Une « personne distinguée dans le monde » aurait offert plus de dix mille florins pour un seul exemplaire du Petit Albert, si l’on en croit l’avertissement placé en tête du livre, qui explique la rareté de ce « petit trésor » par le scrupule des « superstitieux ». Le volume qui porte cette promesse compte, dans l’exemplaire de la Wellcome Collection, 192 pages au format in-12, et il sort d’un atelier qui cache son nom derrière une adresse lyonnaise inventée. Quant au texte latin d’où descend son aîné, le Grand Albert, Isabelle Draelants en a classé plus de trois cents éditions imprimées.
Seize herbes, quarante-six pierres et un chameau
Le Grand Albert commence en latin, au XIIIᵉ siècle, avec un traité anonyme. Ce De virtutibus herbarum, lapidum et animalium passe en revue, en trois livres, les propriétés que son auteur tient pour thérapeutiques et magiques de seize plantes rattachées au zodiaque, de quarante-six pierres et de dix-huit animaux d’Europe occidentale, auxquels s’ajoute le chameau. À la fin du XVᵉ siècle, les imprimeurs lui adjoignent un De mirabilibus mundi et quelques opuscules de liaison, et l’ensemble prend le nom de Liber aggregationis, le « livre du recueil ». Isabelle Draelants, qui en a publié l’édition critique à Florence en 2007, a retrouvé plus de soixante-dix manuscrits latins de ce noyau.
Le nom d’Albert y colle presque dès l’origine. Albert le Grand, dominicain né en Souabe vers 1193 et mort à Cologne en 1280, a réellement écrit sur les minéraux, et la plupart des quarante-six pierres figurent aussi dans son De mineralibus. D’après Draelants, le petit traité a pourtant revendiqué son autorité presque aussitôt, pour se ranger parmi les textes reconnus de philosophie naturelle, et la critique moderne n’en fait pas une œuvre d’Albert. Attribution revendiquée, Albert. Datation établie, une compilation anonyme dont les débuts se situeraient, écrit-elle au conditionnel, à l’époque du Speculum astronomiae, lui aussi placé sous le nom d’Albert. En rendant compte de l’édition en 2009, Julien Véronèse compare les réécritures du texte, jusqu’à l’imprimé, à celles des pseudépigraphes de magie rituelle ou astrale.
Le second ingrédient du futur recueil français vient d’un autre traité latin, le De secretis mulierum, « des secrets des femmes », consacré à la génération. Helen Rodnite Lemay, qui en a donné en 1992 la première traduction moderne, y voit un manuel de reproduction écrit pour instruire des clercs voués au célibat, attribué à tort à Albert, et dont les commentaires médiévaux ont prolongé la misogynie de ses sources aristotéliciennes.
Un traité pour confesseurs devenu livre de secrets
En français, le recueil devient Les Admirables Secrets d’Albert le Grand. Le catalogue de la Wellcome Collection en place la première parution à Cologne en 1703, et l’exemplaire qu’elle conserve, daté de 1729, se dit imprimé « à Lion, chez les Héritiers de Beringos Fratres, à l’Enseigne d’Agrippa », adresse que la notice déclare fausse. Ses deux premiers livres traduisent le De secretis mulierum, le Liber aggregationis et le De mirabilibus mundi. Le troisième accueille un « traité des vertus de plusieurs sortes de fientes », emprunté à l’Oecoiatrie du médecin Christophe Landré, et le quatrième une partie de la Physionomia de Michel Scot. Dès l’épître d’ouverture, le préambule médiéval annonce son double usage, soigner les femmes malades et, en confession, leur donner « des penitences proportionnées aux pechez ». Adressée à un « cher Confrere », l’épître prie aussi qu’on ne lise pas l’ouvrage devant de jeunes gens. Ces lignes demeurent pour le public du XVIIIᵉ siècle, à qui un avis au lecteur promet « plus de huit cens secrets faciles à éprouver ». Le second livre pose en principe, au nom du « Philosophe », que la magie « n’est point defenduë ni mauvaise », toute science étant bonne en soi. Parmi les seize herbes qu’il présente sous des noms chaldéens et grecs, le texte prétend par exemple qu’une herbe cueillie en août, déposée dans une église, empêcherait d’en sortir les épouses infidèles, et il ajoute que ce secret « a été souvent experimenté ».
