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Arc composite et fantassin égyptien : l’arsenal du soldat à pied

Conflits & bataillesÉgyptologie7 novembre 2026◈ 35 sources vérifiées
Charles Wilkinson / Wikimedia Commons
13 min de lecture35 sources vérifiées
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Le bracelet d’archer de la tombe MMA 507, à Deir el-Bahari, est un morceau de cuir de 6 centimètres sur 5,5. Les fouilleurs du Metropolitan Museum l’ont trouvé encore lacé au poignet d’un mort, et sa forme courte, qui ne protège que l’intérieur du poignet, figure parmi les indices qui ont permis de redater la sépulture. Il n’a jamais servi contre la corde d’un arc composite. Plus tard, au Nouvel Empire, les protège-bras s’allongeront jusqu’à envelopper l’avant-bras, pour amortir le coup plus sec de la corde d’un arc de bois, de corne et de tendon venu du Proche-Orient.

Soixante morts dans la tombe MMA 507

La tombe est repérée au printemps 1923 par l’équipe d’Herbert Winlock, dans la falaise qui domine le temple funéraire de Montouhotep II, et vidée lors de la campagne de 1926-1927. Inachevée, pillée dès l’Antiquité, elle contient les restes d’au moins cinquante-neuf hommes que les voleurs ont démembrés en cherchant des objets de prix. Personne ne les avait embaumés. Enveloppés dans des draps de lin marqués à l’encre, ils ont séché dans le sable avec leurs blessures. Lors du partage de 1927, New York reçoit les restes de deux soldats, dont un crâne où une flèche reste plantée dans l’orbite gauche (MMA 27,3.617a), une pointe de flèche en bois longue de 15 centimètres (MMA 27,3.142) et le bracelet de cuir (MMA 27,3.135). Un fragment d’arc garde encore treize tours de corde de lin tressé autour de sa pointe, et il s’agit d’un arc simple, taillé dans une seule pièce de bois, d’après le catalogue que Samantha Cook a dressé en 2018 dans sa thèse sur l’archerie égyptienne.

Winlock reconnaissait dans ces morts les soldats de Montouhotep II tombés à l’assaut d’Héracléopolis, pendant la guerre qui réunifia l’Égypte à la fin du IIIᵉ millénaire, et voyait dans l’angle des flèches, entrées de haut en bas, la marque de tirs lâchés depuis un rempart. Sa publication de 1945 a imposé cette image, que S. H. Aufrère reprenait encore en 2000 dans la revue Égypte, Afrique & Orient. Carola Vogel l’a défaite en 2003. Certains noms inscrits aux coins des linceuls ne deviennent courants qu’au début de la XIIᵉ dynastie, la paléographie des marques va dans le même sens, et le bracelet court appartient au même horizon, si bien que le Metropolitan Museum place aujourd’hui la tombe au début de cette dynastie, peut-être sous Sésostris Iᵉʳ, vers 1961-1917 avant notre ère. Vogel ajoute qu’une flèche tirée en cloche, sur un terrain découvert, retombe elle aussi de haut en bas. Cook trouve l’objection convaincante, parce qu’un arc simple doit justement tirer haut pour porter loin.

Les corps disent au moins comment ces hommes sont morts. Des flèches à hampe de roseau, prolongée par un embout de bois taillé en pointe, sont restées fichées dans plusieurs d’entre eux. Relisant le rapport de Winlock, Cook compte dix blessures mortelles par flèche sur quarante-cinq corps examinés et au moins quinze hommes touchés plusieurs fois, dont certains ont peut-être été achevés à terre. Une autre lecture, qu’elle résume, fait d’eux des ennemis de Thèbes abandonnés aux vautours avant d’être jetés là. Depuis le redatage, la bataille a disparu, et l’on ne sait plus ni où ni contre qui ces hommes ont combattu, seulement qu’ils sont morts sous des flèches de bois tirées par des arcs de bois.

