Jacques du Puys a vendu les deux camps. En 1567, sa boutique parisienne met en vente les Cinq livres de l’imposture et tromperie des diables, que Jacques Grévin vient de traduire d’un traité latin imprimé à Bâle quatre ans plus tôt, et où le médecin Jean Wier soutient que la plupart des femmes accusées de sorcellerie sont des malades. En 1580, le même libraire imprime De la démonomanie des sorciers, où Jean Bodin réclame le feu pour elles et ajoute trente‑cinq folios afin de réfuter Wier nommément.
Le Bodin démonologue sort de là, et d’un procès de village tenu deux ans plus tôt.
Convoqué le dernier jour d’avril 1578
Bodin ne s’est trouvé qu’une seule fois dans une salle d’audience pour une affaire de sorcellerie, et il l’écrit au verso du troisième feuillet liminaire de 1580, où il se dit « appellé » au jugement conclu contre une sorcière le dernier jour d’avril 1578. Le juge s’appelait Antoine de Louen et dirigeait le bailliage de Ribemont comme lieutenant général. La Démonomanie déforme ce nom en Antoine de Lonan, aux folios 146 verso et 190, et la forme exacte vient de lettres de Henri III du 17 août 1583 conservées aux Archives nationales sous la cote J 798, numéro 30. Les folios cités ici renvoient à l’édition de 1580, dont la foliotation ne correspond pas à la pagination de 1587.
Depuis son mariage avec une veuve laonnoise, Bodin résidait le plus souvent à Laon, où son beau‑frère était procureur du roi au siège local du bailliage de Vermandois. Il avait siégé aux états généraux de Blois avec Claude de Fay, procureur du roi à Ribemont. Antoine de Louen avait de bonnes raisons de chercher un avis extérieur. Deux ans auparavant, il avait fait juger pour sortilèges Nicolas et Claude Watier ; le père était mort en prison des suites de la question, et le parlement de Paris avait cassé la procédure, suspendu puis admonesté le magistrat, comme le montrent les registres X2a 945 et X2b 88. En 1578, il obtient les aveux, écrit Bodin, « sans question, ny torture ».
La contribution personnelle du juriste est d’un autre ordre. Au folio 169 verso, il indique avoir été d’avis qu’on enquêtât sur la mère de l’accusée. Des enquêteurs partent pour Verberie, près de Compiègne, et rapportent que la mère y avait été brûlée une génération plus tôt, et la fille fouettée. Celle‑ci cesse alors de nier. Je garde la graphie Harvillier, celle du texte de 1580, parce qu’elle permet de retrouver les folios sans détour. Après l’exécution, le procureur de Fay lui remit la liasse entière, comme il le signale au folio 245.
Quatre livres calqués sur le Marteau des sorcières
L’architecture de l’ouvrage ne doit rien au hasard. Elle reproduit celle du Malleus maleficarum des dominicains Institoris et Sprenger, imprimé à Strasbourg en 1486 ou 1487 et encore consulté par les juges un siècle plus tard, qui définit d’abord le sorcier, décrit ensuite ses opérations, examine les remèdes licites et illicites, puis fixe la procédure. Bodin ouvre sur une définition qu’il faut lire comme une définition juridique et non comme une description du monde. Le sorcier est, écrit‑il, « celui qui par moyens diaboliques sciemment s’efforce de parvenir à quelque chose ». Roland Crahay et Marie‑Thérèse Isaac ont reconstitué en 1987 les bases théoriques de sa bibliothèque démonologique, et le résultat ressemble moins au manuel d’un inquisiteur qu’au dépouillement d’un érudit qui lit l’hébreu.
En 1576, le même homme avait publié les Six livres de la République. On lui attribue en outre un dialogue entre sept savants de religions différentes, le Colloquium heptaplomeres, qu’il n’a ni signé ni publié et qui circule en copies manuscrites à partir des années 1620 ; Noel Malcolm a repris l’attribution en 2006 et conclut que les indices convergents sont solides sans emporter la certitude. Quant à la préface de 1580, elle met en scène un homme encore vivant, accompagné depuis sa trente‑septième année par un esprit qui lui tirait l’oreille droite quand il faisait bien et la gauche quand il faisait mal. Un recueil imprimé à Paris en 1701 rapporte que Bodin disait à ses proches avoir un démon familier, et les catalogues de libraires en ont conclu qu’il parlait de lui‑même. On ne sait pas trancher.