Plusieurs voix se superposent donc dans ces pages. Le clerc médiéval parle de génération et de pénitence, le traducteur anonyme assure avoir suivi « une ancienne Copie de ce savant Homme », et le libraire compte ses secrets par centaines. Pour l’historien, c’est un empilement dont chaque couche garde la date de sa fabrication, et où le nom d’Albert sert de sceau commun à des textes que près de cinq siècles séparent.
À l’enseigne d’Agrippa
Le Petit Albert se présente comme une traduction faite « exactement sur l’original latin », un Alberti Parvi Lucii Libellus de mirabilibus naturae arcanis. Owen Davies relève que ce second livre se réclame d’un autre Albert, cet Albertus Parvus Lucius, dont aucun des travaux consultés ne connaît l’existence hors de cette page de titre. L’adresse est tout aussi fictive. L’exemplaire de la Wellcome Collection, daté de 1765 par le catalogue, se dit imprimé à Lyon « chez les Hoirs de Béringos, frères, à l’enseigne d’Agrippa ». Michel Chomarat a rappelé que Godefroy et Marcellin Beringen ont bien tenu boutique d’imprimeurs à Lyon entre 1544 et 1559, et qu’ils ont imprimé la Philosophie occulte d’Agrippa en 1550. Leur nom, devenu adresse de fantaisie, a couvert des générations d’éditions des deux Albert, sans doute pour prêter au contenu le crédit d’une maison savante.
Pour la première édition, une date de 1668 circule depuis longtemps, et Michel Chomarat mentionne une édition « donnée en 1668 et rééditée au XIXᵉ siècle ». Owen Davies propose une chronologie plus tardive, adossée à des témoins datés. En 1702, un rapport du lieutenant général de police d’Argenson signale que le principal grimoire d’un magicien parisien, Radeville, s’intitule « Le petit Albert ou le paysan », sans doute un manuscrit. Une édition genevoise de 1704 est supposée, et la plus ancienne édition française connue porte la date de 1706, sous l’adresse des héritiers de Beringos.
Le texte aide à fixer une limite basse. Il renvoie au « célèbre Jean-Baptiste Porta » à la page 12, reproduit des talismans présentés comme tirés de l’« Archidox magique » de Paracelse, et affirme au chapitre du talisman de Mars qu’un grand nombre d’États en firent porter un semblable en Angleterre « au temps de la révolution de Cromwel ». Ce passage peut être une addition, puisque le livre a grossi d’édition en édition, mais dans l’état où on le lit, qui est celui que l’on vendait, il est postérieur au milieu du XVIIᵉ siècle. Entre 1668 et 1706, on préférera ici la seconde date, pour une raison modeste : c’est la plus ancienne que portent des éditions décrites par les bibliographes consultés, la première n’étant rapportée, dans ces travaux, qu’à travers des rééditions.
Du manuscrit de Radeville, on ignore s’il fut l’ancêtre de l’imprimé ou un simple homonyme.
La main de gloire, par ouï-dire de tribunal
Ouvert au hasard, le Petit Albert tient du manuel domestique. Secrets d’amour, pêche, pigeons, vin tourné, hippocras, melons sucrés occupent les premières pages, avant sept talismans planétaires associés aux sept métaux et une série de « parfums » destinés, selon l’auteur, à se concilier les gnomes qui gardent les trésors, avec le récit d’une fouille heureuse au « vieux château d’Orviette ». L’auteur prend soin de se défendre. « Que l’on n’attribue point en magie ou diablerie », écrit-il à la page 9, les paroles et les figures qu’il emploie, car elles auraient leur efficacité propre, comme celles de l’Enchiridion Leonis Papae qu’un pape aurait remis à Charlemagne. Plus loin, il retourne l’argument contre ses censeurs : si Dieu a donné à l’aimant la vertu d’attirer le fer, pourquoi refuserait-il aux astres, créatures plus parfaites, des propriétés secrètes ? Ce raisonnement est celui de ce que ses défenseurs nommaient la magie naturelle, qui range ses effets dans l’ordre de la création et en tient les démons à l’écart.
Le même livre démonte des fraudes. De passage à Lille, raconte l’auteur, il a découvert qu’une vieille devineresse faisait frapper par une « mandragore » une petite mouche de fer contre un verre, grâce à un aimant serti dans sa bague, et il décrit ailleurs une tête de saint Jean en carton qui répondait aux clients par un porte-voix caché sous le plancher. Le Petit Albert sépare ainsi, dans ses propres catégories, les merveilles de la nature et les tromperies des hommes, et c’est sur cette ligne de partage qu’il faut lire son chapitre le plus célèbre.
