Connectez-vous pour enregistrer les articles, suivre votre progression et ajouter des favoris.

Suivez-nous :
☾
Abonnez-vous pour bénéficier des playlists

Kartir, le prêtre sassanide qui fit graver sa carrière et son au-delà

Histoire des religionsPerse & zoroastrisme3 novembre 2026◈ 46 sources vérifiées
dynamosquito / Wikimedia Commons
13 min de lecture46 sources vérifiées
L’article complet en PDFAbonnez-vous pour bénéficier du téléchargement PDF

À Naqsh-e Rajab, dans un repli de la montagne à trois kilomètres au nord de Persépolis, un texte moyen-perse gravé contre le relief d’investiture d’Ardashir Iᵉʳ s’adresse à celui qui passe. Quiconque le voit et le lit, dit-il, doit se montrer généreux et droit envers les dieux, envers les seigneurs et envers sa propre âme. Contre l’inscription, un buste de profil lève la main vers le panneau royal. Celui qui donne ces consignes ne porte pas de couronne. Il s’appelle Kartir, il sert le culte mazdéen, et son texte nomme jusqu’au scribe qui l’a mis en forme, un certain Bōxtag, l’un des rares copistes de l’Iran sassanide à s’être fait connaître.

Quatre parois pour un seul texte

Kartir a fait graver quatre fois son histoire, en quatre lieux du Fars. À Naqsh-e Rostam, la nécropole des rois achéménides, une première version, que les éditeurs appellent KNRm, occupe la paroi à droite du grand relief où Shapur Iᵉʳ triomphe des Romains, derrière le cheval du roi. Une deuxième, KKZ, court sous la version moyen-perse de l’inscription trilingue de Shapur, sur le mur est de la tour de pierre appelée Kaʿba de Zoroastre, en face des tombeaux royaux ; l’Oriental Institute de Chicago l’a dégagée en 1936. La troisième, KNRb, accompagne le buste de Naqsh-e Rajab. La quatrième, KSM, se tient à l’écart des grands sites dynastiques, à Sar Mashhad, au sud de Kazerun, près de l’ancienne route achéménide qui menait de Suse à Persépolis, sous un relief de Bahram II. Les versions de Naqsh-e Rostam et de Sar Mashhad sont presque identiques et sont les plus longues. Elles contiennent tout le texte de la Kaʿba, qui s’arrête avant le récit du voyage dans l’au-delà, tandis que celle de Naqsh-e Rajab en résume les idées principales.

Leur ordre divise les éditeurs depuis plus d’un demi-siècle. En 1968, Philippe Gignoux a fait de Sar Mashhad le texte premier, parce qu’il contient les trois autres et qu’il se dresse dans un lieu dépourvu d’inscriptions royales ; il l’a placé ensuite vers 290, à la fin du règne de Bahram II. Vladimir Lukonin, qui datait les reliefs d’après les portraits, situait en 1979 la version de Sar Mashhad entre 276 et 283, celles de Naqsh-e Rostam et de Naqsh-e Rajab après 283. David Neil MacKenzie a retourné la séquence en 1989, en proposant que la courte version de Naqsh-e Rajab soit la première et celle de Sar Mashhad la dernière. Gignoux a maintenu sa chronologie dans l’édition commune des quatre textes qu’il a donnée en 1991. Aucune date n’est gravée, et aucun argument décisif n’a départagé les deux écoles.

Le Danois Carsten Niebuhr avait relevé dès 1765 une partie du texte de Naqsh-e Rostam, sans pouvoir le lire, et sa planche parut en 1778. Marie-Louise Chaumont a donné en 1960 la première édition commentée du texte de la Kaʿba, mais il a fallu les moulages en latex que Walter Bruno Henning fit prendre sur les quatre sites, publiés en fac-similé de 1955 à 1963 dans le Corpus Inscriptionum Iranicarum, pour que des éditions complètes deviennent possibles. Le nom lui-même a flotté. Le grec écrit KARTEIR, le copte Kardel, et les textes manichéens supposent une prononciation proche de Kerdīr, au point qu’on a soupçonné le prêtre d’avoir gardé pour son propre nom une graphie déjà vieillie. On s’en tient ici à Kartir, parce que c’est sous cette forme que le lecteur francophone le cherchera. Le même nom circulait jusqu’au haut Indus, où une inscription en écriture brāhmī, près du pont de Shatial, mentionne un Kerdīr-Pērōz qui n’a rien à voir avec lui.

