Quarante-trois mille huit cent quarante-cinq foyers. Soixante-deux mille huit cent douze.
Le premier chiffre est écrit à l’encre sur trois tablettes de bois sorties d’une tombe de la banlieue de Pyongyang et vaut pour l’année 45 avant notre ère. Le second vient du Livre des Han, compilé en Chine, et vaut pour l’an 2 de notre ère. Quarante-sept ans séparent les deux comptes, qui portent sur le même objet administratif : la commanderie de Lelang. Il est rare, pour l’Antiquité, qu’un document de terrain et une histoire dynastique se répondent aussi directement.
Cent huit avant notre ère, puis deux commanderies effacées en vingt-six ans
Les Mémoires historiques de Sima Qian racontent au chapitre 115 la campagne de l’empereur Wu contre Ugŏ, petit-fils de Wiman : deux corps expéditionnaires, l’un par le golfe de Bohai, l’autre par le Liaodong, une année de revers, puis la chute de la capitale Wanggŏm par trahison intérieure. Les généraux vainqueurs sont punis au retour, les dignitaires de Chosŏn passés du côté chinois récompensés. Quatre commanderies sont installées : Lelang, Xuantu, Zhenfan et Lintun.
L’édifice se défait vite. En 82 avant notre ère, Zhenfan et Lintun sont supprimées et leurs comtés survivants rattachés à Lelang. En 75, Xuantu déplace son siège après des attaques des Yemaek. Il reste une commanderie unique, gonflée, dont le Livre des Han décrit vingt-cinq comtés. Andrea de Benedittis rappelle que l’expression « quatre commanderies Han » ne vient d’aucun objet fouillé et décrit un état de choses qui n’a duré que quelques années. Il ajoute une remarque qui compte pour la suite : Lelang a relevé de cinq pouvoirs successifs, les Han antérieurs, la dynastie Xin de Wang Mang, les Han postérieurs, les Wei et les Jin occidentaux.
Trois tablettes de bois dans la tombe 364 de Chŏngbaek-tong
La tombe, à structure de bois, a été fouillée au début des années 1990 par des archéologues nord-coréens. L’existence des tablettes est restée inconnue jusqu’en 2006, quand l’historien Son Yŏngjong en publie le relevé statistique à Pyongyang ; il en corrige plusieurs chiffres deux ans plus tard et fait paraître la première photographie.
Le titre se lit sans ambiguïté : registre des foyers de la commanderie de Lelang, par comté, pour la quatrième année de l’ère Chuyuan, soit 45 avant notre ère. Chaque ligne donne un comté, son nombre de foyers, sa population et la variation par rapport à l’année précédente. Le comté de Chosŏn, siège de la commanderie, compte 9 678 foyers et 56 890 habitants, en hausse de 93 foyers en un an. Le plus petit, Chehae, en compte 173. Le total donne 43 845 foyers et un peu plus de 280 000 personnes, le chiffre exact butant sur un caractère abîmé.
Un tel état relève du shangji, la remontée annuelle des comptes vers la capitale. Dae-Jae Park en tire une conclusion nette : ce niveau de détail suppose une administration écrite complète, la même que dans les provinces intérieures. Le désaccord porte sur un mot. Au bas du registre figure un second total, environ 37 000 foyers, introduit par deux caractères. Son Yŏngjong les a lus konho et y a vu la population autochtone, qui aurait représenté 86 % de l’ensemble. La lecture kiho s’est ensuite imposée, et Park objecte que ce total correspond presque exactement aux dix-huit comtés centraux, une fois retranchés les sept comtés du Yŏngdong placés sous un commandant militaire de section. Le registre distinguerait deux zones administratives plutôt que deux peuples. Le débat n’est pas tranché. Deux objets accompagnaient les tablettes dans la même tombe : les livres XI et XII des Entretiens de Confucius, sur lattes de bambou, et un poignard de bronze mince de type coréen.