Sur la main de gloire, l’auteur avoue d’emblée n’avoir « jamais éprouvé le secret ». Il dit tenir sa description de trois procès auxquels il aurait assisté, où des voleurs « confessèrent à la torture » s’en être servis. Selon ces aveux, c’était la main desséchée d’un pendu, utilisée comme chandelier pour une chandelle faite en partie de graisse de pendu, qui rendait immobiles les habitants d’une maison, et que l’on neutralisait en frottant le seuil d’un onguent. Trois étages se lisent ici sans effort, des aveux extorqués sous la question, un auteur qui les rapporte sans les avoir vérifiés, et un historien qui ne trouve dans la page aucune observation. Dans un texte destiné au grand public, Owen Davies lui prête le pouvoir de rendre invisible. L’exemplaire de la Wellcome Collection parle seulement d’immobiliser, et l’écart montre comment un texte se confond peu à peu avec sa légende.
Mandrou lisait des paysans dans ces livrets
Pour atteindre les villages, ces livres ont emprunté les circuits de la Bibliothèque bleue, à laquelle Owen Davies rattache les grimoires imprimés du XVIIIᵉ siècle. Lise Andries rappelle que cette collection, née à Troyes au début du XVIIᵉ siècle chez l’imprimeur Jean Oudot, se vendait par colportage, chez des libraires ambulants ou des merciers qui proposaient les livrets avec le fil et les rubans. Le plus ancien catalogue conservé, celui de la veuve de Nicolas III Oudot à Paris vers 1720, fait déjà une place aux livres de magie, et l’inventaire après décès de la maison Garnier, à Troyes, compte en 1770 un stock de 500 000 livrets prêts à être brochés, tous titres confondus. Davies voit dans le Petit Albert le symbole de cette révolution de l’imprimé bon marché, dont le nom a gagné jusqu’aux colonies françaises. En 1710 déjà, l’abbé Laurent Bordelon publie à Paris l’histoire de Monsieur Oufle, bourgeois rendu fou par ses lectures de magie, et Davies tire de la bibliothèque du personnage l’indice que le Petit Albert avait alors conquis sa réputation autour de Paris. On prêtait à Bordelon, polygraphe peu soucieux du style, le mot selon lequel ses ouvrages étaient ses péchés mortels, à quoi un plaisant aurait répondu que le public en faisait la pénitence.
Le contrôle a fini par rattraper la diffusion. Le 30 novembre 1852, quelques jours avant le rétablissement de l’Empire, entre en fonction une commission d’examen des livres du colportage. Charles Nisard, fonctionnaire du ministère de la Police associé à ce contrôle, en tire en 1854 les deux volumes de son Histoire des livres populaires, où les « sciences occultes » du colportage ont leur chapitre. Livre de censeur, il compte aussi parmi les premières histoires de cette littérature, et les historiens le lisent aujourd’hui comme une source.
Robert Mandrou a fait de la Bibliothèque bleue un objet d’histoire en 1964, en y cherchant, selon ses termes, « des croyances et des idées reçues, des habitudes mentales », et il voyait la collection se figer au XVIIIᵉ siècle dans une vision passéiste du monde. Dès 1965, Serge Thion lui objectait dans Communications que « de la lecture il est difficile d’inférer au lecteur », et Lise Andries a depuis nuancé l’immobilisme en montrant des éditeurs attentifs aux modes, sans nier une inertie réelle du catalogue. Les deux Albert donnent du poids à l’objection. Leur matière est savante et souvent cléricale, du traité médiéval sur la génération aux emprunts faits à Paracelse et à Porta, et elle renseigne d’abord sur la manière dont des imprimeurs recyclaient des textes délaissés par les élites. Andries observe le même mécanisme dans les Secrets des secrets de nature, qui répandent encore au XIXᵉ siècle les recettes des Secreti d’Alexis Piémontais, parus à Venise en 1555.