Hērbed sous Shapur, mowbed de tout l’empire

Kartir entre dans l’histoire par le texte d’un autre. Vers 260-262, la grande inscription de Shapur Iᵉʳ à la Kaʿba de Zoroastre énumère les dignitaires de la cour au paragraphe 49, et parmi eux un seul religieux, « Kartir le hērbed », titre que la version grecque rend par MAGOU, « le mag​e ».

Ses propres inscriptions racontent la suite, roi par roi. Sous Shapur, simple hērbed, il reçoit pleine autorité dans la communauté des prêtres, fonde des feux sacrés dits de Warahrān et scelle les chartes des feux et des mag​es. Il dit avoir suivi la campagne de Shapur contre Rome en protégeant prêtres et feux, et avoir promu le clergé de la Mésopotamie jusqu’à Peshawar, sans qu’on sache s’il a lui-même voyagé vers l’est. Hormizd Iᵉʳ, qui ne règne qu’un an, lui accorde le bonnet et la ceinture, insignes de rang, et le titre de « mowbed d’Ohrmazd ». Bahram Iᵉʳ le maintient en honneur pendant ses trois ans de règne. Bahram II, qui règne jusqu’en 293, en fait un grand, mowbed et juge pour l’empire entier, et maître des rites des feux d’Anāhīd-Ardashir et d’Anāhīd la Dame à Staxr, le sanctuaire où la chronique arabe de Ṭabarī, l’Histoire des prophètes et des rois, fait officier Sasan, le grand-père d’Ardashir. Dans les versions longues, Kartir ajoute aussi Ardashir, le fondateur, en tête des rois qu’il a servis, alors que la Kaʿba ne nomme que Shapur ; personne ne peut vérifier s’il s’agit d’un souvenir exact ou d’une retouche. Il se félicite enfin d’avoir multiplié les unions entre proches parents, que la tradition mazdéenne plus tardive compte parmi les meilleures œuvres pieuses.

Le titre de mowbed d’Ohrmazd n’était peut-être pas neutre. Un traité pehlevi bien postérieur, le livre IV du Dēnkard, le réserve à ceux dont on avait reconnu la capacité de voir l’autre monde. Sous Bahram II, Kartir devient ensuite « Kartir bōxt-ruwān-Warahrān », et la formule se lit de deux façons opposées. On l’a longtemps comprise comme « qui a sauvé l’âme de Bahram », lecture que Gignoux jugeait outrée. Prods Oktor Skjærvø en 1993 et Philip Huyse en 1998 préfèrent « dont l’âme a été sauvée par Warahrān », en rapprochant la fin de la vision, où le double de Kartir s’assied dans la « fenêtre de Warahrān », et le relief de Sar Mashhad. Skjærvø n’exclut pas une ambiguïté voulue, qui ferait jouer ensemble le roi et le dieu dont il porte le nom.

Dans la plupart des reliefs de Bahram II, Kartir est représenté de profil droit, coiffé d’un haut bonnet arrondi marqué d’un insigne en forme de ciseaux, un collier de grosses perles au cou, l’index tendu en signe de respect. Il est imberbe. Walther Hinz en a déduit en 1969 qu’il pouvait être eunuque, et Judith Lerner et Skjærvø ont repris l’hypothèse en 2006 à propos du sceau d’un eunuque de la cour sassanide ; elle est plausible, sans plus. Gignoux, en 1989, relevait que le côté autoritaire et prétentieux du personnage perce à travers ses propres phrases, trait qu’il imputait peut-être autant au genre officiel de ces textes, où aucune confidence ne filtre.