Alléger la preuve pour un crime qui se cache
Le quatrième livre est celui que les juges ont lu. Le parlement de Paris encadrait alors le passage à la question et se méfiait des aveux obtenus par elle. Bodin tient au contraire la rumeur publique pour une présomption suffisante. Dans l’édition de 1587, au premier chapitre du livre IV, page 186, il pose que les crimes commis si couvertement doivent s’avérer par les complices, et qu’un seul suffit à en accuser une infinité, de sorte que des présomptions seules autorisent la peine corporelle ou la question.
Il faut pourtant lui accorder ce qu’il refuse. Bodin écarte les ordalies que certaines juridictions remettaient en usage, l’épreuve de l’eau froide, le sas qui tourne, parce qu’elles reviennent selon lui à installer la magie dans la justice. Le sorcier commet à ses yeux une révolte contre la souveraineté de Dieu, donc contre celle du roi qui en est l’image, et Maxime Préaud a résumé ce lien en 1985 en faisant de la Démonomanie la fille de la République, quand Marc Venard reprenait en 2004 la question de l’aberration dans l’œuvre.
Du côté des archives judiciaires, le tableau change. Les comptes d’Alfred Soman, tirés des registres du parlement de Paris entre 1565 et 1640, mesurent l’écart entre ce programme et la pratique. La cour s’est montrée beaucoup plus clémente que les traités, et dès 1588 elle a commencé à brider les sièges subalternes trop pressés. Un livre peut faire autorité dans les librairies sans gouverner les arrêts.
Un médecin de Clèves, élève d’Agrippa
Avant de servir les ducs de Clèves comme médecin, Jean Wier avait été le disciple d’Agrippa de Nettesheim. Son De praestigiis daemonum, sorti à Bâle en 1563, ne nie ni les démons ni le diable.
Wier soutient que celui‑ci travaille l’imagination, et que les vieilles femmes qui s’accusent de voler la nuit sont atteintes de mélancolie, donc justiciables du médecin. Les empoisonneurs et les magiciens de métier, eux, restent punissables. La ligne de partage ne passe pas entre la raison et la superstition, elle passe entre deux diagnostics sur ce qu’une femme peut avoir fait.
Bodin a travaillé sur la version genevoise de 1579, traduite par Simon Goulart, et il a glissé sa Réfutation des opinions de Jean Wier aux folios 218 à 252, juste avant l’impression. Son argument principal vient de Ribemont. L’accusée disait avoir commencé enfant et s’être arrêtée à la cinquantaine, et aucune mélancolie ne dure quarante ans, répond‑il au folio 227. Si les transports au sabbat n’étaient qu’un songe, pourquoi se disait‑elle rompue et lasse au retour ?
Virginia Krause a montré, dans une étude de 2013 sur l’usage de l’aveu chez Bodin puis dans un livre de 2015, ce que suppose cette manière d’argumenter. Le démonologue n’a aucun accès direct au monde qu’il décrit, et la parole de l’accusée devient sa seule source ; le raisonnement tourne en circuit fermé, puisque les questions des juges fournissent d’avance la forme des réponses.
Montaigne referme le livre et prescrit de l’ellébore
Le succès de librairie est considérable et documenté. La bibliographie critique établie par Roland Crahay, Marie‑Thérèse Isaac et Marie‑Thérèse Lenger compte treize éditions françaises entre 1580 et 1616, trois latines de 1581 à 1603 sous le titre De magorum daemonomania, quatre allemandes qui vont jusqu’en 1698 et trois italiennes entre 1587 et 1592. En Allemagne, il s’est encore vendu longtemps après que les procès français se furent raréfiés.