Un sceau d’argent dans une fosse, une boucle d’or dans un cercueil
Le 21 octobre 1916, à la fin des fouilles de la tombe 9 de Sŏkam-ri, une boucle de ceinture en or apparaît à hauteur de taille, dans le cercueil. Elle mesure 9,4 centimètres et porte un grand dragon entouré de six petits, exécutés au fil d’or et à la granulation. Quarante et une turquoises y avaient été serties ; sept subsistent. Oh Youngchan note que des pièces presque identiques ont été retrouvées depuis au Xinjiang et ailleurs, toujours en périphérie de l’empire, jamais dans les plaines centrales. On y a vu des insignes distribués par la cour aux chefs des marges, sans que l’hypothèse soit établie.
À quelques kilomètres de là, une simple fosse contenant un poignard coréen et de la céramique locale a livré un sceau d’argent au nom du seigneur Ye de Pujo. Hyung Il Pai en fait le type d’une catégorie intermédiaire : un chef autochtone reconnu par l’empire, enterré avec ses armes et son titre chinois. Les tombes de la zone livrent aussi des laques des ateliers du Sichuan, dont certaines portent des inscriptions datées entre 85 avant notre ère et 71 de notre ère.
Reste ce que ce matériel ne couvre pas. Environ trois mille tombes ont été fouillées autour de Pyongyang, alors que la population de la commanderie a culminé au-dessus de 400 000 personnes et que de Benedittis estime à plus de trois millions le nombre de gens qui y ont vécu en quatre siècles. Ces sépultures appartiennent presque toutes aux élites, les corps des fonctionnaires venus de Chine étaient en principe rapatriés, et aucun site d’habitat comparable n’a été dégagé. Le bois et l’argile ont disparu, le bronze, le jade et la laque sont restés. La composition du corpus fabrique à elle seule une impression de raffinement chinois généralisé.
Vingt-cinq comtés, puis dix-huit
Vers 25 de notre ère, le Livre des Han postérieurs rapporte qu’un homme qualifié d’autochtone, Wang Diao, tue le gouverneur Liu Xian et prend le contrôle de la commanderie. Il faut cinq ans à l’empereur Guangwu pour la reprendre. La même année, le commandant de la section orientale est supprimé : les sept comtés du Yŏngdong sortent de l’administration directe et leurs chefs ye reçoivent des titres de marquis.
Le décompte des comtés passe alors de vingt-cinq à dix-huit, et la population enregistrée tombe de 406 748 personnes en l’an 2 à 257 050 en 140. En l’absence de trace d’épidémie ou de guerre, ce dernier chiffre mesure surtout ce que l’empire parvenait encore à compter. En 204, le seigneur du Liaodong Gongsun Kang détache la moitié sud de Lelang pour en faire la commanderie de Daifang ; en 238, Sima Yi élimine les Gongsun et rattache l’ensemble aux Wei.
Sekino Tadashi arrive avec un appareil photographique
L’historien de l’art Sekino Tadashi, de l’université impériale de Tokyo, effectue une première tournée en Corée en 1902, puis une enquête de terrain entre 1909 et 1911 qui aboutit à un inventaire de 579 sites. L’annexion date de 1910. Arnaud Nanta a montré comment ce travail s’institutionnalise ensuite : musée du gouvernement général en 1915, commission d’étude des vestiges antiques en 1916, programmes quinquennaux dont le premier porte précisément sur les quatre commanderies Han. Lelang est fouillée en trois vagues, jusqu’à celles que dirige Fujita Ryōsaku dans les années 1930. En 1913, Sekino et Imanishi Ryū découvrent à Yonggang la stèle du sanctuaire de Chŏmje, du nom d’un des vingt-cinq comtés, plus ancienne inscription sur pierre connue dans la péninsule.
Nanta relève un détail qui pèse. Sur les quinze volumes de la somme illustrée Chōsen koseki zufu, les cinq consacrés à Lelang et aux Trois Royaumes paraissent entre 1915 et 1917, avant que les fouilles correspondantes soient achevées. La démonstration précédait la preuve. Fujita désignera plus tard une « période Lelang » comme commencement de l’histoire coréenne, formule qui place cette histoire sous le signe de la dépendance à l’extérieur. C’est contre cela que Sin Ch’aeho, dans son Histoire de la haute Antiquité coréenne de 1931, situe Lelang dans le Liaodong.