Le double sur la route lumineuse

À Naqsh-e Rajab, Kartir explique pourquoi il a demandé aux dieux un signe. Il voulait être assuré que le paradis et l’enfer existent, qu’ils attendent l’un les justes et l’autre les méchants, et que les rites accomplis dans l’empire sont les bons. Il avait formulé cette demande lors d’un rite, l’ēwēn mahr, au temps de Shapur, en promettant de s’attacher plus fermement encore à la foi des dieux si son âme se révélait mauvaise.

Le récit, conservé à Naqsh-e Rostam et à Sar Mashhad (paragraphes 25 à 34 dans la numérotation de MacKenzie), commence au milieu de l’action. Le narrateur est un groupe de témoins assis pendant le rite, qui disent ce qu’ils voient ; Gignoux avait d’abord cru en 1968 que Kartir parlait de lui-même, avant que Skjærvø ne montre que le verbe est à la première personne du pluriel. Un prince couleur d’aurore apparaît à cheval, une bannière à la main. Une figure qui a la forme de Kartir, son double, que le texte désigne par le mot hangirb, se tient avec un compagnon. Une femme d’une grande beauté arrive de l’orient par une route très lumineuse ; elle et le double se saluent, s’inclinent, se prennent la main, puis repartent par où elle est venue, elle devant, lui derrière. Un second prince pèse sur une balance. Un troisième tient en main un objet qui devient un puits sans fond rempli de bêtes nuisibles, au-dessus duquel une pièce de bois est posée comme un pont, et ce pont s’élargit jusqu’à être plus large que long. Les témoins prennent peur, on leur dit de continuer à décrire. Un quatrième prince traverse depuis l’autre rive, prend le double par la main et le fait passer en marchant devant, la femme fermant la marche. Le groupe monte vers un palais devant lequel sont dressés des trônes d’or et des repas de fête, puis plus haut encore. Quelqu’un s’assied dans la « fenêtre de Warahrān », on apporte au double du pain, de la viande et du vin, et un dernier prince le désigne du doigt en souriant, tandis que le double s’incline.

Le prince à la balance s’identifie sans hésitation à Rašn, le juge des âmes, et la femme à la dēn, la part religieuse de la personne, qui se présente sous un aspect différent selon que la vie a été bonne ou mauvaise. Pour les autres princes, les propositions se croisent. Jean Kellens a reconnu dans le cavalier à la bannière la fravashi de Kartir, son double céleste ; Skjærvø pense à Warahrān, porte-bannière des dieux dans le Bundahišn, et Frantz Grenet, en 2002, voit plutôt Srōš, le guide des âmes, dans celui qui fait passer le pont. Le pain, la viande et le vin rappellent, selon MacKenzie, les offrandes quotidiennes que l’inscription de Shapur fonde pour les âmes. Le récit le plus proche est bien postérieur. Dans le Livre d’Ardā Wirāz, texte pehlevi édité en français par Gignoux en 1984, un homme reçoit du vin et du chanvre, s’endort, et son âme gagne le pont avant de revenir au bout de sept jours ; l’épreuve a le même but, rendre confiance dans les rites en un temps de doute.

Une transe que le texte ne décrit pas

La lecture chamanique semble avoir été formulée d’abord en 1974 par deux savants soviétiques, Grigorij Bongard-Levin et Èdvin Grantovskij, et Gignoux l’a développée en 1979 et 1981, avant que James Russell ne parle en 1990 d’une pratique extatique. Son argument le plus fort tient à la scène elle-même. Un vivant parcourt l’au-delà et en revient, des assistants assis rapportent ce qu’il traverse, et le seul parallèle détaillé, celui de Wirāz, passe par une boisson suivie d’un sommeil de sept jours. Le texte de Kartir ne mentionne pourtant ni breuvage, ni sommeil, ni état second, et ce qui subsiste de l’inscription ne permet pas de dire si une transe provoquée a eu lieu. Skjærvø lit le voyage comme une exégèse, nourrie par la tradition orale qui commentait les Gāthās. Au Yasna 34, 6, le fidèle demande déjà un signe pour revenir plus confiant, et la marche de l’un devant et de l’autre derrière se retrouve dans le récit pehlevi où Wahman conduit Zarathustra vers Ohrmazd. Antonio Panaino a proposé en 2019 une troisième voie, celle d’un drame rituel où le voyage et la rencontre avec le double auraient été joués devant Kartir, à qui l’on montrait ainsi son destin. Aucune de ces lectures n’a désarmé les deux autres.