Les objections sont contemporaines de la première édition. Au chapitre des Boiteux, dans le troisième livre des Essais paru en 1588, Montaigne raconte avoir examiné lui‑même une femme accusée et conclut qu’il lui aurait ordonné de l’ellébore plutôt que de la ciguë, avant d’ajouter qu’il en coûte cher à ses conjectures « que d’en faire cuire un homme tout vif ». Au siècle suivant, Guy Patin expédie la Démonomanie comme « une pure badinerie ». On trouve dans l’ouvrage de quoi nourrir ce jugement, par exemple ce crapaud dont une femme aurait accouché près de Laon pendant la rédaction, porté au logis du prévôt où plusieurs l’auraient vu, et dont Bodin rapporte la déposition de la sage‑femme au folio 114 sans la commenter.
La sorcière de Ribemont réécrite à Saint‑Quentin
Le texte qui a le plus fait pour la réputation de Bodin n’est pas de lui, et il date de 1849. Cette année‑là, un érudit installé à Saint‑Quentin, Charles Gomart, publie dans le recueil La Thiérache un récit intitulé « La sorcière de Ribemont », qu’il redonne l’année suivante dans deux autres revues savantes, puis en 1869 dans son Essai historique sur la ville de Ribemont. Il a lu la Démonomanie. Il invente le reste. Il donne le nom des témoins à charge, décrit le visage et la chevelure de l’accusée alors qu’aucune source ne dit rien là‑dessus, et en fait une Bohémienne très proche de l’Esmeralda que Victor Hugo avait mise en circulation en 1831. Il supprime Antoine de Louen, présente Bodin comme juge présidial au bailliage de Laon, charge qu’il n’occupera qu’en 1587 et dans un autre siège, et lui prête une scène d’audience où le juriste se lève, ôte son bonnet de laine noire et annonce à la cour que la question ordinaire et extraordinaire va être appliquée. Une prétendue citation de Bodin, placée en note, provient en réalité d’un ouvrage tournaisien de 1831 d’Adrien Hoverlant de Beauwelaere. Il accuse au passage le juriste d’une crédulité aveugle ou d’une légèreté coupable, et fournira même une gravure du supplice, page 167 de son volume de 1869. Le récit se termine par une protestation d’innocence lancée du bûcher, morceau de bravoure sans support documentaire. Parce que tout cela paraissait sous couverture de sociétés savantes, ce texte est devenu la version admise.
Sa descendance est longue. Françoise Mallet‑Joris s’en est servie pour « Jeanne ou la révolte », dans ses Trois âges de la nuit de 1968, et un téléfilm en a été tiré six ans plus tard. Éric Thierry a remonté toute la chaîne en 2017 et rendu à l’affaire ses acteurs : le juge était Antoine de Louen, Bodin l’un de ses conseillers. Ce que la recherche ne peut pas rétablir est la liasse elle‑même, si bien que le procès n’est connu que par le livre écrit pour le justifier. L’imprimé se contredit d’ailleurs sur la date du supplice, donnant le 29 avril au folio 227 et le 30 avril aux folios à iv et 244 verso.
Une phrase du folio 79 verso mérite le détour. Pour expliquer que la marque diabolique relevée sur le corps de l’accusée ait disparu le lendemain, Bodin écrit que le diable ne marque pas ceux dont il se sait certain, et renvoie au De veneficiis de Lambert Daneau, imprimé à Genève en 1574. Daneau soutient l’inverse, que Satan marque tous les siens. Les éditeurs de 2016 relèvent la méprise en note, page 220, sur la seule autorité que le juriste invoquait pour ce point de fait.
Pour aller plus loin
Le Malleus maleficarum des années 1480 mérite une entrée à lui seul, puisque sa structure commande encore celle de la Démonomanie. L’œuvre de Jean Wier en mérite une autre, tant son traité a fait carrière comme ancêtre supposé de la psychiatrie avant d’être relu autrement. Reste la figure d’Agrippa de Nettesheim, maître de Wier, dont la philosophie occulte demande un traitement séparé.
On raconte partout la même histoire. Un grand juriste français aurait jugé une paysanne accusée de sorcellerie, l’aurait fait torturer, puis envoyée au bûcher, et il aurait tiré de cette affaire un livre qui a servi de manuel aux chasseurs de sorcières. L’homme existe, le livre existe, la femme a bien brûlé. Le reste vient d’un récit écrit beaucoup plus tard.