Le Liaodong contre Pyongyang
La thèse de Sin Ch’aeho a été reprise en Corée du Nord à partir des années 1960, notamment par Ri Chirin, et défendue au Sud par Yun Nae-hyŏn. Pai la jugeait en 1992 impossible à soutenir au vu des sceaux, des inscriptions et des tombes, tout en notant qu’elle occupait largement les médias sud-coréens.
Ce que le camp adverse a de plus solide n’est pas colonial. Les tablettes du registre de 45 ont été trouvées dans une fouille nord-coréenne et publiées par un chercheur nord-coréen dont le pays soutient officiellement la localisation en Mandchourie. Elles nomment vingt-cinq comtés dont la liste recoupe celle du Livre des Han, la stèle de Chŏmje porte le nom de l’un d’eux, et les scellés d’argile de l’enceinte de T’osŏng-ni portent les sceaux du gouverneur et de magistrats de comté.
Les contestataires gardent pourtant des appuis réels. Une part importante du matériel provient de fouilles conduites par une puissance occupante qui avait un intérêt explicite au résultat, et certaines pièces ont transité par des collections privées. Tay Jeong a montré que la frontière entre hypothèse standard et hypothèse déviante s’était déplacée plusieurs fois au gré des conjonctures politiques, ce qui invite à ne pas confondre opinion majoritaire et état de la connaissance. Les chroniques coréennes hésitent d’ailleurs elles-mêmes : Iryŏn, au XIIIᵉ siècle, énumère les localisations proposées pour Nangnang et écrit qu’il ne sait laquelle est juste, et le Samguk sagi désigne parfois Nangnang comme un royaume doté d’un roi. L’objection de fond de Pai et de de Benedittis porte moins sur le lieu que sur le mot : le mobilier funéraire est mixte, et parler de colonie chinoise fait disparaître les gens qui vivaient là. Le sujet reste assez sensible pour que le financement du projet sur la Corée ancienne mené à Harvard sous la direction de Mark Byington, dont le volume de 2013 soutenait la localisation à Pyongyang, ait été interrompu en 2014.
En 313, Zhang Tong, qui tenait Lelang et Daifang au nom d’un empire des Jin en train de s’effondrer, quitte la région avec plus de mille foyers et se met sous la protection du chef xianbei Murong Hui. Celui-ci recrée pour eux une commanderie de Lelang dans le Liaodong. La même année, selon les Annales de Koguryŏ, les troupes du roi Mich’ŏn entrent dans le territoire et emmènent deux mille hommes et femmes. Le nom a déménagé, avec les archives et les administrateurs, pendant que le sol, les tombes et l’essentiel de la population restaient sur place.
Pour aller plus loin
Le dossier touche au royaume de Chosŏn de Wiman, que la conquête de 108 fait disparaître et dont l’étendue reste discutée, et au royaume de Koguryŏ, qui prend la région en 313. Il croise aussi l’histoire de l’archéologie coloniale japonaise en Asie orientale, dont la Corée fut le terrain le plus systématiquement traité.
On lit souvent que la Chine a colonisé le nord de la Corée pendant quatre siècles. La formule part d’un fait réel. En 108 avant notre ère, l’armée de l’empereur Wu détruit un royaume installé autour de l’actuelle Pyongyang et le remplace par une circonscription administrative chinoise, appelée Lelang. Elle survit jusqu’en 313 de notre ère. Reste à savoir ce que ce mot recouvre sur le terrain.
Un cahier de comptes retrouvé dans une tombe
Au début des années 1990, des archéologues ouvrent une sépulture dans un faubourg de Pyongyang. Ils y trouvent trois planchettes de bois couvertes d’écriture. Le texte est un état de population. Il donne, district par district, le nombre de familles et le nombre d’habitants, avec la variation par rapport à l’année précédente.