Le camp de Mandrou garde pourtant un argument solide. Un libraire ne réimprime pas pendant un siècle et demi un livre sans acheteurs, et la répétition des éditions sous la même adresse lyonnaise atteste au moins une clientèle fidèle, sinon ses usages. Ces clients, on ne les voit presque jamais dans les sources réunies ici, qui parlent d’imprimeurs, de policiers et de censeurs. Les noms qui manquent sont précisément ceux que l’on s’appliquait à taire. Une fausse adresse protège un imprimeur, et deux siècles plus tard elle le protège encore, puisque seule une comparaison minutieuse des bois gravés et des caractères avec ceux des ateliers de Troyes, de Rouen ou de Paris permettrait, comme le souhaitait Michel Chomarat en 2008, de savoir qui se cachait derrière les héritiers de Beringos.
Pour aller plus loin
Ce sujet croise l’histoire du Grand Grimoire, dit aussi Dragon rouge, autre titre du colportage magique, et celle de l’Enchiridion Leonis Papae, que le Petit Albert invoque comme garant. Il rejoint aussi la tradition des livres de secrets de la Renaissance, dont les Secreti d’Alexis Piémontais donnent le modèle.
On imagine volontiers le Grand Albert et le Petit Albert comme deux livres de magie écrits par un savant du Moyen Âge. Ces grimoires se sont vendus en France pendant plus d’un siècle, surtout dans les campagnes. Ils portent le nom d’un religieux dominicain célèbre, Albert le Grand, mort à Cologne. Aucun des deux ne vient de lui, et les livres eux-mêmes permettent de raconter leur histoire réelle.
Un savant qui n’a rien signé
Tout part d’un petit traité écrit en latin au XIIIᵉ siècle. Son auteur, resté anonyme, y décrit les pouvoirs qu’il prête à des plantes, à des pierres et à des animaux. Très vite, le texte se place sous l’autorité d’Albert le Grand. Ce savant avait vraiment écrit sur les pierres, ce qui rendait l’attribution crédible.
Ce petit traité connaît un succès immense. Les imprimeurs le rééditent plus de trois cents fois, en lui ajoutant d’autres textes. L’un d’eux parle de la naissance des enfants et s’adressait à des religieux. Les spécialistes du Moyen Âge s’accordent sur un point. Albert le Grand n’est l’auteur ni du traité sur les plantes, ni de celui sur les naissances.
Au début du XVIIIᵉ siècle, ces textes passent en français sous le titre d’« Admirables secrets d’Albert le Grand ». L’ouvrage promet à son lecteur plus de huit cents secrets. On y lit par exemple qu’une herbe cueillie en août retiendrait dans une église les épouses infidèles. Le livre assure même que ce procédé a souvent été essayé.
Une adresse que personne n’habitait
Le Petit Albert est un livre différent, plus récent et plus court. Il se dit traduit d’un auteur latin surnommé le petit Albert. Les historiens consultés ne trouvent cet auteur nulle part ailleurs que sur la page de titre. La page de titre annonce une librairie de Lyon, placée sous l’enseigne d’un savant de la Renaissance.
Cette librairie reprend le nom de deux frères imprimeurs installés à Lyon à la Renaissance. Leur atelier avait disparu depuis longtemps. Les vrais fabricants du livre se sont abrités derrière ce nom, sans doute pour se protéger. On ignore encore qui ils étaient.
La date du premier Petit Albert fait débat. Une vieille tradition le fait paraître en 1668. L’historien Owen Davies ne connaît aucune édition française antérieure à celle de 1706. Il signale aussi qu’un rapport de la police de Paris, un peu plus tôt, mentionne déjà un magicien possédant un grimoire de ce nom, sans doute manuscrit.
Recettes, talismans et aveux de voleurs
Ouvert à n’importe quelle page, le Petit Albert ressemble à un manuel pour la maison. Il donne des conseils pour la pêche, pour sauver un vin tourné ou pour obtenir des melons sucrés. Plus loin, il propose des talismans liés aux planètes. Il décrit aussi des parfums censés aider à trouver des trésors.
L’auteur refuse pourtant de passer pour un magicien. Pour lui, ces pouvoirs viennent de la nature créée par Dieu, comme la force de l’aimant qui attire le fer. Il raconte même comment il a démasqué une devineresse à Lille. Elle cachait un aimant dans sa bague pour faire bouger une petite mouche de fer.
Le passage le plus célèbre décrit une main de pendu séchée, que le livre appelle la main de gloire. Selon le livre, des voleurs s’en servaient pour rendre immobiles les habitants d’une maison. L’auteur avoue ne l’avoir jamais essayée. Il répète seulement ce que des voleurs ont avoué sous la torture, lors de procès auxquels il dit avoir assisté.