Une mort sur un chemin de Picardie
Au printemps 1578, dans une petite ville de Picardie, un habitant meurt après avoir ressenti une douleur violente en marchant sur un chemin. Le bruit court qu’une voisine a répandu des poudres à cet endroit. La femme est arrêtée, puis interrogée au château par le magistrat du lieu.
Ce magistrat est prudent. Quelques années plus tôt, il avait fait torturer un homme accusé d’avoir jeté des sorts ; l’homme était mort en prison et la justice de Paris avait sanctionné le juge pour cela. Cette fois, il obtient des aveux sans recourir à la torture, et il s’entoure d’un petit conseil de juristes avant de décider.
Jean Bodin fait partie de ce conseil. Il n’est pas le juge. Il habite la région, il est déjà connu dans tout le royaume pour un gros livre de théorie politique, et il s’intéresse depuis longtemps aux démons. Son apport à l’enquête tient en un conseil : chercher ce qu’avait fait la mère de l’accusée. On apprend ainsi qu’elle avait été brûlée autrefois pour la même raison. La fille cesse alors de nier, et elle est brûlée à son tour à la fin du mois d’avril.
Bodin répond à un médecin des Pays‑Bas
Après l’exécution, un officier de justice remet à Bodin la liasse entière du procès. Ces papiers étaient normalement brûlés dès que la peine avait été exécutée. Ceux‑là survivent, mais seulement parce qu’un écrivain les garde pour s’en servir.
Deux ans plus tard paraît à Paris un ouvrage qui définit le sorcier, décrit ce qu’on lui prête, examine les remèdes et détaille la façon de le juger. La dernière partie est celle qui a compté. Bodin y trouve les règles de preuve trop exigeantes et demande qu’on s’en écarte, parce que ce crime se commettrait en secret et ne laisserait jamais de témoin direct. Il accepte donc que la rumeur ouvre la porte. Il refuse en revanche les vieilles épreuves du village, comme celle qui consiste à jeter une accusée à l’eau, où il voit de la magie installée à l’intérieur du tribunal.
Un médecin des Pays‑Bas avait soutenu quelques années plus tôt que ces femmes étaient malades et non criminelles. Bodin lui répond dans un supplément ajouté au dernier moment. Son argument principal vient de l’affaire de Picardie : l’accusée disait avoir commencé enfant et s’être arrêtée à la cinquantaine, et aucune maladie de l’esprit ne dure quarante ans. Les spécialistes d’aujourd’hui font observer que ce raisonnement tourne en rond, puisque tout ce que le juriste sait du monde invisible vient d’aveux auxquels les juges ont soufflé les questions.
Le succès est immédiat. Treize éditions françaises suivent en quelques décennies, plus des traductions en latin, en allemand et en italien. Cela ne veut pas dire que les tribunaux ont obéi. Les registres du parlement de Paris montrent au contraire des juges beaucoup plus indulgents que les traités, et une cour qui freine dès la fin du siècle les tribunaux locaux trop pressés. Montaigne, qui a examiné lui‑même une accusée, écrit qu’il lui aurait donné un remède contre la folie plutôt qu’un poison.
La légende fabriquée en 1849
Un érudit de Saint‑Quentin reprend l’affaire au milieu du XIXᵉ siècle et la publie dans des revues de sociétés savantes. Il a lu le livre, mais il invente beaucoup. Il donne un visage et une chevelure à l’accusée, dont aucune source ne parle. Il supprime le vrai juge. Il met Bodin à sa place, lui fait ôter son bonnet noir et ordonner la torture devant le tribunal. Il termine par un discours d’innocence lancé depuis le bûcher.
Parce que ce texte a paru sous couverture savante, il est devenu la version officielle, et il a nourri ensuite un roman puis un téléfilm. Un historien en a démonté le mécanisme et rendu l’affaire à ses acteurs réels. On ne peut pas aller plus loin, car les papiers du procès ont disparu, et tout ce qu’on en sait vient de l’ouvrage de celui qui l’a défendu.
Un exemplaire de l’édition de 1580 est conservé à la Réserve des livres rares de la Bibliothèque nationale de France, à Paris.