Les lanciers de Mésehti

À Assiout, en Moyenne-Égypte, des pilleurs vident en 1895 la tombe de Mésehti, gouverneur de la province vers 2000 avant notre ère, et l’essentiel du mobilier rejoint le musée du Caire. Deux maquettes de bois peint en sortent. La première aligne quarante lanciers sur dix rangs de quatre, au pas, sur un socle long de 193 centimètres (JE 30986, aujourd’hui au Grand Musée égyptien). Chacun porte un grand bouclier couvert de peau, dont le sculpteur a varié les motifs, et tient de la main droite une lance dressée ; les notices ne leur prêtent ni casque ni cuirasse, seulement un pagne très court. La seconde maquette (JE 30969) aligne quarante archers, l’arc dans une main, une poignée de flèches dans l’autre. On les dit nubiens, et la notice du Global Egyptian Museum les nomme ainsi, alors qu’une description ancienne, reprise par la base de données des maquettes funéraires du Moyen Empire, y voyait un groupe d’Égyptiens de tailles diverses. Leurs arcs, d’après Cook, ont presque tous les pointes rabattues vers l’archer, avec quelques arcs à courbure régulière.

Le Metropolitan Museum conserve un modèle de bouclier venu d’Assiout lui aussi, de la XIIᵉ dynastie, haut de 71,5 centimètres, avec son étui et sept lances miniatures (MMA 17,9.3-11). La peinture imite un cuir de vache, et un liseré rouge figure la bande de peau crue qui en renforçait le bord. Les archers peints dans la tombe d’Ankhtifi à Moalla, publiée par Jacques Vandier en 1950, montrent déjà ces troupes au combat, et les fouilles d’Émile Chassinat et C. Palanque à Assiout, publiées en 1911, avaient livré arcs et flèches dans plusieurs tombes de la même nécropole.

L’arc simple se fabriquait avec les bois du pays. Sur les quinze arcs simples du British Museum, analysés en 2008 par C. Cartwright et J. Taylor, sept sont en acacia, six en sidder, un jujubier épineux, deux en tamaris. Dans la tombe d’Amenemhat à Beni Hassan, une scène montre des artisans qui passent des baguettes au-dessus d’un pot fumant pour les courber à la vapeur. Cook ne reconnaît que trois profils, la courbe régulière, les pointes rabattues vers l’archer et la double courbe. À Mirgissa, forteresse égyptienne de Nubie, un dépôt d’armes du début du Moyen Empire publié par André Vila en 1970 conservait la trace d’environ trois cents arcs simples, qu’on ne connaît plus que par les empreintes laissées dans leurs enveloppes.

Trois cents arcs dans un magasin de forteresse, c’est un équipement de troupe distribué en nombre.

Corne, bois et tendon

Un arc composite colle trois matériaux. L’âme est en bois ; sur la face tournée vers l’archer, des lames de corne travaillent en compression ; sur le dos, une couche de tendon travaille en traction. Dans sa synthèse parue en 2025 dans le Journal of Archaeological Method and Theory, Gabriel Šaffa, de l’University College de Londres, rappelle que le tendon résiste environ quatre fois mieux que le bois à la traction, que la corne supporte deux fois plus de compression, ce qui autorise des arcs plus courts et plus légers sans perte d’allonge, et qu’un tel arc peut rester bandé pendant une campagne sans perdre sa force. Les exemplaires égyptiens sont dits angulaires. Débandés, leurs branches se renversent vers l’avant ; bandés, ils dessinent un triangle, la silhouette des reliefs de bataille. Cook en recense une quarantaine, de la fin de la Deuxième Période intermédiaire à la Basse Époque, dont trente-neuf de ce profil. Le plus ancien (MMA 28,9.9) vient de l’Assassif, à Thèbes, et date de la charnière des XVIIᵉ et XVIIIᵉ dynasties ; Šaffa place les plus anciens exemplaires bien datés vers 1600 avant notre ère, les plus récents vers 700.