Le document porte une date, qui correspond à l’an 45 avant notre ère. Le total atteint près de 44 000 familles. Le district où siégeait le gouverneur en réunissait à lui seul une bonne part. Le plus petit en comptait cent soixante-treize.
Un tel état suppose des bureaux, des scribes, des registres tenus à jour et envoyés chaque année vers la capitale de l’empire. Ce n’était donc pas une garnison isolée, mais une administration qui fonctionne comme ailleurs. Dans la même tombe se trouvaient deux rouleaux des Entretiens de Confucius, en lamelles de bambou, et un poignard de bronze de fabrication locale.
Ce dernier détail compte. Les objets déposés auprès des morts mélangent les deux origines. Des laques venues des ateliers impériaux voisinent avec des armes coréennes. Ailleurs, une fosse toute simple, de type local, contenait un sceau en argent gravé au nom d’un chef indigène reconnu par l’empire. Des familles importantes de la région négociaient donc leur place.
Ce que les tombes ne diront pas
Environ trois mille tombes ont été ouvertes autour de Pyongyang. La population de la région, elle, s’est comptée en centaines de milliers de personnes à chaque génération, et probablement en millions sur toute la durée.
Presque toutes les tombes fouillées sont celles de gens riches. Les villages, eux, n’ont pas été dégagés. Les objets du quotidien, en bois et en terre, ont pourri ; l’or et la laque ont tenu. La documentation dont on dispose donne donc automatiquement une image plus chinoise et plus fastueuse que la réalité. C’est une limite à garder en tête avant toute conclusion.
L’administration a d’ailleurs reculé assez vite. Un habitant du pays s’est emparé du pouvoir en tuant le gouverneur, et il a fallu plusieurs années à l’empire pour reprendre la place. Peu après, les districts de l’est ont été abandonnés à leurs chefs locaux. Le nombre de districts a diminué d’un tiers, et la population enregistrée a fondu.
Une archéologie née sous occupation
Le problème est qu’une grande partie de ces fouilles a été menée par le Japon, qui occupait alors la Corée. Le principal responsable de ces campagnes, Sekino Tadashi, avait commencé ses tournées avant même l’annexion. Un vaste ouvrage illustré présentant les vestiges de la région a paru avant que les fouilles correspondantes soient terminées : la démonstration précédait la preuve.
L’enjeu était clair. Faire commencer l’histoire coréenne par une domination étrangère revenait à suggérer que ce pays n’avait jamais décidé de son sort. En réaction, l’historien Sin Ch’aeho a soutenu dans les années 1930 que Lelang se trouvait en réalité en Mandchourie. Cette thèse a été adoptée en Corée du Nord après la guerre et elle garde des partisans au Sud.
Que reste-t-il de solide de chaque côté ? Les planchettes de population ont été trouvées et publiées par des chercheurs nord-coréens, dans un pays qui défend officiellement la thèse contraire. La liste de districts qu’elles donnent correspond aux textes chinois. C’est un argument très lourd en faveur de Pyongyang.
En sens inverse, il est exact qu’une partie du matériel provient de chantiers conduits par une puissance qui avait intérêt au résultat, et que les chroniques coréennes anciennes hésitent elles-mêmes sur l’emplacement. Le mot de colonie, lui, reste mal choisi : il efface les habitants.
Le dernier responsable de la région est parti vers l’ouest avec un millier de familles. Un prince étranger lui a aussitôt attribué un territoire de remplacement, auquel il a donné le même nom.