La version complète donne le nom du vrai juge, la phrase exacte où Bodin dit avoir été convoqué au jugement, et la page d’une édition savante récente qui le prend en défaut de lecture sur l’unique auteur qu’il invoquait.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Jean Bodin, *De la démonomanie des sorciers*, Paris, Jacques du Puys, 1580, in‑4, préface fol. à iii v.‑à iv v., puis fol. 79v., 104v., 114, 146v., 169v., 190, 227, 244v. et 245 Bibliothèque nationale de France, Réserve des livres rares, R‑29359
- Jean Bodin, *Réfutation des opinions de Jean Wier*, ajoutée à l’édition de 1580 de la *Démonomanie*, fol. 218‑252 Paris, Jacques du Puys, 1580
- Jean Bodin, *De la démonomanie des sorciers*, Paris, Jacques du Puys, 1587, livre IV, chapitre 1, p. 186 (règle des présomptions et du témoignage des complices)
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Sources primaires (suite)
- Jean Bodin, *Les six livres de la République*, Paris, Jacques du Puys, 1576
- *Colloque entre sept scavans qui sont de differens sentimens des secrets cachez des choses relevées*, traduction anonyme du *Colloquium heptaplomeres* attribué à Jean Bodin, éd. François Berriot, Genève, 1984 Droz
- Jean Wier, *De praestigiis daemonum, et incantationibus ac veneficiis libri V*, Bâle, 1563
- Jean Wier, *Cinq livres de l’imposture et tromperie des diables, des enchantements et sorcelleries*, traduit du latin par Jacques Grévin, Paris, Jacques du Puys, 1567, in‑8 exemplaire décrit au Catalogue collectif de France, provenant de la bibliothèque d’Henri‑Pascal de Rochegude
- Jean Wier, *Histoires, disputes et discours des illusions et impostures des diables, des magiciens infames, sorcieres et empoisonneurs*, traduit par Simon Goulart, Genève, Jacques Chovet, 1579
- Lambert Daneau, *De veneficiis*, Genève, 1574
- Henri Institoris et Jacques Sprenger, *Malleus maleficarum*, Strasbourg, 1486 ou 1487
- Michel de Montaigne, *Essais*, livre III, chapitre 11, « Des boiteux », Paris, Abel L’Angelier, 1588
- Lettres de Henri III datées du 17 août 1583, donnant la forme exacte du nom d’Antoine de Louen Archives nationales, J 798, n° 30
- Procédure du parlement de Paris contre Nicolas et Claude Watier, 1576 Archives nationales, X2a 945 (20 janvier et 23 février 1576) et X2b 88, n° 79 et 269
- Charles Gomart, « La sorcière de Ribemont. Épisode historique de 1579 », *La Thiérache*, t. I, Vervins, Imprimerie de Papillon, 1849, p. 129‑139 ; repris dans les *Archives historiques et littéraires du Nord de la France et du Midi de la Belgique*, t. I, 1850, p. 277‑296
- Charles Gomart, *Essai historique sur la ville de Ribemont et son canton*, Paris, Aubry‑Dumoulin, 1869, p. 153‑169
- Adrien Alexandre Marie Hoverlant de Beauwelaere, *Essai chronologique pour servir à l’histoire de Tournay*, t. LXXXXIX, Tournay, chez l’auteur, 1831, p. 363‑366
- Victor Hugo, *Notre‑Dame de Paris*, Paris, 1831
- *Naudaeana et Patiniana*, Paris, 1701 (anecdote sur le démon familier de Bodin)
- Guy Patin, jugement sur la *Démonomanie*, dans *Correspondance complète et autres écrits*, édition critique de Loïc Capron Bibliothèque interuniversitaire de santé
- Françoise Mallet‑Joris, « Jeanne ou la révolte », dans *Trois âges de la nuit. Histoires de sorcellerie*, Paris, 1968 Le Livre de poche
Bibliographie
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- Éric Thierry, « Jean Bodin et la sorcière de Ribemont », *Mémoires de la Fédération des sociétés d’histoire et d’archéologie de l’Aisne*, t. 62, 2017, p. 13‑29 Fédération des sociétés d’histoire et d’archéologie de l’Aisne