La tombe de Toutânkhamon, scellée vers 1325 avant notre ère, en a multiplié le nombre. Howard Carter trouve treize arcs composites dans l’antichambre, seize dans l’annexe, puis trois autres dans un coffret du Trésor, soit trente-deux selon le décompte que reprend l’égyptologue Bob Brier, alors que le catalogue publié par Wallace McLeod en 1970 en numérote vingt-neuf. Ils mesurent de 64 centimètres à 1,39 mètre. Leur construction varie d’un arc à l’autre dans la même tombe, et si la plupart suivent le schéma bois, corne et tendon, deux sont faits de lames de bois et de tendon sans corne du tout. À côté dormaient treize arcs simples à double courbure et un arc miniature, dont le plus long atteint 1,98 mètre (JE 61506), et plusieurs centaines de flèches. Vingt d’entre elles portent en guise de pointe des éclats de verre bleu (JE 61549).

Où les fabriquait-on ? Henry Balfour, en 1897, jugeait ces arcs faits au Proche-Orient et importés tout montés ; McLeod a répondu par les scènes d’atelier, les inscriptions hiéroglyphiques et les motifs égyptiens portés par les arcs eux-mêmes. Šaffa relève que beaucoup sont en frêne gainé d’écorce de bouleau, ce qui suppose selon lui des matériaux, voire des arcs entiers, venus du nord, que certains pouvaient être des prises de guerre, et qu’un arc d’une tombe de Gourna appartenait, d’après ses inscriptions, à un homme d’origine syrienne, comme l’a signalé Guy Brunton en 1938. Cook cite une étude selon laquelle les six scènes de fabrication de chars peintes dans des tombes thébaines, des règnes d’Hatchepsout à Thoutmosis IV, situent les ateliers dans le temple d’Amon à Karnak, et la tombe de Menkheperrêseneb (TT 112) montre des artisans qui façonnent des arcs angulaires. On tiendra ici pour un montage en Égypte, dans des ateliers d’État, avec des matériaux en partie importés, parce que c’est la seule lecture qui rende compte à la fois des peintures thébaines et du frêne. Les estimations de durée de fabrication vont d’un à cinq ans selon C. A. Bergman et E. McEwen jusqu’à une dizaine d’années selon une évaluation plus ancienne, et Cook en conclut qu’un tel arc supposait un patron riche ou l’État.

Avaris, où l’on enterrait des haches

Les manuels donnent l’arc composite aux Hyksôs, comme le char et le cheval. Le portail officiel des monuments égyptiens range encore les arcs composites, avec le char, parmi les techniques militaires introduites pendant la Deuxième Période intermédiaire, et Šaffa, qui s’appuie notamment sur Manfred Bietak, place l’arrivée de l’arc angulaire à la fin de cette période, quand les rois d’Avaris tenaient le Delta.

Avaris, aujourd’hui Tell el-Dab’a, dans le Delta oriental, a livré des tombes à armes. Uroš Matić en compte trente-deux, de la fin de la XIIᵉ dynastie à la fin de la XVᵉ, soit environ 3 % des sépultures fouillées, et aucune dans les niveaux de l’apogée hyksôs, au moment même de la guerre contre Thèbes. On y trouve des haches levantines à tranchant en bec de canard, des haches à douille et des poignards. Le Kunsthistorisches Museum de Vien​ne conserve un sabre-faucille sans décor tiré en 1966 d’une tombe du site (A 1278), l’un des plus anciens exemplaires connus en Égypte de cette arme d’origine levantine, qui deviendra le khépesh des pharaons. Aucun arc composite ne figure parmi les armes que cite Matić, et le plus ancien qu’on ait retrouvé vient de Thèbes, la capitale des adversaires des Hyksôs.