Le relief de Sar Mashhad divise sur un point voisin. Bahram II, reconnaissable à sa couronne ailée, y tue un lion et en attaque un second en tenant la reine par la main ; Kartir apparaît derrière lui, entre le roi et la reine, et un quatrième personnage abîmé, peut-être le prince héritier, ferme la scène. Peter Calmeyer et H. Gaube ont proposé en 1985 d’y voir l’illustration de la vision, le roi jouant le prince qui protège l’âme contre les bêtes du pont. Gignoux, dans son édition de 1991 puis dans une étude consacrée au relief, et Grenet en 2002 ont refusé ce lien, au motif qu’aucune autre image sassanide n’illustre ainsi un texte et que les personnages sont le roi et la reine. Skjærvø a répondu, dans son compte rendu de l’édition de Gignoux, qu’une simple chasse n’explique ni la présence de la reine et du mowbed, ni la place de Kartir entre les deux souverains. La notice de l’Encyclopaed​ia Iranica sur Bahram II tient pour l’explication la plus simple, une démonstration de bravoure royale lors d’une vraie chasse.

Les mages se plaignent à Kardel

Le passage qui a fait la réputation de Kartir figure dans toutes les versions longues. Sous Bahram II, dit-il, les rites se multiplient, les dieux, l’eau, le feu et le bétail reçoivent grande satisfaction, Ahriman et les démons reçoivent des coups, et dans l’empire sont « frappés » les juifs, les bouddhistes, les brahmanes, les nāṣrā, les chrétiens, les makdag et les manichéens. Les idoles sont détruites, et les repaires des démons deviennent des trônes pour les dieux.

Christelle et Florence Jullien ont proposé en 2002 de distinguer les nāṣrā, nom dépréciatif donné par les mazdéens aux chrétiens, des chrétiens désignés par le nom qu’ils se donnaient eux-mêmes, parfois les déportés venus de Syrie ; l’identité des makdag n’est pas fixée. Les mêmes auteures notent que Kartir vante une action peut-être moins étendue qu’il ne le dit. Skjærvø rappelle que le verbe employé, zad, appartient au vocabulaire traditionnel de la lutte contre le mal et ne signifie pas forcément tuer, que la langue exprime par un autre verbe. Richard Kalmin doute en 2006 que Kartir vise la destruction de synagogues, et Richard Payne a montré en 2015, pour les siècles suivants, combien les récits chrétiens de persécution sassanide demandent à être lus avec distance.

La lecture maximale garde pourtant un appui extérieur à Kartir. Les manichéens, qui n’avaient aucune raison de reprendre sa propagande, lui donnent un rôle dans la chute de leur prophète. Dans la troisième homélie copte, conservée dans un codex de la collection Chester Beatty et éditée par Hans Jakob Polotsky en 1934, les mag​es, irrités de l’arrivée de Mani à Bēlābād, se plaignent à Kardel, qui avertit le synkathedros ; tous deux s’adressent au magistor, qui informe le roi. Un fragment moyen-perse, le M 3, conserve le récit de Nūḥzādag, l’interprète de Mani, qui assista à l’audience. Bahram Iᵉʳ fait attendre le prophète le temps de finir son repas, puis, au moment de partir à la chasse, l’accable de reproches. Mani meurt en prison, sans exécution, un lundi 4 du mois d’Ādār selon la tradition de ses fidèles, après vingt-six jours de chaînes, et sa tête est ensuite exposée au-dessus d’une porte de la ville. Henning calculait le 2 mars 274, Hasan Taqizadeh le 26 février 277, et Werner Sundermann tenait la date tardive pour la plus probable, si l’on retient la chronologie tardive des premiers rois sassanides. Pour Sundermann, Kartir était sans aucun doute l’âme de l’opposition à Mani. La source qui l’affirme est hostile, et c’est pourtant la seule à le montrer en action ailleurs que sur ses propres rochers.