La version complète donne le contenu ligne à ligne du registre, le mot de deux caractères sur lequel les spécialistes s’affrontent depuis vingt ans, et la boucle de ceinture en or sortie d’un cercueil en octobre 1916.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Registre des foyers de la commanderie de Lelang par comté, quatrième année de l’ère Chuyuan (45 avant notre ère), trois tablettes de bois, tombe à structure de bois n° 364, Chŏngbaek-tong, Pyongyang
- Entretiens de Confucius, livres XI et XII, lattes de bambou, même tombe n° 364, Chŏngbaek-tong
- Boucle de ceinture en or, granulation et turquoises, 9,4 × 4,6-6,3 cm, tombe 9 de Sŏkam-ri, Pyongyang, fouillée le 21 octobre 1916 Musée national de Corée, Séoul, Trésor national 89
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Sources primaires (suite)
- Sceau d’argent au nom du seigneur Ye de Pujo (夫租薉君), sépulture en fosse de la zone de Lelang, Pyongyang
- Tuile de rive inscrite « Nangnang yegwan » (樂浪禮官), période de Nangnang Musée national de Corée, Séoul
- Stèle du sanctuaire du comté de Chŏmje (秥蟬縣神祠碑), Yonggang, Pyŏngan du Sud, découverte en 1913 par Sekino Tadashi et Imanishi Ryū
- Sima Qian, Mémoires historiques, chapitre 115, « Récit de Chosŏn »
- Livre des Han, chapitre 28, « Traité de géographie », notice de la commanderie de Lelang (25 comtés, 62 812 foyers, 406 748 habitants en l’an 2)
- Chronique des Trois Royaumes (Sanguozhi), chapitre 30, « Récits des barbares de l’Est », notices Tongokchŏ et Ye
- Samguk sagi, Annales de Koguryŏ, règne du roi Mich’ŏn, année 313
- Zizhi tongjian, année 313, sur le départ de Zhang Tong vers Murong Hui
Bibliographie
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- Dae-Jae Park, « A New Approach to the Household Register of Lelang Commandery », International Journal of Korean History 22 (2), 2017, p. 5-46, DOI 10,22372/ijkh.2017,22,2.5 Korea University, Center for Korean Historyhttps://doi.org/10.22372/ijkh.2017.22.2.5
- Andrea de Benedittis, « Discontinuities and Discrepancies in the Hybridization Process of Nangnang Culture », International Journal of Korean History 27 (1), 2022, p. 245-286 Korea University, Center for Korean History
- Hyung Il Pai, « Culture Contact and Culture Change : The Korean Peninsula and Its Relations with the Han Dynasty Commandery of Lelang », World Archaeology 23 (3), 1992, p. 306-319 Taylor & Francis
- Hyung Il Pai, Constructing « Korean » Origins. A Critical Review of Archaeology, Historiography, and Racial Myth in Korean State-formation Theories, Cambridge (Mass.), 2000 Harvard University Asia Center
- Arnaud Nanta, « L’organisation de l’archéologie antique en Corée coloniale (1902-1940) : du terrain aux musées coloniaux », Ebisu 52, 2015 Maison franco-japonaise, OpenEdition
- Tay Jeong, « The Politics of Historical Knowledge : The Debate on the Historical Geography of Old Chosŏn and Lelang Commandery », Journal of Asian History 52 (1), 2018, p. 43-82 Harrassowitz Verlag
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- Pascal Dayez-Burgeon, Histoire de la Corée. Des origines à nos jours, Paris, 2012, 449 p. Tallandier
Sources en ligne
- « Gold belt buckle, Seokam-ri Tomb 9 (Pyongyang) », essai d’Oh Youngchan Smarthistory et National Museum of Koreahttps://smarthistory.org/gold-belt-buckle-seokam-ri-tomb-9-pyongyang/
- « Convex Roof-end Tile with Inscription » National Museum of Koreahttps://www.museum.go.kr/site/fullview/relic/search?searchText=Roof-end+Tile
- « The Han Commanderies in Early Korean History » Korea Institute, Harvard Universityhttps://korea.fas.harvard.edu/publications/han-commanderies-early-korean-history
- « Early Korea Project » Korea Institute, Harvard Universityhttps://korea.fas.harvard.edu/early-korea-project
- « CORÉE - Arts », Laurence Denès, Arnauld Le Brusq et Madeleine Paul-David Encyclopædia Universalishttps://www.universalis.fr/encyclopedie/coree-arts/


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