Deux auteurs vont plus loin. Ian Shaw soutenait en 2001, d’après le résumé qu’en donne Cook, que les conditions de l’adoption du char et de l’arc composite existaient avant les Hyksôs, et que leur domination avait freiné cette adoption plus qu’elle ne l’avait provoquée. Matić rappelle en 2024 qu’une arme levantine dans une tombe ne fait ni un soldat ni un étranger, que des Égyptiens servaient les rois d’Avaris, et que les textes thébains, de Kamosis à Hatchepsout, ont peint tous leurs adversaires en Asiatiques.

Le camp adverse garde un argument solide, et c’est Šaffa qui le formule. La technique complète est née une seule fois, probablement au Proche-Orient, quelque part entre la Syrie, l’Anatolie et la Haute-Mésopotamie, elle a gagné l’Égypte vers 1600 au plus tard, et le frêne et le bouleau de nombreux arcs égyptiens disent assez d’où venaient les matériaux. Le canal asiatique ne fait donc pas de doute, et seul se discute celui ou ceux qui l’ont emprunté, rois d’Avaris, artisans levantins installés dans la vallée ou butin rapporté par les Thébains de leurs campagnes, sans que la documentation actuelle permette de choisir entre ces porteurs qui ont pu se succéder ou se combiner. Les Égyptiens, en tout cas, classaient déjà leurs voisins par leurs arcs. Parmi les noms qu’ils donnaient aux habitants du Levant figure celui de Jwntjw, « ceux qui portent l’arc jwnt ».

Le roi tire sur des lingots de cuivre

Au XVᵉ siècle avant notre ère, Amenhotep II fait graver sur une stèle dressée près du Sphinx de Gizeh qu’il trouva dans son jardin du nord quatre cibles de « cuivre d’Asie » épaisses d’une paume, plantées à vingt coudées l’une de l’autre, et qu’il les transperça en tirant depuis son char. Un relief de granit rouge retrouvé dans le IIIᵉ pylône de Karnak, aujourd’hui au musée de Louxor, montre le roi en char tirant sur un lingot en forme de peau de bœuf. F. Javier Giménez y lit en 2017 un rite autant qu’un exploit, le lingot « asiatique » figurant les ennemis du Nord que le roi soumet. Dans la tombe d’Amenhotep II, la KV35, on a retrouvé un arc composite (JE 32612), le seul à courbe unique parmi ceux que l’Égypte a livrés.

Sur le mur nord de Medinet Habu, au XIIᵉ siècle avant notre ère, Ramsès III fait représenter ses scribes distribuant aux fantassins comme aux combattants des chars des arcs composites, des flèches, des casques et des khépesh, et dans les grands reliefs de bataille du Nouvel Empire tous les archers égyptiens tiennent l’arc angulaire, à pied, en char ou sur les navires. Cook y voit une mise à niveau idéologique de l’équipement, fréquente dans l’imagerie royale du Proche-Orient. Un indice le suggère, dans les mêmes reliefs. Les troupes nubiennes et les Medjay gardent toujours l’arc simple à double courbure, à Medinet Habu comme dans la tombe de Nebamon, chef des troupes de Thèbes-Ouest (TT 90), où les Medjay défilent en armes. L’arc simple restait leur signe, et les artistes qui dotaient l’infanterie égyptienne du meilleur matériel ne le leur ont pas retiré.

Les tirs expérimentaux compliquent l’image d’une arme qui aurait surclassé l’autre. En 1988, C. A. Bergman, E. McEwen et R. Miller ont comparé dans la revue Antiquity une réplique d’arc angulaire égyptien et un arc simple africain de forme proche des arcs pharaoniques. D’après les valeurs que reprend Cook, l’arc composite lance une flèche légère de type égyptien à 47 mètres par seconde, une petite flèche à pointe de bronze à 40, une grosse à 32 ; l’arc simple à double courbure envoie sa propre flèche, bien appariée, à 35 mètres par seconde. Cook en conclut que la supériorité générale de l’arc composite relève de l’illusion pour l’archer à pied, et que ses vrais atouts sont ailleurs, dans une longueur assez courte pour la caisse d’un char, la possibilité de rester bandé toute une campagne, la capacité de lancer des flèches lourdes qui pénètrent mieux une armure d’écailles, et le prestige. Le camp adverse a ses raisons. Anthony Spalinger, dans sa synthèse de 2005 sur la guerre au Nouvel Empire, tient l’arc composite pour l’arme des archers à pied autant que des archers montés en char, les reliefs sont constants sur ce point d’un règne à l’autre, et un État qui distribuait les armes depuis ses magasins pouvait doter des compagnies entières sans que chaque soldat possède son arc. Combien l’ont reçu ? Aucun texte ne donne la proportion d’arcs composites dans une compagnie d’infanterie, et le seul arsenal retrouvé, celui de Mirgissa, date du Moyen Empire.