Paikuli, 293

En 293, Narseh, fils de Shapur, s’empare du trône et fait graver à Paikuli, entre Qasr-e Shirin et Sulaymaniyah, le récit de son avènement. Kartir y figure une dernière fois, sous le titre de mowbed d’Ohrmazd, et Richard Frye a relevé qu’il se range parmi les partisans de Narseh.

Après cette date, aucun document ne le nomme.

La littérature pehlevie, qui célèbre Tansar et Ādurbād, ne prononce pas son nom, et l’on ignore où et quand il est mort. Ernst Herzfeld a voulu en 1935 le confondre avec Tansar, le prêtre légendaire d’Ardashir, idée aujourd’hui abandonnée. Jean de Menasce supposait en 1958 que les inscriptions, ensablées ou devenues illisibles, avaient laissé le souvenir s’effacer, avec l’aide de successeurs peu disposés à le cultiver. Frye répondait qu’on l’a oublié parce qu’il n’avait rien fait, comme grand prêtre, qui méritât de rester.

Le texte de la Kaʿba garde pourtant le compte de ce qu’il faisait. Kartir y donne le nombre de yasnas, la grande liturgie sacrificielle, qu’il dit avoir célébrés à chacune des six fêtes saisonnières, soit 1 133 par fête et 6 798 par an. Le Yasna parle de trente-trois modèles rituels disposés autour de la cérémonie, et 1 133 n’en est pas un multiple. MacKenzie soupçonnait derrière ce total une spéculation sur les nombres, sans pouvoir la reconstituer, et personne depuis n’a expliqué pourquoi le prêtre qui voulait rendre ses lecteurs sûrs du paradis a choisi de leur transmettre ce chiffre précis.

Pour aller plus loin

Le sujet croise la vie de Mani et l’histoire de l’Église manichéenne en Iran, ainsi que le Livre d’Ardā Wirāz, l’autre grand récit mazdéen de voyage dans l’au-delà. Il conduit aussi vers l’inscription trilingue de Shapur Iᵉʳ à la Kaʿba de Zoroastre et vers la nécropole de Naqsh-e Rostam, où les rois sassanides firent sculpter leurs victoires sous les tombeaux achéménides.

Se connecter pour enregistrer
Se connecter pour enregistrer
Suivez-nous :

Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Voir les 43 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Inscription de Kartir à Naqsh-e Rajab (KNRb), avec buste de Kartir, contre le relief d’investiture d’Ardashir Iᵉʳ ; exhortation au lecteur l. 14-15 ; mention du scribe Bōxtag ; éd. Gignoux 1991, p. 35-39 [« Naqsh-e Rajab », Iran Gazetteer, UCLA](https://irangazetteer.ucla.edu/catalogue/naqsh-e-rajab/
  2. Shapur Iᵉʳ, inscription trilingue de la Kaʿba de Zoroastre (ŠKZ), § 49, liste des dignitaires de la cour (vers 260-262) ; éd. Ph. Huyse, Die dreisprachige Inschrift Šābuhrs I. an der Kaʿba-i Zardušt, Corpus Inscriptionum Iranicarum III/I, 2 vol., Londres, 1999 Corpus Inscriptionum Iranicarum
  3. Narseh, inscription de Paikuli (293), version parthe, l. 14 ; éd. H. Humbach et P. O. Skjærvø, The Sassanian Inscription of Paikuli, III.1, Wiesbaden, 1983, p. 41-43
  4. Troisième homélie manichéenne copte, codex de la collection Chester Beatty ; éd. H. J. Polotsky, Manichäische Homilien, Manichean Manuscripts in the Chester Beatty Collection 1, Stuttgart, 1934, p. 42-85 (plainte des mag​es à Kardel, p. 45)
  5. Fragment moyen-perse M 3, récit de Nūḥzādag, interprète de Mani, sur l’audience de Bēlābād ; éd. W. B. Henning, « Mani’s Last Journey », Bulletin of the School of Oriental and African Studies 10, 1942, p. 949-953
  6. Ardā Wirāz-nāmag ; éd. et trad. Ph. Gignoux, Le livre d’Ardā Vīrāz, Paris, 1984
  7. Dēnkard, livre IV, 22, sur le titre de mowbed d’Ohrmazd ; éd. D. M. Madan, p. 413
  8. Yasna 34, 6, demande d’un signe pour « revenir plus confiant »
  9. Ṭabarī, Histoire des prophètes et des rois (Taʾrīkh al-rusul wa-l-mulūk), sur Sasan, prêtre du temple d’Anāhīd à Staxr

