  21. « Eternity by the Stars : An Astronomical Hypothesis » (lieu et date de rédaction) Universiteit Leidenhttps://www.universiteitleiden.nl/en/research/research-output/humanities/eternity-by-the-stars-an-astronomical-hypothesis
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