L’armure suit le même chemin. Alberto Maria Pollastrini, chercheur rattaché à l’université PSL, soutient dans son livre de 2024 que le casque et la cuirasse ne sont pas des inventions égyptiennes. Ils se répandent au Proche-Orient à la fin de l’âge du Bronze, dans le sillage de l’expansion hourrite, avant d’entrer dans l’équipement du Nouvel Empire, et Pollastrini, dans un article de 2022, lie leur essor au combat en char, où il fallait couvrir les points vitaux sans gêner le tir ni la conduite. La cuirasse d’écailles de cuir de Toutânkhamon, réexaminée par André Veldmeijer pendant le transfert des objets vers le Grand Musée égyptien, était fonctionnelle et porte des traces d’usure, rapporte Bob Brier. Pour le fantassin ordinaire, maquettes, reliefs et tombes ne permettent pas de dire combien en portaient.

Au Metropolitan Museum de New York, dans la salle 116, deux arcs simples récurvés provenant d’un dépôt d’armes de chasse enfoui sous la tombe de Senenmout, l’un des plus proches dignitaires d’Hatchepsout, à Cheikh Abd el-Gourna, mesurent 172,5 et 178,3 centimètres de pointe à pointe (MMA 36,3.211 et 36,3.212). Ils sont à peu près contemporains des premiers arcs composites thébains, on les a volontairement brisés en tronçons d’un mètre au plus avant de les enfouir, et les quinze flèches qui les accompagnaient portent encore, collés à la résine, des éclats de quartz.

Pour aller plus loin

Le sujet rejoint l’histoire du char de guerre égyptien, inséparable de l’arc angulaire dès le début du Nouvel Empire, et celle d’Avaris, la capitale des Hyksôs fouillée à Tell el-Dab’a. Il conduit aussi vers la bataille de Qadesh, où l’infanterie et la charrerie de Ramsès II affrontent les Hittites, et vers le mobilier militaire de la tombe de Toutânkhamon, où chars, arcs, flèches et cuirasse de cuir accompagnaient le roi.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

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Sources primaires (suite)

  1. Maquette de quarante archers, bois peint, tombe de Mésehti, Assiout – Musée égyptien du Caire, JE 30969 (CG 257) [notice, Global Egyptian Museum](https://www.globalegyptianmuseum.org/record.aspx?id=15304
  2. Modèle de bouclier peint en cuir de vache, h. 71,5 cm, l. 42,2 cm, avec étui et sept lances miniatures, Assiout, XIIᵉ dynastie – Metropolitan Museum of Art, New York, 17,9.3-11 [fiche de collection](https://www.metmuseum.org/art/collection/search/590949
  3. Sabre-faucille sans décor, tombe 1, secteur A/I-g/3, Tell el-Dab’a, fouilles autrichiennes de 1966, entré à Vienne par partage en 1977 – Kunsthistorisches Museum, Vienne, A 1278 [notice, Global Egyptian Museum](https://globalegyptianmuseum.org/record.aspx?id=5923
  4. Stèle du Grand Sphinx d’Amenhotep II, Gizeh (quatre cibles de « cuivre d’Asie ») et relief de granit rouge du IIIᵉ pylône de Karnak, Musée de Louxor cités d’après [F. J. Giménez, Journal of Egyptian History 10 (2), 2017, PDF](https://core.ac.uk/download/148621642.pdf
  5. Arcs composites de Toutânkhamon, KV62, Caire JE 61517-61545 ; arcs simples, JE 61503-61516 ; flèches à éclats de verre bleu, JE 61549 ; arc composite à courbe unique d’Amenhotep II, KV35, JE 32612 ; arc simple en sidder inscrit au nom d’un « commandant de troupe », British Museum EA 5429 catalogues de [S. L. Cook, thèse, université de Liverpool, 2018, tableau 2,1 et annexe A](https://livrepository.liverpool.ac.uk/3028153/1/200271635_Jul2018.pdf
  6. Deux arcs simples récurvés, l. 172,5 et 178,3 cm, et flèches à éclats de quartz, dépôt d’armes de chasse sous la tombe de Senenmout (TT 71), Cheikh Abd el-Gourna, vers 1492-1473 av. n. è. – Metropolitan Museum of Art, New York, 36,3.211, 36,3.212 et 36,3.213 [fiche de l’arc 36,3.211]( ; [fiche de la flèche 36,3.213](https://www.metmuseum.org/art/collection/search/549080)https://www.metmuseum.org/art/collection/search/549615