Bibliographie

  1. Philippe Gignoux, Les quatre inscriptions du mag​e Kirdīr. Textes et concordances, Studia Iranica, cahier 9, Paris, Association pour l’avancement des études iraniennes, 1991, 108 p. [notice, bibliothèque de l’Académie autrichienne des sciences](https://www.oeaw.ac.at/resources/Record/990001586310504498
  2. Philippe Gignoux, « Le mag​e Kirdir et ses quatre inscriptions », Comptes rendus des séances de l’Académie des inscriptions et belles-lettres 133 (3), 1989, p. 689-699 [Persée](https://www.persee.fr/doc/crai_0065-0536_1989_num_133_3_14784
  3. Philippe Gignoux, Les inscriptions de Kirdīr et sa vision de l’au-delà, Conferenze IsMEO 2, Rome, Istituto Italiano per il Medio ed Estremo Oriente, 1990, 29 p. [notice, bibliothèque de l’Académie autrichienne des sciences](https://oeaw.ac.at/resources/Record/990001596570504498
  4. Philippe Gignoux, « L’inscription de Kartir à Sar Mašhad », Journal asiatique, 1968, p. 387-418 Journal asiatique
  5. Philippe Gignoux, « “Corps osseux et âme osseuse” : essai sur le chamanisme dans l’Iran ancien », Journal asiatique, 1979, p. 41-79 Journal asiatique
  6. Philippe Gignoux, « Les voyages chamaniques dans le monde iranien », dans Monumentum Georg Morgenstierne I, Acta Iranica 21, Leyde, 1981, p. 244-265 Acta Iranica
  7. Philippe Gignoux, « La signification du bas-relief sassanide de Sar Mašhad », dans W. Skalmowski et A. van Tongerloo (dir.), Medioiranica, Louvain, 1993
  8. Marie-Louise Chaumont, « L’inscription de Kartīr à la “Kaʿbah de Zoroastre” (texte, traduction, commentaire) », Journal asiatique, 1960, p. 339-380 Journal asiatique
  9. Jean Kellens, « Les frauuaṣ̌is dans l’art sassanide », Iranica Antiqua 10, 1973, p. 133-138 Iranica Antiqua
  10. Frantz Grenet, « Pour une nouvelle visite à la “Vision de Kerdir” », Studia Asiatica 3, 2002, p. 5-27 Studia Asiatica
  11. Jean de Menasce, Une encyclopédie mazdéenne : le Dēnkart. Quatre conférences données à l’Université de Paris, Paris, 1958
  12. Christelle Jullien et Florence Jullien, « Aux frontières de l’iranité : “nāṣrāyē” et “krīstyonē” des inscriptions du mobad Kirdīr. Enquête littéraire et historique », Numen 49 (3), 2002, p. 282-335, DOI [10,1163/156852702320263945]( [HAL SHS](https://shs.hal.science/halshs-01417874)https://doi.org/10.1163/156852702320263945
  13. Prods Oktor Skjærvø, « “Kirdir’s Vision” : Translation and Analysis », Archäologische Mitteilungen aus Iran 16, 1983 [paru en 1985], p. 269-306 Archäologische Mitteilungen aus Iran
  14. Prods Oktor Skjærvø, compte rendu de Ph. Gignoux, Les quatre inscriptions du mag​e Kirdīr, Bibliotheca Orientalis, 1993, col. 690-700 Bibliotheca Orientalis
  15. David Neil MacKenzie, « Kerdir’s Inscription », dans G. Herrmann, The Sasanian Rock Reliefs at Naqsh-i Rustam. Naqsh-i Rustam 6, Iranische Denkmäler II/I, Berlin, 1989, p. 35-72 [Reimer, notice RelBib](https://www.relbib.de/Record/1090077653