Des lecteurs presque invisibles
Ces livres ont gagné les campagnes dans le ballot de marchands qui allaient de village en village. On appelait colporteurs ces vendeurs ambulants, qui proposaient des livrets bon marché avec du fil et des rubans. Beaucoup de ces livrets appartenaient à une collection populaire née à Troyes, la Bibliothèque bleue. Un seul libraire de cette ville gardait en stock un demi-million de livrets de toutes sortes.
Savoir qui lisait ces livres est plus difficile. L’historien Robert Mandrou voyait dans ces livrets le reflet des croyances du peuple. D’autres chercheurs lui ont répondu qu’un livre ne dit pas qui le lit. Les deux Albert leur donnent plutôt raison, car leur contenu vient de vieux textes savants.
Mandrou garde pourtant un argument solide. Aucun imprimeur ne relance pendant des générations un titre qui ne trouve pas preneur. Ces acheteurs ont donc existé, même si l’on ne sait presque rien de leurs habitudes.
Deux exemplaires anciens de ces livres sont conservés à Londres par la Wellcome Collection. Leur page de titre affiche toujours la même adresse lyonnaise imaginaire.
La version complète cite le rapport de police sur le magicien Radeville et montre comment une allusion à Cromwell aide à dater le Petit Albert.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- *Les Admirables Secrets d’Albert le Grand, contenant plusieurs traitez sur la conception des femmes, des vertus des herbes, des pierres prétieuses et des animaux*, adresse fictive « Lion, chez les Héritiers de Beringos Fratres, à l’Enseigne d’Agrippa », 1729, in-12, 11 f., 306 p., 3 f. ; épître, avis au lecteur, livre II, p. 73-75 ; livres I et II traduits du *De secretis mulierum*, du *Liber aggregationis* et du *De mirabilibus mundi*, livre III avec l’*Oecoiatrie* de Christophe Landré, livre IV avec une partie de la *Physionomia* de Michel Scot Wellcome Collection, Londres, notice b33011497
- *Secrets merveilleux de la magie naturelle et cabalistique du Petit Albert, traduits exactement sur l’original latin intitulé Alberti Parvi Lucii Libellus de mirabilibus naturae arcanis*, adresse fictive « Lyon, chez les Hoirs de Béringos, frères, à l’enseigne d’Agrippa », daté de 1765 par le catalogue, in-12, 192 p., planches en partie dépliantes ; avertissement ; p. 9 (« Que l’on n’attribue point en magie ou diablerie ») ; p. 12 (Porta) ; p. 45 (« Archidox magique ») ; p. 50-51 (talisman de Mars, Cromwell) ; p. 60 (argument de l’aimant) ; p. 77-81 (mandragore de Lille, tête de saint Jean) ; p. 85-86 (main de gloire) Wellcome Collection, Londres, notice b33016306
- Rapport de Marc-René de Voyer de Paulmy d’Argenson, lieutenant général de police de Paris, 1702, mentionnant « Le petit Albert ou le paysan », grimoire du magicien Radeville, connu par la citation qu’en donne Owen Davies, *Grimoires*, 2009, p. 99 et n. 28 cote d’archives [À VÉRIFIER]
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Sources primaires (suite)
- Laurent Bordelon, *L’Histoire des imaginations extravagantes de Monsieur Oufle, causées par la lecture des livres qui traitent de la magie, du grimoire...*, Paris, Nicolas Gosselin, Charles Le Clerc et Pierre-Augustin Le Mercier, 1710, 2 vol. Bibliothèques universitaires de Poitiers, fonds ancien, FAP 3327-01 (t. I)
- Charles Nisard, *Histoire des livres populaires ou de la littérature du colportage depuis le XVᵉ siècle jusqu’à l’établissement de la Commission d’examen des livres du colportage (30 novembre 1852)*, Paris, Librairie d’Amyot, 1854, 2 vol. ; 2ᵉ éd., Paris, E. Dentu, 1864, t. I Bibliothèque nationale de France, Gallica (éd. de 1864)
Bibliographie
- Isabelle Draelants, *Le Liber de virtutibus herbarum, lapidum et animalium (Liber aggregationis). Un texte à succès attribué à Albert le Grand*, Florence, 2007, VI-492 p., « Micrologus’ Library » 22 SISMEL, Edizioni del Galluzzo