Bibliographie

  1. Gabriel Šaffa, « Reassessing the Evidence for the Composite Bow in Ancient Eurasia », Journal of Archaeological Method and Theory 33, article 9, 2026 (en ligne 2025), DOI 10,1007/s10816-025-09750-4 [Springer, texte intégral en accès libre, UCL Discovery](https://discovery.ucl.ac.uk/id/eprint/10216659/1/Reassessing%20the%20Evidence%20for%20the%20Composite%20Bow%20in%20Ancient%20Eurasia.pdf
  2. Samantha Lauren Cook, Variability and change in ancient Egyptian archery technology, thèse de doctorat, University of Liverpool, 2018 [University of Liverpool Repository, PDF](https://livrepository.liverpool.ac.uk/3028153/1/200271635_Jul2018.pdf
  3. Carola Vogel, « Fallen Heroes ? Winlock’s “Slain Soldiers” Reconsidered », Journal of Egyptian Archaeology 89, 2003, p. 239-245 [notice bibliographique](https://katalog.lib.cas.cz/KNAV/EdsRecord/edsair,edsair.doi...........682d5cb5a83708e92027d5aa9a2d04da
  4. Herbert E. Winlock, The Slain Soldiers of Neb-hep-et-Rēʻ Mentu-ḥotpe, Metropolitan Museum of Art Egyptian Expedition 16, New York, 1945 [notice, bibliothèque de l’ARCE](https://library.arce.org/portal/Record/4264/Details
  5. Wallace McLeod, Composite Bows from the Tomb of Tut’ankhamūn, Tut’ankhamūn’s Tomb Series 3, Oxford, Griffith Institute, 1970 [notice, Institut archéologique allemand](https://zenon.dainst.org/Record/000782167
  6. Uroš Matić, « The Forces of the Hyksos and Their Representations : Glimpse of Reality or interpretatio Thebarum ? », Arts 13 (6), 2024, article 185, DOI 10,3390/arts13060185 [MDPI, accès libre](https://www.mdpi.com/2076-0752/13/6/185
  7. F. Javier Giménez, « Integration of foreigners in Egypt : the relief of Amenhotep II shooting arrows at a copper ingot and related scenes », Journal of Egyptian History 10 (2), 2017, p. 109-123, DOI 10,1163/18741665-12340036 [Brill, version auteur, CORE](https://core.ac.uk/download/148621642.pdf
  8. Alberto Maria Pollastrini, Helmets and Body Armour in New Kingdom Egypt, Londres, Bloomsbury Academic, 2024, 216 p., DOI 10,5040/9781350323520 [notice, Open Library](https://openlibrary.org/works/OL37832777W
  9. Alberto Maria Pollastrini, « Les artisans armuriers et leurs ateliers au Nouvel Empire », Égypte, Afrique & Orient 106, 2022, p. 37-44 [page de l’auteur, EPHE](https://ephe.academia.edu/AlbertoMariaPollastrini
  10. André J. Veldmeijer et Salima Ikram, Let a cow-skin be brought. Armour, Chariots and Other Leather Remains from Tutankhamun’s Tomb, Leyde, Sidestone Press, 2024, DOI 10,59641/e49a81d6 [Sidestone Press, lecture en ligne](https://www.sidestone.com/books/let-a-cow-skin-be-brought
  11. C. A. Bergman, E. McEwen et R. Miller, « Experimental archery : determination of projectile velocities and comparison of bow performances », Antiquity 62, 1988, p. 658-670 cité d’après Cook 2018