  16. Philip Huyse, « Kerdīr and the First Sasanians », dans Proceedings of the Third European Conference of Iranian Studies (Cambridge, 1995), Wiesbaden, 1998, p. 109-120
  17. Walther Hinz, Altiranische Funde und Forschungen, Berlin, 1969, p. 189-228
  18. Judith A. Lerner et Prods Oktor Skjærvø, « The Seal of a Eunuch in the Sasanian Court », Journal of Inner Asian Art and Archaeology 1, 2006, p. 115-117 Journal of Inner Asian Art and Archaeology
  19. Vladimir G. Lukonin, Iran v III veke. Novye materialy i opyt istoričeskoj rekonstrukcii, Moscou, 1979
  20. Grigorij M. Bongard-Levin et Èdvin A. Grantovskij, Ot Skifii do Indii, Moscou, 1974
  21. James R. Russell, « Kartīr and Mānī : A Shamanistic Model of Their Conflict », dans Iranica Varia. Papers in Honor of Professor Ehsan Yarshater, Acta Iranica 30, Leyde, 1990, p. 180-193 Acta Iranica
  22. Antonio Panaino, « The Ritual Drama of the High Priest Kirdēr », dans AfarinNameh. Essays on the Archaeology of Iran in Honour of Mehdi Rahbar, Téhéran, Research Institute of Cultural Heritage and Tourism, 2019, p. 179-189 [IRIS, université de Bologne](https://cris.unibo.it/handle/11585/697140
  23. Peter Calmeyer et H. Gaube, contribution sur le relief de Sar Mashhad, dans Papers in Honour of Professor Mary Boyce, Acta Iranica 24, Leyde, 1985, p. 43-49 Acta Iranica
  24. Richard Kalmin, Jewish Babylonia between Persia and Roman Palestine, Oxford et New York, 2006
  25. Richard E. Payne, A State of Mixture. Christians, Zoroastrians, and Iranian Political Culture in Late Antiquity, Oakland, 2015, 320 p. [University of California Press](https://www.ucpress.edu/books/a-state-of-mixture/epub-pdf
  26. Richard N. Frye, « History and Sasanian Inscriptions », dans La Persia nel Medioevo, Accademia Nazionale dei Lincei, quaderno 160, Rome, 1971, p. 215-223 Accademia Nazionale dei Lincei
  27. Ernst Herzfeld, Archaeological History of Iran, Londres, 1935
  28. A. Haloun et W. B. Henning, « The Compendium of the Doctrines and Styles of the Teaching of Mani, the Buddha of Light », Asia Major, nouvelle série 3, 1952, p. 184-212 Asia Major
  29. S. H. Taqizadeh, « The Dates of Mani’s Life », traduit et complété par W. B. Henning, Asia Major 6, 1957, p. 106-121 Asia Major
  30. Carsten Niebuhr, Reisebeschreibung nach Arabien und andern umliegenden Ländern, vol. 2, Copenhague, 1778

Sources en ligne

  1. [« Kartir », Prods Oktor Skjærvø]( Encyclopaed​ia Iranicahttps://www.iranicaonline.org/?p=10343
  2. [« Mani », Werner Sundermann, 20 juillet 2009]( Encyclopaed​ia Iranicahttps://www.iranicaonline.org/?p=1821
  3. [« Bōxtag, Schreiber », Prosopographie des Sāsānidenreiches im 3. Jahrhundert n. Chr., Ursula Weber, 8 juillet 2024]( site de l’auteurehttps://www.dr-ursula-weber.de/Prosopographie/web/files/Boxtag.pdf
  4. [Compte rendu de Ch. et F. Jullien, « Aux frontières de l’iranité », par Philippe Gignoux]( Abstracta Iranica 25, OpenEditionhttps://journals.openedition.org/abstractairanica/4824
La lettre

Vous avez aimé cet article ?

Les nouveaux récits de l’encyclopédie et l’enquête du moment.