- Roland Crahay et Marie‑Thérèse Isaac, « La bibliothèque de Jean Bodin démonologue : les bases théoriques », *Bulletin de la classe des Lettres et des Sciences morales et politiques de l’Académie royale de Belgique*, t. LXXIII, 1987, p. 129‑171 Académie royale de Belgique
- Roland Crahay, Marie‑Thérèse Isaac et Marie‑Thérèse Lenger, *Bibliographie critique des éditions anciennes de Jean Bodin*, Mémoires de la classe des Lettres, t. LXX, Bruxelles‑Gembloux, 1992, p. 221‑284 Académie royale de Belgique
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- Maxime Préaud, « La *Démonomanie des sorciers* fille de la *République* », dans *Jean Bodin. Actes du colloque interdisciplinaire d’Angers, 24‑27 mai 1984*, t. II, Angers, 1985, p. 419‑425 Presses de l’Université d’Angers
- Marc Venard, « Jean Bodin et les sorciers. La *Démonomanie* est‑elle une aberration dans l’œuvre de Jean Bodin ? », dans *L’œuvre de Jean Bodin*, dir. Gabriel‑André Pérouse, Nicole Dockès‑Lallement et Jean‑Michel Servet, Paris, 2004, p. 447‑458 Honoré Champion
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- Alfred Soman, « Decriminalizing Witchcraft : Does the French Experience Furnish a European Model ? », *Criminal Justice History*, 10, 1989, p. 1‑22 Criminal Justice History
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- Virginia Krause, *Witchcraft, Demonology, and Confession in Early Modern France*, Cambridge, 2015 Cambridge University Press
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Sources en ligne
- « La Démonomanie des sorciers... par J. Bodin,... » Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k8704235f
- « Notice bibliographique De la démonomanie des sorciers / Jean Bodin ; édition critique préparée par Virginia Krause, Christian Martin et Éric MacPhail » BnF, Catalogue généralhttps://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb45028337p
- « De la démonomanie des sorciers » Librairie Drozhttps://www.droz.org/monde/product/9782600019576
- « Cinq livres de l’imposture et tromperie des diables : des enchantements et sorcelleries, pris du latin de Jean Wier,... et faits françois par Jaques Grévin,... » Catalogue collectif de France, Base patrimoinehttps://ccfr.bnf.fr/portailccfr/ark:/16871/0012558203
- « Jean Wier, De praestigiis daemonum. Cinq Livres de l’imposture et tromperie des diables, des enchantements et sorcelleries (1569), édition critique et introduction par Serge Margel, postface d’Eva Yampolsky » Revue de l’histoire des religions, OpenEdition Journalshttps://journals.openedition.org/rhr/12585
- « Les procès de sorcellerie au parlement de Paris (1565-1640) » Persée, Annales. Économies, sociétés, civilisationshttps://www.persee.fr/doc/ahess_0395-2649_1977_num_32_4_293855
- « La décriminalisation de la sorcellerie en France » Persée, Histoire, économie et sociétéhttps://www.persee.fr/doc/hes_0752-5702_1985_num_4_2_1393
- « Jean Bodin et la sorcière de Ribemont » dépôt d’auteur d’Éric Thierry, Academiahttps://www.academia.edu/35499221/Jean_Bodin_et_la_sorci%C3%A8re_de_Ribemont
- « Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron » Bibliothèque interuniversitaire de santéhttps://numerabilis.u-paris.fr/editions-critiques/patin/?do=imprn&let=8196
- « Witch Trials and the Haunting of Jean Bodin » In Custodia Legis, Law Library of Congresshttps://blogs.loc.gov/law/2023/10/witch-trials-and-the-haunting-of-jean-bodin/
- « Jean Bodin » Stanford Encyclopedia of Philosophy, notice de Mario Turchettihttps://plato.stanford.edu/entries/bodin/
- « Jean BODIN (1529-1596) », notice de Fabrice Bin Galerie des internationalistes francophones, Société française pour le droit internationalhttps://www.sfdi.org/internationalistes/bodin/




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