  12. C. A. Bergman et E. McEwen, « Sinew-reinforced and composite bows : technology, function and social implications », dans H. Knecht (dir.), Projectile Technology, Londres, Plenum Press, 1997, p. 143-160 cité d’après Cook 2018
  13. Anthony J. Spalinger, War in Ancient Egypt : the New Kingdom, Oxford, Blackwell, 2005 cité d’après Cook 2018
  14. André Vila, « L’armement de la forteresse de Mirgissa-Iken », Revue d’Égyptologie 22, 1970, p. 170-199 cité d’après Cook 2018
  15. C. Cartwright et J. Taylor, « Wooden archery bows in the collections of the British Museum », British Museum Technical Research Bulletin 2, 2008, p. 77-83 cité d’après Cook 2018
  16. Henry Balfour, « On a remarkable ancient bow and arrows believed to be of Assyrian origin », Journal of the Anthropological Institute of Great Britain and Ireland 26, 1897, p. 210-220 cité d’après Šaffa 2026 et Cook 2018
  17. Guy Brunton, « Syrian connections of a composite bow », Annales du Service des Antiquités de l’Égypte 33, 1938, p. 251-252 cité d’après Šaffa 2026
  18. Manfred Bietak, « The spiritual roots of the Hyksos elite : An analysis of their sacred architecture, Part I », The Enigma of the Hyksos 1, 2019, p. 47-67 cité d’après Šaffa 2026
  19. Ian Shaw, contribution de 2001 sur le rôle des Hyksôs dans l’adoption du char et de l’arc composite, titre exact non vérifié citée d’après Cook 2018, p. 249
  20. S. H. Aufrère, « Les vétérans de Montouhotep Nebhépetrê », Égypte, Afrique & Orient 19, 2000, p. 8-16 cité d’après Cook 2018
  21. Jacques Vandier, Mo’alla. La tombe d’Ankhtifi et la tombe de Sébekhotep, Le Caire, Institut français d’archéologie orientale, 1950 cité d’après Cook 2018
  22. Émile Chassinat et C. Palanque, Une campagne de fouilles dans la nécropole d’Assiout, Le Caire, Institut français d’archéologie orientale, 1911 cité d’après Cook 2018

Sources en ligne

  1. [« Second Intermediate Period »]( Egypt’s Monuments, portail du ministère égyptien du Tourisme et des Antiquitéshttps://egymonuments.gov.eg/en/historical-periods/second-intermediate-period/
  2. [« Warrior Tutankhamun : fragile pharaoh no more », Bob Brier, 24 novembre 2022]( Ancient Egypt 134, The Pasthttps://the-past.com/ancient-egypt/134/feature/warrior-tutankhamun-fragile-pharaoh-no-more/
  3. [Fiche 250, archers de Mésehti]( ; [fiche 251, lanciers de Mésehti](https://mk-tomb-models.net/FILES/251.html) base de données Middle Kingdom Tomb Modelshttps://mk-tomb-models.net/FILES/250.html
  4. [« Reassessing the Evidence for the Composite Bow in Ancient Eurasia », notice et résumé]( UCL Discovery, University College Londonhttps://discovery.ucl.ac.uk/id/eprint/10216659
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