- Julien Véronèse, compte rendu d’Isabelle Draelants, *Le Liber de virtutibus herbarum, lapidum et animalium (Liber aggregationis)*, *Cahiers de recherches médiévales et humanistes*, 2009, DOI 10,4000/crm.11443 Cahiers de recherches médiévales et humanisteshttps://doi.org/10.4000/crm.11443
- Helen Rodnite Lemay, *Women’s Secrets. A Translation of Pseudo-Albertus Magnus’ De secretis mulierum with Commentaries*, Albany, 1992 State University of New York Press
- Owen Davies, *Grimoires. A History of Magic Books*, Oxford, 2009 Oxford University Press
- Michel Chomarat, « À l’enseigne d’Agrippa. Le Diable à la portée de toutes les bourses », *Gryphe. Revue de la Bibliothèque de Lyon*, n° 19, mars 2008 Bibliothèque municipale de Lyon
- Robert Mandrou, *De la culture populaire aux XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles. La Bibliothèque bleue de Troyes*, Paris, 1964, 222 p. Stock
- Serge Thion, compte rendu de Robert Mandrou, *De la culture populaire aux XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles*, *Communications* 6, 1965, p. 145 Communications
- Lise Andries, « La Bibliothèque bleue, une littérature éphémère ? », dans Olivier Belin et Florence Ferran (dir.), *Les éphémères, un patrimoine à construire*, Fabula / Les colloques, 2015, DOI 10,58282/colloques.2919 Fabulahttps://doi.org/10.58282/colloques.2919
Sources en ligne
- « Sismel Edizioni del Galluzzo - Le Liber de virtutibus herbarum, lapidum et animalium (Liber aggregationis). Un texte à succès attribué à Albert le Grand » SISMEL Edizioni del Galluzzohttps://www.sismel.it/pubblicazioni/1043-le-liber-de-virtutibus-herbarum-lapidum-et-animalium-(liber-aggregationis)-un-texte--succs-attribu--albert-le-grand
- « Isabelle Draelants, Le Liber de virtutibus herbarum, lapidum et animalium (Liber aggregationis). Un texte à succès attribué à Albert le Grand », recension de Julien Véronèse Cahiers de recherches médiévales et humanistes, OpenEdition Journalshttps://journals.openedition.org/crmh/11443
- « e-gryphe », article de Michel Chomarat « A l’enseigne d’Agrippa », Gryphe n° 19 Bibliothèque municipale de Lyonhttp://collections.bm-lyon.fr/e-gryphe/showObject?id=PER00449bfb68b44a47
- « Top 10 Grimoires », texte d’Owen Davies repris du Guardian OUPblog, Oxford University Presshttps://blog.oup.com/2009/04/grimoires/
- « Les admirables secrets d’Albert le Grand contenant plusieurs traitez sur la conception des femmes, & les vertus des herbes, des pierres précieuses, & des animaux [...] Divisez en quatre livres » Internet Archive, collection Wellcome Libraryhttps://archive.org/details/b33011497
- « Secrets merveilleux de la magie naturelle et cabalistique du Petit Albert » Internet Archive, collection Wellcome Libraryhttps://archive.org/details/b33016306
- « La Bibliothèque bleue, une littérature éphémère ? (Les colloques / Fabula) » Fabulahttps://www.fabula.org/colloques/document2919.php
- « Robert Mandrou. De la culture populaire aux XVIIe et XVIIIe siècles, La Bibliothèque bleue de Troyes » Perséehttps://www.persee.fr/doc/comm_0588-8018_1965_num_6_1_1078
- « L’histoire des imaginations extravagantes de Monsieur Oufle de Laurent Bordelon ou comment la lecture peut rendre fou » BiblioDeL, Bibliothèques universitaires de Poitiershttps://blogs.univ-poitiers.fr/budl/2017/04/12/lhistoire-des-imaginations-extravagantes-de-monsieur-oufle-de-laurent-bordelon-ou-comment-la-lecture-peut-rendre-fou/
- « Histoire des livres populaires ou De la littérature du colportage : depuis l’origine de l’imprimerie jusqu’à l’établissement de la commission d’examen des livres de colportage, 30 novembre 1852. T. 1 / par Charles Nisard » Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1113960.texteImage





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